Moodboard du film
Pour le rÎle de Armand de Villeneuve: Timothée Calumet
Emmanuelle Gothe dans le rĂŽle de ĂlĂ©onore de Montreuil
h
Misplaced Lens Cap
NASA
official daine visual archive
tumblr dot com
cherry valley forever

"I'm Dorothy Gale from Kansas"
Sade Olutola

romaâ
Sweet Seals For You, Always

if i look back, i am lost
$LAYYYTER
macklin celebrini has autism
Interview Vampire Daily
Aqua Utopiaïœæ”·ăźćșă§èšæ¶ă玥ă
PUT YOUR BEARD IN MY MOUTH
Not today Justin
seen from United States

seen from Netherlands

seen from Mexico
seen from United States

seen from United States
seen from Pakistan
seen from Jamaica

seen from United States
seen from United States
seen from Czechia
seen from Panama

seen from United States
seen from Pakistan
seen from Venezuela

seen from Panama
seen from Spain

seen from Trinidad & Tobago
seen from Ecuador
seen from United States
seen from Mauritania
@famillelove
Moodboard du film
Pour le rÎle de Armand de Villeneuve: Timothée Calumet
Emmanuelle Gothe dans le rĂŽle de ĂlĂ©onore de Montreuil

Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
Free to watch âą No registration required âą HD streaming
« Trop stylé »
â Konbini
« Parfois un peu cringe, mais finalement globalement satisfaisant »
â Chaos Reign
Afin de vous remercier de votre contribution attentive. Ce sĂ©jour sur lâarchipel nous a inspirĂ© le scĂ©nario dâun film qui, dans un monde imaginaire, bĂ©nĂ©ficierait d'un budget relativement consĂ©quent. Il serait rĂ©alisĂ© par une sorte de « Yorgos Ăstlund », un cinĂ©aste confirmĂ© qui s'avĂ©rerait le croisement improbable de deux figures de la comĂ©die douce-amĂšre et fĂ©roce.
Produit par Sofia Coppola, le long-métrage confierait ses rÎles principaux à des comédiens dont la ressemblance avec des personnes existantes serait purement fortuite.
Le physique androgyne de TimothĂ©e Calumet et les traits si singuliers dâEmmanuelle Gothe porteraient l'intrigue. Au-delĂ de leur apparence, le choix de ce jeune acteur et de cette actrice reposerait sur leur puissance dâinterprĂ©tation et leur humour fin, indispensables pour hisser le film Ă la hauteur de son ambition.
L'esthĂ©tique visuelle serait particuliĂšrement soignĂ©e : une photographie lĂ©chĂ©e, des costumes dâĂ©poque d'un raffinement extrĂȘme et des paysages superbement esthĂ©tiques, dans la lignĂ©e de Triangle of Sadness ou de The Drama. Premier film français des studios A24, en voici le rĂ©cit.
LâOrchidĂ©e des Açores (1789)
Deux mois avant la RĂ©volution française, Armand de Villeneuve et son Ă©pouse ĂlĂ©onore de Montreuil, un jeune couple dâaristocrates parisiens, entreprennent un voyage vers les Açores. Leur but ? Contempler une orchidĂ©e unique dont toute lâEurope cultivĂ©e cĂ©lĂšbre la beautĂ©. Pourtant, ni lâun ni lâautre nâĂ©prouve le moindre intĂ©rĂȘt pour la botanique. Armand, profondĂ©ment conformiste, part uniquement pour nourrir son image dâhomme d'esprit. ĂlĂ©onore, plus brillante mais prisonniĂšre des codes de son milieu, le suit par simple obligation sociale, heureuse malgrĂ© tout de fuir lâennui de la cour. Ils partent parce qu'il faut partir.
DĂšs lâembarquement, leur certitude dâappartenir au centre du monde vacille. JusquâĂ leur retour bredouille en France, ce pĂ©riple se transforme en une comĂ©die humaine miniature.
Ils doivent dâabord endurer Sir Percival Ashcroft, un aristocrate anglais rigide qui transforme la moindre discussion botanique en une compĂ©tition fĂ©roce de statut social.
Pour échapper à sa lourdeur, le couple se laisse séduire par le charme de Giacomo Bellafonte, un aventurier italien et menteur chronique. Ce dernier s'empressera de les escroquer aprÚs avoir proposé de les guider vers cette fameuse fleur que le monde entier semble avoir vue, sauf eux.
Plus l'expĂ©dition s'enfonce vers des Ăźles petites et sauvages, plus le confort de leurs privilĂšges sâeffrite.
La mĂ©tĂ©o capricieuse de lâAtlantique les retient prisonniers plusieurs jours dans une taverne. Ils y affrontent la rudesse dâIngrid Nilsen, une capitaine de baleinier norvĂ©gienne pragmatique et directe. Totalement insensible Ă leurs titres de noblesse, et qui les force Ă regarder la rĂ©alitĂ© en face.
Le point de rupture survient sur lâĂźle de Faial lors de leur rencontre avec Diego « El Canario », un pirate des CaraĂŻbes ambigu, sorte de surfeur du XVIIIe siĂšcle. Ce brigand-philosophe leur oppose une libertĂ© absolue et provocatrice qui les scandalise autant quâelle les fascine.
Tandis que ces figures bousculent leurs certitudes, Armand et ĂlĂ©onore cherchent dĂ©sespĂ©rĂ©ment Ă comprendre pourquoi cette fameuse orchidĂ©e se dĂ©robe Ă leurs yeux. Au fil des escales, le regard dâĂlĂ©onore sâĂ©mancipe, tandis que le conformisme dâArmand se fissure.
Lorsque les deux personnages posent enfin le pied en France, transformĂ©s par ce pĂ©riple absurde, ils dĂ©couvrent que la RĂ©volution a Ă©clatĂ©. Leur monde d'origine a brĂ»lĂ©. Ce voyage, quâils considĂ©raient comme une mondanitĂ© inutile, vient contre toute attente de leur remettre la tĂȘte en place en leur faisant Ă©chapper Ă la guillotine.
Plongeon dans la brume
Tout va bien ! Il nây a pas trop de vent !
Azores: un furieux appĂ©tit dâĂ©vasion
Lâarchipel des Açores est composĂ© de neuf Ăźles façonnĂ©es par des Ă©ruptions volcaniques. La vĂ©gĂ©tation les a recouvertes dâespĂšces exotiques. Lâaloe vera y cĂŽtoie les pins, les calas rivalisent avec les lys, et les hortensias sĂ©duisent les regards, tandis que nous sommes enivrĂ©s par l'odeur du jasmin, des palmiers et des bougainvilliers.
On y mange du boudin noir avec de la purĂ©e dâigname et des ananas locaux. Les vaches sont blanches, noires ou fribourgeoises, et l'on en compte plus de deux par habitant. Pourtant, cette nature gĂ©nĂ©reuse doit ĂȘtre domestiquĂ©e, sous peine de perdre sa diversitĂ©.
LâabnĂ©gation semble ĂȘtre une composante de lâĂ©quation de cet HawaĂŻ de lâEurope. Nous sommes entre les mains dâun dieu poĂšte et nous ne sommes pas responsable de son inspiration ou non.
Nous voulions voir Flores, lâĂźle aux fleurs, mais l'annulation de notre vol nous a contraints Ă prolonger notre sĂ©jour sur Faial, lâĂźle bleue. Le temps y Ă©tait exĂ©crable, ne permettant quasiment aucune balade. Ce n'est que le dernier soir que nous avons pu apercevoir le mont Pico. Culminant Ă 2 351 mĂštres, il s'agit de la plus haute montagne du Portugal, situĂ©e sur l'Ăźle Ă©ponyme, juste en face de la nĂŽtre.
Vous lâaviez compris rien ne se passe comme prĂ©vu. Par exemple le jour oĂč nous avons pris le ferry pour dĂ©couvrir cette fameuse Ăźle noire, le brouillard Ă©tait omniprĂ©sent. Nous y avons nĂ©anmoins dĂ©gustĂ© des vins remarquables, Ă la fois fruitĂ©s et minĂ©raux, avec une touche de pierre volcanique immĂ©diatement identifiable.
Ă cette Ă©tape du voyage, lâenvie de nous enfuir, combinĂ©e Ă une succession dâaventures imprĂ©vues, a donnĂ© Ă notre sĂ©jour des allures de roman de pirates. Nous avons mĂȘme songĂ© Ă rejoindre lâĂ©quipage d'un bateau norvĂ©gien. Quand le capitaine a demandĂ© Ă Jenny si elle avait dĂ©jĂ naviguĂ©, elle a rĂ©pondu : « I'm a fast learner » (J'apprends vite). « They always say that » (C'est ce qu'elles disent toutes), a-t-il rĂ©torquĂ© dans un rire.
Plus tard, dans le taxi pour lâaĂ©roport, la chauffeuse â qui nous a dit quâelle Ă©tait capable de reconnaĂźtre l'accent de chacune des Ăźles â roulait au ralenti, contrairement Ă son dĂ©bit de parole. Elle avait envie de nous parler de son expĂ©rience traumatique lors de sa visite en ville.
Ă Lisbonne, tout est furieusement cher et tout va Ă une vitesse folle. Taking a taxi in Lisbon is furious. Prices are furious. Delays of SATA Airlines are furious. Tourists are furious. Everything is furious.
Pourtant, nous avons rĂ©ussi Ă ne pas ĂȘtre furieux en nous posant finalement Ă 21 h 15 sur l'Ăźle de SĂŁo Miguel, rĂ©alisant que nous avions dĂ©jĂ pris l'avion six fois, sans calculer le temps d'attente dans les aĂ©roports.

Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
Free to watch âą No registration required âą HD streaming
Horta: le centre du monde maritime
Azores: Bleu
Notre voyage a repris son cours initial. Câest mercredi, il fait beau temps, et nous nous posons finalement Ă bord dâun bimoteur sur lâĂźle de Faial. Ici, la location de voiture est pleine dâavertissements et de taxes. Lorsque, plus tard, nous rencontrons Ăkos, un voyageur hongrois solitaire qui nous raconte comment son projet de dĂ©mĂ©nagement sur lâarchipel se frotte Ă des nĂ©gociations ardues, on ne peut pas sâempĂȘcher de penser aux Pirates des CaraĂŻbes. Nous sommes sur une route maritime lĂ©gendaire.
Ă peine arrivĂ©s au port de Horta, nous voulions nous informer sur les moyens de voir des baleines ; sans avoir eu le temps de dire ouf, nous voilĂ embarquĂ©s Ă bord dâun zodiaque en plein ocĂ©an. Comme la mĂ©tĂ©o ne s'annonce pas bonne pour les jours qui viennent, il fallait saisir notre chance, au risque de rentrer bredouilles. Si sur la terre ferme lâair est agrĂ©able, en mer, la sensation est tout autre. Le pilote est portugais, comme Vasco de Gama. Mis Ă part le fait d'ĂȘtre trempĂ©s, nous ne risquons rien, nous a-t-on dit.
Bleu : bleu dessus, bleu dessous, bleu partout. Dans nos cirĂ©s bleus, nous nous rendons compte de lâimmensitĂ© du monde et de notre dĂ©risoire trajectoire Ă vouloir le regarder dans toute sa magie. AprĂšs quarante minutes de navigation, honnĂȘtement, nous nây croyons plus. Tout Ă coup, ça y est, elle est lĂ : Finsi, la cĂ©lĂšbre baleine Ă bosse qui avait disparu depuis sept ans. DâaprĂšs ce que nous raconte AnaĂŻs, notre guide et spĂ©cialiste, Finsi est bien connue. GrĂące Ă une tache noire sur sa queue, elle a Ă©tĂ© aperçue au Cap-Vert.
Les baleines partent gĂ©nĂ©ralement pour de longs pĂ©riples de 8 000 km Ă la recherche de nourriture. Nous avons la chance de la voir accompagnĂ©e de dauphins et dâune tortue Ă tĂȘte rouge.
Finsi la baleine Ă bosse
Açores : les Ăźles quâon ne voit bien quâavec le cĆur
Depuis la fenĂȘtre de lâhĂŽtel qui donne sur un rond-point et sur la mer, la mĂ©tĂ©o est fluctuante. Les nuages sâassemblent parfois pour faire tomber la pluie et, d'autres fois, pour laisser le soleil nous rĂ©chauffer. AprĂšs le brouillard de la veille, les vents contraires persistent. En Suisse, il y a la canicule, et le matin, nous apprenons le dĂ©cĂšs de CĂ©cile. Rapide. Son cĆur nâa pas supportĂ© la dose de morphine.
Elle Ă©tait a nos cotĂ©s pour nos fiançailles et nous lâavions vue aux soins intensifs quelques jours avant de partir ; elle nous avait souhaitĂ© « bon voyage, profitez ! ». Nous ne pourrons pas ĂȘtre prĂ©sents Ă la cĂ©rĂ©monie. Quâest-ce quâon fait lĂ ?
En communiquant avec la Suisse, nous sommes contraints de penser au sens de ce voyage. Un voyage qui semble vouloir nous dire quelque chose dans un dialecte encore incompréhensible.
Alors, nous partons à pied découvrir la ville. Pour écouter les oiseaux.
Ce qui nous parle, câest le rythme des habitants. Tranquilles. Ă lâimage d'Ivo, le chauffeur Uber brĂ©silien qui parle dans un anglais traĂźnant. Il nous parle de la chaleur estivale qui lui manque tant depuis quâil vit ici. La bonne nouvelle : nous nâallons pas souffrir de la canicule.
Toutes les personnes que lâon croise -serveurs, rĂ©ceptionnistes, une jeune femme qui vend des fruits et lĂ©gumes, des militant·e·s LGBT qui nous aident Ă trouver notre chemin, un brocanteur auquel nous achetons un disque de Newcleus - tous et toutes nous frappent par un trait commun. Le premier contact semble rude, voire froid, mais il sâestompe rapidement grĂące Ă lâattention toute particuliĂšre qui est investie pour nous satisfaire. « On ne voit bien quâavec le cĆur », disait le renard au Petit Prince.
Est-ce parce que nous sommes sensibilisĂ©s par ce qui se passe que nous le remarquons ? Cette attention semble ĂȘtre investie dans beaucoup de choses qui nous entourent. Des choses confectionnĂ©es ou amĂ©nagĂ©es : les plats, les vins, les gĂąteaux, les maisons, les parcs avec des oies, des coqs et des canetons qui vivent librement. Pendant ce jour dâescale sur lâĂźle de SĂŁo Miguel, on pense Ă la vie et Ă la mort. On pense Ă nos familles respectives qui nâen forment maintenant plus quâune. On allume des cierges en priant saint ClĂ©ment, patron des marins, qui veille dans lâĂ©glise de Ponta Delgada Ă deux pas de la mer.
De GVA Ă (presque) FLW
Lac Léman
Escale insouciante Ă Porto
8h30 de retard Ă lâaĂ©roport de Teircera
AprĂšs la nuit
Azores : comme chez soi (sauf que câest paumĂ© au milieu de lâAtlantique).
AprĂšs une escale Ă Porto, nous embarquons avec deux heures de retard en raison dâune mĂ©tĂ©o peu propice aux atterrissages. Pourtant, on y croyait : le vol du soir annonçait notre arrivĂ©e Ă 21 h 00. Mais la visibilitĂ© Ă©tant trop mauvaise, le pilote a le regret de nous annoncer sympathiquement que nous allons devoir faire des cercles au-dessus de Sao Miguel, en attendant quâune fenĂȘtre plus clĂ©mente se prĂ©sente.
Une heure plus tard, nous tentons une descente avant de reprendre de lâaltitude. Le brouillard, Ă couper au couteau, a bien failli nous faire plonger dans lâocĂ©an.
AprĂšs avoir tentĂ© une seconde fois de nous faire atterrir en toute sĂ©curitĂ©, sans succĂšs, il est dĂ©cidĂ© de nous dĂ©router vers lâĂźle praticable la plus proche.
Il est minuit lorsque nous arrivons, dĂ©jĂ fatiguĂ©s, Ă lâaĂ©roport de Terceira, Ăźle voisine de notre destination. Nous y resterons toute la nuit. Porte dâembarquement 6, dormant tant bien que mal sur un banc, en entrevoyant le cauchemar du personnage interprĂ©tĂ© par Tom Hanks, qui y est restĂ© des annĂ©es perdu dans un terminal. Le temps finit par passer. On rit Ă lâidĂ©e que, « si ma grand-mĂšre avait des roues, on serait toujours en route pour Porto », et on relativise lâabsurditĂ© de la situation en se remĂ©morant les six saisons de Lost.
Le personnel a lâair Ă©puisĂ©, mais semble sincĂšre. Il nous informe que trois jours de mĂ©tĂ©o dĂ©plorable ont saturĂ© les hĂŽtels. Nous devons attendre le lendemain matin, 9 h 18, pour espĂ©rer rejoindre notre correspondance vers lâĂźle de Flores. Que pouvions-nous faire si ce nâest garder le calme et essayer de ne pas penser que les Açores forment un archipel perdu au milieu de lâAtlantique ?
LâarrivĂ©e Ă Ponta Delgada ne sera pas notre dernier alĂ©a, puisque la correspondance pour Flores finira par ĂȘtre annulĂ©e Ă 16 h 00. ExtĂ©nuĂ©s, nous rejoignons le VIP Executive HĂŽtel, payĂ© avec les bons proposĂ©s par la compagnie aĂ©rienne. Un jour et demi aprĂšs notre dĂ©part, nous nâavions pas encore vĂ©cu un seul moment de vacances.
Lundi matin enfin lâĂźle de Sao Miguel

Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
Free to watch âą No registration required âą HD streaming
Hello Azores, Again
Parka, pull, short et chaussures de marche sont prĂȘts pour vivre la mĂ©tĂ©o changeante, la vĂ©gĂ©tation colorĂ©e et lâaccueil lĂ©gendaire des habitants et des habitantes de ce coin du monde pour le moins surprenant.ïżŒ
Lâoccasion de remercier toutes les personnes qui ont permises ce voyage dans lâarchipel, en espĂ©rant leur faire partager en temps (presque) rĂ©el nos dĂ©couvertes dans ce modeste carnet de voyage :-)