Chronique ton père : BICHE + UNDERGROUND YOUTH
Jules of Nature
Fai_Ryy
Xuebing Du
The Bowery Presents

if i look back, i am lost
🩵 avery cochrane 🩵
Game of Thrones Daily
macklin celebrini has autism
cherry valley forever

ellievsbear
will byers stan first human second

Kiana Khansmith
NASA

PR's Tumblrdome
he wasn't even looking at me and he found me
Claire Keane
let's talk about Bridgerton tea, my ask is open
Keni
seen from United States

seen from TĂĽrkiye
seen from Germany
seen from Bangladesh

seen from Malaysia

seen from Italy
seen from United States
seen from TĂĽrkiye
seen from United States
seen from Germany
seen from Netherlands

seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from Germany

seen from United States
seen from United States
seen from United Kingdom

seen from Japan
seen from Japan
@mabiteetmonstylo
Chronique ton père : BICHE + UNDERGROUND YOUTH

Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
Free to watch • No registration required • HD streaming
DARLOOSE
  Ou la victoire des créationnistes.
 Loin d’être une espèce en voie d’extinction, les créationnistes semblent même reprendre, ces dernières années, du poil de la bête. Immersion dans un mouvement en pleine évolution.
Oubliez tout ce que l’école a pu vous apprendre sur Darwin et la sélection naturelle des espèces… Le monde est bien trop compliqué, bien trop ordonné pour avoir été conçu à l’arrache. Dans sa divine omnipotence, le créateur aurait tout prévu. Du Big Bang à l’évolution. Car, pour les créationnistes, cette dernière n’est plus le pernicieux malin à combattre absolument. Elle a été digérée et intégrée dans la plupart de leurs théories foireuses. La mode est donc au « dessein intelligent ». Dans cette nouvelle thèse, l’évolution est considérée comme une volonté de Dieu. La vie et ses multiples formes étant bien trop complexes pour être le fruit d’un foutoir comme la sélection naturelle.
Les croyances comme la mode seraient-elles donc, elles aussi, soumises aux diktats des boucles ? Faut-il craindre un retour de hype des heures les plus sombres de notre histoire ? Voyage dans les tréfonds obscurs de l’ignorance. Tremble Bernard de la Villardière.
J’étais donc là , promenant mon ennui sur les délicieuses courbes de Montmartre, quand un prospectus coincé sous un essuie-glace attira mon attention. Habilement réalisé sous Paint, il exposait de façon concrète les inepties professées par les sciences ainsi que les mensonges martelés depuis notre plus tendre enfance par tous les impies épris de Darwin.
En voici quelques-uns (je garde la syntaxe et l’orthographe d’origine) :
« Si les évolutionnistes sont d’accord sur le fait qu’il faudrait 150 millions de transitions d’une espèce à une autre. Pour chaque fossile que l’on trouves on devrait trouver 150 millions de fossiles transitoires. Ou sont-ils ?
Si l’homme a été sur la terre depuis 150 millions d’années ou sont les milliards de tombes ? Ou sont les populaces ? Il devrait y avoir en fait 150 mille personnes.cm3 !!!!
 Si le soleil serait un peu plus loin de la terre aucune vie possible !
Si la lune serait un peu plus près de la terre aucune vie possible !
L’O2 est juste ce qu’il faut pour la vie. »
Et s’en suivent des citations prétendument attribuées à Darwin ainsi que des suggestions de vidéos sur bible-tube.com et Youtube.
Face à des arguments à tel point irréfutables, je fus pris d’un choc émotionnel intense et décidai d’investiguer plus avant. M’aurait-on menti pendant tout ce temps ? Serais-je donc victime d'un complot pédérasto-sioniste ayant gangrené l'éducation nationale ? Je pris donc au mot l’invitation à appeler et composai le numéro indiqué. S’en suivit le genre de discussion quand on a normalement uniquement en fin de soirée sous psychotrope. La voix est grave et dépourvue de tout accent, le ton poli mais sec. Quand je lui annonce appeler concernant les prospectus sur les pare-brises, la réponse fuse : vous êtes de la police ? Expliquant alors que pas le moins du monde, je lui expose ma motivation à en savoir plus. Il m’invite alors à la réunion hebdomadaire du vendredi 18h.
 Le mystère restait donc de mise. Le vendredi, nettement moins en confiance, j’espérais ne pas avoir à faire face à une amicale de pratiques sexuelles déviantes. Non pas que mes convictions fussent chancelantes, mais sa première question était pour le moins troublante. Pourquoi diantre craindraient-ils la police ?
Arrivé devant le petit local, personne devant, je toquai donc timidement. Ni une ni deux, un grand gaillard vêtu d’un boubou africain et des dernières Nike à la mode m’ouvrit la porte. Je l’ai suivi dans le couloir jusqu’à une petite porte derrière laquelle se trouvait une pièce aménagée en salle de projection. Une trentaine de chaises non-assorties, vides pour la plupart, s’amoncelaient, tournées vers un grand écran cathodique des années 80. Lequel ne représentait dans mon sournois esprit darwinien qu’un refus catégorique de toute évolution, même technologique. Ce téléviseur diffusait une vidéo à n’en pas douter d’origine américaine, dans une tentative approximative de traduction. Des phrases telles que « Comment le mensonge de la science peut-il être vrai, alors que l’on sait depuis toujours qu’il nous ment. » Encore une fois, la puissance de la faconde balaie tout sur son passage, j’assistai là à un Armageddon rhétorique qui me laissait hésiter entre le soulagement d’un argumentaire peu apte à séduire et la réalité qui se déroulait sous mes yeux : un public en transe.
Le reportage commençait par un extrait de conférence de Kent Hovide, évangéliste vindicatif qui sillonne le monde pour parler de la création, de l’évolution et des dinosaures. Après, un bref exposé de sa vie de famille, Hovide enchaine sans transition avec le diable, et pour les besoins d’une démonstration dont on ne sait pas très bien où elle va, il énonce, dans un accès impromptu de lucidité, ces deux citations attribuées à Hitler : « Si vous répetez un mensonge assez longtemps, assez fort et assez souvent, le peuple vous vous croira. » et « Il est plus vraisemblable que le peuple croit un gros mensonge qu’un petit. » , révélant ainsi même la technique que lui et ses compagnons s’échinent à employer.
Puis s’en suivit un cut-off de plusieurs vidéos que j’avais déjà eu l’occasion de voir en fouillant sur les internets . Toujours la même rengaine, et des arguments qu’une once d’esprit critique suffirait à contredire. La vidéo terminée, le public, composé de 5 personnes, applaudit chaleureusement puis est invité à poser des questions si d’aventure un point restait à éclaircir. Personne ne se manifesta cependant. Après une invitation à laisser les coordonnées – mail, téléphone, adresse – ainsi qu’à assister à un débat ayant lieu prochainement, chacun de nous est reparti sans un mot vers la sortie, sous les remerciements chaleureux de l’hôte du cinéma de fortune.
 Si dans les faits cette escapade et les arguments déployés prêtent à sourire, il faut toutefois être conscient du regain de vitalité et des moyens colossaux dont bénéficient aujourd’hui les mouvements néo-créationnistes. Notamment aux Etats-Unis.
C’est en effet un phénomène récurrent outre-Atlantique depuis le fameux « procès du singe » en 1925. Ce procès qui opposait fondamentalistes chrétiens et libéraux vit condamné John Thomas Scopes, professeur de l'école publique de Dayton au versement d'une amende de cent dollars pour avoir enseigné la théorie de l'évolution à ses élèves en dépit d'une loi de l'État du Tennessee, le Butler Act, interdisant aux enseignants de nier « l'histoire de la création divine de l'homme, telle qu'elle est enseignée dans la Bible ».
Mais c’est surtout dans les années 80 qu’il reprit son essor sous l’égide de présidents conservateurs. D’abord avec Reagan dans les années 80, puis surtout avec le président George W. Bush, lui-même évangéliste chrétien.
Reprenant la tactique de leurs adversaires en 1925, les créationnistes utilisent le principe du « Teach the controversy », selon lequel tous les points de vue devraient être débattus en classe. Comme s’il y avait vraiment une  controverse scientifique sur la théorie de l’évolution. Ce n’est évidemment pas le cas mais la rhétorique de « l’ouverture » est difficile à contrer car s’y opposer donne l’impression de dogmatisme.
Il faut ajouter Ă cela le fait que le crĂ©ationnisme n’est plus ni l’apanage des US ni celui des grenouilles de bĂ©nitiers. En effet, dĂ©but 2007, l’Occident prend conscience d’un crĂ©ationnisme musulman jusque-lĂ ignorĂ©. Dans de nombreux pays d'Europe, lycĂ©es, collèges et universitĂ©s reçoivent sans l'avoir demandĂ© un luxueux ouvrage illustrĂ©, Prix du livre : 800€ euros tout de mĂŞme. L'Atlas de la crĂ©ation, Ă©ditĂ© et imprimĂ© en Turquie, prĂ©tend dĂ©montrer que l'Ă©volution n'est pas une doctrine scientifique mais de la propagande antireligieuse. Son auteur, Harun Yahya - de son vrai nom Adnan Oktar -, dirige une organisation au financement obscur, dont le principal objectif est de promouvoir le Coran Ă grand renfort de musiques inquiĂ©tantes. Â
 Si son influence est restĂ©e limitĂ©e, il en va diffĂ©remment du dessein intelligent Ă©voquĂ© en dĂ©but d’article et qui fait de plus en plus d’émules. Notamment en Europe. Pour preuve, au Royaume-Uni, selon un sondage rĂ©alisĂ© en janvier 2006 par la BBC, plus de 40 % des personnes interrogĂ©es souhaitent que le crĂ©ationnisme soit enseignĂ© en cours de science. Et l’on peut trouver des faits comme celui-ci dans tous les pays europĂ©ens qui montrent que la stratĂ©gie offensive des crĂ©ationnistes paye. Â
Il serait aisé de développer sur les replis identitaires que connaissent nos sociétés en période de crise et d’établir un lien de causalité. Mais c’est un autre débat.
Ce qui est chouette, en revanche, c’est qu’on va avoir plein de nouveaux flyers rigolos sur nos pare-brises et plein de nouvelles salles de cinéma underground.
Les bars de Lille les moins chers.
Etant donné que de tenter de parler de biérologie - ou de zythologie pour les amis de Nikos et des maladies vénériennes - à des Lillois est de toute évidence risqué, tant les goûts et les choix sont vastes, il m’est apparu plus sage de traiter le sujet sous le prisme des bars où l’on peut savourer sa mousse en toute tranquillité pour le moins cher. Ainsi que de multiplier les clichés sur les grecs, qui ont le mérite de faire l’unanimité contre eux. Comme la Leffe.
Car s’il est un fait qui met tout le monde d’accord, c’est bel et bien celui que la capitale des Flandres regorge de bars en tout genre. Et que perdus dans l’océan houblonné, cédant trop facilement au courant de l’habitude, le noctambule comme le promeneur de l’après-midi, arriment trop souvent au même comptoir, aspirent trop souvent la même écume.
Comme je file aussi bien les métaphores que mes potes lors des virées dans les bars, et que terminer à Massena doit finir par en désespérer plus d’un, m’est venue l’idée de brosser le portrait de quelques bars où il fait bon se reposer dans la France apaisée de François Hollande. Argumentaire clef en main.
1/ LE ZYTHUM
D’abord parce que c’est là que j’ai appris le terme zythologie. Et que mon avidité culturelle n’a d’égale que l’aridité littéraire de notre époque. Epoque responsable, je le rappelle, de l’invention du SIDA et de Cristophe Maé ; et dont la communication entre les individus offre pour toute subtilité des xD et autres ^^.
Vous apprendre un mot relève donc d’une prouesse non-négligeable. Merci le Zythum.
2/ LE ZYTHUM
Si ce café cumule les tares d’être situé à Massena et, en sus, juste à côté de bars à tout le moins fréquentés par des peuplades douteuses, il offre néanmoins un avantage considérable en ce que le prix de la pinte éponyme est de 2€70. Soit l’équivalent d’un para de MD, mais avec l’avantage d’une activité socialement acceptée. Et à terme, une multitude d’anecdotes sur le cancer du foie à raconter à vos enfants, même si vous mourrez avant qu’ils soient en âge de les comprendre. Merci le Zythum.
3/ LE ZYTHUM
Pour agrémenter votre collection de cancers, le Zythum dispose d’une terrasse extrêmement bien située, ensoleillée tout l’après-midi. Celle-ci vous permettra de cultiver les mélanomes et de jouer à les comparer avec vos potes si vous n’avez plus grand-chose à vous raconter. Un niveau de délire carrément indécent garanti. Merci le Zythum.
4/ LE ZYTHUM
Cependant que vous serez en train de siffler votre bière, vous verrez circuler entre les tables de jeunes individus affublés de plateaux, l’air hagard. S’ils sont caucasiens, et que votre encéphale sclérosé est prompt à vous rappeler, dans un sursaut pavlovien, que de tous temps les esclaves avaient la peau foncée, il ne faut pas s’y fier. Ce sont bien des subordonnés ne disposant pour seul droit que de vous faire plaisir. N’hésitez donc pas à les reluquer ni à les palper si le cœur vous en dit. Pour les relations sexuelles non-consenties, il faudra en revanche demander l’aimable autorisation de l’un des deux patrons. Même si eux aussi ne sont là que pour votre bien-être. Merci le Zythum.
5/ LE ZYTHUM
Fort d’un binôme aussi soudé que peut l’être celui de Michel Houellebecq et Marc-Edouard Nabe, ou, pour ceux qui suivent pas le game littéraire, celui de Tintin et Rastapopoulos, les patrons sont l’âme du Zythum. Génies de l’organisation, la légende dit qu’ils inspirèrent la théorie du fonctionnement bureaucratique à Max Weber. Ici pas de place pour l’improvisation. Tout est noté, tout est calculé. Dans la tête. Aussi ayez bien à l’esprit qu’ici ça marche comme un jeu de pétanque avec deux jeux de boules similaires : il faut bien retenir. C’est chiant, oui, mais ça permet de tricher facilement.* Merci le Zythum. Keur sur toi.
*La rumeur court cependant que le système a évolué, et que les malhonnêtes seront boutés avec du goudron et des plumes.
La poésie enchanteresse des moments de merde : L'odeur de pisse
Vous vous baladez tranquillement quand soudain une odeur âcre vous agrippe le nez. S’il faut une ou deux secondes pour l’identifier, c’est qu’elle se camoufle. Tapie dans les coins sombres ou exposée au grand jour sur les boulevards de nos métropoles, elle vous saute à la gorge sans crier gare. A peine le temps de réaliser, et déjà son parfum s’est éloigné. Toujours un doute subsiste. Etait-ce bien de l’urine ? A la fois familière et polymorphe, elle se déjoue des écueils et sait surprendre les hordes de piétons ralentissant son inexorable progression. Et si c’était là une manière qu’elle avait de se venger de tous ces sans vergogne l’empêchant de s’en retourner vers les tréfonds de sa destinée ?
Ah vous non plus n’aviez rien demandé. De si bon matin, vous pressiez le pas, humiez les doux et réconfortants gaz d’échappement et voilà que de mystérieux effluves accaparent toutes vos pensées. Terroristes olfactifs, ils prennent en otage votre appendice, et qu’il soit élégant ou encombrant, ils n’en ont cure. Car, si la violence de l’agression dépend de l’ingestion préalable de celui qui les a répandus, il n’en reste pas moins que tous les hommes sont égaux devant le nectar suppurant.
Vous voici à vous cacher le nez, maudissant la saleté de l’espèce à laquelle vous appartenez. Vous murmurant plus ou moins consciemment  que l’acquisition de ce deux-pièces à deux pas de l’élévateur social que sont les métropoles n’était peut-être pas une si bonne idée.
Vous vous revoyez, môme s’en allant traînailler dans les champs, se laissant gang-banger les sinus par une foultitude d’odeurs. Vous vous revoyez, vous le délicat, vous le chantre de la sophistication, happer la vie par les narines, fabriquer du souvenir en temps-réel, jouant le Jean-Baptiste Grenouille de pacotille.
Puis, retour au présent. Vous préparant à une nouvelle agression olfactive, vous vous engouffrez dans la bouche de métro. Vous devinez bien une odeur nouvelle, inconnue mais tenace. D’où vient-elle ? Qu'est-elle dont ? Il faudra vous y habituer, car cette puanteur, elle ne vous lâchera plus. C’est celle de l’échec. Celle de l'échec ambulant que vous êtes devenu.
A tout le moins, si vous l’avez remarquée dans un accès de lucidité, c’est que vous avez encore un peu de flair. Consolez-vous.
Une pas fan-fiction
Apple, ce fruit qu’on fit vedette.
 Le tout internet est en deuil. Prescripteurs de tendances et autres suiveurs technophiles pourraient bien ne jamais s’en remettre. La marque à la pomme s’en est allée. Dieu se languissait sûrement de goûter au fruit défendu disparu de son jardin voici deux millénaires.
 Autre supputation envisageable, Il (Dieu) s’est dit que vraiment, faire passer un téléphone géant sans fonction appel ni port usb pour une révolution, c’est quand même très fort. Et, dans un élan de perspicacité, il remarqua que la communication externe de la sainte église ces dernières années laisse à désirer.
Alors, dans son divin courroux il a tout d’abord rappelé Steve Jobs à sa droite, non pas qu’il ait révolutionné notre quotidien, mais avec ses trente kilos tout mouillé dus à son stade terminal, au moins il ne prendra pas beaucoup de place sur le banc. Et, pourra en outre, redorer le blason maculé de tâches pas très catholiques.
Apple vécut difficilement le rappel de son prophète aux cols roulés et passa rapidement du zénith au crépuscule.
Il est fini le temps des révolutions mensuelles et des mystérieux effets d’annonce savamment orchestrés. Loin de moi l’idée de vouloir lancer une pomme de discorde, car il est aisé d’ironiser sur la mort d’une entreprise aux pratiques douteuses. Mais n’est-ce pas là le lot de toutes entreprises ? N’ont-ils justement pas fait preuve d’une vision acérée des sociétés modernes et de leurs besoins ?
Nous devons leur reconnaitre ce talent. Pour le mérite, en revanche, ils repasseront.
 Là bas, les foules se massent sur la dépouille encore chaude de l’entreprise à Palo Alto. On prend l’ampleur du manque causé par cette disparition lorsque l’on observe les fans groupés devant la stèle dressée symboliquement devant les locaux. On voit les accolades tristes. On voit les larmes, lourdes de reconnaissance et de fierté d’avoir appartenu à une communauté, couler sur les joues livides des adulateurs abandonnés.
Pour eux Apple était plus qu’une marque, elle leur tenait lieu d’identité et de profondeur.
Pas étonnant, dès lors, que le deuil d’une entreprise revête une signification si particulière et une tristesse si profonde.
Puisses-tu jeunesse panser rapidement tes blessures et te rendre compte que la vérité est ailleurs. Bien loin des génuflexions devant une marque qui, si elle avait pu, t’aurait sacrifiée sur l’hôtel funéraire des résultats numéraires.
Puisses-tu jeunesse dorée, faire comme tous les fauchés et acheter un PC.

Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
Free to watch • No registration required • HD streaming
Ôde à l'aspirine
 Je voudrais vous parler d’un mal abscons dont la compréhension est inaccessible au commun des stars de téléréalité et autres présentateurs TV. C’est en effet qu’il faut être pourvu d’un cerveau pour en être touché. L’handicap passé d’être privé du deuxième organe préféré de Woody Allen, n’importe qui peut voir s’abattre sur lui les foudres d’un mal de crâne fulgurant. L’encéphale n’en fait toujours qu’à sa tête…
 Et, cette fois c’est sûr, ce mal de tête c’est un avertissement, une des nombreuses prémices qui montrent que l’AVC rôde, probablement tapi dans l’ombre, trépignant d’impatience. (Le plumitif qui s’exerce ici tient d’ailleurs à faire délicatement remarquer à l’aimable lecteur –coucou- qu’on trépigne rarement d’autre chose que d’impatience. Moi-même je trépigne rarement de fatigue).
Cette exécrable douleur à ce d’impressionnant qu’elle agit comme une camisole cognitive, empêchant toute autre pensée qu’elle-même. Elle assaille le cerveau, sans mot dire, et s’insinue insidieusement jusqu’à ce qu’elle désire finalement se manifester. Et là , d’un coup, elle explose malicieusement, et se répand dans toute la cervelle. Une fois installée, elle met tout le monde à sa merci. Si vous n’avez pas le remède miracle, vous n’avez plus qu’à patienter car le problème est insoluble.
          Mais si le problème est insoluble, la solution, elle, l’est. Aspirine, mon amour ! En plus de limiter les chances de cancer selon plusieurs études à la con, elle saura soulager vos maux les plus douloureux sans les effets secondaires parfois indésirables de la morphine.
Ô aspirine, ta pétillance sacrificielle recouvre mes jours de bulles enchantées. L’Homme ne saurait rembourser le lourd tribu qu’il doit au génocide quotidien de milliers de pastilles effervescentes.
Pardonnez mes excès de lyrisme, mais qu’adviendrait-il les lendemains de cuite sans sa présence salvatrice ? Ha, pour sûr, elle sauve notre PIB et nous empêche de sombrer définitivement dans une récession sans fin.
          Son plus grand mérite n’est cependant pas là . La joie la plus grandiose qu’elle procure, c’est lorsqu’elle se laisse plonger dans un grand verre d’eau. (Conseil utile : n’essayez jamais dans du café, c’est une très mauvaise idée). N’est-ce pas là un spectacle qui confine au divin ? Ces millions de bulles me rendent toute chose. Doucement, elle se laisse accepter par l’eau qui l’enveloppe désormais. Doucement, là sous nos yeux, elle se change et fusionne. C’est comme un tendre film érotique couplé à du Dragon Ball Z. C’est beau comme du Christophe Maé.
Seul l’oxymore peut exprimer ce terrible spectacle de la nature. Car ce sont les impénétrables secrets de l’Univers qui s’exposent à notre regard encore embrumé par ce fichu mal de crâne. C’est l’évolution toute entière qui découle du contenu de ce verre d’eau. Pourtant, rares sont les personnes capables de profiter de ce ballet quantique si fascinant. Cela est bien dommage, car à coup sûr on s’amuserait bien plus les soirs de semaine si les gens en avaient conscience.
Le peuplier
Peuplier fait partie de ces mots qui font valser les images et les souvenirs. Néo-citadin, à la prononciation de ce mot, les vestiges de mon passé rural envahissent mes pensées. Une madeleine auditive en somme.
Rah, les doux après-midis d’été à n’avoir rien d’autre à faire que de caresser des yeux les douces courbes de mon coin de campagne... C’était quelque chose. L’herbe était plus verte, mes dents moins jaunes et mon esprit ne culpabilisait pas encore de vagabonder. Bref, comme dirait l’autre c’était mieux avant.
 Quand je rentre me ravigoter l’âme dans la maison de mon enfance, je m’empresse de faire le tour de la maison pour accéder au jardin et profiter d’un bol d’air pur. Rituel que je conçois comme une transition, comme si j’abandonnais ma vie urbaine pour, en quelques minutes, rendosser l’habit de campagnard. Exactement comme certains ont l’habitude de marquer la fin de leur journée et le début de la soirée en décapsulant une bière afin de bien délimiter et cloisonner deux parties distinctes de journée. Comme si, eux aussi, recouvraient leur véritable personnalité. Celle qu’ils avaient laissée à la maison la journée.
 Une chose cependant n’a pas changé. Chaque fois que j’arrive, le peuplier est toujours là , trônant en plein centre du jardin, immobile depuis des décennies. Il toise de sa hauteur la campagne environnante et semble assuré de sa force, persuadé que rien ne pourra le faire plier. Ce qui est assez étonnant pour un peuplier.
 Mais méfions nous des interprétations étymologiques foireuses. Nous devons le plus grand respect à cet arbre vénérable. Il serait en effet irrévérencieux de blaguer sur ce vétéran qui a pu observer toutes les conneries des hommes depuis le déluge. Tant est si bien qu’il dérive du latin populus ,car il permettait à la foule assoiffée de sang d’assister aux exécutions publiques tout en étant à l’ombre. Ce qui représentait un sacré progrès pour l’époque.
  Par la suite, l’ombre rayonna et se propagea à toutes les sortes de réunions moins distrayantes, car, à l’instar des autres arbres, le peuplier ne se meut pas, ou rarement. Les Romains irradiant de bonheur à l’idée de pouvoir se distraire et discuter au frais, en vinrent à se réunir plus souvent.
Ils purent ainsi discuter de choses moins importantes que la manière dont Athanase le naze s’était fait découper en rondelles le samedi précédent. Comme par exemple la démocratie, et toutes les choses dont il est préférable de ne pas discuter au zénith. De là à dire que c’est au peuplier que l’on doit le déclin des dictatures oligarchiques au profit des dictatures de la majorité, il n’y a qu’un pas. Je le franchis allégrement.
 En plus de la fraîcheur qu’il nous a apportée sur la place publique, sa majestuosité en fait l’archétype même de l’arbre. Observez-le donc, il est plus régulier que l’architecture et toute la flore n’en est que pâle copie.
Si d'aventure, vous veniez Ă Ă©prouver une chaleur par trop insupportable, laissez le vous prendre sous son aile ombragĂ©e. Il offrira toujours un peu de rĂ©pit au penseur oisif.Â