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@ehnyiel

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Ami, est un nom bien traßtre. Jamais, non je ne crois jamais vous avoir seulement considérer de la sorte. Vous avez été le premier homme dans le regard duquel je me suis vu en égal. Vous avez été le seul.
Bien vite, dĂšs lors que nous avions quittĂ© le nid, nous nous sommes effleurĂ©s. Je vous avais dĂ©jĂ partagĂ© lâinconfort que jâavais Ă ĂȘtre touchĂ©, sans prĂ©cisĂ© la teinte que cela prenait avec vous. Aussi en lâabsence de contrordre, nâavez-vous jamais quâapprochĂ© cette limite.
Nous nous sommes donc frĂŽlĂ©s, esquivĂ©s, nous sommes jouĂ©s lâun de lâautre, en toute innocence, sans consĂ©quences. Il vous est arrivĂ© de me reprocher mon indĂ©cision, mon audace déçue, mes aventures rĂ©tractĂ©es.
Les choses, malgrĂ© chahuts en sont toujours restĂ©es lĂ . Jusquâau jour oĂč pour de bon je vous ai cru perdu. Une sensation de terreur sâinsinua alors en moi, une douleur innommable. Perdu, vous mâĂ©tiez dĂ©finitivement perdu. Je ne trouve quâun vide Ă la place de ma poitrine. Jâignorais que rien, cela pouvait faire aussi mal. Ătais-ce de lâamour, alors ?
Non. Je crois vous avouer toute la violence de mes sentiments, sans jamais en rĂ©vĂ©ler la cause exacte. Lâorage passe, je respire Ă nouveau, la vie continue. Vous ĂȘtes renvoyĂ© au loin, en arriĂšre-plan. Je ne voulais surtout pas remarquer la destruction de ce masque que jâavais posĂ© sur vous, dans mes yeux et qui vous prĂ©servait de tout fantasme. Vous mâĂ©tiez, inaccessible.
Câest alors, traĂźtre que vous ĂȘtes, que vous mâavez partagĂ© lâenvie la plus sincĂšre quâil mâest Ă©tĂ© donnĂ© de voir dâunir nos chairs. Non content de ne plus reconnaĂźtre sur votre visage les contours familier de ce masque que pour vous jâavais taillĂ©, pour ne jamais savoir vous envisager, voilĂ que vous vous rendiez Ă moi, accessible ?..
TroublĂ©, en apesanteur, sans la moindre prise ni sur les Ă©vĂ©nements, ni sur ma vie, sans contrĂŽle, aucun, ni sur mes ressentis, ni sur mes Ă©motions, me voilĂ perdu, seul, errant, badaud, esseulĂ© au moment prĂ©cis oĂč lâon mâannonçait vouloir me rencontrer.
Certes, sans doute sur un terrain sur lequel je ne voulais jamais lâĂȘtre. Certes, dans des considĂ©rations desquelles je ne pensais jamais pouvoir ĂȘtre dĂ©livrĂ© de ma peur. Mais vous vouliez me rencontrer, vous avez fait en sorte dâĂȘtre on ne peut plus clair Ă ce sujet.
Comment alors ? Comment vivre alors, comment ĂȘtre alors, comment ne pas en vouloir plus alors ? Comment moi qui portait le poids, le fardeau dâune affection trop lourde Ă votre Ă©gard, comment pouvais-je ne pas en attendre plus ? Des excuses, je nâen ai pas. Jâai beau en chercher, il ne sâagit que de mon amour pour vous et de lâinjustice implacable qui vibre dans chacune de mes cellules, accablĂ©es de ne jamais se voir exaucĂ©es, ĂȘtre aimĂ©es en retour.
Je suis un amas informe, un tas de viande en putrĂ©faction dont vous voulez abusĂ© pour votre plaisir et qui, affreusement coupable, partage votre vice. J'ai conscience de mon impĂ©riale contradiction. Jâen ai honte. Je nâai jamais cru pouvoir comprendre pourquoi vous Ă©tiez si inapte Ă mâenvisager sur tous les points sur lesquels je me suis efforcĂ© dâĂȘtre meilleur, mais que ma souillure, elle, vous allĂšche.
Abattu, empli dâun espoir qui nâattend que dâĂȘtre déçu, je viens vous livrer ce que je crois ĂȘtre ma derniĂšre apostrophe. « Vous avez parfois dans mes yeux la couleur de lâĂ©vidence ». Jamais je crois quâune phrase ne mâaura coĂ»tĂ© si cher Ă prononcĂ©. Jamais je nâai fais preuve dâautant de concision pour mâexprimer au sujet de quoi que ce soit. Jamais non plus la rĂ©ponse que vous avez choisi ne pouvais plus me blesser.
Vous avez substituer mon affirmation pour une question de votre invention Ă laquelle vous avez rĂ©pondu par une invitation graveleuse. Ăa nâĂ©tait plus vous. Vous ĂȘtes mort devant moi ce jour-lĂ . Vous avez trahi qui je pensais que vous Ă©tiez. Vous qui Ă©tiez prĂ©cisĂ©ment celui qui joutait avec moi sur le plan des idĂ©es sans avoir Ă sâabaisser aux trivialitĂ©s terrestres.
VoilĂ dâoĂč vous mâattaquiez avant que je ne passe avec vous lâune des pires soirĂ©es de mon existence. En effet, vous nâavez pas seulement sali lâimage que jâavais de vous, vous nâavez pas seulement Ă©cartĂ© dâun revers de main mon cĆur que je vous tendais comme sâil sâagissait dâune immondice, vous mâavez humiliĂ© et ça, vous ne lâaviez jamais fait.
Abasourdit, jâai composĂ© la plus belle, la plus exhaustive, la plus antithĂ©tique des dĂ©clarations dont jâĂ©tais capable en cet instant. Jâai rĂ©ellement fait de mon mieux pour vous exprimer lâentiĂšretĂ© de mes sentiments pour vous. Puisque mon inhabituelle synthĂšse nâavait pas eu lâeffet escomptĂ©, il me fallait pour vous, contre vous, lutter avec mes armes les plus acĂ©rĂ©s.
Vous avez alors disparu, recrachĂ© mon cĆur, livrĂ© sur son plateau dâargent, en travers de ma face. Jâai continuĂ© Ă vivre, Ă avancer sur dâautres thĂ©matiques, dâautres points, suis arrivĂ© Ă une certaine paix avec moi-mĂȘme sur quelques problĂ©matiques. Et vous voilĂ revenu, finalement cĂ©libataire.
Devais-je y voir une opportunitĂ© ? Certainement pas. Cela serait une fois de plus se livrer pour mieux se blesser. Câest plus de masochisme que je nâen suis capable. Jâai alors exercĂ© sur moi exactement ce que je vous avais lĂąchement demandĂ© de faire Ă ma place. Jâai tuĂ© mes sentiments, les ai enterrĂ©s, et ai dĂ©robĂ© de vous : satisfaction et plaisir.
Certes, je nâĂ©tais pas plus amoureux quâavant. Je ne lâĂ©tais pas moins pour autant. Câest cependant ce que jâai dĂ©cidĂ© de croire. Puisque cela ne me tuais plus autant, puisque je pouvais aller si loin sans en pĂątir, je pouvais bien vous concĂ©der ces plaisirs du corps auxquels je me refusais tout net jusquâici.
En contrĂŽle, Ă nouveau, enfin. Je pouvais tout. Il nây avait plus aucun obstacle. Quoi de plus normal lorsquâils ont Ă©tĂ© enfouis un peu plus tĂŽt ? La question ne se pose pas dans mon esprit Ă ce moment-lĂ . La chose est excitante, intrigante, pourquoi chercher Ă comprendre ce qui soudainement rendait tout cela possible ?
LâexpĂ©rience se rĂ©pĂšte. Nouvellement chercheur en plaisirs, je mâinterroge sur les subtilitĂ©s du vĂŽtre. Jâen comprends quelques nuances, pratique et semble obtenir quelques les rĂ©sultats. Câest lĂ que je vacille une fois de plus. LâingrĂ©dient nĂ©cessaire Ă votre satisfaction : il sâagit de ma dĂ©chĂ©ance. La tendresse.
Celle qui me dĂ©chire les tripes, qui ramĂšne des limbes mon cĆur de mort-vivant et me fait questionner sur ce quâest lâamour. Je rationalise, jâadopte votre point de vu, comprends, enfin, quâen effet, aux vu des circonstances, mĂȘme si vous avez certes, lâintelligence Ă©motionnelle dâune Ă©ponge, vous avez fait au mieux.
Vous ne souhaitez pas me torturer. Je suis le seul Ă le vouloir pour ĂȘtre un peu plus proche de vous. Seul responsable de ma misĂšre. Je comprends enfin cela et que tout amour ne se peut ĂȘtre quâinconditionnel sâil se doit ĂȘtre appelĂ© amour. Si jâavais compris plus tĂŽt dĂ©jĂ que câest ainsi que je vous aime, je rĂ©alise, quâĂ votre maniĂšre, vous devez ressentir cela, vous aussi.
Non pas en les termes que je crois toujours espĂ©rĂ© aujourdâhui, mais vous mâaimez bel et bien, inconditionnellement, Ă la façon dâun ami. Que vous puissiez vous mentir Ă vous-mĂȘme, ne pas accepter votre attirance pour la gente masculine, que vous soyez incapable de lâaimer dâamour comme vous savez le faire avec les femmes, peut doit mâen importer.
Je ne dois dĂšs lors mâen tenir quâĂ ce que vous me dĂźtes. Ce que vous mâavez dĂ©jĂ dit, câest que vous estimiez notre lien et de ne jamais le vouloir risquer sur un coup de Jarnac, un pile ou face un peu trop tĂ©mĂ©raire. Les suppositions doivent cesser et je vous rend compte de mes derniĂšres incertitudes et rĂ©alisations.
Croyant par la prĂ©sente rĂ©gler tout problĂšme, je crois pouvoir concilier mon affection pour vous, mon dĂ©sir dâĂ©voluer sur la voie de ma sexualitĂ©, la nĂ©cessitĂ© de la tendresse qui Ă©corche mon cĆur dans une nouvelle forme de relation que nous entretiendrions et qui ne ferait pas souffrir.
Car ce que je comprends enfin de lâamour, moi qui en suis Ă bien des Ă©gards Ă©tranger, câest quâil nâest pas question que de douleur. Ce doit ĂȘtre beau, lâamour, ça doit faire du bien, je crois.
Je me dĂ©lecte de chaque moment passĂ© avec vous comme autant dâinstants de grĂące oĂč mon cĆur baisse les armes. Je suis en reddition. Ayant levĂ© lâinterdiction dâĂȘtre touchĂ© par vous, je capitule. Vous faites preuve dâune certaine habilitĂ©, que je ne pourrais jamais quâenvier, Ă ce jeu-lĂ .  Vos doigts mettent le feu Ă mon corps, Ă mon dĂ©sir lĂ oĂč seul un autre nâavais jamais rĂ©ussi quâĂ lâapprivoisĂ©. Je me meurs sous vos mains. Je suis incapable de me reconnaĂźtre. Suis-je donc dotĂ© de pareilles rĂ©actions, de telles capacitĂ©s Ă ressentir les plaisirs sensuels ?
Je ne voudrais pas avoir Ă souffrir de cette relation. Quel drĂŽle de constat, a posteriori, que cela ne soit pas possible ! Jâignore maintenant ce quâil me faut faire. Mettre un terme Ă ce revirement de situation dans notre relation, ayant exposĂ© aussi franchement ma vulnĂ©rabilitĂ©, votre regard sur moi a dĂ» changĂ©, il a changĂ©.
Ai-je simplement besoin de temps ? Nâai-je besoin en rĂ©alitĂ© que de rĂ©soudre ce qui se trame autour de notre relation, pour moi, de mon cĂŽtĂ© ? Et la suite ? Vais-je me retrouver seul lorsque vous rencontrerez une personne Ă aimer ? Autant dâincertitudes mâaffaiblissent, mais ça ne me tuent plus. Je crois me rendre compte que ce doit ĂȘtre mon appĂ©tit qui ne sera jamais pleinement rassasiĂ© de la sorte.
Ai-je bien faim de ce que vous pouvez mâapporter ? Nâest-ce quâun prĂ©texte Ă autre chose ? Ma seule certitude, câest que jâai Ă avancer sur ce terrain-lĂ et quitte Ă ne pas vous aimer et nâĂȘtre pas aimĂ© de vous : je me veux creuser pour vous une place de choix dans ma vie, celle quâune paix future avec moi-mĂȘme puisse ĂȘtre signĂ©e par votre concours.
Le cĆur tantĂŽt absent, tantĂŽt lourd, une nouvelle Ă©piphanie mâĂ©clate Ă la figure. Je renouvelle bien vite ce vĆu dont je mâĂ©tais exigĂ© dâabandonnĂ© la formule. Mon corps, cependant, se rappelle Ă mon bon souvenir. Par le feu, celui qui consume les chairs, celui qui soulĂšve les Ăąmes, je me souviens quâil nây a rien de bon Ă vivre sans sentiments.
Je vous retrouve et une fois de plus, le souffle mâest coupĂ©. Pourriez-vous mâenseigner comme il se faut respirer ? Avec moins de difficultĂ©s, je cĂšde Ă mes propres pulsions et ne semble pas vous heurter dans le processus. Jâen Ă©touffe dâaise.
Chaque joie, dans ma bouche, se transforme inlassablement en cendres, celles de lâinĂ©luctable destinĂ©e que jâai choisi Ă cette histoire. Quâil est difficile de ne cĂ©der ni Ă ses dĂ©mons, ni Ă la dĂ©mence. Je jouis sans doute un peu trop dâune telle situation.
Câest pourquoi notre mort, je lâai dĂ©jĂ prĂ©mĂ©ditĂ©. Il me faut abattre la bĂȘte avant quâelle ne gagne plus de terrain que vous ne saurez jamais mâen concĂ©derez.
Si tu critiques lâhoroscope mais que tu crois Ă un test de personnalitĂ© sur internet tu fais partie du problĂšme.
Pourquoi j'ai toujours l'impression de tout faire Ă l'envers ? Comme si je ne pouvais jamais rien faire dans le bon ordre. Ăa doit ĂȘtre trop dur de se dire que ce qu'on fait, comme on l'a fait, ça va, c'est bien.
Pas moyen de valoriser cette merde. C'est mort.

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my final thought before making most decisions: fuck it
Ăa y est. Je le sens. Lâorage monte. Un Ă©clair, comme un regard. Ăa commence. Les nuages sâĂ©paississent, sâobscurcissent, tout devient plus flou et limpide Ă la fois. Weâre a natural. Mais, on ignore encore Ă quoi on joue, des arcs Ă©lectriques entre nous, joue contre joue. Lâun dans les bras de lâautre, soudain un sourcil sâarque, un mot de trop et lâon change de polaritĂ©. Nous qui nous entremĂȘlions Ă lâinstant, tout semble tout Ă coup nous sĂ©parer. Besoin de violences, dâinsultes, de marquer la rupture, de montrer la fracture. Ce tumulte perpĂ©tuel. Cet orage, apte Ă nous agglomĂ©rer autant quâil Ă©clate, ce nous, en deux, de part et dâautre. Peu importe quâelle face du dĂ© nous sourira aujourdâhui, peu importe la sorte de combinaison qui nous mĂšnera jusque lĂ -bas. Chacune de nos interactions, sous tension, tonnerres de nos rencontres plus encore que de nos dissensions. Et puis ce putain de fourmillement Ă©lectrique sur mon visage Ă chaque fois que son sourire souffle de mon cerveau la moindre pensĂ©e... Mais. Heureusement pour nous. Câest tout sauf un coup de foudre.
There's nothing I hate more than what I can't hide
C'est lui qui a commencé
Il m'a touché une fois. à partir de là j'étais baisé, impossible de s'en détourner. Je me suis autoriser une subtile réciproque qui consistait en un droit absolu à disposer de son corps. C'est affreux, il est vrai, mais je pensais sincÚrement que cela ferait partie du jeu. Malheur. Il s'était, pour moi, jouer de moi, mais pour lui, avec moi, il ne faisait que jouer.
On comprend rapidement la stupiditĂ© de demander aux autres s'il nous on bien compris. Impossible. On ne se comprend dĂ©jĂ pas soi-mĂȘme, n'en demandons pas tant aux autres.
Le tout est qu'il a voulu mettre fin à ces enfantillages, quelques broutilles, pauvres bagatelles, fruits enfantins d'une écervelée insouciance. Pour moi, elles étaient déjà les promesses d'un aprÚs. Que je suis con. Responsable de mon propre malheur. J'avais pourtant déjà inspecter ses réactions, il revenait toujours à moi, perdu, en demande d'attention.
Je m'enorgueillais d'une espÚce de dépendance malsaine à laquelle j'attachais un sous-texte que lui ne partageait pas. C'est la définition de s'emballer tout seul. Je sais. Mais quand tu veux y croire, tout est un signe, une fleur du destin. Saloperie de destin en lequel je ne suis pas censé croire pour un sous, m'enfin.
Disons je le préfÚre appelé "Instinct". Le problÚme ici, c'est que tout à beau y passer : les engueulades, les prises de becs, les sourires tendres, les échanges de regards, les coups, les rires et le mépris. On a beau passer à la machine coeur et cerveau, à la moulinette les sentiments :
"Ils ne sont pas partagĂ©, dans l'hypothĂšse oĂč ça fonctionnerait tu le dĂ©truirait, tu lui arracherais ce qui te fais le convoiter. Puis, tu le laisserais lĂ , la gueule bĂ©ante, pire que mort, vide, en cĂŽtĂ© de la vie, seul."
Au broyeur les pensées :
"De toute façon, il ne t'aime pas. Il a un comportement, pour lui, normal, neutre avec toi. Tu n'es rien d'extraordinaire, redescend de ton piĂ©destal, arrĂȘtes un peu d'rĂȘver. Tout ce que tu lui inspire c'est de la confusion et un vague sentiment d'affiliation, tout au plus."
MalgrĂ© ça, malgrĂ© tout ça... MalgrĂ© la raison du cĆur, les sentiments des pensĂ©es, l'illogisme de la situation, je m'entĂȘte Ă ne vouloir, Ă ne penser, Ă ne souhaiter que la mĂȘme et unique chose. Puissiez-vous m'arracher au monde des vivants, la vie est trop douloureuse. Comble du ridicule, ça ne sera jamais personne d'autre que moi que je dĂ©sirerai Ă travers quiconque.
Him - How do you know when you're in love ?
Her - All the songs make sense.
J'ai bien envie d'crever, lĂ , de suite.

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I'm powerless, I'm meaningless, like every scar and as i cry, tears fill inside right through my heart
Leeandlie English version of the Ancient Magus' Bride opening
Je suis amoureux, sĂ©duit par l'idĂ©e de l'ĂȘtre. Pas un besoin primaire, animal. Pas non plus totalement dĂ©sintĂ©ressĂ©. Ăa me prend le cerveau, ça me retourne la tĂȘte, dĂ©vore mes journĂ©es, ça rend fade toutes mes autres discussions. Je deviens monomaniaque, je tourne comme un lion en cage. J'attends. Impatiemment. Que rien ne se passe, pour qu'enfin : tout puisse commencer.
Le problÚme avec la vérité, c'est qu'elle se drape d'un blanc linceul, mais qu'en vrai, quand elle a bien chié partout, elle vient t'cracher à la gueule avant d'se tirer, elle et ses gros sabots.
Inlassable. PerpĂ©tuel. Inexorable. Mouvement d'une quantitĂ© confinĂ©e et parquĂ©e. Enveloppe d'une lettre, celle-lĂ vierge de toute expĂ©rience de ce monde, par elle-mĂȘme. Il Ă©tait un temps oĂč la plume de l'auteur venait, quotidiennement, ajouter le sable d'une nouvelle plage. Depuis trop longtemps, dans un vase-clos, le systĂšme se contentait de se nourrir de lui-mĂȘme. Triste punition. ImpĂ©riale affliction que celle d'Ă©riger autour de soi, contre tout le reste, une fine couche d'un je-ne-sais-quoi qui coupait, brisait et parait toute forme d'ĂȘtre. Il fallait demeurer ici, de l'autre cĂŽtĂ© du verre, lĂ oĂč, mis Ă part toi, rien ne vit. DrĂŽle de punition d'en venir mĂȘme Ă oublier que, toute prison de soi qu'elle ait, cette mĂ©taphore n'est qu'en deux dimensions. Tu aurais pu, tout aussi bien, t'accommoder de cette geĂŽle de l'esprit en t'insinuant, de temps Ă autre, derriĂšre la paroi glacer que tu avais Ă©rigĂ©. Rien n'aurait Ă©tĂ© moins cohĂ©rent. Toutefois, dans un dĂ©lire bien Ă toi de t'infliger une royale tenue, une prestance noble que les gens ont dĂ©cidĂ© d'oublier, tu as prĂ©fĂ©rĂ© rester droit et courbe dans ce que tu t'Ă©tais autorisĂ©. L'inconnu aura tout au plus frĂŽlĂ© le voile que l'ensemble se sera dĂ©chirĂ© dans une implosion impressionnante de cet ego qui ne savait plus se tenir seul. Comment ĂȘtre dĂ©jĂ ? La pression, insupportable, du support Ă©tait devenu nĂ©cessaire Ă ton bon fonctionnement. Il Ă©tait maintenant inconcevable pour toi de penser sans celle. Tu essaies de rĂ©cupĂ©rer, rassembler, rafistoler les morceaux de ces tentures, sans succĂšs. Le sable, eau Ă©tincelante, encre de ton Ăąme, le voilĂ . Il s'Ă©coule des dĂ©combres, il sâĂ©pand, produit toxique dĂ©versĂ© sur le monde. Raison mĂȘme de ta sĂ©grĂ©gation du genre humain. VanitĂ© de la chose, tu en viens Ă t'Ă©tonner toi-mĂȘme. Ainsi donc, le systĂšme creux du sablier n'Ă©tait qu'un artifice. Temps est passĂ©, mais prĂ©sentement, tout est clair aux yeux du vivant. Tu te pensais mort Ă l'intĂ©rieur, mĂ©ritant une camisole dont tu n'avais pas besoin, seul responsable de ton propre Ă©touffement. DrĂŽle d'incohĂ©rence mon ami. Changeante, voilĂ que la matiĂšre, manteau de la nuit, chatoyante et mouvemente, se met Ă crĂ©er, fabriquer. Non content dâavoir Ă©tĂ© jusqu'alors une bouillie infĂąme dâun Narcisse qui ne sâassume pas, lâinconcevable Ă©tait possible. Tour Ă tour, s'Ă©rigent piliers et colonnes, s'organise l'Ă©rection de grands bĂątiments, d'imposantes volutes. Mais, cette fois, point dâerreur. La masse ne s'organise pas comme un dĂŽme, qui une fois encore viendrait clore le sujet. Au contraire, le sujet, comme partie d'une certaine universalitĂ© laisse libre cours Ă son expansion perpĂ©tuelle. UnitĂ© reprĂ©sentant plus qu'un monde, mais tout un cosmos. On voit rejaillir çà et lĂ , les diffĂ©rentes teintes des sables importĂ©s de ces autres que depuis longtemps, on avait cessĂ© de frĂ©quenter, dont l'autorisation Ă nous effleurer avait Ă©tĂ©, contre notre grĂ©, suspendue.