Pour lui, la grĂące et la grandeur, c'Ă©tait rĂąpĂ© - englouti dans les abysses de son passĂ©. Mais il pouvait peut-ĂȘtre crĂ©er les conditions qui permettraient Ă d'autres de les trouver.
Joe Abercrombie, Les Diables
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Pour lui, la grĂące et la grandeur, c'Ă©tait rĂąpĂ© - englouti dans les abysses de son passĂ©. Mais il pouvait peut-ĂȘtre crĂ©er les conditions qui permettraient Ă d'autres de les trouver.
Joe Abercrombie, Les Diables

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Mais [il] s'efforçait de ne pas juger les gens sur leurs mauvais choix. AprÚs en avoir fait toute sa vie, c'était la moindre des choses...
Joe Abercrombie, Les Diables
Les blessures les plus récentes paraissaient toujours pires que les autres. Le temps qu'elles trouvent leur place dans la routine. De nouvelles notes de bas de page au pied d'une vie de violence.
Joe Abercrombie, Les Diables
Tous les gens ont peur en permanence. C'est ce que tu dois avoir toujours Ă l'esprit. Bien sur, ils n'ont pas nĂ©cessairement peur de la mĂȘme chose que toi. Mais au contraire, d'Ă©lĂ©ments qui te laissent de marbre. Comme l'altitude, l'Ă©chec, ou avoir envie de pisser quand on ne peut pas s'isoler. Mais tout le monde a peur de quelque chose. Et mĂȘme si ce n'est pas vrai, le croire est trĂšs utile. Les hĂ©ros sont seulement de bons acteurs.
Joe Abercrombie, Les Diables
[...] il avait parfois de ces moments de totale absence d'activitĂ©, comme si le cycle incessant des astres s'Ă©tait arrĂȘtĂ©, et lui avec.
Umberto Eco, Le nom de la rose

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Jusqu'alors, j'avais pensé que chaque livre parlait des choses, humaines ou divines, qui se trouvent hors des livres. Or, je m'apercevais qu'il n'est pas rare que les livres parlent de livres, autrement dit qu'ils parlent entre eux. A la lumiÚre de cette réflexion, la bibliothÚque m'apparut encore plus inquiétante. Elle était donc le lieu d'un long et séculaire murmure, d'un dialogue imperceptible entre parchemin et parchemin, une chose vivante, un réceptacle de puissance qu'un esprit humain ne pouvait dominer, trésor de secrets émanés de tant d'esprits, et survivant aprÚs la mort de ceux qui les avaient produits, ou s'en étaient fait les messagers.
Umberto Eco , Le nom de la rose
Je me demande s'il n'y aurait pas quelque hĂ©roĂŻsme Ă vouloir Ă©crire dans les pires conditions de la vie. Quelle force peut bien pousser celui qui Ă©crit Ă vouloir dĂ©fier ce qui le menace, Ă dĂ©faut de pouvoir l'ignorer. Ăcrire, c'est rĂ©sister. Ăcrire, c'est vivre. Ăcrire, c'est affirmer - jusque dans la forme des lettres ou le style - le caractĂšre singulier et unique de l'existence. Oui, j'Ă©cris et je veux Ă©crire pour continuer Ă donner un sens Ă mes jours. Et puis j'ai le sentiment de toujours vivre, de devoir venger, cĂ©lĂ©brer mes morts tant aimĂ©s. Qui pourrait le faire Ă ma place ?
Gilles Barbedette, Mémoires d'un jeune homme devenu vieux
Mais peu Ă peu mes mots se teintent de ton amour. Câest toi qui occupes tout, tu occupes tout.Â
Pablo Neruda, Vingt poÚmes d'amour et une chanson désespérée
VO :Â
Pero se van tiñendo con tu amor mis palabras.Â
Todo los ocupas tĂș, todo los ocupas.Â
Nos cicatrices ont le mĂ©rite de nous rappeler que notre passĂ© n'Ă©tait pas un rĂȘve.
Dragon Rouge (2002)
J'oublie toujours de t'oublier.
Memento (2000)

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Tout parle Ă ceux qui savent entendre, mĂȘme les morts.
Le Vourdalak (2023)
Je fais partie de ces gens qui sont figĂ©s dans leur quotidien, comme retenus par un Ă©tau invisible qui les empĂȘchent de bouger sauf que cet Ă©tau n'existe pas.
Je fais partie de ces gens frustrĂ©s qui ne savent que se plaindre sans jamais mettre d'actions en place pour changer ce qui ne va pas. Je fais partie de ces gens qui veulent opĂ©rer des changements dans leur vie, qui disent "je veux ça pour moi !" mais qui, annĂ©es aprĂšs annĂ©es, demeurent au mĂȘme point de lĂ©thargie et se disent chaque annĂ©e que la prochaine sera diffĂ©rente. Je ne sais pas si cela tient au confort de l'habitude, je suppose qu'il y a de ça. MĂȘme une situation inconfortable finit par devenir une zone de confort, si on n'a connu que ça pendant des annĂ©es. Cette foutue peur du changement... Non, pas une peur. Une terreur. Une phobie. Des fois je me demande mĂȘme comment j'ai pu trouver un appart, un emploi. Je suppose que je n'avais pas le choix. J'adore ne pas avoir le choix : c'est dans ces moments lĂ que les gens comme moi opĂšrent des changements nĂ©cessaires Ă toute existence. Bon, mauvais, peu importe. Mais une vie figĂ©e dans un instant qui s'Ă©ternise, ce n'est plus une vie.
Et puis ce manque d'énergie, cette passivité, ce manque de courage... Mon Dieu, qu'est ce que ça me frustre tout ça... J'ai de tant de projets et d'envie mais aucune énergie pour les concrétiser. Ce chapitre de ma vie n'en finit plus de s'éterniser, je suis la seule qui peut y mettre un terme pour opérer un changement positif, mais je ne fais rien.
Et c'est terrible car les solutions sont si simples! "il suffirait de ceci" "il suffirait de cela" et pourtant...
Oh, je me rassure, je ne suis pas la seule. Combien d'entre nous restent dans une relation qui ne convient plus, un emploi qui ne convient plus, une maison qui ne convient plus, et qui vous répÚtent aussi que "ça va changer" sans que rien ne change jamais ?
Nous avons tous besoin de contrÎle dans nos vies. Moi, énormément, c'est indécent. D'autres, moins. Et le changement par définition, c'est perdre le contrÎle de la situation, laisser le champ libre à cette grande inconnue qui peut faire autant de bien qu'elle peut faire de mal.
Si tu devais vraiment mourir ce jour-là , si c'était vraiment écrit quelque part, alors je regrette que tu ne sois pas morte en regardant mes yeux. J'aurais souffert le martyr, mais au moins je t'aurais sue un peu moins seule.
Je t'aime. Je t'aime tellement... Je t'aime plus, en vérité, que je n'ai aimé ta mÚre, que je n'aime tes soeurs, je le jure devant Dieu. Pourtant, je les aime du plus profond de mon coeur, mais c'est toi que j'aime par dessus tout, car lorsque je suis sorti de prison et que je me suis retrouvé dans cette cuisine avec toi, il n'y avait plus que nous deux au monde. Oubliés, exclus. On était tous les deux tellement effrayés et perdus, tellement désespérés... Mais on a surmonté ça pas vrai? On a reconstruit notre existence afin d'en faire quelque chose de suffisamment solide pour qu'un jour on puisse oublier notre peur, notre desespoir aussi. Et je n'y serais pas parvenu sans toi. Jamais. Je ne suis pas fort à ce point.
Tu serais devenue une femme superbe. Une Ă©pouse modĂšle, peut ĂȘtre. Et une mĂšre modĂšle. Tu Ă©tais mon amie. Je t'ai montrĂ© ma peur, mais tu ne t'es pas enfuie. Je t'aime plus que ma vie. Ton absence sera mon cancer. Elle finira par me tuer.
Dennis Lehane, Mystic River
[...] la vie, c'est pas des lendemains qui chantent, des couchers de soleil magiques et des conneries comme ça. C'est un boulot. L'homme ou la femme que vous aimez est rarement Ă la hauteur de votre amour. Parce que personne ne peut ĂȘtre Ă la hauteur de sentiments aussi forts, et au fond, peut ĂȘtre que personne ne mĂ©rite de supporter un tel fardeau non plus. On vous laisse tomber. Vous ĂȘtes déçu, vous ĂȘtes trahi, vous passez un nombre incroyable de journĂ©es nulles. Vous perdez plus souvent que vous ne gagnez. Vous haĂŻssez l'autre autant que vous l'aimez. Mais, merde, vous retroussez vos manches et vous vous mettez au boulot - dans tous les domaines-, parce que c'est ça, vieillir.
Dennis Lehane, Mystic River
Retourne toi sur le Passé, avec Indulgence - Il a sans doute fait de son mieux-
Emily Dickinson

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Les Mourants ont besoin de peu, Doux Ami, Un Verre d'Eau, c'est tout, Le Visage discret d'une Fleur, Pour ponctuer le Mur, Un Eventail, peut-ĂȘtre, le Regret d'un Ami Et la Certitude qu'on ne percevra plus Les couleurs de l'Arc en ciel, Quand tu auras disparu -
Emily Dickinson
Si tu venais à l'Automne, Je balaierais l'Eté Avec un demi sourire, à demi dédaigneux, Comme les MénagÚres font, d'une Mouche. Si je pouvais te voir dans un an, J'enroulerais les mois en pelotes - Et les mettrais dans des tiroirs distincts De peur que les chiffres se confondent - Si les SiÚcles seulement, se faisaient attendre, Je les compterais sur mes Doigts, Soustravant, jusqu'à ce que mes doigts tombent Au pays de Van Diemen. Si certaine, quand cette vie sera finie - Que la tienne et la mienne, existeraient - Comme une Epluchure, je les jetterais, Et prendrais l'Eternité - Mais, maintenant, incertaine de la durée De cette attente, entre nous, Cela me pique, comme fait l'Abeille Farfadet - Qui n'admet pas - qu'elle a un aiguillon.
Emily Dickinson