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Un Mira…cle
Il y a ceux pour qui l’amour est acquis ou dû, et il y a ceux qui n’ont eu le droit qu’aux mirages.
Je faisais partie de ces derniers, jusqu’à ce que le miracle arrive.
Un petit ange est arrivé, doté de ses petites ailes, une clef à la main. Il s’est dirigé tout droit vers mon château fort, à bravé toutes les pièces jusqu’à trouver un coffre caché sous les débris et la poussière, puis il y a ouvert la serrure. Le coffre a alors mis au grand jour un amour jusqu’à lors inconnu.
Un amour pur, sans ombre ni réticence.
Un amour inconditionnel, qui ne se gagne pas au mérite ni ne s’arrête aux imperfections.
Un amour éternel qui ne mourra jamais.
Un amour fusionnel, oĂą un regard suffit Ă se comprendre.
Un amour qui brave toutes les frontières, même celles qui sont impossibles.
Un amour sans honte ni préjugés.
Élevées au milieu des scorpions, j’ai appris à voler tel un papillon.
J’ai appris l’empathie et l’altruisme.
J’ai appris à être une parmi tant d’autres.
J’ai appris à survivre malgré la souffrance.
J’ai appris l’espoir.
J’ai appris à pardonner à moi-même ainsi qu’aux autres.
J’ai appris que la vie pouvait être cruelle mais les hommes aussi.
J’ai appris que la vie pouvait être belle et le genre humain aussi.
J’ai appris à chou qui je pouvais être.
J’ai appris la sérénité au fond de moi.
J’ai appris a m’aimer et a aimer.

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L’ Amour.
J’ai su que tu étais une partie de moi le jour où nous avons reconnu nos voix,
J’ai su que j’étais tout pour toi quand ton petit corps chaud n’était bien que contre le mien,
Quand ma présence apaisait tes pleurs, et mes bras ton sommeil,
J’ai su que je t’aimais lorsque tes paupières se sont ouvertes aux miennes,
Quand je te regarde des heures et te trouve beau chaque jour,
Quand tu me fais des sourires rien qu’en me regardant,
Quand tu souffres et que je souffre aussi,
Quand tu me manques alors que tu dors qu’une heure,
Quand tu me réponds avec tes petits sons et tes rires,
Quand tu fais ta petite tête de curieux, celle du ronchon et celle du fatigué,
Quand tu as besoin de moi,
Quand je te trouve mignon mĂŞme quand tu pleures,
Quand tu as ta petite bouche ouverte quand tu dors,
Quand tu poses ta petite main sur moi comme si je t’appartenais,
Quand je t’aime malgré les maux de dos pour que tu sois bien.
Et je t’aime encore plus quand je sais qu’on est liés à vie.
Même si je n’existe plus depuis toi, car ton bonheur compte plus que le mien.
Rendez-vous avec nous
Ça va tellement vite, on est un enfant, puis un ado, un jeune, puis un adulte. Au début on se cherche, ensuite on se trouve et on sait enfin qui l’on en est, ce que l’on aime, ce qui fait partie de nous, ce qui fait nous.
Insouciant on prend le temps de se connaître, de se faire plaisir, de penser à nous. On fait ce que l’on aime on s’en passionne et on s’épanouit, c’était le temps de l’insouciance.
Et puis les ambitions prennent de l’ampleur, les besoins aussi, la vie d’adulte nous rattrape, et on court. On court après une reconnaissance professionnelle, une réussite, l’argent, les voyages, la maison. Et nos journées ressemblent rapidement à métro boulot dodo. On remarque que le temps passe vite et les années aussi, nos journées passent à 1000 à l’heure avec tout ce qu’on a à faire. Le sport, la maison, le travail, les courses. On a plus le temps de penser à nous, on a plus le temps de penser à ses passions, on a plus le temps de penser tout court. Ni d’avoir rendez-vous avec nous-mêmes.
Ce rendez-vous habituel où l’on se pose pour faire un point sur notre vie, sur nous-même et sur les chemins que l’on prend. Les chemins s’enchaînent et l’on prend rapidement une calèche avec quelqu’un d’autre sans se poser de question. Puis on oublie peu à peu ces petits moments à nous.
On a plus le temps de savoir qui on est, on évolue tellement vite qu’on devient quelqu’un d’autre et on s’oublie. On devient la petite amie de, on devient une maman, on devient un entrepreneur, on devient, quelque chose qui n’est plus vraiment nous-mêmes. On est soudainement à mille lieux de là où on était et ça donne le vertige. Où sommes-nous réellement ? Comment rebrousser chemin si nous avons fait fausse route ? Cette calèche était-elle la bonne ?
On a tout misé, mis toutes nos valises dedans, celles de nos souvenirs, celles de notre maison, celle de notre travail et celle de nos passions. Tout est là , au même endroit. Tel que si un jour on partait, on aurait plus rien.
Alors on regarde en arrière et on se demande pourquoi on a loupé tous ses rendez-vous avec nous et pourquoi l’on a tout misé sans se poser de questions. On avait pourtant tellement conscience du risque. On s’est dit que cette fois si l’on faisait les choses bien, on obtiendrait enfin un bon résultat.
Et pourtant nous ne sommes pas responsables des erreurs des autres. Il ne faut seulement pas oublier qui nous sommes et se laisser salir par ce que l’on ne mérite pas.
Une partie de soi qui s’envole

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L’adaptation.
On s’adapte à tout et à toutes les conditions, les bonnes, les mauvaises, et pour notre grand malheur, les meilleures.
On s’habitue à tout ce que l’on peut nous apporter, on s’habitue à être un petit prince dans un palais doré où tout le monde se plie en quatre pour nous. On s’habitue à notre petit train de vie d’enfant gâté ou nos seuls soucis sont de savoir quelles activités allons nous faire pour entretenir notre moral au beau fixe… Ce train de vie est normal et l’on ne se pose pas de questions. De savoir si l’on a de la chance, si on le mérite, on ne remercie même pas la vie chaque jour d’avoir de la chance, car on ne se rend pas compte qu’elle pourrait être pire, car on ne l’a pas vécue.
Alors la fin du monde se cache à chaque coin de rue, quelqu’un qui perturbe notre train de vie, quelque chose qui bouleverse nos plans, quelqu’un qui se plaint de nous. On ne cherche pas plus loin que le bout de notre nez car on ne s’est jamais posé de questions. Les choses qui font partie de notre tableau sont seulement des choses qui doivent rester à leur place, inanimées, elles doivent pas salir ce cadre si immaculé.
Jamais on ne se demande si l’on mérite vraiment tout cela, jamais on se dit que les autres sont comme nous, avec des sentiments, un coeur, et que parfois il faut seulement avoir un peu de reconnaissance et d’amour pour ce beau tableau qu’ils se mettent du mal à entretenir chaque jour.
Finalement qu’est-ce que nous recherchons ?
La paix.
Être aimé seulement pour ce que l’on est, sans conditions, sans lois, un point c’est tout.
Être aimé pour nos états d’âmes, nos émotions, nos défauts. Êtres aimés pour le bon et le mauvais, tout ce qui fait notre personnalité.
Ne pas être apprécié pour le petit robot qui fait de nous un grand professionnel, ne pas être adoré pour l’enfant parfait que nous faisons, ne pas être aimé pour le cher, tendre et dévoué que nous sommes. Être aimé sous conditions n’est pas un réel amour, mais un échange de bons procédés.
Être parfait c’est fade, limpide, facile. Mais c’est ce que l’on nous demande aujourd’hui pour rentrer dans le moule. Un moule parfait dans un monde si imparfait et pourtant si intolérant.
Et on a besoin de le savoir, de l’entendre, d’être rassuré que l’on puisse être nous mêmes. On a besoin d’être compris pour s’ouvrir, on a besoin de savoir que les faiblesses sont acceptées pour s’adoucir. Ne pas se fatiguer sous les doutes et la tâche permanente a être dans les normes, ne pas être culpabilisé ni accusé de ne pas être parfait. Seulement être soulagé et compris dans les yeux des autres. Se sentir sur la même longueur d’onde, être accepté sur la même planète. Être en symbiose est la parfaite définition de l’amour.
On demande seulement a être aimé parce que c’est nous, un point c’est tout.
Il faut être près.
Prête à s’oublier, prête à faire des sacrifices.
Prête à oublier une partie de soi, ses désirs, ses passions, ses petits bonheurs. Oublier ses envies, ses nuits complètes, ses moments pour soi. Dès la grossesse on se sent à part avec un rythme différent, dès ce moment-là les nuits sont courtes et la forme n’est plus là . C’est comme une sorte d’entraînement pour les années à venir. Basculée entre ce qui nous reste a soi et ce qui nous attend, on s’accroche tant bien que mal, inquiète, à un rythme qui n’est plus le nôtre.
Alors le sacrifice commence, on essaie de s’oublier, d’oublier la fatigue, les contraintes et la faim pour suivre une ancienne vie qui s’en va à petit feu. Et pourtant c’est bien là , à nous attendre nous, tandis que les autres continuent à penser à eux, à ce qui leur fait plaisir, à leurs activités, à leur propre liberté.
Et bientôt encore des nuits blanches car on aura besoin de nous, encore de la fatigue pour s’occuper des autres, encore des sacrifices pour accompagner le rythme des autres. Le moi, disparaît peu à peu pour les autres, alors il faut être près d’eux mais prêt à se dire au revoir.
Mais pourquoi nous? Pourquoi nous plus qu’un autre? Pourquoi à nous de penser aux autres? Pourquoi à nous d’amoindrir l’importance de notre personne par rapport à celle des autres ? Pourquoi effacer notre personnalité dans les méandres pour des personnes qui ne pourraient pas, l’ombre d’un instant, avant une once d’empathie similaire ? Pour des personnes qui ne pourraient pas se sacrifier de la sorte ? Pour des personnes qui n’arrivent même pas à imaginer ce que l’on vit.
Nous ne sommes pour autant pas moins important. La nature nous a choisie certes. Cette impitoyable nature qui nous rend si mal les choses.

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L’ombre d’un instant
Il suffit d’un instant, il suffit d’une personne, il suffit d’un choix. Parfois nous croyons aimer, alors on se contente d’aimer comme nous le croyons. Puis nous envions ce que l’on ne trouve pas chez nous. Alors on ne comprend pas ce qui cloche, car la raison nous fait relativiser. On continue alors à espérer, à croire que tout va bien. On se voile la face et se persuade que l’on est sur le bon chemin, bascule entre l’inconfort d’un doute et une vie raisonnable, jusqu’à se retrouver dans une impasse. Puis un jour peut-être, surgit une flamme à travers un regard. Une étincelle à travers une parole. Un courant à travers une main tendue. On a du mal à y croire, car désormais on ne croit plus aux conte de fées. Les affres du passé nous ramènent à la réalité. Mais la réalité est là , telle qu’elle, tel une personne qui n’est pas un mirage mais notre miroir. Cette personne qui plonge dans votre regard jusqu’à votre âme et qui sait lui parler. Celle avec qui vous ne serez plus jamais seul, celle avec qui vous ne serez plus jamais incompris, celle avec qui vous ne serez plus jamais critiqué. Celle qui vous électrise dans ses étreintes autant qu’elles vous rassurent. Il suffit d’un instant, un regard, et une main vous prend sur son chemin, lequel vous recherchez sur les plans depuis si longtemps. Des plans qui sont peut-être restés dans le fond d’un tiroir, à force de ne plus y croire, lassé, désillusionné. Alors certes il faut y croire encore, être prêt à prendre le risque de souffrir peut-être un peu, être chamboulé, se délier de ses vieilles habitudes et de ses peurs pour plonger au plus profond de la symbiose. Il ne faut surtout pas avoir de regret de se lancer dans ce que l’on attendait.