"Elle portait des bas de soie noirs qui couvraient ses genoux, mais je ne pouvais voir jusqu'au con (ce nom, que j'utilise toujours pour Simone, est, je crois, de loin le plus joli des noms pour le vagin). Il me vint simplement Ă l'esprit qu'en soulevant lĂ©gĂšrement le tablier par derriĂšre, je pourrais voir ses parties intimes dĂ©voilĂ©es. Dans le coin du couloir se trouvait une soucoupe de lait pour le chat. « Le lait, c'est pour la chatte, n'est-ce pas ? » dit Simone. « Tu me mets au dĂ©fi de m'asseoir dans la soucoupe ? » « Je te mets au dĂ©fi », rĂ©pondis-je, presque essoufflĂ©. La journĂ©e Ă©tait extrĂȘmement chaude. Simone posa la soucoupe sur un petit banc, se planta devant moi et, les yeux fixĂ©s sur moi, elle s'assit sans que je puisse voir ses fesses brĂ»lantes sous la jupe, trempant dans le lait frais. Le sang me monta Ă la tĂȘte et je restai un moment devant elle, immobile et tremblant, pendant qu'elle regardait mon sexe raide se gonfler dans mon pantalon. Puis je m'allongeai Ă ses pieds sans qu'elle bouge et pour la premiĂšre fois, je vis sa chair rose et foncĂ©e se refroidir dans le lait blanc. Nous restĂąmes immobiles, tous deux Ă©galement bouleversĂ©s."
Georges Bataille, Histoire de lâĆil
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