6/08/2020 : Sommet du Grand Paradis !Â
Quelle journĂ©e... Le rĂ©veil a sonnĂ© Ă 3h30 du matin, heureusement que l’adrĂ©naline du grand jour nous a aidĂ©s Ă Ă©merger. Après un petit dĂ©jeuner sommaire, nous sommes partis Ă la frontale sur la première partie de la montĂ©e. Vers 6h le soleil a commencĂ© Ă se lever et nous avons atteint le glacier. On s’est encordĂ©s, on a chaussĂ© les crampons et nous voilĂ partis pour ce qui m’a semblĂ© une Ă©ternitĂ© Ă mettre un pied devant l’autre sur de la neige/glace plus ou moins dure, dans un vent Ă dĂ©corner les boeufs. Une vraie ambiance de haute montagne, qui fait passer en mode “automatique” : pied droit, baton, pied gauche, piolet, en boucle pendant des heures sans se poser de question. Vers 9h30 on a atteint la partie ensoleillĂ©e de la montagne, un bonheur de profiter d’un peu de chaleur et d’un versant un peu plus abritĂ© du vent. On passe la rimaye (crevasse gĂ©ante en haut du glacier) Ă l’aide d’une Ă©chelle installĂ©e lĂ , on enlève les crampons, quelques pas de grimpe très sommaire et nous voilĂ au sommet ! La vue est indescriptible, on voit tous les sommets mythiques des alpes, le Mont Blanc, le Cervin, les Grandes Jorasses, et tous paraissent presque “accessibles” du haut de nos 4061 mètres d’altitude. C’est un premier 4000 pour Quentin et une fiertĂ© indĂ©niable. Après une bonne heure Ă profiter de la vue et d’un bon goĂ»ter, nous voilĂ repartis pour la descente par une autre itinĂ©raire puisque nous atteignons un autre refuge ce soir. Le glacier par lequel nous passons est très crevassĂ©, et il faut avancer vite avant que le soleil ne rĂ©chauffe trop les ponts de neige. A 15h nous atteignons le refuge, enlevons les chaussures qui nous ont lacĂ©rĂ© les pieds, et profitons d’un moment de repos amplement mĂ©ritĂ©. Le soir nous avons choisi de diner au refuge et nous dĂ©lectons du bon repas prĂ©parĂ© par les gardiens.Â
Demain une descente assez courte nous attend jusqu’à la vallĂ©e, puis le retour Ă la civilisation et surtout les pizzas que nous attendons avec beaucoup d’impatience après une semaine de nourriture dĂ©shydratĂ©e.Â








