Je m’occupe de corps. Les différentes masses humaines que j’appréhende ne finissent pas de me fasciner. Ces masses sont dotées d’âmes c’est indéniable. Mais ce que je vois c’est une quasi déshumanisation. On leur met des tonnes de fils, des tuyaux dans chaque orifices, des drogues en tout genre injectées dans les veines. Leur rythme cardiaque est la mélodie de fond. L’intimité est devenue un concept lointain, nous en sommes la personnification. Maître de leur conscience, le coma n’est qu’à une seringue de sédatif. Je les vois changer de couleur et de regard. C’est ça l’empathie ?













