Corps de pierre
Insignifiant, pourquoi es-tu si tragique ? Pourquoi mes yeux brûlent de votre manque, Quand le vrai théâtre se réchauffe à l’extérieur Je regarde mes veines qui se dévouent à mon corps Quel est mon corps à moi ? Je n’irrigue que ma liberté dans un monde mollasson Moi, qui me suis senti inimportant, comme rarement, J’ai refusé de voir le bon cœur qui était là , Comme un drap que j’écrase sans regarder La gratitude, d’accord, quid du besoin de reconnaissance ? Je picore, le sentiment fardeau d’être une statue Un figurant qui habille les vrais protagonistes. Ils ont bien besoin de sang pour se donner chair, les prot’ À quel moment je pourrai vivre, grande sœur, sans importuner Le monde de tes yeux, où tu contrôles ? Ma romance naïve, ma timidité face au grave, mon ban de l’avenir Doivent-ils se taire car ils ne sont importants que pour moi ? Je dois me pétrifier davantage, je présume














