DĂCHETS UTILES, LA RESSOURCE DU MINIMUM
Nous sommes entourĂ©s dâobjets, et utiles ou non, ils ont une identitĂ© : une provenance, une composition identifiĂ©e, un but, dans leur environnement attitrĂ©, ils nous assignent Ă un usage. Cette considĂ©ration de lâobjet le pousse de plus en plus vite vers une dĂ©suĂ©tude. Je voudrais requestionner le cycle de vie de lâobjet dans la notion de pĂ©rennitĂ© et de diversification vers diffĂ©rents usages.
Pour cela je dois commencer par reconsidĂ©rer tout produit comme Ă©tant et ayant Ă©tĂ© matiĂšre et matĂ©riau. Ainsi en sortant de son utilisation «normale» il est utilisable en temps que base ou outil dâune nouvelle production. Lâouverture des possibilitĂ©s usuelles des objets influe sur lâattitude du consommateur, menant Ă une consommation Ă©thique, car «dans la sociĂ©tĂ© dâabondance, le gaspillage est exclusivement fait du consommateur» dâaprĂšs V. Papanek.
En corrĂ©lation avec le problĂšme des dĂ©chets et de lâĂ©puisement des ressources, lâidĂ©e est alors dâaller chercher le matĂ©riau vers les objets usagers, dĂ©suets, et valoriser ce produit destinĂ© Ă ĂȘtre jetĂ©, par des processus de dĂ©tournement, dâadaptation, de transformation. Le studio GGSV lâa poussĂ© jusquâĂ la transformation de dĂ©chets toxiques en matiĂšre portant des qualitĂ©s thermiques, solide, saine, pĂ©renne et esthĂ©tique.












