Oh Peuple Français...
Oh peuple Français, Peuple en colère de naissance, héritage du passé trouble de l’histoire, de l’abus du pouvoir des riches du monde, peuple assoiffé de justice et de révolution, ne peux-tu pas pour quelques heures, laisser se calmer ton cœur ? Et pendant que la terre respire un peu mieux, emplir aussi tes poumons d’autre chose ?
Et en expirer pour tes semblables, quelque chose de plus respirable ? Cesseras-tu de relayer , l’espace de quelques mouvements respiratoires salutaires, toute la misère de la terre ? Tout ce que tu juges manipulation, injustice ou complot sans prendre le temps de creuser et d’essayer de comprendre ? Sans saisir la moindre étincelle pour t’enflammer ? Pourrais-tu, à la place, profiter de ce temps pour reprendre contact avec ce qui est vital, important ?
Pour te pencher sur ton propre cœur, qui s’amoindrit en véhiculant tant de rancœur, et dont les fibres se crispent sous l’afflux de noirceur que tu ressasses... Peux-tu t’arrêter un instant, ou tout au moins ralentir ? Ralentir et saisir que ce que tu propages n’est d’aucun salut pour ceux qui le reçoivent. Pire encore, tu les entraînes dans ton sillage, sous la grisaille de ce nuage de rébellion. Regarde donc ton cœur, il a besoin de meilleur. Il a besoin de reconsidérer pour quoi et pour qui il bat ? Il a soif de redécouvrir l’importance du foyer, de la famille, et de la solidarité. De réaliser que les enfants grandissent, et tout le travail qu’ils fournissent. Qu’autour de lui, de ses semblables sont seuls. Et tes yeux peuple de France, as-tu pensé à tes yeux ? Au lieu de les laisser se poser sur tout ce que tu juges négatif, et de les focaliser sur les décisions qui t’échappent, et que tu juges mauvaises, quelles qu’elles soient, ne peux tu pas les poser sur la vie ? Sur son but, son importance, sa fragilité... La vie si éphémère, que si petit peut l’emporter. Et tes mains ? Tes mains qui courent si vite sur le clavier, pour dénoncer, le plus souvent vulgairement, et presque toujours trop vite, qui cliquent ici, et là, et enveniment ... Ne peux- tu pas les regarder, et réfléchir à la manière dont elles pourraient servir à la paix ? Et ta bouche... Si prompte au venin, et à la résistance, au débat et à la colère... Ne pourrais-tu pas juste.... Clore tes lèvres en ces temps si délicats ? Pendant que tes semblables luttent pour respirer, pour vivre ou maintenir la vie ? Pendant qu’ils ne peuvent honorer leurs défunts comme ils aspireraient à le faire ? Toi qui pense qu’avec tes idées on aurait fait tellement mieux, et qui invective un gouvernement tout aussi humain que toi, ne peux-tu pas aussi simplement qu’on te le demande, rester chez toi, et y garder tes enfants, même ceux qui se pensent déjà grands ?













