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Reprendre ce bloc et tenter de faire un... writober ? Pourquoi pas. Alors postons.
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Inktober - Writober - 1.10.21Â
thĂšme : ego.Â
Tu observes de loin cette amie à qui tout réussi. Cette amie qui est souriante, heureuse, aimée, aimante. Qui a un travaille qui lui plaßt, qui s'épanouie dans son corps et dans sa vie.
Et toi ChloĂ©, tu es assises ici dans cette chaise, ton verre de vin a la main, et tu souris. Tu souris et tu te rĂ©jouis pour elle, vraiment. Au fond de ton cĆur tu ne peux qu'ĂȘtre heureuse que ton amie rĂ©ussisse tout ce qu'elle entreprend. Tu sais bien que tout le monde a des problĂšmes et que tout le monde n'a pas une vie parfaite. Et tu le sais, que ton amie a ses propres dĂ©mons. Qu'elle se bat jour aprĂšs jour pour aimer son corps malgrĂ© les instances de cette sociĂ©tĂ© toute pourrie, qu'elle avance dans son job Ă petit pas sans forcĂ©ment ĂȘtre sĂ»re d'elle Ă 100% dans toutes les situations. Qu'elle aussi, parfois, son appartement est dans un bordel monstre parce qu'elle n'a aucune envie de faire son mĂ©nage.Â
Mais tu ne vois que ce qu'elle a et que tu n'as pas. Ce qu'elle a et que tu aimerais avoir. Et tu te dĂ©testes d'ĂȘtre comme ça. Tu voudrais ĂȘtre heureuse pour elle sans condition. Mais ton ego s'Ă©veille tout seul, te pique parce qu'il aimerait ĂȘtre meilleur, parce qu'il voudrait voir dans les yeux des autres parfois l'admiration qu'il y a dans les tiens quand tu vois tes proches mener leurs vies. Alors tu essaies de cacher ça, tu l'enfouis tout au fond de toi. Tout tout au fond. Parce que tu l'aimes. ProfondĂ©ment. Et que tu veux te rĂ©jouir pour elle. Simplement.Â
015. something old, something new, something borrowed, something blue
Ca faisait un moment que tu avais rencontrĂ© cet homme. Quelques annĂ©es maintenant. Trois si on veut ĂȘtre prĂ©cis. Tu nâaurais jamais cru que tu tâen sortirais. Jamais. Tu avais dix-huit ans quand tu tâes tapĂ© ton premier joint. Dix-neuf quand câĂ©tait le premier rail de coke. Et Ă trente-cinq ans, tu te shootais toujours. Tâavais une tĂȘte de dix pieds de long, des valises sous les yeux, le teint blafard. Toujours malade, toujours le nez bouchĂ©. Tu dealais pas, pas assez fou pour ça. Mais tu te dĂ©brouillais pour bosser suffisamment pour payer le type qui te refilait ces conneries. Et puis, il est entrĂ© dans ta vie. Tâas jamais compris pourquoi il tâavait collĂ©. Jamais. TâĂ©tais pas beau, pas gentil, pas agrĂ©able. Mais lui, il sâaccrochait. Tu lui envoyais de la merde dans la gueule, mais il revenait. Tu tâes demandĂ© sâil nâĂ©tait pas masochiste. Au fond, il doit lâĂȘtre un peu. Mais tu tâen fiches. Tâas commencĂ© Ă te prendre dâaffection pour lui Ă cette Ă©poque. AprĂšs tout, câest la premiĂšre fois quâon sâoccupait de toi. La premiĂšre fois quâon te portait de lâintĂ©rĂȘt pour une autre raison quâune baise dans un appartement miteux. Il te voulait toi. Il Ă©tait hĂ©tĂ©ro, alors tu doutais un peu quâil en veuille Ă tes fesses. MĂȘme si au final, tu lâas pensĂ© plus refoulĂ© quâhĂ©tĂ©ro. Mais ça nâa pas dâimportance. Tu ne voulais pas le salir de ta prĂ©sence. Surtout quâil Ă©tait papa, tu ne pouvais pas te permettre de lui retirer son fils. Alors tu tâes Ă©loignĂ©. En vain. Il tâa poursuivi. Et mĂȘme sâil Ă©tait rĂ©signĂ© Ă te laisser Ă ce moment-lĂ , il ne lâa pas fait. Tâas fini par faire un emprunt consĂ©quent Ă un ancien plan cul, un ancien patron, un ami. Cet argent, tu lâinvestis dans un centre de dĂ©sintox. Un centre qui tâauras permis de te laver. Ăa a durĂ© presque dix mois. Dix mois de tortures Ă ne le voir que quelques petites heures durant la journĂ©e, passant parfois plusieurs jours sans le voir. Mais tu ne lâas pas regrettĂ©. A la sortie, tu as rĂ©investis ton vieil appartement. Tu as fait du mĂ©nage et tu as dĂ©cidĂ© de chercher du boulot. Tu nâaurais jamais cru que tu pourrais trouver aussi vite. Un peu grĂące Ă Aurelio, un peu grĂące Ă Teo, tu as fait connaissance de JosĂ©. Un type que tu avais dĂ©jĂ vu quand tu travaillais pour los Hermanos mais que tu ne connais pas plus que ça. JosĂ© avait fait mettre en place dans son entreprise un programme permettant aux personnes qui sortaient de prison de faire une formation dâun an en alternance â payĂ©e par lâagence â et garantissant un diplĂŽme Ă la fin. Agent immobilier. Ca nâavait jamais Ă©tĂ© ton rĂȘve mais tu nâavais jamais osĂ© rĂȘver plus loin que barman dans une boĂźte de nuit ou un stripclub. Alors tu avais dit oui et JosĂ© tâavais fait signĂ© ton contrat. Durant ce laps de temps, tu avais commencĂ© Ă sortir plus rĂ©guliĂšrement avec Erwan. Il tâavait Ă©normĂ©ment manquĂ© depuis que tu avais Ă©tĂ© enfermĂ© et tu Ă©tais ravi Ă lâidĂ©e de pouvoir le serrer dans tes bras. Finalement, tu avais Ă©tĂ© diplĂŽmĂ©. Tu avais gagnĂ© assez dâargent pour louer un appartement digne de ce nom, proposant alors Ă Erwan de vivre avec toi. Vous avez choisi votre nid douillet tous les deux et vous avez emmĂ©nagĂ©. Aujourdâhui, tu sais quâErwan est lâhomme de ta vie. Celui sans lequel rien nâaurait Ă©tĂ© possible, sans lequel rien ne sera possible. Aujourdâhui, tu en es tellement persuadĂ© que tu as dĂ©cidĂ© outre tes rĂ©ticences : celles de lâengagement. Aujourdâhui, tu es debout sur le sable fin dâune plage du sud de la Californie. Tu portes un costume gris anthracite. Aujourdâhui, tu as envie de te cacher sous le sable tant le stress sâinsinue lentement dans tes veines. Aujourdâhui, tous tes potes se sont donnĂ© le mot pour te charrier sans cesse. Teo, Aurelio, Armando, Miguel et mĂȘme Luiz. Aujourdâhui, tu bĂ©nis JosĂ© dâavoir un peu dâautoritĂ© pour calmĂ© tout ce petit monde. Mais finalement, il arrive. Son costume est aussi gris que le tiens. A la seule diffĂ©rence que, pour une raison que tu ignores, son nĆud papillon est bleu. Ses chaussures sont usĂ©es. Le badge dâun super hĂ©ros quelconque est accrochĂ© Ă sa boutonniĂšre. Et il porte un bracelet en argent que tu nâavais jamais vu. Il avance lentement jusquâĂ toi, un sourire timide sur les lĂšvres. Toi, tu es comblĂ©. Si un jour on tâavait dit que tu en serais lĂ , tu aurais simplement cassĂ© la gueule de ce type sans le prĂ©venir. Il sâarrĂȘte quand il est Ă cĂŽtĂ© de toi et un homme approche. La cĂ©rĂ©monie commence. Et Ă la fin, vous vous direz oui. Et Ă la fin, vous serez mariĂ©s.
022. anything you want to get off your chest
Je pense qu'il était temps que j'écrive à ce sujet. Qu'il était temps que ça sorte.
Ce matin-lĂ , il y a une petite fille qui sort de son lit. On est mercredi, elle n'a pas Ă©cole. Elle allume la tĂ©lĂ©vision pour mettre les dessins-animĂ©s, comme toutes les semaines. Tu mets la chaĂźne France 3 et tu regardes les aventures de Snoopy et Charlie Brown. Tu ne te rendras pas compte Ă quel point ce dessin-animĂ© peut ĂȘtre dans le mouvement actuel. Et puis, ça continue avec Scooby-doo et Oggy et les cafards pour terminer, une nouvelle fois, avec Snoopy. Toi, tu t'amuses. Tu rigoles des bĂȘtises de ce gros chien gourmand, de ce petit chien ingĂ©nieux et de ce chat qui n'arrive pas Ă avancer. Et puis, ta journĂ©e continue. Ta maman fini par appeler Ă la maison, tu dĂ©croches et elle t'apprend qu'un attentat a eu lieu. Surprise, tu allumes ton ordinateur. Tu te rends directement sur le site de 20minutes. Et tu lis, les Ă©vĂ©nements sont retranscris en direct. « 13h40 : Charb et Cabu seraient morts, affirment plusieurs mĂ©dias. » « Non, c'est pas vrai ? » « C'est ce qui est Ă©crit. » « Oh merde... » Et la discussion se prolonge, tu lis le dĂ©roulĂ© jusqu'Ă l'heure actuelle. Ta maman soupire et fini par raccrocher. Toi, tu ne mesures pas encore l'ampleur de la situation. Ce n'est que le soir, quand Papa met le journal durant le dĂźner, que tu commences Ă comprendre. Comprendre que l'on en veut aux valeurs fondamentales qui font que ton pays fonctionne. Tu es un peu Ă©motive sur les bords alors, rapidement, une fois que ta soupe est avalĂ©e, tu te retranches dans ta chambre. Tu dois Ă©crire. Pour autre chose. Mais tu n'y arrives pas. Tu ne peux pas. Tu t'y forces pourtant : tu as un challenge Ă respecter. Tu as dĂ©jĂ abandonnĂ© le mois dernier, tu ne peux pas le faire deux mois de suite. Et tu postes, un texte que tu as hĂ©sitĂ© Ă poster. Mais aprĂšs tout, personne ne te lira. Alors tu te lances, un texte sur l'utilisation des armes. C'est le lendemain que tout prend un sens. Quand, Ă neuf heures, tu reçois un sms de ton pĂšre. « Fusillade avenue Pierre Brossolette, je suis dans le tram, tout va bien. » Et oui, tu vis Ă Montrouge, cette ville qui a toujours Ă©tĂ© si paisible, qui n'a jamais eu aucun problĂšme â ou presque aucun. Aujourd'hui, elle a mal. Elle pleure cette policiĂšre qui est morte. Toi ? Tu aurais dĂ» te recoucher. Mais Ă cause de cet Ă©vĂ©nement â ou du rhume qui t'empĂȘche de respirer â tu te lĂšves. Tu allumes ton ordinateur et tu vas directement sur BFMTV. Et les Ă©vĂ©nements s'enchaĂźnent. Les informations, les suppositions. Tu ne sais quoi penser. Sans que tu n'aies pu le comprendre, treize heures est arrivĂ©. Pause dĂ©jeuner, il faut que tu arrĂȘtes de fixer ton Ă©cran sans rĂ©agir. Tu dois bouger. Alors tu prends ta douche, prĂ©pares a manger, lance un Ă©pisode de ta sĂ©rie dans l'espoir qu'elle change un peu tes idĂ©es, en vain. Ă peine, l'Ă©pisode terminĂ© que tu retournes jeter un Ćil sur BFM. Tu maudis ces journalistes qui, sans vouloir mal faire, donnent toutes les informations nĂ©cessaires aux terroristes. Tu maudis les mĂ©dias de te scotcher ainsi Ă l'Ă©cran sans pouvoir en bouger. Et ce jour-lĂ , tu dois Ă©crire aussi. Mais tu ne pourras pas. LĂ encore, le moment du dĂźner est important. Tu ne pleureras pas, parce que tu ne veux pas pleurer devant tes parents. Que pourraient-ils dire de plus, de toute façon ? Alors tu restes stoĂŻque, tu retournes ensuite dans ton antre et tu continues de rĂ©sister. Et tu te rends compte que, toi aussi, tu aurais voulu ĂȘtre place de la rĂ©publique mercredi soir. Jeudi soir. Mais tu ne peux pas, parce que tu es loin et qu'il est trop tard pour les rejoindre.
Viens vendredi. La fin. Quand tu apprends que deux prises d'otages simultanĂ©es ont lieu, la seule chose qui te vient Ă l'esprit, c'est « Pourquoi ? » Pourquoi vous faites ça ? SincĂšrement, votre Dieu veut-il rĂ©ellement que vous tuiez pour lui ? Je ne suis pas croyante, mais j'ai Ă©tĂ© baptisĂ©e, confirmĂ©e. J'ai fait du catĂ©chisme et, ce Dieu lĂ , il ne veut pas qu'on tue pour lui. Je ne dis pas que les Catholiques ont toujours Ă©tĂ© un modĂšle de droiture, mais je sais que votre Dieu veut vous insufflĂ©s les valeurs d'amour et de partage. Alors pourquoi Diable tuez-vous votre prochain ? Pourquoi faites vous des victimes innocentes pour un but qui n'est pas valable ? Et d'ailleurs, c'est quoi, votre but ? L'Ă©cole juive ? L'aĂ©roport de Roissy-CDG ? La France ? La presse ? Le journalisme ? La libertĂ© ? AprĂšs qui en avez-vous ? Pourquoi n'ĂȘtes-vous pas capable de combattre l'intelligence et l'art par votre intelligence et votre art ? Vous avez une culture qui est aussi belle que la nĂŽtre, alors servez-vous-en pour contester les dessins de Charlie Hebdo s'ils ne vous plaisent pas. Un coup d'kalach pour un coup d'crayon, tu salis ta religion. C'est exactement à ça. Et ça me met en colĂšre. Pourquoi tuer ces gens dans ce supermarchĂ© Casher ? C'est les bras ballants et le cĆur lourd que, ce jour-lĂ , tu dĂ©jeuneras. Parce que maman te regarde et que lui faire de la peine n'est pas nĂ©cessaire. Puis, viens le soir. Ils sont morts, la France respire. Pas toi. Toi, tu as mal, tu sais que ça va continuer. Tu le sens. Tu n'as pas peur, tu as mal. Tu respires mal, tu es amorphe. Les marches rĂ©publicaines s'organisent et tu aimerais y aller. Mais tu ne pourras pas, tu pars en weekend ce dimanche-lĂ . C'est bĂȘte non ? Dix-sept personnes sont mortes et toi, tu pars en Belgique pour deux jours. Mais c'Ă©tait prĂ©vu et annulĂ© ne serait pas une bonne idĂ©e. Avant de quitter l'appartement familial, tu Ă©pingles une pancarte « Je suis Charlie » sur ton pull. Parce que, toi aussi, tu l'es. Et que, mĂȘme si certains rĂąlent de l'utilisation de ce terme, du manque de considĂ©ration pour l'agent d'entretient qui Ă©tait lĂ , pour les victimes du supermarchĂ©. Toi, tu considĂšres que Charlie les dĂ©signe aussi. Aujourd'hui, comme toute la France, comme le monde entier, tu es Charlie. Tu es juive. Tu es musulmane. Tu es policiĂšre. Tu es agent d'entretient. Tu es Ă©tudiante. Tu es Française. Tu es athĂ©e. Tu es Charlie. Et ce soir, tu regardes l'Ă©mission sur la 2. Avec ton animateur prĂ©fĂ©rĂ© : Nagui. Et quand la rĂ©daction encore vivante de Charlie Hebdo apparaĂźt, que toute la salle fond en larmes, tu voudrais faire pareil. Mais, lĂ encore, tu ne peux pas. Par dignitĂ©, par fiertĂ©. Ce n'est pas plus mal. Tu regardes cette Ă©mission avec le sourire. Mais tu ne comprends toujours pas comment quelqu'un peut dĂ©cider de tuer une autre personne. Personne n'a le droit de vie ou de mort sur autrui. C'est une phrase que tu veux hurler, que tu dois hurler. Une phrase en laquelle tu crois. Un juge ne peut ordonner la peine de mort tout comme un terroriste ne peut fusiller dix-sept personnes uniquement parce qu'il en a envie. C'est inconcevable. Alors ce soir, tu repousses l'heure de dormir, et tu Ă©cris. En espĂ©rant que ton cĆur va s'apaiser un peu. Parce que tu n'as pas voulu parler. Mais il y a autre chose, derriĂšre tout ça, qui t'a Ă©mue. C'est cette unitĂ© Française. Ce n'est peut-ĂȘtre que du vent. Peut-ĂȘtre que, demain, tout redeviendra comme avant. Mais tu veux croire en la France. Tu veux croire que ton pays peut rester soudĂ© ainsi dans l'adversitĂ©. Ces marches et ces rassemblements spontanĂ©s en sont la preuve, non ? Pourquoi ne dĂ©ciderions-nous pas de continuer ainsi ? Parce qu'aujourd'hui, nous ne sommes qu'un gĂ©ant face Ă la petitesse du terroriste. Il ne sera jamais un martyr. Il ne sera rien d'autre qu'un imbĂ©cile qui s'est laissĂ© embrigadĂ© dans un mouvement qui l'a dĂ©passer bien trop vite. Parce qu'aujourd'hui, je peux dire que je suis fiĂšre de la France sans risquer de me prendre des retours nĂ©gatifs dans le visage. Et, qu'importe le futur, je serais toujours fiĂšre d'elle. Un de mes pseudos est « France ». En hommage Ă ma grand-mĂšre dont il Ă©tait le prĂ©nom. Mais Ă©galement en hommage Ă ce pays qui m'a vu naĂźtre et qui m'a aidĂ© Ă grandir. Qui m'a donnĂ© mes valeurs et mes goĂ»ts. Aujourd'hui, je suis d'autant plus heureuse d'avoir utilisĂ© ce pseudo. Et je pense que Mi-France serait fiĂšre de porter ce prĂ©nom aujourd'hui. Tout comme je le suis de le porter en second prĂ©nom. Vive la France.
008. a scene inspired by your favourite quote
On peut obtenir beaucoup plus avec un mot gentil et un revolver, qu'avec un mot gentil tout seul.
Al Capone
Elle Ă©tait installĂ©e dans la salle d'attente, un magazine dans les mains. La grande horloge faisait dĂ©filer les minutes. Un soupir quitta les lĂšvres de la jeune femme et elle referma la revue. Ses doigts glissĂšrent dans ses cheveux pour les remettre Ă leurs places et elle fixa de nouveau la pendule. Il Ă©tait en retard. Elle dĂ©teste qu'on la mette en retard. Elle allait se lever pour se plaindre Ă la secrĂ©taire quand la porte s'ouvrit enfin. Elle plaqua alors un sourire poli sur ses lĂšvres et se leva, attendant que le rendez-vous prĂ©cĂ©dent daigne sortir de la piĂšce. AprĂšs avoir Ă©tĂ© invitĂ© Ă entrer, elle prit place dans le siĂšge rĂ©servĂ© aux visiteurs et croisa ses longues jambes.           - Je vous remercie de prendre le temps de me rencontrer, j'apprĂ©cie Ă©normĂ©ment.           - Votre appel m'a intriguĂ©, que puis-je pour vous.           - J'aurais besoin de quelques informations que vous renfermez dans vos locaux, Monsieur Kenburry.           - Nous sommes une sociĂ©tĂ© d'import, de quel genre d'information une jeune femme telle que vous peut-elle avoir besoin ?           - J'aimerais pouvoir acquĂ©rir toutes les informations concernant Enzo Torez. Prises de service, lieu de travail, sĂ©curitĂ© social, mutuelle, informations personnelles.           - Ce sont des informations confidentielles ! Qui ĂȘtes-vous pour me demander une chose pareille ?           - Je suis envoyĂ©e par Plume. Plume, le nom de code. L'alias. Le pseudonyme. L'identitĂ© secrĂšte. Pour le grand public, Plume Ă©tait un dĂ©tective privĂ© talentueux et mystĂ©rieux qui essayait â au mieux â de rendre la justice en ce bas monde. Ăvidemment, les maris infidĂšles et les vols de voitures Ă©taient aussi monnaies courantes, mais, il faut bien pouvoir payer son dĂ©jeuner. En rĂ©alitĂ©, Plume Ă©tait une jeune femme bien moins impressionnante. Kendall Reagan Ă©tait une journaliste du Chicago Times qui s'occupait de la rubrique « Faits divers ». Et, officiellement, elle Ă©tait aussi une secrĂ©taire de Plume. SecrĂ©taire qui n'Ă©tait pas censĂ© connaĂźtre l'identitĂ© du fameux dĂ©tective et qui ne faisait qu'organiser ses rendez-vous et son courrier dans une petite bicoque du centre-ville. En entendant le nom du dĂ©tective, l'homme en face d'elle blanchit lĂ©gĂšrement. Ă partir du moment oĂč elle le mentionnait, elle pouvait observer deux genres de rĂ©actions. La premiĂšre Ă©tait un rire gras qui lui faisait comprendre que le « mensonge » ne passait pas. Le second, une peur panique. Parfois, les gens Ă©taient simplement dubitatifs, mais, du moment qu'ils n'avaient rien Ă cacher, ils lui fournissaient les informations dĂ©sirĂ©es. Kenburry Ă©tait dans la seconde catĂ©gorie.           - Vous mentez !           - Quel intĂ©rĂȘt aurais-je Ă vous mentir, Monsieur Kenburry ? Plume Ă besoin de ces informations pour l'enquĂȘte sur laquelle il travaille actuellement. Si vous n'avez rien Ă voir avec cette histoire, je pense qu'il serait plus sage pour vous de me donner ces documents. L'homme se leva et posa ses deux mains Ă plat sur son bureau, tentant de prendre un air ferme.           - Sortez.           - Je vous laisse une derniĂšre chance. La demoiselle fouilla dans son sac pour en sortir un revolver. Un Colt Python 357 magnums. Oui, c'Ă©tait un gros modĂšle. Mais il effrayait suffisamment Ă lui seul pour qu'elle ose le sortir ainsi. L'homme commença Ă transpirer et il se redressa. Ses mains tremblĂšrent et il recula d'un pas.           - Qu'est-ce que...           - Donnez-moi ces documents, Monsieur Kenburry. S'il vous plaĂźt.           - D'accord ! J'ai compris ! Rangez votre arme. Elle resta nĂ©anmoins sortie tout le temps ou le patron de l'entreprise fouilla dans son Ă©tagĂšre. Une fois qu'il eut tendu le dossier de Torez Ă Kendall, elle s'en empara d'un geste souple et rangea le paquet dans son sac, l'arme rejoignant le fond du bagage.           - Merci, je savais qu'on pourrait se comprendre ! Je vous souhaite une trĂšs bonne journĂ©e Monsieur Kenburry. Et ouvrez la fenĂȘtre, vous semblez mourir de chaud. Un sourire en coin ponctua cette recommandation avant que la demoiselle ne quitte les locaux. Elle grimpa dans la Mini Cooper qu'elle avait abandonnĂ©e au bas de l'immeuble et quitta le quartier rapidement. Elle avait eu ce qu'elle voulait, c'Ă©tait tout ce qui comptait.
Si j'aime cette citation, c'est parce que j'admire - en un sens - l'homme qui l'a prononcée. Mais, il faut faire attention à l'utilisation que l'on fait d'une arme à feu. Personne n'a le droit de vie ou de mort sur quelqu'un. Personne. Ni terroriste, ni état, ni assassin. Une discussion posée vaut souvent bien mieux que la violence.

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007. the beginning of a novel in less than 500 words AND the ending of the same novel in less than 500 words.
Et oui. Je me suis perdue entre temps. Mais je reprends aujourd'hui au jour 6 pour survivre tout le mois de Janvier.
Je ne reprends pas au thÚme 6 simplement parce que le thÚme ne m'inspire pas. Je n'ai pas de "photo préférée" du coup c'est un peu problématique haha.
Bref. Place au texte â„
La journĂ©e avait Ă©tĂ© plutĂŽt paisible. Ils avaient passĂ© la soirĂ©e de la veille Ă regarder les Ă©toiles depuis la terrasse qui ornait le toit de lâimmeuble du mafieux. Il adorait ça, regarder les Ă©toiles. Ca le faisait sentir petit et calmait ses envies de grandeur. En tant que chef de gang, Miguel Ă©tait dans lâobligation dâavoir de lâambition. Quâil soit pour rĂ©cupĂ©rer une parcelle de terre ou pour Ă©liminer un rival de son territoire, il fallait voir plus loin que le bout de son nez. Et ça pouvait monter Ă la tĂȘte de certain Ă tel point quâils faisaient des erreurs. Il avait connu quelques partenaires qui, dans la derniĂšre dĂ©cennie, sâĂ©tait fait ridiculisĂ© en voulant prendre la place de leur Boss. Ils avaient beau ĂȘtre latino aussi, les ritals Ă©taient bien moins intelligent que les sud-amĂ©ricains.
Miguel tourna la tĂȘte sur le cĂŽtĂ© et observa le corps Ă©tendus entre les draps. Il avait Ă©normĂ©ment hĂ©sitĂ© avant de le faire entrer dans sa vie. Sa derniĂšre relation câĂ©tait terminĂ©e dans un Ă©chec cuisant et il avait peur de mettre ses relations en danger. La premiĂšre chose quâon apprend quand on entre dans la pĂšgre câest que lâamour nâexiste pas. Ce sont des relations de travail, des alliances, du cul ou simplement un peu de compagnie. Miguel a toujours essayĂ© de concilier les deux, tout en crevant de peur de les perdre. Alors il fait un pas, recule de deux, essaie dâavancer dâun mais il en revient toujours au mĂȘme point : le cĂ©libat. Mais Ă presque quarante ans, il a dĂ©cidĂ© que faire le con nâĂ©tait pas productif, quâil voulait une famille.
Quand il avait rencontrĂ© Armando, il nâavait pas fait attention Ă lui. Un gamin dans la vingtaine qui essayait dâouvrir un bar. Et puis, il avait commencĂ© Ă frĂ©quenter ce bar. Il Ă©tait en couple Ă ce moment-lĂ alors il Ă©viter de laisser traĂźner son regard sur dâautres. Mais il avait bien vieillit et, finalement, il Ă©tait plutĂŽt plaisant Ă regarder. Et puis, rĂ©cemment, il avait pris la dĂ©cision dâessayer. Mais ça nâavait pas Ă©tĂ© facile. Il avait dĂ» se battre avec lui-mĂȘme pour lâaccepter. Mais aujourdâhui, il est lĂ , cet homme au creux de ses bras, encore embuĂ©e par le sommeil quâil vient de quitter. Les lĂšvres de Miguel fondent doucement sur celles de son compagnon pour lui offrir un baiser de bonjour, un petit sourire sâĂ©tirant sur les lĂšvres du plus ĂągĂ©.
          - Bonjour, Guapito. Tu as bien dormis ?
***
La morale de cette histoire, câest quâimporte les obstacles, si vous dĂ©sirez vraiment quelque chose vous ne laisserez personne se mettre en travers de votre chemin. Miguel avait cette envie de fonder une famille, dâavancer, de ne plus ĂȘtre simplement « le chef de clan mexicain » mais dâĂȘtre Miguel Muños, lâhomme, le pĂšre, lâĂ©poux. Alors quand il avait rĂ©ussi Ă rĂ©cupĂ©rer son amant sain et sauf, il sâĂ©tait promis de ne plus le lĂącher. De ne jamais abandonner Armando sur le bord de la route simplement par peur quâil lui arrive quelque chose. Le barman lui avait assez prouvĂ© quâil Ă©tait capable de se dĂ©fendre. Et mĂȘme sâil Ă©tait vrai que son arrivĂ© avait changĂ© la rĂ©partition des forces, il sâĂ©tait bien dĂ©brouiller. CâĂ©tait peut-ĂȘtre ce qui avait poussĂ© Miguel Ă accepter la situation, Ă comprendre que, quâimporte ce quâil se passait, Armando nâallait pas lâabandonner de sitĂŽt.
Alors, quand ils sâinstallĂšrent dans son appartement, devant le bouquet de chaĂźne proposĂ© par le satellite, il ne fit pas attention au film dâaction qui se dĂ©roulait devant ses yeux. Son regard Ă©tait posĂ© sur son homme et il le fixait avec intensitĂ©. Armando finit par sâen rendre compte et lui dĂ©crocha un regard inquiet : aprĂšs leur premiĂšre dispute, il avait fini par prendre peur dĂšs que Miguel le regardait fixement. GĂ©nĂ©ralement, câest que lâhomme rĂ©flĂ©chissait. Et, aprĂšs une journĂ©e comme la leur, ce nâĂ©tait pas forcĂ©ment une bonne chose.
          - GuapitoâŠ
          - Ne dit rien. Je ne veux pas tâentendre rompre parce que jâai Ă©tĂ© enlevĂ©, le devança-t-il en quittant le canapĂ©.
Miguel lui dĂ©crocha un regard surpris et, en se reprenant, il se leva. Il approcha de lui, passa un bras autour de sa taille, le colla contre son corps alors que sa main libre venait lever un peu son menton pour lâobserver au fond des yeux.
           - Ou as-tu vu que jâallais rompre ?
           - Tu me fixais.
           - Ăpouse-moi, Guapito.
Un ange passa avant que le plus jeune nâassimile les mots de son compagnon. Un sourire en coin passa sur ses lĂšvres et il souffla.
           - A combien dâhomme avant moi as-tu dis « épouse-moi » ?
           - Aucun. Aujourdâhui plus quâhier jâai compris que tu avais bien trop de place dans ma vie pour que je te laisse tâenfuir. Je suis tiens, tout entier. Soit miens en retour.
           - Tu nâes pas Ă moi et je ne suis pas Ă toi⊠Mais je veux bien tâĂ©pouser.
005. a scene using two characters who donât speak each otherâs languages
Alors j'ai dĂ©cider de faire les trois "5" d'un coup, comme y'a beaucoup de chose et que c'Ă©tait globalement la mĂȘme chose... VoilĂ . Du coup, voilĂ le thĂšme complet 005. a scene using two characters who donât speak each otherâs languages â 005b. same scene, this time from the other characterâs POV â 005c. same scene, this time from a unique POV - for example the walls of the room theyâre in
Je lâobserve dâun air morne. Câest quoi ce type qui dĂ©barque de nulle part en hurlant des mots que je ne connais pas ? On est en Angleterre mon pote, parle anglais. Je ne sais pas ce que tu essaies de me dire mais je ne comprends pas. Câest quoi ? Du français ? De lâespagnol ? Câest un truc du sud ça, jâen suis sĂ»r. Enfin je crois. Ăa se trouve câest du finnois ! Je continue dâessuyer mon verre, je ne te servirais pas si tu nâouvres pas ta bouche dans une langue que je connais. Et tu nâas pas lâair motivĂ©. Je vois les gros yeux de mon patron et je soupire. Okay, on va essayer de parler anglais calmement. « Je ne comprends pas votre langue, parlez anglais sâil vous plaĂźt ! » Tu me baragouines quelque chose en anglais mais je ne comprends rien. Enfin, je supposais que câĂ©tait de lâanglais. Je tâaccorde un regard entre pitiĂ© et agacement et tu pestes un moment avant que quelquâun dâautre ne dĂ©cide de sâoccuper de toi. Je me fais sermonner par mon patron mais que veux-tu que je lui dise moi⊠je ne parle pas ta langue, câest quand mĂȘme pas ma faute. ** Jâentre en courant dans un cafĂ© quelconque, jâai faim, jâai soif et jâai une envie pressante dâaller aux toilettes. Pourquoi ai-je suivis cet imbĂ©cile dâAlejandro dans un pays ou je ne connaissais ni la langue ni les coutumes et jâĂ©tais totalement perdu. « Mais tu verras Londres câest trop cool ! ». Je tâen ficherais moi du trop cool. Tu tâes tirĂ© avec une anglaise en deux jours et tu mâas lĂąchĂ© comme un mal propre. Connard. Je te ferais la peau. Jâessaie de rassembler le peu de connaissance en anglais quâil me reste de mes Ă©tudes. Autant dire « Hello » « Thank you » et « Please ». Je lance un regard suppliant au barman qui ne semble pas enclin Ă mâaider. Super. En plus, je tombe sur un connard de premiĂšre zone. Le charme anglais, on repassera. Jâessaie alors de rassembler de toutes mes forces pour parler un peu et lui demander une bouteille dâeau. Je fais des gestes avec mes mains, jâessaie de lui montrer. Mais il ne veut pas voir. Il me parle, je ne comprends rien. Un soupire quitte mes lĂšvres et je me passe une main sur le visage. Je crois que je vais laisser tomber. Jâirais manger Ă lâhĂŽtel, au moins le groom parle espagnol. ** Je les ai vu tous les deux je vous dis ! CâĂ©tait plutĂŽt drĂŽle dâailleurs. Moi jâaime bien ce genre de situation. Ăa arrive souvent puisque le petit restaurant ou je me trouve est en plein cĆur de la city. Alors, des gens qui ne parlent pas Anglais, jâen ai un peu croisĂ©. Mais le pauvre petit cĆur avait lâair tout perdu ! Je lâaurais bien aidĂ© moi, si je nâavais pas eu les mains de lâautre british dans le derriĂšre. Je suis une vieille caisse enregistreuse moi, faut prendre soin de moi ! Oula, doucement mon mignon, fait pas de grand geste comme ça tu viens de manquer de me donner un coup ! Câest dangereux ! Mais ils nâont pas lâair de se comprendre, câest particuliĂšrement Ă©trange. Je crois que lâemployĂ© ne fait pas beaucoup dâeffort non plus. Et mon maĂźtre nâest pas content. Je crois que le petit anglais va se faire taper sur les doigts. Le latino sâen va, il a lâair triste. Jâaurais presque envie de lui faire un cĂąlin.
004. a war scene
Quelques minutes de retard, mille excuses. Mais on est toujours le quatriÚme jour tant que je ne me suis pas couchée alors. Enjoy.
Le ciel est gris, la chaleur est insupportable et la poussiĂšre vole dans la ville. Câest dĂ©sagrĂ©able, ça colle Ă la peau. Je suis en sueur et je ne comprends pas comment je me suis retrouvĂ© au milieu de tout ça. Je savais que le pays nâĂ©tait pas sĂ»r, que la ville nâĂ©tait pas un havre de paix. Je savais tout ça, mais je mâen fichais. JâĂ©tais heureux moi, heureux avec lui. Et nous allions nous marier. Alors pourquoi faut-il que tout ça nous tombe dessus. Je sais quâil est en ville lui aussi. Et sâil est pris dans une embuscade du mĂȘme genre⊠Et sâil ne sâen sort pas ? Je serre les dents. Non, on sâen sortira. Et on invitera mĂȘme ce type au mariage. Juste pour profiter de la vie. Pour lui montrer quâon est heureux. Une voiture explose un peu plus loin et je me recroqueville un peu plus sur le sol. Ăa nâarrĂȘte pas depuis deux heures. Des explosions, des tirs de mitraillettes, de coup de feu. Mes oreilles bourdonnent, mes yeux aimeraient se fermer. Je suis fatiguĂ©. Quand est-ce que ça va finir ? Je me redresse un peu, je passe la tĂȘte au-dessus de la poubelle derriĂšre laquelle je mâĂ©tais cachĂ©e. Une bien piĂštre cachette pour un homme comme moi. Jâaurais mieux fait de ne pas aller chez cette esthĂ©ticienne. La manucure laisse Ă dĂ©sirer et elle est totalement dĂ©truite maintenant. Peu importe, jâobserve la rue. Des corps jonchent le sol un peu partout. Certains portent des armes dans les mains, dâautre des ours en peluche. Mon cĆur se serre quand je vois un petit garçon seul dans la rue. Il ne peut pas rester lĂ âŠÂ Il va se faire tuer. Il doit avoir Ă peine cinq ans. Jâobserve lâavenue ou le calme semble persister depuis quelques minutes. Alors je sors de ma cachette et je cours, je lâattrape dans mes bras quand jâentends de nouveau des coups de feu. Et merde. Je fais un roulĂ© boulĂ© avec lâenfant dans mes bras et jâarrive derriĂšre un kiosque Ă journaux. Au moins il sera Ă lâabri ici. Je reste sur lui, je nâarrive pas Ă me redresser. Mes forces quittent peu Ă peu mon corps et je ne sens plus mes jambes. Jâai mal au dos quand mĂȘme. Alors je tends ma main pour la poser sur la chute de mes reins⊠câest poisseux. La balle a dĂ» me sectionner la colonne vertĂ©brale. GĂ©nial. Je ne pourrais plus jamais sauter. Je tousse un peu et lâenfant gigote. Jâessaie de bouger pour le laisser respirer. Je me vide doucement de mon sang. La nuit est de plus en plus sombre, de plus en plus poussiĂ©reuse. Elle est moite et dĂ©sagrĂ©able. Et toi, tu nâes pas Ă cĂŽtĂ© de moi, ma puce.