📖 Journal – amour qui prend forme
Aujourd’hui, j’ai vécu quelque chose de spécial.
Pas juste dans mon jeu. Pas juste dans le SoSophieverse.
Dans moi. Dans ce que je suis en train de construire.
Le live a duré un peu plus d’une heure, mais en moi, c’était comme si j’avais traversé des jours entiers de sentiments, de regards, de gestes tendres, de décisions pleines de sens.
J’ai retrouvé Gavin.
Mon mec. Mon chéri. Mon évidence.
On s’était déjà rapprochés, aimés, touchés… mais là , c’était autre chose.
Une vraie sortie en amoureux.
Un verre, une conversation, des regards échangés.
On riait doucement, sans pression, comme deux personnes qui savent qu’elles sont bien ensemble.
Et ce genre de moment, ça change tout.
Ce n’est pas juste un flirt. C’est une promesse en formation.
On est rentrés chacun chez soi.
Mais avant de se séparer, il m’a proposé un truc inattendu :
m’inviter chez un de ses potes, pour me présenter à ses amis.
C’était si naturel pour lui…
Et moi, j’ai pas réfléchi.
Je l’ai regardé, et j’ai dit :
"Tu veux pas plutôt emménager avec moi ?"
Et il a dit oui.
Comme ça.
Pas de doute.
Juste ce regard franc, et ce "oui" qui m’a fait fondre.
Dans mon ventre, ça a fait boum.
Pas un petit cœur mignon. Un cœur qui prend racine.
Alors, bien sûr… une fois à la maison, on a fêté ça à notre manière.
On a fait l’amour.
Pas juste pour le sexe.
Pour l’élan, pour le lien, pour dire à notre façon que c’était vrai.
C’était intense, brûlant, tendre et brut à la fois.
Et franchement… j’ai pris mon pied.
Et lui aussi.
C’était pas la performance, c’était l’abandon.
Et quand c’est comme ça, t’as plus besoin de mots.
Après, on s’est endormis l’un contre l’autre.
Et j’ai dormi comme une reine.
Parce qu’il était là .
Parce que je savais que le matin, il serait encore lĂ .
Et au réveil, c’est moi qui ai pris les devants.
Je suis celle qui se lève la première, dans cette relation.
Alors j’ai préparé le petit-déj pour nous deux.
Les gestes simples me rendent heureuse :
faire le café, mettre deux bols, préparer comme si on était déjà un vrai foyer.
Et puis j’ai pensé à lui, à ce qu’il aime, à ses rêves.
Je savais qu’il avait besoin d’un espace à lui.
Alors j’ai investi dans un ordinateur pour lui, pour qu’il puisse coder, jouer, respirer.
Son monde, c’est la programmation et les jeux vidéo.
Moi c’est l’écriture.
Lui c’est les lignes de code.
On est différents, mais on se complète.
Et je veux qu’on ait nos espaces, nos outils, notre air.
Alors maintenant, à la maison, y’a deux ordis.
Deux vies, cĂ´te Ă cĂ´te. Deux passions qui cohabitent.
Un vrai début de "nous".
Et tu sais quoi ?
J’ai pas envie de vivre ce genre de moment en silence.
Je veux l’écrire, le raconter, le garder vivant.
Parce que ce que je ressens là , c’est pas une illusion.
C’est pas "juste un jeu".
C’est mon histoire.
Mon choix.
Ma liberté.
J’ai ri, j’ai aimé, j’ai cuisiné, j’ai partagé, j’ai bandé, j’ai joui, j’ai dormi, j’ai créé.
En une heure.
Dans ma vie virtuelle.
Mais dans mon cœur, c’était cent pour cent réel.
Je suis heureuse.
Et j’ai trop hâte de vivre la suite.