
⣠Chile in a Photography âŁ
Today's Document
Aqua Utopiaïœæ”·ăźćșă§èšæ¶ă玥ă
Fieri Frames
Doug Jones
$LAYYYTER
taylor price
macklin celebrini has autism
Phantogram Three
2025 on Tumblr: Trends That Defined the Year
noise dept.
EXPECTATIONS
Fai_Ryy
almost home
The Stonewall Inn
Sade Olutola
h
Cookie Run:Kingdom Official!

Love Begins
TMBGareOK. The Official They Might Be Giants tumblr

seen from TĂŒrkiye

seen from France
seen from Honduras

seen from Argentina

seen from TĂŒrkiye
seen from United States
seen from United States
seen from Indonesia
seen from Canada

seen from Egypt
seen from Chile
seen from Spain

seen from United States
seen from Canada
seen from Brazil

seen from United States

seen from Malaysia
seen from Venezuela
seen from Honduras

seen from Canada
@key-if-blog

Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
Free to watch âą No registration required âą HD streaming
Une Bonne Idée
Une corde nouĂ©e autour de la taille, 24h/24, elle avançait sur un fil de verre tissĂ© par un « artiste slasheur artisan magicien » qui Ă©tait Ă lâorigine du Big Bang Humain. La promesse de cette corde Ă©tait celle dâune sĂ©curitĂ© vaguement possĂ©dĂ©e mais surtout louĂ©e en Ă©change de fatigues mensuelles versĂ©es Ă son crĂ©ateur. Sans pĂšre ni mĂšre, ils Ă©taient tous nĂ©s sur la route de ce masson-concepteur, adepte des dentelles blanches.
De temps Ă autres, il lui arrivait de faire face Ă la rage des embouteillages dont le poids temporel pouvait lâinquiĂ©ter. De rĂȘve en rĂȘve et dâangoisse en angoisse Melisa voyageait Ă travers les saisons tantĂŽt chaudes tantĂŽt froides, tantĂŽt jaunes, tantĂŽt vertes. TantĂŽt sur-fringuĂ©e, voire dĂ©guisĂ©e en annĂ©es folles, tantĂŽt Ă poil, souvent, elle Ă©crivait un livre pendant quâelle poursuivait sa parade. Elle aimait par-dessus tout accompagner ce loisir littĂ©raire par une tasse de thĂ© rose que lui prĂ©parait sa boutique prĂ©fĂ©rĂ©e, tenue, comme tous les commerces, par un retraitĂ© de la marche rapide. Pour ce faire, elle avait construit une Ă©tagĂšre dĂ©pliante quâelle accrochait Ă son jean trouĂ©. Ainsi, quand elle devait tourner une page ou Ă©ternuer, elle pouvait y dĂ©poser les objets encombrant, sans jamais sâarrĂȘter. En constant entrainement pour un examen quâil faudrait bien un jour passer, elle sâaidait dâun GPS ultra technologique quâelle sâĂ©tait offerte lâan dernier, en Ă©change de quelques inventions personnelles, pour mieux trouver son chemin.
Des fenĂȘtres sâouvraient sur son parcours situĂ©s dans les cieux noirs et Ă©toilĂ©s, sur ce monde dĂ©pourvu de terre et de mer, sans abscisse ni ordonnĂ©e. De vieilles dames Ă©cartaient alors des rideaux tous ennuyeusement parfumĂ©s au safran, pour sâadosser sur les rebords et lui faire part de leurs histoires quâelles prenaient le temps dâembellir. Pour revivre une vie plus jolie Ă travers ces monologues, elles sâĂ©coutaient rĂ©inventer leurs passĂ©s, plus quâelles ne sâintĂ©ressaient Ă la satisfaction des « entendeurs », proies de ces moments dâĂ©gocentrismes mĂ©ritĂ©s. Poliment, Melisa hochait de la tĂȘte aux moments de dĂ©nouement de ces rĂ©cits qui souvent Ă©taient loin dâĂȘtre correctement rĂ©digĂ©s Ă ses yeux. Bien quâun peu agacĂ©e par ces dĂ©rangements rĂ©pĂ©titifs, elle trouvait toujours des mots, qui sorties de leurs contextes, parvenaient Ă lâinspirer. Elle prenait des notes en pensant Ă ses futures proies auxquelles elle Ă©tait convaincue de pouvoir, quand son heure sera venue, offrir une bien meilleure qualitĂ© imaginaire.
Son premier devoir Ă©tait de ne jamais sâarrĂȘter. Le monde, lui-mĂȘme bougeait autour dâelle ! Comment se plaindre dâun devoir Ă©prouvant quand chacun y mettait autant du sien pour entretenir le mouvement vital de la galaxie ?  Les marcheurs avaient la chance de pouvoir tout prendre « à emporter ». Aussi, dans son petit sac Ă dos en bois, elle rangeait ses trĂ©sors du passĂ©. Les trĂ©sors dâun passĂ© qui avait tendance Ă prendre du poids sans jamais considĂ©rer quelconque rĂ©gime Ă la mode.. Le passĂ© avait pour objectif lâobĂ©sitĂ© morbide. Le jour oĂč un passĂ© Ă©tait rassasiĂ©, les conteurs se mettaient Ă zĂ©ro et il explosait, puissance supernova, en milles petits bĂ©bĂ©s, qui sâaccrochaient au dos dâun nouveau marcheur pour lâaccompagner. Melisa possĂ©dait des photos, des petits cailloux, des tartes au citron quâelle prĂ©fĂ©rait regarder plutĂŽt que manger, des amies, des garçons, des scĂšnes dâamour imaginĂ©s, des films qui Ă©taient toujours en train de jouer, des piĂšces de théùtre, des acteurs, des chats, des oiseaux, des « le saviez-vous ? » Ă©tonnants qui continueraient toujours Ă lâĂ©tonner..
La nuit, alors quâelle se mettait sur des rollers en mode automatique, elle prenait le temps de sourire pour rĂ©viser ses expressions, loin des armes des chasseurs qui en mettaient les destins en pĂ©ril. Elle Ă©tait une discrĂšte rebelle qui ne pardonnerait jamais ce que subissaient les espĂšces en voie de disparition. Quand elle pensait au dernier « fou rire » qui avait Ă©tĂ© abattue sauvagement lâan dernier, elle avait du mal Ă empĂȘcher ses larmes dâoccuper ses pupilles sans dĂ©fense. Cela lui coutait Ă chaque fois, une centaine de kilomĂštres difficiles Ă parcourir, puisque durant lâindisponibilitĂ© oculaire, elle ne pouvait voire clairement oĂč ses pieds lâemmenaient.
De temps en temps, ses copines lui rendaient visite pour une promenade enchantĂ©e. Elles essayaient inconsciemment de provoquer des occasions de reproduction crĂ©atrice entre des blagues et des situations dĂ©calĂ©es dans lâespoir que la Magie opĂšre et dĂ©pose un fĆtus « dâĂ©clat de rire » sur un des visages fĂ©condables. Mais ça ne prenait pas.. Peut-ĂȘtre avaient-elles trop peur de la pollution, trop peur des chasseurs ? Peut-ĂȘtre avait-elles perdues foi, ou encore, peut-ĂȘtre ne connaissaient-elle pas aussi bien que les gĂ©nĂ©rations passĂ©es ce que reprĂ©sentait ce fantasme quâelle essayaient dâorgasmer..
Quoi quâil en soit, Melisa restait assidue au niveau de son rythme de croisiĂšre. Elle avait dĂ©sormais obtenu sa licence de marcheuse experte. Elle ne craignait plus une retraite anticipĂ©e. Cette Ă©ventuelle dĂ©faite punitive lui semblait pourtant pouvoir se transformer en bĂ©nĂ©diction les jours oĂč elle se sentait trop « individuelle », trop « piĂšce dĂ©tachĂ©e », trop mĂ©canique, et quelque peu perdue sur les rails de ces voies ferrĂ©es qui semblaient changer dâavis sur sa destination. A ses yeux, cet Ă©cosystĂšme vivant ressemblait un peu Ă un auteur qui ne cessait de perdre les pages clĂ©s dâun roman alors quâelle cherchait Ă en entre-apercevoir le dĂ©nouement.
De temps Ă autre, elle changeait de chaussure, pour apporter un peu de couleur Ă sa route et Ă©picer un peu le niveau du dĂ©fi quotidien pour lâĂ©quilibriste nĂ© quâelle Ă©tait. FiĂšre de prouver Ă son entourage sa capacitĂ© Ă ne jamais briser la glace avec des talons aiguilles, elle ne pouvait tout de mĂȘme sâempĂȘcher dâavoir par ci par lĂ des sueurs froides dans le dos, en songeant Ă lâĂ©ventualitĂ© de tomber au nom dâun jeu ridicule et non une cause noble. Elle Ă©tait furtivement hantĂ©e par lâidĂ©e de finir primĂ©e par un Darwin Award..
Un Guide de survie existait pourtant.. mais les modes de Voyage Sur Le Fil De Verre nâavaient pas encore Ă©tĂ© exhaustivement mis Ă lâĂ©preuve en raison de la lĂąchetĂ© comprĂ©hensible des marcheurs universels. De plus, des lĂ©gendes venaient souvent contredire les Ă©crits. Une de ses histoires prĂ©fĂ©rĂ©es Ă©tait celui de lâhomme qui aurait rĂ©ussi Ă sâinstaller sur un canapĂ©. En dessous de ce bien mobilier, il aurait montĂ© des roulettes dont lâinstallation nâaurait en rien mis en pĂ©ril la soliditĂ© de son support naturel quâĂ©tait le fameux fil de verre blanc-bleu⊠Si lâon devait croire ce genre de fantaisies, la science, la logique, la raison ne seraient quâune sorte de mauvaise blague quâon aurait fait Ă lâhumanitĂ©, qui, incapable dâutiliser la totalitĂ© de son cerveau, ne pouvait exploiter quâun certain pourcentage bien ridicule de lâunivers quâils habitaient.. Ce genre de rĂ©flexions excitait Melisa, mais elle prĂ©fĂ©rait faire attention Ă la tentation pour maintenir sa rĂ©putation de fille modĂšle, traversĂ©e Ă frĂ©quence acceptable par des folies passagĂšres.
Puis un jour, alors quâelle sâamusait Ă lire de la poĂ©sie en sentant discrĂštement sa jupe flirter avec le vent du soleil, elle sentit un parfum boisĂ© et une prĂ©sence qui la dĂ©visageait. Elle leva les yeux, et fut giflĂ©e par le choc de ce quâelle dĂ©couvrait. Un jeune homme magnifiquement aromatisĂ© avait tissĂ© une toile autour du chemin de la jeune femme. Il Ă©tait immobile comme lâEmpire State Building et semblait boire joyeusement les compliments dĂ©boussolĂ©s que les yeux de la charmante demoiselle lui projetaient. Etait-il fou ? Mais quâil Ă©tait beau ! Ătait-il mort ? Ătait-ce un fantĂŽme ? Ătait-elle morte puisquâelle pouvait le voire ? Quelle audace ! Quelle fougue ! Il avait osé !!! Il avait osĂ© sâarrĂȘter et ne semblait communiquer aucun regret.
Quel ne fĂ»t pas sa seconde onde de choc volcanique quand elle sâaperçut quâĂ son tour, elle avait Ă aussi cessĂ© de bouger. Elle se dit tranquillement « Ăa y est ! Je suis en train de vivre ce que trĂšs peu de chanceux sur ce monde ont dĂ» pouvoir expĂ©rimenter ! Un miracle qui deviendrait sans doute Ă son tour une lĂ©gende pour ceux qui ne seraient pas lĂ pour en tĂ©moigner. Quelle chance rare ! Quel sentiment dâimportance ! Quelle peur joyeuse ! ». Des frissons venaient embrasser son corps naĂŻf. Il lui tendit la main et sans mĂȘme rĂ©flĂ©chir elle lui confia ses doigts tremblants. Câest alors que trĂšs silencieusement elle sentit craquer en dessous de leurs pieds les fils de verre qui avaient jusquâalors Ă©tĂ© leurs « façon dâexister ».
Etait-ce la fin du monde ? Elle fĂ»t prise de panique et se mit Ă pleurer en regardant ses ballerines qui quittĂšrent ses pieds et se mirent Ă flotter. Le garçon se mit alors Ă rire. Lui aussi surpris par cette expĂ©rience surnaturelle, avait mis moins de temps que sa nouvellement dĂ©couverte moitiĂ©, Ă comprendre que dĂ©sormais, ils allaient pouvoir se reposer lâun sur lâautre, et sans besoin de verre ou de fer, se supporter.
Ensemble, main dans la main, ils Ă©clatĂšrent de rire, alors que le monde, furieux et jaloux, autour dâeux tournait. Ils Ă©taient audacieusement en train de quitter la matrice, sans mĂȘme en demander la permission. Mais une fois les vexations grandioses digĂ©rĂ©es, tout finit par se calmer.
Les deux amants achetĂšrent un clic clac deux-place bordeaux, se prĂ©parĂšrent du cafĂ© dans de jolies tasses en velours cĂ©ramique et vidĂšrent leurs sacs pour Ă©changer leurs trĂ©sors. Ils laissĂšrent partir la population qui habitait leur dos depuis des dĂ©cennies tel des antilopes libĂ©rĂ©es. Alors que le dernier habitant des « monts Ă©paules privĂ©es » cherchait Ă dĂ©sengourdir ses jambes avant de sauter sur un fil de verre disponible, elle le rattrapa et dĂ©fi le nĆud qui entourait sa taille pour lui tendre la corde dont elle nâaurait plus usage. Lâacteur accepta ce cadeau, mais inspirĂ© par lâesprit avant-gardiste de son ancienne kidnappeuse, il poursuivit son chemin en commençant Ă effiler la corde pour se fabriquer une contrebasse. DĂ©sormais, il poursuivrait son chemin en tant quâartiste compositeur plutĂŽt quâimposteur dâĂ©motions non vĂ©cues de premiĂšre main.
Les deux amoureux ne gardĂšrent que ce qui brillait et ce qui pourrait servir de combustible les jours de grand froid durant lâĂ©tĂ©. Ils firent de la place pour une future collection commune pouvant les protĂ©ger contre les chasseurs de bonnes idĂ©es.
Lâexamen qui devait se trouver au bout de la route ? Encore une mauvaise blague, dont ils se promirent de dĂ©mentir lâexistence auprĂšs de tous les marcheurs qui pourraient les croiser.
FIN.
 Nesem Ertan
Photo de couverture : Le zĂšbre Alastair Magnaldo
lol ça me fait trop penser au début du Loup de Wallstreet

Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
Free to watch âą No registration required âą HD streaming
A beautiful summer evening must sound like this... Close your eyes, and smell the flowers from the trees and the warm breeze over your shoulders... #EnPleineMeditationAuTaff
CES RARES MOMENTS OU JE ME TAIS
Je cherche cette Ă©motion, dâun lecteur de roman.
"OĂč tu nages dans les nuages et les spectaculaires parfums dâorages"
Tu baises dans les parcs, et pour une fois tu chantes sur scĂšne..
Tu pars sur de longues routes jaunes et lointaines.
Tu n'en as mĂȘme pas l'Ăąge mais tu pars en voyage.
 Aussi agrĂ©able quâun bĂ©bĂ©.. qui quand il pleure..
Peut ĂȘtre rendu Ă ses parents..
Je cherchais ce moment de pause inter-dimensionnelle
OĂč tu tâadonnes Ă cette peinture exĂ©cutante de lâimagination dâun autre.
 Le dĂ©calage entre la page de garde et lâhistoire mâagaçant toujours,
Je joue au cadavre exquis en lisant des mots en diagonal dans le ventre du sarcophaaaage.
Une légende urbaine ou une banalité mondaine ?
Je cherche Ă dĂ©couvrir ce qui sây caaaache.
 Et puis soudain !
Paniquée par le désespoir de ne jamais retrouver le parfum qui me convienne.
Je mâen vais en cuisine, tenter la crĂ©ation souveraineâŠ
Et puis soudain !
PaniquĂ©e par le dĂ©sespoir de ne jamais savoir, faire dâune recette la mienne.
Je mâen vais au cinĂ©ma, me remplir dâadmirations unidirectionnelles..
 Me dĂ©border dâeuphoriques sentiments dâapprĂ©ciation et dâimpressions dâavoir pris conscience dâune dĂ©couverte faite de sens et de raretĂ© exceptionnelleâŠ. !
Mes amis vous le dirons..
Ăa au moins.. je sais faire..
Puis tel un ballon.
Pshiiiit⊠je me calme, mon regard s'excite, mais je me tais⊠profitez du silence⊠car il ne sera pas éternel.
Une banale crise de MARS-attaque
Imagine une boite de conserve.
Imagine une personne.
Imagine-la se croyant faite pour voler.
Imagine-la absorbée.. imparfaitement.. par la boite.
Les pieds dedans, les bras éternuants,
DĂ©fiant son CONTENANT spĂ©cialisĂ© dans « lâencapsulation express de poumons » !!
A force d'exercer une immobilité indésirable, elle transpire des yeux,
Elle les sÚche. Indifférente. Au sÚche-cheveux.
Elle devient moitié ciel, moitié métal,
Elle grrrrrrrrimace comme le ferait une limace,
Alors que, par terre, ses intentions sâĂ©talent,
Personne nâapparait pour ramasser
Ce "supplĂ©ment dâĂąme" qui lui a Ă©chappĂ©.
Sa tĂȘte exaspĂ©rĂ©e souffle insolemment telle une adolescente mal Ă©levĂ©e
Et sâen va traverser le trottoir
Pour ainsi mieux la voir
Statue hyperactive, 80% naĂŻve / 20% garce,
Pleine de tentatives, 80% sérieuses / 20% farces.
Elle rĂȘve d'un monde meilleur,
OĂč elle serait nĂ©e sur Mars.

Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
Free to watch âą No registration required âą HD streaming
follow me on instagram @ http://instagram.com/jordienassif#
mouahahahaaaaaa
The Deluxe Family Show
Sergio Larrain // Ă visiter Ă la Fondation Cartier / Paris

Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
Free to watch âą No registration required âą HD streaming
Cailloux Magique
Elle nâavait pas prĂ©vu que mercredi, en ce dernier soir dâĂ©tĂ©,
Elle se métamorphoserait en une fillette de 30 ans
Séduisant avec douce malice les lumiÚres, les rues, la riviÚre et les ponts.
A chaque pas, son lourd sac de piquenique dansait avec cadence, tout en la griffant.
 Suite à une séance amicale, de rire, de parler, grignoter et boire,
Elle chantait son chemin au milieu de cette nuit rouge, orange et noire.
Des paroles lui tombaient aux lĂšvres sans lui crier gare,
Elles tombaient par paquet ou Ă lâunitĂ© et de façon irrĂ©guliĂšre
Des arbres aux cheveux bouclĂ©s, des oiseaux quâelle savait endormis,
Des parfums de quelques fleurs poivrés par celui de Paris.
 En pleine improvisation du bonheur,
Elle remarquait.. doucement.. progressivement.. crescendo..
Quâelle Ă©tait de bonne humeur.
Se rĂ©servant tout de mĂȘme ses mĂ©lodies lĂ©gĂšres
Elle jetait de temps Ă autre, un regard devant, un regard derriĂšre
Pour sâassurer une solitude sur ces rues bien populaires.
 En arriÚre-plan, pourtant (!) ..elle était suivie.
Par un GoĂ»t Surprenant dâInterdit
Puisquâelle osait le courage dâun aveu personnel,
De bonheur qui par sa pleine conscience sâinscrivait quelque part dans lâĂ©ternel.
Câen Ă©tait bouleversant, mĂȘme pour elle
 Heureuse.
Sans justification sans prétention mais avec méfiance
Malgré elle, elle avait invité des ombres dans la danse
Elle les Ă©vita et parvint Ă les fuir en sâaccrochant Ă son chant
Et leur murmura rapidement et en a parte :
« Avoir, nâest pas retirer Ă autrui »
 Bisous, amours et petites blagues privées
Que du bon bonheur bien niais (!)
Pava ensuite son chemin vers « Chez Nous ».
Ses pensées lui dessinÚrent un sourire
Posé comme une petite fleur dans le coin
En bas
A gauche
De sa bouche.
 Les chemins Îtaient leurs lourdes robes grises
Et se maquillaient « pomme et pĂȘche » pour cette invitĂ©e surprise
Seule elle-voyait.
Ce que tout le monde..
Pié-tinait.
Ses rĂȘves sâadditionnaient au rĂ©el alors que tout obstacle partait en fumĂ©e.
Loin de toute euphorie.. elle Ă©tait un peu saoule tout de mĂȘme.
Calmement elle murmurait à une audience déguisée
Des rimes, des compliments, des mots, des sons, des mĂ©lodies, des hoquets.. des ooooookayâŠ
 Vidant sa tĂȘte qui dĂšs lors nâavait plus besoin de penser
Elle se promettait quâAUCUNE GESTE, AUCUNE EXPERIENCE ne devait se rĂ©pĂ©ter.
Courant dâimprĂ©vus en inĂ©dits, elle respirait la redĂ©couverte du familier singulier
Tel un sage ayant accompli toute mission introspective
Elle jouait au vent, au chant, à la main du peintre aux pinceaux invisibles, à la détective
 Elle se laissa aller Ă lâincohĂ©rence,
A lâenvie de tout donner, tout remettre au voyage
Sur le dos féérique dâune brise Ă©phĂ©mĂšre
 Elle dĂ©cida de VIVRE UNIQUEMENT POUR LE PLAISIR QUâELLE AURAIT A AIMER
Toute une nouvelle politique !
Aimer tout, les gens, les langues, les mots, la science, les sorciers et les cerises
LES ERREURS, LES DANGERS, LES DRAMES ET LES DRONESÂ !
Aimer. Tout simplement. De façon simple. Aimer.
Puisque la seule Ă©vidence existentielle Ă©tait quâil nây avait rien de mieux Ă faire
Sur ce bout de
Cailloux
Magique
quâĂ©tait la Terre.
Justifications et gamifications
Assis sur le siĂšge dâun avion longue distance
Ses jambes dansants et se balançant car trop courtes
Elle faisait du coloriage pour aider le temps Ă passer
Ăvitant les angoisses en cas dâĂ©ventuelles turbulences.
 De temps Ă autre, elle levait les yeux vers sa fenĂȘtre
Pour y contempler les horizons, le ciel
Comme sâils posaient pour elle
Sâinterrogeant sur les couleurs quâelle allait remettre sur sa page.
Des figures apparaissaient et disparaissaient sur sa feuille
A mesure que lâon avançait parmi les nuages.
 Son imaginaire la projetait sur des toboggans arc-en-ciel
Elle dessinait des amis, des bateaux, des oiseaux, des hĂ©licoptĂšresâŠ
Des feux dâartifices et des bombes !
Des chiens, des chats, des ours blanc-coca cola, peu de gens et beaucoup de monde..
Elle dessinait des enfants couchés par terre, des pÚres à genoux
Petite peintre aux sentiments et interprétations épileptiques
Sa main sâagitait Ă en trouer le papier
Ses yeux fixaient les interrogations à en choquer les vérités.
Si si, dites-le, elle avait un cÎté Benjamin Button déridé
Jeune du corps et une Ăąme vieillissante Ă sauver..
 Puisquâelle entendait chaque jour les gens parler,
Puisquâelle entendait ces voix informatiques
Et remarquait brillamment les « mots » de son cerveau non saturé
Puisque des « push » Le Figaro lui révélaient la mort de centaines de personnes  dans les pays aux noms comportants des « i »
En mĂȘme temps que les noms des politiciens dont le mĂ©tier Ă©tait dâoccuper les esprits..
Alors quâelle jouait Ă faire des gĂąteaux sur son jeu en application tablette iPad
Elle se disait que la vie était grave, mais pas si grave que si ses parents se trouvaient au chomùge..
Son esprit déconcentré changeait alors de chaßne
Un enfant ne devait traiter ce type dâincomprĂ©hensibles scĂšnes
Et puis elle risquerait de finir chez le psy à prouver son bonheur et sa « normalité »
 Progressivement sa frustration expérimentait une métamorphose des sens
Plus le vol se consommait plus le monde en bas perdait de ses couleurs
Plus elle usait de ses feutres, plus elle buvait la faune, la flore, la chair, le sang, les joies et les horreurs
Et pourtant elle connaissait les rires, les sourires, les respires sereines et les sommeilles tranquilles
Mais contrairement à ses cours de mathématiques ou de français
Les humains semblaient avancer sur des codes et formules sans arrĂȘt revus et renouvelĂ©s
Des principes ! il en fallait..
Mais tout et son contraire semblait pouvoir se justifier.. alors à quoi bon comprendre ! plutÎt observer et réagir, manipuler.. les problÚmes, les objectifs et les solutions.
 Elle dessina alors une balançoire et des notes de musique entrant dans lâoreille dâun petit garçon..
Qui se tenait debout.. à cÎté.
Il semblait hésiter.. ou encore ne pas connaßtre cet objet..
Ou plutĂŽt mĂȘme.. sâen mĂ©fierâŠ
Alors que derriÚre un autre gamin plus décidé⊠mais pas forcément plus malin,
Courait au loin pour venir le devancer !
 Elle sâarrĂȘta alors de crĂ©er un instant pour regarder ce que les images Ă leur tour avaient Ă lui proposer
Elle vit le tableau dâun jeu, le scĂ©nario dâun film en cours, rĂ©sumĂ© en un carrĂ©
OĂč les perdants et les gagnants Ă©taient tous deux innocents et dangereux
Elle dĂ©cida de modifier lâexpression de ces enfants
Mais tel une chirurgie esthétique,
Leurs visages retouchĂ©s nâen devenaient que moins authentiques
Elle voulait les faire sourire, les récupérer
Mais Ă chaque coup de crayon, ils devenaient un peu plus Dorian Gray
Heureux, insolents, imprévisibles, gentils, méchants, peureux, souffrants..
Il Ă©tait hors de question quâĂ son tour elle descende jouer
Ce dessin était tout bon à recommencer.