Affleure
T’as cru que c’était
Le clou du spectacle
Le bouquet final, dĂ©jĂ
J’ai pas beaucoup Ă©tĂ© lĂ
C’est vrai
Ailleurs, ici
À l’intérieur, à l’extérieur
J’étais bien là , pourtant
Je bourgeonne
Tenace et tranquille
Pied Ă pied
À plein contre les boues brunâtres
De cette humanité d’hiver
Recroquevillée et rabougrie
Ici, tu sais,
Les choses deviennent sérieuses
De pauvre saltimbanque Ă soldat
Plus riche que Crésus à la fin
Tout ça n’est plus tellement à propos de moi
Pour un Nous
J’ai fait craquer mes jointures
Peintures de guerre à mes paupières
Des breloques plein mes locks
J’ai bourgeonné et puis fleuri
Suave printemps de magnolias
Je cultive en mon jardin secret
Cette hargne du chiendent qui perce, franc
La sombre glace de leurs froidures
Dans les plissures et les fanfreluches
D’un quotidien passer au combat
Je nous ai trouvé,
Plus nombreux que leurs morsures
Plus éclatant que leurs verglas
Je nous ai trouvé
Et tu le sais, stakhanoviste discipliné
Il n’y a d’abandon qui vaille
Tant que filon habite la faille
J’ai planté des fleurs
Dans ma coiffe guerrière
Je t’en jette une
Puisses-tu, toi aussi lĂ -bas
La saisir et en user comme d’une arme













