L'accompagnement post-partum.
Je trouve que l'accompagnement pendant la grossesse est assez bien en France, mais par contre une fois que bébé est né rien ne va plus, et ce dÚs la maternité.
Je n'aborderais que le sommeil parce que c'est déjà un sacré morceau. Il ne s'agit évidemment que de mon expérience personnelle.
DĂšs le dĂ©but ça pĂȘche, dans mon cas bĂ©bĂ© est nĂ©e Ă 1h23, les 2h en salle de naissance, le retour en chambre vers 4h ou 4h30 du matin, encore une petite heure avec papa avant qu'il ne reparte Ă la maison, l'attente de son message 45 minutes plus tard environs, nous voici donc Ă plus de 6h du matin. Le temps de me remettre de mes Ă©motions, hop trop tard je n'ai dormi que 15 minutes et il est 7h30, me voici avec ma premiĂšre visite de l'Ă©quipe mĂ©dicale. Bon je dormirai plus longtemps cette nuit. Et bah non! Parce que la premiĂšre nuit de bĂ©bĂ© est connue pour ĂȘtre sportive, et aussi parce que ma fille a trĂšs rapidement manifestĂ© son refus de dormir ailleurs que dans nos bras đ
Mais ça ce n'est pas grave.
Ou du moins ça ne le serait pas ailleurs qu'en France.
En France le cododo n'est pas bien connu, pire il est décrié par peur.
Du coups trĂšs fatiguĂ©e la premiĂšre nuit je prends ma fille dans mon lit, visite d'une sage-femme "ah non mais vous pouvez pas dormir avec elle c'est trop dangereux, il vous faut la mettre dans son berceau" (par berceau entendre sorte de saladier Ă bĂ©bĂ© en plastique mis Ă disposition des mamans). Oui mais non en fait, parce que dĂšs que je la pose elle pleure... Bon pas de soutien de ce cĂŽtĂ© lĂ puisqu'elle me dit que c'est peut-ĂȘtre qu'elle a faim (non pas du tout elle tĂšte tellement bien qu'elle a dĂ©jĂ repris du poids Ă 3 jours de vie).
Milieu de nuit une autre femme passe me voir, je suis un peu à l'ouest vu que je n'ose pas dormir et que j'en suis à environs 36h sans sommeil, et elle me dit "vous pouvez dormir avec elle si vous voulez, je vous installe le coussin d'allaitement et je vous montre". Mon petit miracle du séjour, je ne la remercierai jamais assez, on dort toute les deux, sans risque, le moindre mouvement de ma fille me réveille, je suis calée je ne risque pas de l'écraser. Je ferais donc toutes mes nuits à la maternité dans mon nid avec ma fille.
Retour Ă la maison, ah elle ne veut toujours pas ĂȘtre posĂ©e. Ah mince mon matelas est plus mou que celui de la maternitĂ© on ne peut pas s'installer comme on faisait.
Et la ce sera 15 jours de lutte pour trouver comment dormir, Ă se relayer, et se faire "gronder" par la sage-femme, non mais il faut la poser, non mais elle doit dormir dans son lit, etc...
Jusqu'au jour oĂč j'ai trouvĂ© l'installation parfaite pour dormir avec elle de façon sĂ©curisĂ©e Ă grand renfort de coussins d'allaitement.
Méthode que j'ai utilisé jusqu'à ses 4 mois environ puis comme elle a grandi j'ai adapté.
Mais jusqu'Ă ses 4 mois toujours cette remarque : "elle doit dormir dans son lit".
Mais pourquoi? On dort tous les trois, on est heureux comme ça, elle ne veut toujours pas dormir sans nous, oĂč est le mal ? Dans les autres pays le cododo (entendre partage du lit pas juste la chambre) est tout Ă fait normal, mĂȘme plus que recommandĂ©, et ce jusqu'au 6 ans de l'enfant, alors d'oĂč vient cette pression pouvant mener Ă l'Ă©puisement gĂ©nĂ©ralisĂ© de la famille Ă ne pas vouloir du cododo ?