Interview d'un implanteur d'une église pertinente
Avec Implusion, c'est la première fois que j’ai vu la naissance d'une église au travers d'une page Facebook... Impulsion, un nom rock et surtout qui change des noms d'églises incompréhensibles par les non-chrétiens !
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Puis plusieurs amis m'ont parlé de Laurent Ruppy, le pasteur de Impulsion, sa vision, sa passion.Â
Ci-dessous notre entretien, en attendant de l'entendre à la Conférence pour pasteurs et leaders d’église le 22 mai.
David Bonhomme : Peux-tu me présenter l'église Impulsion en quelques lignes?Â
Laurent Ruppy : L’Eglise Impulsion existe pour présenter et faire découvrir la personne de Jésus. Nous sommes préoccupés par le fait de communiquer l’Evangile dans une culture urbaine de façon pertinente et biblique.Â
D.B. : Pourquoi Impulsion?
Parce que c’est swagg ! (lol)
À cause de la définition de ce mot. Voici la définition d’ « impulsion ». Impulsion vient du latin impulsio, ce qui signifie « inciter » ou « exciter ». Action de pousser. Poussée qu'exerce un corps en mouvement pendant une durée de temps sur un corps immobile, et qui (peut) provoque(r) la mise en mouvement de ce dernier. On sent une passion, un appel de Dieu pour implanter une église pour Paris.
D.B. : Quelle est votre stratégie d'implantation?Â
L.R. : Tout s’articule autour de 3 trois points : Cause, Connexions, Culture
1) Cause : Honorer Jésus
2) Connexions : Etre en relation avec Jésus et construire des relations fortes les uns avec les autres
3) Culture : Communiquer l’Evangile dans une culture postmoderne et urbaine
Concrètement, ça se manifeste comme ça :
1) Service le dimanche après-midi. Notre service est adapté aux nouveaux : langage, accueil cool, musique rock’n roll, style vestimentaire détendu. Nous mettons une forte emphase sur Jésus, pas sur le légalisme et la religiosité. Nous rejetons le légalisme et la religiosité. Le service est très dynamique.
2) Les « Friends Café » sont des rencontres en petit groupe. L’objectif est d’étudier la Bible ensemble et de grandir dans la foi chrétienne. L’atmosphère y est toujours conviviale et détendue, sans formalisme (autour d’un café ou d’un thé).Â
3) Les « Afterwork » sont des rencontres où nous allons boire un verre dans un lounge à Paris. Les chrétiens invitent leurs amis et leurs collègues de travail. C’est être une communauté missionnaire.
D.B. : Quel est le profil type de votre cible? De votre quartier géographique ?
L.R. : La génération Starbucks, Apple… Bobos parisiens qui font du vélib, qui sont écolos et n’ont pas l’habitude d’aller à l’église. Je pense que tu vois ? Ces personnes ancrées dans la culture postmoderne.
Notre champ de mission est Paris. Nous voulons implanter des sites dans tout Paris.
D.B. : Quelles ont été les leçons que vous avez apprises et qui pourraient aider une autre église?
L.R. : En voici quelques-unes :
- L’importance de constituer une équipe solide avant de commencer, développer une amitié entre ces personnes
- Développer une stratégie financière et mettre de l’argent de côté avant de démarrer
- Avoir une vision est essentiel, mais créer une culture d’église qui favorise la vision est primordial. Il faut développer une mentalité qui ne va pas à l’encontre de la vision, mais qui la stimule.
- Je crois dans les stratégies et le leadership mais sans la Faveur de Dieu, c’est impossible ! On vit la Grâce.
- Ne pas se comparer avec d’autres églises
D.B. : Votre plus belle victoire ?Â
L.R. : Les vies changées par Dieu : personnes qui reviennent à Dieu, une personne guérie d’un cancer au colon (attestations médicales à l’appui), une personne libérée de l’addiction de drogue, une personne guérie de fortes crises d’angoisse…
D.B. : Comment vous voyez-vous dans 5 ans ?
L.R. : Nous prions que dans 5 ans, nous aurons 3 campus Impulsion. Une équipe de leaders complémentaire et unie qui travaille ensemble. Être beaucoup plus présent sur internet, utiliser à fond la technologie pour faire connaître Jésus.
D.B. : Est ce que c'est dur d'implanter une église?Â
Oui, car il y a beaucoup de pression et d’incertitude. Il faut travailler dur. Il ne faut surtout pas être paresseux. On prend souvent des risques.
Non, car il y a une force qui nous porte. On sent la Grâce de Dieu qui pousse. C’est assez inexplicable. Dieu ouvre les bonnes portes aux bons moments. La réalité est que même si on a pu lire tous les livres sur l’implantation d’église, on n’est pas prêt à vivre cela. Tout repose sur Jésus. Il y a tout un travail à faire sur l’implanteur d’église. Il y a un brisement de la personne, un abandon à Dieu, un dépouillement du moi. Il faut sonder ses motivations …
D.B. : Comment vous faites connaitre votre église aux non-chrétiens ?
L.R. : Par les connexions. Les chrétiens sont invités à parler de Jésus et de l’église aux personnes de leur entourage. Nous incitons les gens de demander à Dieu de mettre des personnes sur leur route et de créer des ouvertures afin qu’ils puissent témoigner.
Nous avons mis en place les « Afterwork » afin que les non-chrétiens aient un contact avec les personnes de l’église dans un lieu neutre (et même cool) juste pour boire un verre et apprendre à se connaître.
Retrouvez Laurent Ruppy à la conférence pour leader : http://conference.faireconnaitremoneglise.com/Â