Flageolet, mon vaillant poney.
Ferme tes yeux et prend ma main petit poney
Regarde j’ai une jolie carotte pour toi.
Encore plus belle que dans tous tes rêves.
Tu te tortilles, toi, mon poney sans pattes.
Pas de pattes, pas de carottes.
Ton joli corps en virage, tes oreilles, ton visage.
Tu as perdu ta première patte dans un champs de patates.
Ton sabot s’est coincé dans un trou et avec l’élan tu as tourné comme une toupie.
C’était beau, ta crinière dans le vent,
te voir tourner comme sur une barre de pole dance. Mon coco
Clopin clopan tu es malgré tout resté très courageux.
La deuxième patte, c’est quand tu as donné un coup de sabot
Dans ce broyeur de branche trop bruyant
Tu as raté ton coup et ta jolie patte arrière s’est enfoncée dedans.
Il en est sorti un feu d’artifice de toi, de sang et d’os, terriblement beau.
Cahin caha tu es resté vaillant et bancale mais le hasard fait bien les choses
Ce n’était pas 2 pattes du même coté, tu es en équilibre instable
Mais tu clopines encore avec force, mon joyeux dada.
Les 2 dernières sont parties ensemble mon pauvre ami, quand un jour d’orage
Tu t’es mis sur le dos pour te rouler dans l’herbe.
La foudre, attirée par ces 2 pics dressés, t’a foncée dessus à vitesse lumière
Il y a eu une lumière magique, comme une ampoule que l’on allume
Puis une bonne odeur de barbecue, tu sentais si bon le gigot, mon Flageolet.
Te voilà sans patte, mais tu es toujours là, ma saucisse aux herbes,
Tu m’accompagnes où que j’aille, mon fidèle destrier.
Au boudin moment tu partiras mon tortillard
mais tu seras toujours mon petit poney, mon Flageolet.
Prout.

















