Vous devez choisir une université et vous avez de la difficulté à effectuer votre choix. Malheureusement, je ne suis pas en mesure de vous indiquer quelle université possède le meilleur programme de gestion ou d’ingénierie. Toutefois, j’ai préparé un petit classement sur les meilleurs programmes d’ultimate au Québec. Ce classement ne se base pas nécessairement que sur la performance, mais aussi sur le niveau d’organisation de l’équipe pour bâtir un programme solide.
McGill représente la force de l’ultimate universitaire au Québec depuis longtemps. McGill compte souvent sur deux équipes masculines et féminines à chacune des saisons. Elle est en mesure d’intégrer des joueurs débutants ainsi que des joueurs d’expérience provenant souvent de l’extérieur du Québec (malheureusement, ces joueurs n’ont pas tendance à rester au Québec une fois leurs études complétées). L’équipe est bien organisée en ayant des pratiques et participant à tous les tournois extérieurs. La seule bémol pour l’instant est leur capacité à s’adapter à la saison intérieure 4 vs 4.
L’équipe de Sherbrooke est nouvellement reconnue comme étant un club de l’université. Avec une ligue universitaire intra murale qui développe des joueurs de qualité depuis plusieurs années, je ne suis pas surpris de leur bonne performance en 2015. Il semble que le programme soit bien pris en main par des joueurs d’expérience. J’ai bien l’impression que le programme sera plus intéressant dès cette année puisque le club a l’intention de participer à tous les tournois de la série universitaire 4 vs 4. Il est dommage que les autres programmes universitaires ne soient pas aussi prêts qu’eux pour former un circuit universitaire plus complet. Avec les efforts qui sont mis en place, je crois que Sherbrooke pourrait devenir le programme d’excellence au ultimate dans les prochaines années.
Le club d’ultimate de l’université de Montréal a été accepté comme club depuis quelques années, mais il ne semblait pas avoir de volonté de pousser le programme davantage. Avec la venue d’André Arseneault comme meneur, il est déjà possible de voir une énorme différence. J’avoue être impressionné par son désir réel d’améliorer le programme et par ses capacités de meneur. Le club risque de participer au CUUC pour la première fois depuis bien des années et d’y emmener une équipe de qualité.
Université Laval n’en est pas à sa première tentative d’intégrer le circuit mais cette fois, si les jeunes leaders de Québec se décident, l’équipe pourrait être assez forte. Félix Marceau semble en mission de mettre en place une bonne équipe. Leur principal obstacle est la distance à parcourir pour chacun des tournois.
L’équipe de Concordia est aussi un club sportif membre de son université. Il y a certains joueurs de qualité provenant de cette université, mais il reste à savoir dans quelle mesure les responsables du programme d’ultimate désireront mettre en place un programme d’ultimate. Dans ce cas, le recrutement des joueurs compétitifs et de nouveaux joueurs est la clé. Le meneur Jordan Faries tentera de reconstruire l’équipe mis en place par Cédric Aubut-Boucher.
La mise en place d’un programme UQAM-ETS présente plusieurs défis. L’équipe n’est pas enregistrée comme club et depuis plusieurs saisons, il semble plus difficile de rassembler des joueurs pour former une équipe. Ce club a besoin de quelques ambassadeurs pour porter ce projet. Des joueurs de qualité comme Thomas Faber et Diana Trinh se montrent intéressés à remettre en place un programme pour l’année prochaine. Il est certain qu’ils devront compter sur la collaboration d’autres joueurs. Encore une fois, le recrutement de nouveaux joueurs est primordial.
L’UQTR a déjà été une puissance au niveau universitaire, mais ils semblent que l’équipe n’a pas été en mesure d’intégrer d’autres joueurs de qualité à chaque saison. La raison de cette position au classement n’est pas la force de l’équipe, mais l’absence de désire de mettre en place un programme de qualité. Espérons que les étudiants de l’UQTR me feront mentir.
Il serait intéressant de voir si l’UQO, Bishop, l’UQAC, l’UQAR et l’UQAT pourraient monter une équipe afin de créer des surprises dans le classement.
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Pourquoi je joue mon dernier match avec le Royal de Montréal
Pour ma part, depuis 3 ans, le coup de téléphone est le même : on me dit que je suis retenu mais que je ne jouerai pas, ou peu. Ensuite, on me pose la question qui tue : ‘es-tu toujours intéressé ?’. La réponse logique serait non, si c’est pour jouer si peu. Mais je prends tout de même la chance chaque année de faire ma place.
Je ne suis pas un technicien mais plutôt un joueur efficace, un joueur d’énergie. Un baveux-poli, un ti-crisse sympathique, je suis le genre de joueur qu’on aime avoir comme coéquipier mais contre lequel on déteste jouer. Je dérange l’adversaire, je parle aux joueurs adverses pendant une couverture homme-à-homme, je joue physique, je déstabilise. L’équipe et la victoire avant tout, tout le temps… Au bout du compte, en 3 ans, j’ai finalement joué 90% des parties.
Pour moi, jouer professionnel (semi-professionnel diront certains) constitue un rêve. Dans le meilleur des mondes, nous pourrions consacrer tout notre temps à l’entraînement et à la préparation physique, au lieu de jongler à essayer de trouver l’équilibre entre le travail, les pratiques, le sommeil et le gym (surtout le sommeil). J’ai suivi les balbutiements de la ligue dès le départ en me disant qu’un jour certains pourraient vivre de ce sport. Depuis cet été, quelques-uns y arrivent (majoritairement à Dallas) et ce n’est qu’une question de temps (et d’argent) avant que de plus en plus de joueurs puissent s’y consacrer complètement. Un peu comme on compare les salaires des hockeyeurs du temps de Maurice Richard avec ceux d’aujourd’hui, peut-être qu’un jour nous comparerons en riant les salaires faramineux des grandes vedettes d’ultimate avec les salaires actuels, qui sait.
Je lève mon chapeau aux huit propriétaires de l’équipe qui font des miracles à chaque saison, à chaque match, à chaque événement pour continuer d’être LA référence dans le monde pour l’expérience de matchs d’ultimate. Sur la route pour les matchs à l’étranger, les joueurs se rendent bien compte que les autres villes sont bien loin du standard établi à la maison. Un ancien coach au secondaire nous disait :
« Dans la vie, il y a
ceux qui mènent la parade,
ceux qui sont dans la parade,
ceux qui regardent la parade et
ceux qui ne savent même pas qu’il y a une parade »
Visiblement vous êtes dans la première catégorie. Bravo d’être des chefs de file et surtout, merci de m’avoir aidé à vivre un rêve en réalisant votre projet.
Au début de la saison, les joueurs de l’extérieur de Montréal ont pris l’engagement de venir à tous les pratiques, le jeudi soir et la fin de semaine. J’ai été plus qu’agréablement surpris de voir leur niveau d’engagement élevé et leur présence chaque semaine. À chaque fois que je trouvais la pratique loin (St-Jean-Vianney), je pensais à ceux qui descendaient de Québec pour venir pratiquer. La pointe de l’île me semblait tout d’un coup beaucoup moins loin. D’autant plus que certains ont même déménagé à Montréal pour le temps de la saison. Vous avez mon respect pour tous ces efforts.
Comme pour le hockey, le poste le plus difficile est sans aucun doute celui d’entraîneur. La planification de la saison, des matchs, des voyages, les rencontres des joueurs, les visionnements de matchs… Le niveau d’implication est supérieur à celui des joueurs sans avoir le plaisir de jouer. Ils sont payés, me direz-vous. Je suis convaincu que si on divisait leur salaire par le nombre d’heures travaillées, on serait loin d’un salaire décent. Si vous croisez Guylaine ou Caroline, félicitez-les pour leur bon travail et leur courage d’entraîner trente gars, tous grandes gueules à leurs heures.
À tous ceux qui sont venu voir un match du Royal, vous avez contribué à l’essor du sport. Vous faites vivre l’équipe et l’équipe est une locomotive incroyable pour faire connaître l’ultimate. Combien d’entre vous ont des gens dans leur famille ou leur entourage qui ont vu pour la première fois de l’ultimate par l’entremise de TVA sport ? C’est le début de quelque chose. Sachez qu’à la maison, les fans font souvent partie des « speechs » de mi-temps ou entre les quarts. Vous êtes un facteur de motivation incroyable et nous voulons gagner pour vous. Vous qui avez réservé votre soirée, qui avez pris le métro, payé votre entrée et sûrement refusé un souper de famille pour venir voir le Royal.
Je me suis fait demander ce que j’aime le plus quand je joue devant une foule. Ma réponse : les deux secondes. Lorsqu’on fait une interception en plongeant, il y a deux secondes entre le moment où on attrape et celui où on atterrit. Le temps s’arrête. À ce moment précis, pendant l’atterrissage, il y a deux secondes de grâce où on est seul à savoir, à réaliser qu’on vient d’intercepter le disque. Puis, le temps de faire un sourire en coin, on entend la foule rugir et crier. Ce moment précis vaut n’importe quel salaire.
Je décide de retourner club car je ne crois pas, à 32 ans, faire partie de la solution du Royal à moyen terme. Il faut bâtir avec la jeunesse et c’est avec la tête haute que je passe le flambeau à plus jeune que moi. Il y a beaucoup de talents dans les Griffons, les équipes clubs et les équipes juniors pour prendre la relève. Sans doute que je m’ennuierai déjà de tout cela en avril 2017.
Autant il faut savoir s’acharner et persévérer quand on est passionné et convaincu, autant il faut savoir se retirer lorsqu’on sent qu’il le faut. Je vous lèverai donc ma casquette pour une dernière fois dimanche prochain à la fin du match.
(Désolé pour les délais de publications hors de notre contrôle….)
Le Royal (2-3) a entamé le deuxième tiers de la saison en affrontant l'Empire de New York (3-2) dimanche le 15 mai dernier. Une victoire du Royal confirmerait son statut d'aspirant aux 3 places disponibles pour les séries d'après-saison.
À ce stade-ci de la saison, c'est sans surprise qu'on concède la première place de la division à Toronto. Leur défaite à Montréal était atypique. Le Breeze a la profondeur nécessaire pour qu'on leur octroie une des deux positions restantes. Les 2 défaites crève-coeurs de ces derniers par un seul point contre Toronto ont confirmé leur titre de "challenger" légitime au titre de champion de la division Est, titre donnant accès au carré d'as de l'AUDL.
La troisième place pour les séries sera donc disputée entre New York et Montréal. La seule raison pour laquelle on exclut ici Ottawa de la course est la victoire du Royal contre Toronto. Les lacunes défensives des Outlaws ne permettent pas de croire qu'ils pourront arracher une victoire à Toronto, Washington DC ou New York d'ici la fin de la saison
Le Royal tenait donc son destin entre ses mains. La défaite par seulement deux points lors de leur visite à New York plus tôt en saison portait espoir. Cela ajouté à la dure défaite sans équivoque de l’Empire la veille contre Toronto par le pointage de 22-14 dans des conditions climatiques difficiles.
Dame Nature s'est aussi invitée à la partie, soufflant sur le stade Percival-Molson un vent d’Est en Ouest insistant et épicé de bourrasques, en plus d’un thermomètre hésitant à franchir la barre des dix degrés. On ne se souvient pas qu'un match ait eu lieu dans des conditions aussi difficiles.
Le Royal et l'Empire s'échangèrent les points et les bris au premier quart, New York prenant l'initiative par un bris. L'écart s'accentua à la mi-temps 10-7 en faveur de New-York. Le vent rendait la vie des passeurs et des receveurs très difficiles, multipliant les revirements dans une première moitié de match chaotique et sans rythme.
Le premier point du troisième quart s'étira pendant près de la moitié des 12 minutes, soit 5 minutes 30 secondes. Le Royal finit qu'à remporter ce point marathon. Ce qui aurait pu être un point tournant du match en faveur de Royal s'est avéré un point parmi tant d'autre dans un quart qui se termina en faveur de New York toujours en avance par 3 points.
Les partisans montréalais ont tenté, malgré le froid, le vent et leur petit nombre (notez que cette petite foule correspond à la plus grosse foule de la saison pour une majorité des franchises de l'AUDL) au début du 4è quart d'énergiser le Royal. Avec le vent qui tombait, et un écart de seulement 3 points, les espoirs étaient permis. Toutefois, les erreurs non provoqués du Royal, les disques échappés et la bonne gestion de l'horloge de New York en fin de match ont mené le Royal à la défaite par un pointage de 17-12.
New York, mené par le #4 Matt Auletta, nommé joueur du match pour New York, supporté par #80 Ryan Drost, #7 Taylor Brooks et le #3 Josh Alorro, ont su tant bien que mal faire preuve d’opportunisme lors des revirements octroyés par Montréal près de la zone de point de ces derniers.
Le Royal a manqué des occasions en or de convertir des cadeaux offerts par New York. Par contre, du côté positif, il n'a pas souffert de baisse de régime caractéristique de leur défaites précédentes. Montréal s'est battu sans relâche du début jusqu’à la fin.
L’équipe d’entraineurs misait sur une défensive intérieure serrée (no-in’s) pour ralentir l’Empire. Dans l’ensemble, le plan de match a été suivi. Le Royal a semblé faire confiance à sa jeunesse pour mettre le plan de match à exécution. Toutefois, cette même jeunesse a peiné à convertir les revirements. Avec des conditions climatiques de la sorte, les revirements viendront par eux mêmes assumant ne serait-ce qu’une défensive moyenne. Aurait-il fallu miser un peu plus sur des passeurs expérimentés qui convertissent les revirements offert par le vent plutôt que sur l’athlétisme de la jeunesse qui ne provoquent directement que quelques revirements supplémentaires à ceux engendrés par le vent, mais qui par la suite peinent à convertir ? C’est probablement une des questions que se posera l’équipe d’entraineurs montréalaise.
Par contre, les chiffres semblent indiquer une autre explication à cette défaite; les deux équipes on un taux de passes complétées au cours du match comparables (79% pour New York, 78% pour Montréal). Par contre, Montréal a échappé un total de 11 passes contre 1 seule pour New York. Assumant un taux de conversion moyenne de 50% sur ces 11 revirements, on explique l’écart de 5 points au pointage final.
Une chose demeure, cette dernière défaite, aussi riche en apprentissage peut-elle être, demeure douloureuse. Il faudra de la maturité et du sang-froid pour garder le moral des troupes à son meilleur pour affronter la deuxième moitié saison.
Encore des statistiques
En attendant le prochain match, pour assouvir les amateurs de chiffres (et pour endormir les autres), quelques statistiques avancées sur la division Est :
Équipes
Fiche
Points Pour
Points Contre
Différentiel
% passes complétées
Points
Moy / match
Point
Moy / match
Toronto
5-1
154
25,7
123
20,5
5,2
92,1%
Washington
4-2
149
24,8
122
20,3
4,5
92,5%
New York
4-2
127
21,2
110
18,3
2,8
90,5%
Montréal
2-4
125
20,8
143
23,8
(3,0)
88,2%
Ottawa
1-3
82
20,5
108
27,0
(6,5)
91,6%
Philadelphie
0-4
64
16,0
101
25,3
(9,3)
90,9%
Certaines statistiques sont évocatrices des point à améliorer du côté de Montréal, particulièrement lorsqu’on les compare aux équipes qui sont actuellement en position d’accéder aux séries (Toronto, Washington DC et New York) :
· Montréal inscrit en moyenne 3 points de moins (20.8 vs 23.9 en moyenne pour les trois équipes en tête);
· Montréal concède en moyenne 4 points de plus (23.8 vs 19.7);
· Montréal détient le plus bas pourcentage de passes complétées de la division (88.2%)
Alors, est-ce qu’on doit faire plus de points ou en concéder moins ? La réponse repose dans un pourcentage de passe plus faible qui engendre moins de points marqués. Et par conséquent, qu’on concède plus de revirements qui seront convertis, augmentant du fait même la moyenne de point contre.
Des pénalités, des pénalités et encore des pénalités….
Dans un tout autre ordre d’idée, on se questionne aussi sur l'arbitrage; le métier d'arbitre d’Ultimate est nouveau et il est légitime de voir des ajustements. Ce sont plus de 300 verges de pénalités qui ont été décernées (230 pour NY, 100 à Mtl). La perception est que les officiels auraient « serré la vis », particulièrement en ce qui attrait à l'obstruction (pick) depuis le début de la saison, à tout le moins à Montréal.
À quand des statistiques de l’AUDL sur le nombre de verges de pénalités écopées par chaque équipe ? En comparant cet indicateur entre équipe, entre ville où se joue les matchs et entre division, on ajouterait un outil intéressant en terme de gestion sportive des équipes, on améliorerait potentiellement la fluidité et le rythme des matchs sans oublier qu’on possèderait un indicateur quant à l’uniformité de l’interprétation et de l’application des règles dans le circuit.
Mes Rock Stars :
· Yoland Cabot #33 ; Il s’est mérité son premier titre de joueur du match cette année, lui qui était un habitué de ce genre de titre au cours des deux dernières saisons. Il a inscrit la moitié des points de son équipe (6). On l’a vu bien en jambe au cours de ce match.
· Olivier St-Denis #9: Il s’est taillé une place comme passeur sur l’équipe. Il démarre avec confiance le jeu après les revirements. Au risque de se répéter, on adore son enthousiasme et son engagement sur le terrain. Il a complété 24 de ses 30 passes; dans les circonstances, on considère son 80% comme excellent. Il a aussi gagné une bataille dans les airs contre deux adversaires significativement plus grands que lui.
· Matt Auletta, NY, #7; Le joueur le plus utile de New York a su diriger la circulation du disque malgré le vent et les bourrasques. Il a 3 points et passes pour le point dans ce match.
Mes piliers:
· Antoine Genest #17: Encore lui dans « Mes piliers ». Il a 4 passes pour le point dans ce match; il aurait pu se mériter le titre de joueur le plus utile du match à la place de Cabot. Toutefois, le pilier qu’il est doit montrer l’exemple; son total de 5 passes incomplètes sur 14 est trop élevé.
· Nicolas Brochu #20 : Il a effectué un retour cette année après avoir été blessé l’an dernier. Il ajoute de la profondeur à l’alignement de passeur. Il maintient une moyenne de passes complétées de 93 % depuis le début de la saison (100% sur 8 passes dimanche dernier).
· Félix-Antoine Daigle #49 : Il est probablement un des joueurs le plus polyvalent de l’alignement. Il a joué essentiellement en offensive comme passeur cette saison, mais est capable de performer lors de mission défensive à titre de passeur ou receveur.
Dans la communauté d’Ultimate
· La planète Ultimate québécsoie s’est donné rendez-vous à Gentilly le 14-15 mai dernier pour le FrisbeeFest. Félicitations à NSOM et à Iris qui ont remporté leurs divisions respectives, soit masculine et féminine au cours d’un dimanche pas des plus agréables côté météo. Bravo !
Prochain match du Royal
· Sur la route le Samedi 21 mai contre Philadelphie et le Dimanche 22 mai contre Washington
· À la maison, Samedi 28 mai, 16h00 à Montréal contre le Breeze de Washington.
Suite à dimanche dernier, on vous confirme que OUI, il fait toujours beau pour du Ultimate; mais amenez-vous une petite laine jusqu’au cas où….
Un petit résumé du vendredi soir du Royal qui affrontait dans la capitale nationale les Outlaws d’Ottawa :
Le Royal s’est incliné 31-24; Montréal présente maintenant une fiche de 0-4 contre ses rivaux de la 417 en deux saisons;
En 4 matchs contre Ottawa, le Royal s’est fait compter plus de 30 points à deux reprises. Sans compter le match où il s’en est fait compter 29;
Le Royal tirait de l’arrière par 5 points après le premier quart;
Antoine Genest et Quinlan ont mené la charge en offensive avec respectivement 5 et 7 passes pour le point. Joseph Genest a inscrit 4 points tandis que Cabot et Quinlan (encore lui !!) en ont inscrit 3. Daigle a effectué 3 défensives tandis que Ayotte et Dano, tous deux à leur deuxième match pro, en ont effectuées 2 chaque.
Tout comme lors du match de la semaine précédente contre Washington, le Royal a concédé une avance importante à l’adversaire dès le premier quart, mais cette fois sans avoir l’excuse de la nervosité du match d’ouverture local ou d’une entrée en voiture Scion sur le terrain qui ne permet pas une préparation adéquate d’avant match.
Il semble que l’équipe a de la difficulté à maintenir le focus pendant les 48 minutes que dure un match. L’équipe d’entraineurs doit se mordre les doigts pour trouver la solution. Est-ce que la solution à ce problème doit venir des entraineurs ? Ou est-ce que la responsabilité incombe plutôt à la préparation individuelle des joueurs ? À défaut d’y répondre, la question mérite d’être posée.
Ça été une défaite qui fait mal. Non seulement au classement, mais aussi à l’orgueil contre les rivaux ontariens. Le moral aussi. L’équipe souffre d’une baisse de régime systématique à chaque match, et ne semble pas trouver de solutions. Autant en 2015 qu’en 2016, Montréal et Ottawa sont deux équipes relativement du même niveau. Il est difficile d’expliquer pourquoi Montréal est incapable de battre les Outlaws.
Pour aspirer aux séries de fin de saison, le Royal devait remporter les 3 rencontres face à Ottawa. Il a échappé la première. Avec cette défaite, l’accès aux séries se complique. C’est pourquoi il devait rapidement rebondir dès le lendemain contre l’impressionnante machine d’Ultimate qu’est le Rush de Toronto. Pas une mince tâche en soi.
Un match complètement fou
Pour où commencer pour résumer ce match ? Pas facile. Allons-y avec quelques chiffres.
Victoire de 31-27 du Royal. L’équipe montréalaise demeure la seule équipe qui a infligé une défaite en saison régulière aux torontois. À cela, il faut ajouter que le Royal a réussi l’exploit au cours des 3 dernières saisons. C’est digne de mention.
Plus d’une douzaine de partants torontois étaient absents au cours de ce match; ils participaient à un tournoi préparatoire d’Équipe Canada pour les championnats du monde qui auront lieu en juin prochain. Certains diront que le Royal a affronté le « Club B » de Toronto, ce qui expliquerait leur victoire.
Le Royal a inscrit plus de 30 points (31) pour une première fois dans l’histoire de la franchise; au total, 58 points ont été marqués. Un point aux 50 secondes. Tout un spectacle que les deux équipes ont donné aux quelques 700 spectateurs.
Au total, les officiels ont octroyé plus de 240 verges de pénalité à Toronto. Montréal n’a rien à envier à son adversaire; il en a écopé pour plus de 180 verges. Considérant que la distance entre les deux lignes de point est de 70 verges, le Rush a concédé l’équivalent de 3,4 terrains complets, tandis que Montréal en a concédé l’équivalent de 2,6. Du jamais vu. La majorité de ces pénalités ont été décerné pour de l’obstruction (pick). Autrement dit, « ça brassait dans le stack ». Comme le faisait remarquer Philippe Thivierge, c’est peut-être attribuable en partie au manque de cohésion et de discipline l’équipe B torontoise qui attaque les tracés simultanément. Il n’en demeure pas moins que l’excellente équipe d’arbitres montréalais avaient le sifflet particulièrement aiguisé samedi dernier.
Dans ce match complètement éclaté, le Royal a connu deux moments charnières au premier engagement. Le premier de ces moments a été lorsque l’offensive montréalaise s’est faite brisée dès le premier point. On appréhendait alors un autre mauvais début de match. Toutefois, l’offensive a su répliquer immédiatement pour égaliser la marque. Et la défensive est venue en support en enchainant avec un bris pour donner l’avance 2-1 au Royal. Après deux débuts de match pénibles, le Royal a semblé avoir exorcisé ses démons du premier quart.
Le Royal a par la suite pris les devants 5-2. On les croyait en contrôle de ce premier engagement.
Toutefois, Toronto enchaina avec 4 points pour reprendre l’avance 6-5.
L’équipe montréalaise sait être combative dans l’adversité, mais connaît de la difficulté à concrétiser cette combativité en points au tableau.
C’est à ce moment que le deuxième moment charnière est survenu. La combativité a finalement payé; le Royal a enchainé les 3 points suivants pour conclure le premier quart avec en avance 8-6.
À deux reprises au cours de ce quart, le Royal a tiré de l’arrière, mais il a su redresser la situation rapidement et même prendre l’initiative. On dit d’une bonne équipe qu’elle trouve des façons de gagner. Le Royal aura été une bonne équipe en ce premier quart.
Les Montréalais ont accentué leur avance 16-12 au deuxième quart. Du beau jeu dans l’ensemble. Mais surtout une avance à la demie, chose dont ils ont bénéficié cette saison seulement pour une deuxième fois en 5 matchs.
Au troisième quart, plus rien ne marchait du côté du Rush. Les bleus en ont profité pour inscrire 7 points sans réplique et ont terminé le troisième engagement avec une avance de 10 points (25-15).
Combler une avance de 10 points avec 12 minutes au cadran est une lourde tâche, presque impossible à accomplir.
Et bien, le Rush nous a fait croire que c’est possible pendant un long moment. Un très long moment.
Avec 6 minutes à jouer, l’écart était réduit à 6 points. Avec 5 minutes à jouer, l’écart n’était plus que de 5 points. Avec 4 minutes à jouer, 4 points. Et devinez ce qui est arrivé alors qu’il restait 3 minutes à jouer ? Trois points d’écart. Les Torontois ont rendu la monnaie au Royal en enchainant 7 points consécutifs.
Le Royal a stoppé l’hémorragie et s’est accroché à son avance pour finalement l’emporter 31-27.
Cette victoire peu orthodoxe permettra de croire encore aux chances des bleus d’accéder aux séries. La marge de manœuvre est par contre très mince; il faudra une victoire contre New-York dimanche prochain et remporter les deux matchs à venir contre sa bête noire, Ottawa. À moins que le Royal ne réussissent à en voler une contre Washington. Ou une deuxième à Toronto.
Est-ce que le Royal aurait gagné si le Rush avait présenté son « Club A » ? Probablement que l’issue aurait été différente. Toutefois, une saison est remplie d’impondérables, parfois avantageux. Peu importe les circonstances, ce qui compte vraiment, c’est de savoir profiter des opportunités. Là-dessus, le Royal peut dire mission accomplie.
Mes Rock Stars :
Joseph Genest #14 ; On aime son intensité, particulièrement en défensive. Son frère Antoine l’a trouvé dans la zone de point à au moins deux reprises au cours du match. Ses 5 points marqués et sa défensive lui ont valu le titre de joueur le plus utile pour le match. Pas mal pour une recrue.
Kevin Quinlan #81: C’est confirmé, je suis fan du jeune américain. Il est intense, intelligent et il a fait preuve de « guts » au bon moment lorsqu’il a lancé un marteau (hammer) à Groulx pour stopper l’hémorragie au 4è quart. Il aurait lui aussi très bien pu être nommé le joueur le plus utile pour son équipe avec ses 3 points et 6 passes pour le point.
Francis Breton #0 ; Celui qui a participé aux essais du Royal « juste pour voir » l’hiver dernier a inscrit 2 points, 1 passe et une défensive à sa fiche. Il semblait confortable sur le terrain même si on le suspectait nerveux avant le match. Très prometteur.
Will Neff #7, Toronto; L’athlète de 6’5’’ a tout fait durant ce match; il a effectué des lancers d’engagement, il agit comme passeur et comme receveur, il a gagné ses batailles dans les airs et a plongé pour le disque autant en offensive qu’en défensive. Son agilité et sa vitesse sont surprenants considérant son gabarit. Tout un joueur de Ultimate.
Mes piliers:
Antoine Genest #17: Il a complété 5 passes pour le point et 3 défensives contre Toronto, se classant encore une fois comme candidat pour le titre de joueur du match. Il continue d‘être le joueur d’impact qu’on connaît. Son pourcentage de passes complétées est par contre un des plus bas du club à 82% depuis le début de la saison. Pour faire un parallèle gratuit, il y a quelques saisons, Ovechkin a remporté le championnat des pointeurs et ce, en ayant une des pire fiche des +/- de la LNH. Ovechkin a su redresser la situation en maintenant sa production offensive et en appuyant beaucoup plus son équipe. Le défi d’Antoine Genest est de provoquer des choses tout en augmentant son taux de passes complétées au-dessus de 90%; ça le confirmerait comme un des meilleurs joueurs de la division et du circuit.
Antoine Lepagnol #5 : Il partage le sommet des marqueurs du Royal en 2016 avec 14 points et 17 passes (autant que Quinlan). Il s’offre en cible à ses passeurs et gagne la majorité de ses batailles aériennes. Il livre la marchandise.
Olivier St-Denis #9 : Il dégage un immense enthousiasme sur le terrain. Il semble se donner corps et âme à chaque point. Son petit gabarit ne l’empêche pas de jouer gros. Il a invoqué la règle d’intégrité lors du match contre DC, reconnaissant une faute sur la marque que n’ont pas signalée les officiels. On aimait son apport à l’équipe; on l’aime encore plus avec l’intégrité dont il a fait preuve.
Dans la communauté d’Ultimate
On félicite les résultats des équipes montréalaises au tournoi TUF à Toronto le week-end dernier : Griffons (3è place), Storm (2è) et Mystic (5è). Équipe Canada Master Masculin a remporté la division open du tournoi. Christian Mathieu (#22 du Royal), Eric St-Amant et Mark « Shaggy » Zimmerl (tous deux anciens joueurs du Royal) font partie de l’alignement gagnant.
La province Ultimate se réunira à Trois-Rivières le 14-15 mai pour ce qui sera le premier tournoi de la saison pour plusieurs équipes. Bonne saison à tous et bon tournoi !
Prochain match du Royal
Dimanche 15 mai, 12h00 à Montréal contre l’Empire de New-York
Samedi 21 mai, 18h00 Montréal visitera le Phoenix à Philadelphie
On peut reprocher aux américains qu’ils veulent être le centre du monde mais dimanche, je leur en donne le crédit !
Ce dimanche 1er mai avait lieu le match d’ouverture à domicile de la troisième saison du Royal de Montréal au stade Percival-Molson contre le DC Breeze de Washington qui revenait de Toronto après une seconde lourde défaite d’un point. Avant même de penser au match, on est excité de savoir si le Royal va battre le record d’affluence d’un match de l’AUDL, déjà détenu par lui-même.
Pour ma part, j’ai pris la décision d’assister au match le matin même alors que je venais de persuader une amie de venir découvrir l’ultimate. À force de me faire dire que l’ultimate est dans la même colonne que le kin-ball, quoi de mieux que parcourir 130km pour lui présenter, dans un match professionnel, l’unique équipe entraînée par une femme qui est capable de réunir une foule partisane de plus de 2000 personnes. On ne parlera pas du magnifique stade Percival-Molson, de l’animateur de foule MC Karl Pigeon, de la mascotte Boucane, des stands promotionnels, de la parraine du Royal Debbie Lynch-White, de la zone aiglons pour les enfants…et j’en passe.
Même si le temps est maussade, tous les ingrédients semblent être réunis pour passer une belle après-midi.
Une fois assis à l’abri de la pluie, entouré de partisans excités, il était temps de s’attarder à l’alignement des joueurs du Royal. Alors que mon amie recherchait le sex-symbol du Royal, je pris le temps, en tant que partisan mais aussi joueur compétitif d’Ultimate, de décortiquer l’alignement du match.
Cette année, le Royal a misé sur la jeunesse avec le seconde perle gaspésienne André Arsenault ainsi que les Francis Marceau et Vallée. Le Royal a également justifié sa notoriété avec le recrutement de Kevin Quinlan et David Ferraro, deux anciens joueurs américains de l’équipe défunte Dragons de Rochester. Par ailleurs, le spectacle allait être au rendez-vous avec les Antoine Genest, Yoland Cabot, Olivier St-Denis pour ne nommer qu’eux.
Nous étions prêts. L’une pour découvrir l’ultimate et l’autre pour assister à un match d’ouverture digne de l’an passé où le Rush de Toronto avait été vaincu par un petit point sur les terres québécoises.
Le Royal part en défensive. Notre cœur bat fort. Le disque est lancé. On crie…
On cligne des yeux et c’est rendu 7-1 pour le DC Breeze.
À ce moment, j’ai su que le Royal ne reviendrait jamais dans le match.
Ai-je manqué quelque chose ? Est-ce bien le match d’ouverture du Royal de Montréal ? Je ne demandais pas un spectacle du Cirque du Soleil mais quand même.
Assis sur un banc, c’est facile de critiquer. Comme l’adage le dit : « C’est toujours plus facile à dire qu’à faire ». Mais, ne serait-ce que pour la distance parcourue et mon espoir d’offrir à mon amie un spectacle unique que je me donne le droit de fournir mon opinion.
Un peu à l’instar des autres sports hyper médiatisés, on est fan d’une équipe mais on idolâtre certains joueurs. Il y a des fans de PK Subban, de Didier Drogba et pourquoi pas de André Arsenault (le mannequin du Royal à en croire les spectatrices) ou de Antoine Genest (pour ses spectaculaires plongeons). Pour une première assistance à un match du Royal, il était temps d’identifier un ou deux idôles. Mais où est le « Kevin Guillemette » de l’édition 2016 ? L’an passé, le Royal s’était doté de son meilleur lanceur d’engagement en le nom de Kevin Guillemette. Des lancers qui pouvaient se retrouver dans le fond de la zone de but adverse mettant beaucoup de pression sur les handlers pour partir le jeu. Dimanche, les disques peinaient à rejoindre la zone de but. Statistiquement, le Royal a eu un temps moyen de vol du lancer d’engagement 4.95s contre 6.40s pour le DC Breeze selon ultiAnalytics. Les deux lanceurs principaux Olivier St-Denis et Nick Spiva ont des temps de vol de leurs lancers d’engagement de 4.31s et 7.2s respectivement. De plus le DC Breeze a un pourcentage de lancers hors du terrain de 3.6% contre 15% pour Montréal. Possiblement que la stratégie était de faire sortir le frisbee pour leur mettre de pression sur le bord des lignes mais cela ne semble pas s’être produit. On attend donc le gros lanceur du Royal.
Offensivement, je m’attendais à une plus grande implication des handlers ou plutôt à être surpris par la dextérité de ces derniers. Mis à part les deux passes d’Olivier St-Denis (malheureusement non complétées) dont un superbe backhand I/O, je me rappelle plutôt d’un Brett Matzuka faisant 2 flick high release no look. En absence de jeu long spectaculaire, je cherche encore l’idole qui va faire des gros bris ou bien faire naviguer le disque à la sauce « Derek Alexander ».
Défensivement, le Royal semble miser sur un mélange de man to man et de zone pour casser les jeux de départ de l’adversaire. Là encore, j’avais souvenir d’une agressivité défensive incroyable lors du match d’ouverture en 2015. On était plus souvent debout qu’assis lorsque Montréal était en défensive. Ce dimanche 1er mai, il manquait d’action. Avec un deuxième match dans les jambes en 24h, le DC Breeze abandonna le jeu long. Malheureusement, les joueurs du Breeze n’étaient pas plus sous pression sur la réception de passes alors que parfois 3 joueurs de Montréal se retrouvaient « last back ». David Ferraro nous a toutefois réveillé avec deux plongeons en défensive démontrant sa détermination au sein de sa nouvelle équipe. Serait-ce le Drogba du Royal ? Arrivé fraîchement en terre montréalaise avec une réputation de joueur étoile, il met de l’action chaque fois qu’il est sur le terrain. Inspire-t-il ses coéquipiers comme il inspire les spectateurs ?
En tant que partisan, je crois au Royal de Montréal comme j’ai déjà cru en bon français à l’Olympique de Marseille ou au Rugby Club Toulonnais.
Mais de ce match d’ouverture, ce sont les hymnes merveilleusement chantés par Géneviève Dufresne et le backflip de Kevin Quinlan lorsqu’il a marqué un de ses 4 buts que je me souviendrai.
En fin de semaine dernière, le Royal a su montrer du feu dans les yeux à la fois en accueillant la flamme des Jeux du Québec 2016 et en donnant la première défaite au Rush de Toronto (31-27). Pour information, le Royal est la seule équipe à avoir battu le Rush en saison régulière depuis l’existence de l’AUDL.
Cette victoire est de bonne augure pour dimanche 15 mai où l’Empire de New York se déplacera à Montréal pour y affronter un Royal motivé et flamboyant.
Allez le Royal, donnez-nous de l’action et nous ferons du bruit !
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Tous les efforts du Royal auprès des médias auront porté fruits pour le lancement de la saison locale; Journal de Montréal, The Gazette, Gravel le Matin pour ne nommer que ceux là, ont offert une belle couverture à l’équipe montréalaise. Sans vouloir enlever du crédit aux efforts incessants du club, la nature ayant horreur du vide, l’absence du Canadiens des séries éliminatoires à sûrement aussi contribué à mousser la visibilité du club dans les médias. Peu importe les circonstances, il faut être fier de l’exposition dont le Royal et le Ultimate dans son ensemble ont pu bénéficier.
Le Breeze s’amenait donc à Montréal après une défaite crève-cœur la veille contre le Rush à Toronto. Il a mené tout le long du match pour finalement concéder 3 points dans les 5 dernières minutes de jeu pour perdre le match 23-24. Ils ont perdu par un pointage similaire (24-25)une semaine plus tôt à la maison contre le même Rush.
Le Breeze n’est pas du tout la même équipe que l’an dernier ; avec l’acquisition de Brett Matzuka, Bob Liu, David Cranston, Alan Kolick et Goose Helton, Washington DC est passé d’une équipe qui n’a pas fait les séries l’an dernier à une équipe qui peut légitimement aspirer au carré d’as de l’AUDL.
Le Royal pouvait toutefois miser sur deux éléments. Premièrement, la défaite de la veille du Breeze jumelée aux éreintantes heures en autobus qui les ont menés à Toronto puis à Montréal auraient pu impacter le moral des troupes de l’entraineur Ghesquiere. Deuxièmement, la foule montréalaise, toujours aussi fidèle, assidue et fanatique de son équipe et qui peut être intimidante et gonfler d’énergie son équipe locale.
Cette dernière a livré la marchandise ; plus de 2100 personnes ont affronté la pluie et le froid pour supporter son équipe, réitérant avec force que Montréal et le Québec sont des incontournables de la planète Ultimate.
Toutefois, le moral des troupes du Breeze se portait très bien en ce dimanche gris et pluvieux. Probablement trop bien pour le Royal. L’organisation du Royal sait comment recevoir les équipes visiteuses. Dimanche dernier, ce sont les joueurs du Royal qui ont été beaucoup trop courtois envers leurs visiteurs, leur offrant une avance de 6-1 après le premier quart. Adieu l’avantage de jouer à la maison et de profiter de la fatigue de l’adversaire. L’offensive montréalaise enchainait les erreurs que la défensive du Breeze a su exploiter sans trop se forcer.
Le match s’est joué dans le premier quart. Le Royal s’est par la suite accroché sans jamais vraiment menacer le Breeze. On a eu un peu d’espoir d’un retour après la mi-temps lorsque le Royal a enchainé deux bris consécutifs. Mais le Breeze a su étouffer la menace rapidement par son impressionnant système de jeu qui valorise la possession du disque.
Treize verges
Un terrain de l’AUDL est 13 verges plus larges qu’un terrain de Ultimate conventionnel. Ces treize verges de plus sont pour favoriser l’offensive qui a ainsi plus d’espace pour manœuvrer.
C’est une leçon de possession du disque qu’a servie le Breeze au Royal. Le Breeze a su exploiter les passes en soutien enchainées de passes latérales (dump and swing) pour faire valser la défensive montréalaise à outrance. Alan Kolick #99, Brett Matzuka #54 et Bob Liu #1 ont agi comme deux généraux en parfaite cohésion, soutenu par leurs co-équipiers qui leurs offraient des tracés vers l’intérieur de façon régulière. Le travail en offensive du Breeze s’est avéré un travail de sape, rythmé, soutenu, patient mais ô combien efficace. La défensive montréalaise a trouvé des solutions qu’en quelques rares occasions, brisant leur adversaire surtout en deuxième demie, mais il était trop tard.
Bref, défaite de Royal 18-26.
Le Royal œuvre dans un circuit et dans une division qui ne pardonne pas les passages à vides. À New-York il y a deux semaines, la troupe de l’entraineur Girard l’a « échappé » au 3è quart. Dimanche dernier, l’offensive du Royal a offert des cadeaux dès les premiers instants du match, allouant une marge de manœuvre plus que nécessaire à son adversaire pour la victoire.
Comment expliquer cette défaite ?
La nervosité du match d’ouverture a visiblement ébranlé les Montréalais ; on peut s’y attendre, mais n’en faisons pas une excuse. Il y a beaucoup de vétérans sur l’équipe malgré l’élan jeunesse de 2016. Une explication, peut-être, mais pas une excuse.
Les absents ; Thivierge, Groulx, St-Jean Timmins et Nemours entre autres n’étaient pas de l’alignement. La ligne offensive était hypothéquée. Mais, ça n’explique pas le mauvais début de match puisque l’offensive s’est ressaisie par la suite. Ces absents ne sont d’autant pas une excuse que 3 joueurs importants étaient aussi absents du côté de DC, soit Tom Doi, Nate Castine et Markham Shofner.
Le système offensif ; la bonne nouvelle est que contrairement à l’an passé, le Royal attaque plus souvent et avec plus de conviction le jeu long. Toutefois, ce même jeu long manque de synchronisme et les montréalais ont perdu plus que la moitié des batailles aériennes. De plus, le Royal semblait attaquer de façon chaotique et prévisible le milieu du terrain, offrant des tracés difficiles à atteindre pour les passeurs. Comparativement à Washington, le jeu offensif du Royal semblait désorganisé.
L’offensive du Breeze n’a pas été parfaite et a offert son lot de revirements. Toutefois, le Royal manque de rigueur pour convertir les occasions de bris. On en revient ici au problème de fluidité offensive.
En jouant du Ultimate de rattrapage, on se doit de provoquer des choses en défensive. Ce qui occasionne parfois un jeu physique… et son lot de pénalité. Le Royal a écopé de plus de 80 verges de pénalités. C’est plus que la distance d’une zone de point à l’autre (70 verges). L’offensive de Washington n’en demandait pas tant.
Un problème récurrent
Le Royal, en est à sa troisième saison et a un problème récurrent. La profondeur de l’alignement des passeurs fait défaut depuis le début.
Si on s’amusait à choisir les 5 meilleurs passeurs du Royal et qu’on les comparait aux 5 meilleurs passeurs de Toronto, Washington, New-York ou de n’importe quelle autre équipes du circuit qui feront potentiellement les séries dans l’AUDL, vos choix montréalais ne feraient pas la « cut » ou au mieux, feraient rarement partie des 5 meilleurs passeurs des autres clubs. Des athlètes montréalais qui se comparent à Matzuka (Wash DC), Alexander (Ott) ou Yearwood (To), qui peuvent livrer le disque où ils veulent sur un terrain ou lancer de façon constante et égale des passes longues de plus de 60 verges se font rares au Québec. On travaille beaucoup le conditionnement physique, mais la belle province offre assez peu de profondeur en terme de passeurs. Le Royal devra à moyen terme gagner en profondeur en ce sens et devra trouver à court terme des façons de gagner en compensant autrement.
Mes Rock Stars :
Kevin Quinlan #81: L’Américain nouvellement montréalais en est à sa 4è saison dans l’AUDL. Il a connu un excellent match malgré quelques erreurs (4 points, 2 passes pour le point, 2 passes manquées et une échappée). Ses acrobaties après les points de son équipe ont animé le stade. C’est à Montréal qu’il se bâtit une nouvelle vie… et une nouvelle base de fans aussi.
David Ferraro #8 ; L’autre Américain a lui aussi laissé sa marque, surtout en défensive. Il est grand, costaud et n’a pas peur de s’imposer physiquement. Aux dires de plusieurs, il inspire ses coéquipiers à faire preuve de l’arrogance nécessaire pour s’imposer physiquement autant dans les airs que lors des défensives serrées. Une très belle acquisition.
Max Guy #36 ; le « Roadrunner » montréalais a effectué un superbe plongeon en défensive, volant littéralement le disque à son adversaire qui ne l’a jamais vu venir. Est-ce que sa hargne et son énergie en défensive aurait pu être mise à profit pour ralentir ne serait-ce qu’un peu Matzuka et Liu ?
Brett Matzuka #54, Wash DC ; C’est un des meilleurs passeurs du circuit. Il a complété 31 de ses 32 passes. Il est redoutable sur le passe et va(pass ‘n’run). Il a même offert sur la même séquence deux lancers droits en lame côté bris sans même regarder son receveur (no-look flick breakside blade). Même son receveur a été impressionné !
Nick Spiva #36, Wash DC ; Il a connu un excellent match ; 7 passes pour le point, 6 défensives et il a joué un total de 29 des 44 points du match. À surveiller cet été sur l’équipe américaine mixte aux championnats de monde.
Chuck Cantone #81 Wash DC ; Cantone a été de l’édition inaugurale du Royal en 2014. Joueur talentueux, intense mais discret, il était et est toujours aimé de tous. Votre humble chroniqueur lui a assigné le titre de joueur le plus utile pas tant pour sa performance (il a connu un match correct tout au plus), mais surtout pour souligner l’affection que lui porte ses amis montréalais. Semble-t-il que l’annonceur maison du Royal à l’époque où il était de l’alignement montréalais avait une affection particulière a annoncé au micro, devant une foule conquise, que la passe ou le point avait été faite par « Chhhuckkk Cannntoooooonnniiiiiii ». Un des petits plaisirs de la vie j’imagine….
Mon pilier:
Antoine Genest #17: C’est un joueur d’impact. Il a tenté par tous les moyens de provoquer des choses, avec un succès mitigé malgré les efforts. On reconnaît toutefois son travail acharné et sa combativité dans l’adversité. Pendant que Cabot ne connaissait pas son meilleur match (il a quand même marqué 3 points et complété 4 passes pour le point faut-il souligner) et que Champagne connaissait un match difficile, Antoine, épaulé par son frère Joseph, n’a jamais lâché.
Dans la communauté du Ultimate
Équipe Canada Féminine Master ont présenté un match inter-équipe d’exhibition avant le match de Royal. Cette équipe composée en grande majorité de montréalaises et de québécoises, est menée, entre autres, par l’infatigable Alison « Fish » Fischer et entrainée par l’ex-Royal Mathieu « Bo » Bordeleau. Parmi ces joueuses, on compte entre autres 5 Julie (Landry, Beaulac, Daviau, Blais et Murray… pardon; la dernière s’appelle Julia…), 2 Marie-Ève (« Tenderness » Latendresse et « Chochotte » Robert) et 2 Isabelle (« Ascah » Ascah-Coallier et « Iza Lemay » Lemay). En cumulant les enfants qu’ont ces nombreuses mères de famille, on a presque une équipe mixte !! On sera dignement représenté à Londres en juin prochain. Nos auto-proclamées « cougars » y vont pour les grands honneurs. Elles y croient. On a toutes les raisons d’y croire aussi.
Le Club de Montréal a instauré la zone M lors des matchs locaux du Royal. Les joueurs de Inferno, Rage, Méphisto et Magma se retrouvent dans la section W pour encourager les locaux en tenter de distraire poliment l’équipe adverse. Tous ceux qui cherchent une expérience de match un peu grivoise y sont les bienvenus. L’impact à ses Ultras, le Royal aura sa Zone M ; à quand la cloche lorsque l’équipe local marque un point ?
Prochain match du Royal
Vendredi 6 mai, 19h30 à Ottawa contre les Outlaws (y’en a parmi vous qui feront le « road trip » ?)
Samedi 7 mai, 18h00 à Montréal contre le Rush de Toronto. Un beau samedi soir en perspective dans la meilleure ville au monde, pour le Ultimate et pour bien autre chose aussi.
N’oubliez pas ; il fait toujours beau pour du Ultimate.
Un gros merci à mes réviseurs et à leur indulgence envers mes erreurs.
Le Royal a débuté sa saison 2016 la fin de semaine dernière avec un voyage le menant à Philadelphie samedi et à New York dimanche.
Quoi de mieux que d’affronter une équipe comme Philadelphie en début de saison. Le Phoenix a eu de la difficulté à être compétitif au cours des deux dernières saisons et on ne s’attendait pas à des changements significatifs en 2016.
Ne prenant pas son adversaire pour acquis, le Royal a su exécuter son plan de match de façon égale tout au long des 4 quarts pour finalement l’emporter 25-17. L’écart de 8 points s’est creusé de façon constante au cours du la partie. Un match idéal pour commencer l’année 2016 en vue du vrai défi de ce début de saison, à savoir l’Empire à New York.
Le Royal est arrivé à New-York seulement 45 minutes avant le début du match en étant pleinement conscient du défi qu’il l’attendait.
L’équipe montréalaise a somme toute livré une bonne première demie, étant compétitif et ne concédant qu’une avance de 3 points pour tirer de l’arrière 11-8.
Le troisième quart s’est avéré difficile. Les deux équipes s’échangeaient les points. L’Empire a toutefois brisé le Royal pour prendre une avance de 5 points à la fin du troisième quart. Après que les deux équipes aient échangé les points jusqu’à la 10è minute du 4è quart, le Royal réussit à enchainer les bris pour réduire l’écart à un seul point avec moins de 2 minutes à jouer. La panique a semblé s’installer du côté newyorkais. Le twitter de l’Empire parlait même de “Damage control”. Malheureusement, le temps devait manquer aux Montréalais. Le match s’est terminé 21-19 en faveur de l’Empire.
Conclusion de la cette première fin de semaine d’activité; on sait que le Royal sera compétitif. Mais il devra l’être sur quatre quarts. Avec le calibre du jeu de l’AUDL, on ne peut se permettre une baisse de régime, aussi courte soit elle. Les Montréalais se le sont fait rappeler dimanche dernier. On ne peut qu’espérer que la leçon sera bien apprise.
Spéculation sur la saison 2016; objectif d’une fiche 10-4.
Des trois places disponibles pour les séries de fin de saison, on en concède une à Toronto. Pour espérer prendre une des deux autres places disponibles, le Royal doit être en mesure de gagner au moins 3 des 5 matchs qui l’opposera aux deux autres aspirants aux séries, à savoir l’Empire de New-York et le Breeze de Washington DC.
À ce défi, le Royal doit connaitre une fiche parfaite contre les Outlaws d’Ottawa (le Royal a eu une fiche de 0-3 l’an dernier contre Ottawa) et gagner ses 3 matchs contre Philadelphie.
Le Royal est la seule équipe qui a battu le Rush de Toronto en saison régulière au cours des deux dernières années. Saura-t-il répéter l’exploit en 2016 ? Rien n’est impossible. Une victoire contre le rival torontois combinée aux scénarios victorieux ci-haut décrits assuraient une place en série avec potentiellement l’avantage du terrain pour le match qui donnera accès à la finale de la division Est.
La défaite contre l’Empire accentue la pression des 3 matchs contre le Breeze (qui sur papier serait plus fort que New-York) et du match qui reste à jouer contre l’Empire. Une victoire contre le Rush prendrait encore plus d’importance, tout comme une éventuelle fiche parfaite contre les Outlaws.
Bref, tout un défi à relever !
Bref aperçu de la division Est à ce jour:
Toronto et New-York 2-0
Washington DC et Montréal 1-1
Ottawa et Philadelphie 0-2
Pour les poolers
Quoi ? Comment ça y’a pas encore de pool d’ultimate ?... Samedi, contre Philadelphie, Cabot et Lepagnol ont mené la charge avec 4 points et 5 passes pour le point chacun. St-Denis, utilisé en offensive, a réussi 29 de ses 30 passes pour un impressionnant 97% de taux de passes complétées. Ferraro et Parenteau ont quant à eux menés la défensive en provoquant 4 revirements chacun.
Dimanche contre New-York, Lepagnol a marqué plus du quart des points de son équipe (5 points sur 19). Brochu et Daigle ont complété plus de 30 passes chacun et maintenu un taux de passes complétées de 97%. Daigle a effectué 2 défensives; les 8 autres étant réparties sur autant de joueurs différents.
On rapporte aussi que le duo d’américain qui s’est greffé au Royal cette saison a eu un impact sur les deux matchs; Ferraro de par ses jambes et sa défensive et Quinlan de par son calme (composure) en possession du disque. On a hâte de les voir en action à Montréal.
Madame La Coach
On a souligné la première victoire d’une femme entraîneur (contre Philadelphie) partout dans le circuit. Capitaine Bariteau s’est chargé de le souligner après la victoire auprès de ses coéquipiers, geste très apprécié par l’entraîneure.
Comme l’écrit le chroniqueur Evan Lepler dans son toujours très exhaustif “TuesdayToss”, une femme entraîneure d’une équipe d’hommes peut sembler exceptionnel dans beaucoup de sports. Mais au ultimate, ça semble un peu moins “surnaturel”, probablement du fait de l’importance de la catégorie mixte et de l’ouverture générale de la communauté des joueurs. Loin de moi de vouloir enlever le crédit qui revient à Girard et par le fait même à l’entraineure-adjointe Cadotte. Au contraire, je suis un grand fan de leurs aptitudes d’entraineures. Je les reconnais comme des entraîneures compétentes indistinctement de leur sexe avant de les reconnaître comme des femmes qui entraînent une équipe masculine. Les compétences en priorité, sans toutefois manquer de souligner qu’elles font à leur manière, et probablement un peu involontairement, progresser le rôle des femmes dans le merveilleux, mais toujours un peu macho, monde du sport. Bravo aux coachs, au Royal et à la communauté du Ultimate !
On se donne rendez-vous le 1er mai pour le match d’ouverture local au Stade Percival-Molson. Arrivez tôt pour voir vos représentantes canadiennes master aux prochains championnats du monde se donner en spectacle lors d’un match d’exhibition qui commencera à midi. Et comme pour tous les matchs du Royal, il fera beau !
Lorsque j’ai débuté à jouer au ultimate au début des années 2000, le ultimate était décrit comme le sport connaissant la plus grande croissance en Amérique du Nord. Le niveau de jeu était moins élevé et le sport avait un côté plus ludique que maintenant. Il y avait de nombreux reportages à la télévision qui vantaient le côté « spirit » du sport, la présence d’une division mixte et le fait de faire des tournois déguisés. Heureusement, nous avons dépassé ce stade. Toutefois, je dois reconnaître qu’à cette époque, les joueurs tentaient beaucoup plus d’intégrer de nouveaux joueurs à ce sport. En effet, j’ai l’impression que la culture de vouloir partager la passion du ultimate était plus grande qu’elle ne l’est maintenant..
L’apogée du ultimate québécois
Pour ma part, je crois que l’apogée du ultimate a eu lieu aux alentours de 2008 à 2012. À ce moment, plusieurs équipes québécoises se débrouillaient très bien sur la scène nationale et internationale, soit Camelot (mixte, Montréal), Onyx (mixte, Québec), Méphisto (open, Montréal), Gecko (mixte, Sherbrooke), Storm (femme, Montréal), RIP (mixte, Montréal) et ensuite un peu plus tard, Odyssée (mixte, Montréal) et Qub (femme, Québec).
Afin de comprendre les succès du ultimate québécois durant cette période, il faut retourner au début des années 2000. À ce moment, plusieurs meneurs décidaient de s’impliquer dans le développement de nouvelles équipes et nouveaux joueurs compétitifs. Durant cette période, il y a eu l’arrivée de plusieurs équipes qui comptaient plusieurs jeunes joueurs, soit Coming Soon, Magma, Omen, Q, Mauvais Herbes, Stakattack, programme junior de Sherbrooke, RIP, Les bouettes , et éventuellement Démon et Qub. Mêmes si ces équipes n’ont pas connu un grand succès sur le coup, cela a permis de mettre en place les succès qui sont survenus durant les années 2008 à 2012 dans le ultimate québécois.
Avec le temps, l’aspect compétitif du ultimate s’est grandement développé (quoi qu’il reste beaucoup de place à l’amélioration si on le compare aux autres sports), mais j’ai l’impression que l’aspect d’intégrer de nouveaux joueurs s’est détérioré. Je crois que les joueurs mettent beaucoup plus l’accent sur le développement de leurs capacités personnelles. J’ai l’impression que le plus grand écart entre les joueurs débutants et compétitifs semble avoir nuit à l’engouement des joueurs pour le développement et que les joueurs ont tendance à donner cette responsabilité aux instances en place, soit la FQU et les associations régionales.
Pour ma part, je crois que le fait de mettre l’accent sur des équipes élites junior plutôt que sur un circuit québécois junior a grandement nuit au développement du ultimate au Québec. Je crois que la FQU devrait mettre l’accent le développement de la masse de jeunes joueurs qui peuvent jouer au ultimate à un niveau intéressant plutôt que tenter de développer un petit groupe de joueurs élites. Il faut rendre le sport plus accessible à la masse de joueurs en trouvant une façon de les faire jouer près de chez eux.
La réalité est que le Royal présente toujours une moyenne d’âge trop élevée par rapport aux autres équipes de la ligue et ce, malgré le fait qu’ils font un effort louable de rajeunir l’équipe à chaque année. Les jeunes au Québec prennent du temps à déloger nos « vieux » joueurs et surtout, bien que je trouve la qualité des jeunes joueurs intéressante, je trouve leur nombre ridiculement bas dans l’ensemble de mon association régionnale, l’AUM. Il est arrivé par le passé que certains programmes d’ultimate de certaines villes arrêtent de fonctionner par manque de relève. En 2003, à mes deuxième CUC qui avait lieu à Montréal, Calgary avait terminé 3ème et Edmonton avait une équipe intéressante. Depuis, ces deux villes présentent des programmes qui ont diminué graduellement de capacité jusqu’à pratiquement ne plus exister. Je ne crois pas que le cas soit aussi catastrophique, mais il ne faut pas tenir pour acquis que de nouveaux joueurs arriveront par magie.
Les gains à s’impliquer dans le développement du ultimate
Les joueurs doivent réaliser que le succès du ultimate québécois passe par un développement individuel et collectif. En effet, si un joueur désire jouer à un haut niveau de compétition au Québec, celui-ci n’a guère le choix de s’investir dans le développement du ultimate au niveau collectif. Dans le cas inverse, il devra aller vers d’autres milieux où la culture d’excellence est plus présente comme Toronto, Vancouver, Boston et la région de San Francisco. J’aimerais spécifier que je ne suis pas en train de dire que rien ne se fait de bon dans le développement, mais je dis seulement que ceux qui travaillent pour le développement manque souvent de support et qu’il serait souhaitable d’avoir une plus grande participation des joueurs qui sont dans le milieu compétitif.
Les gros mollets : Une équipe avec beaucoup de potentiel
Le lundi soir, je joue souvent contre les Gros Mollets qui est une équipe menée par monsieur Gros Mollet lui-même,Phillipe Thivierge. L’équipe compte sur plusieurs jeunes joueurs qui ont le potentiel d’atteindre des niveaux intéressants. Philippe, qui est un joueur élite et qui ne reste que quelques saisons à jouer, il aurait pu facilement décider de se concentrer sur son entrainement personnel. Toutefois, il a tout de même choisi de s’investir dans le développement de « jeunes » joueurs malgré le fait qu’il ne risque pas de jouer avec ceux-ci sur le Royal.
Un autre aspect que le joueur doit considérer en s’impliquant dans le développement du ultimate au niveau collectif, c’est qu’il se met en position de développer ses capacités de meneur. Bien que certaines personnes ont un don plus naturel pour être meneur, cela prend du temps avant d’être en mesure de devenir un bon meneur afin de comprendre comment exercer ce rôle. Le fait d’être meneur dans un niveau moins élevé permet aux joueurs de faire des apprentissages à ce niveau afin d’être éventuellement en mesure de jouer ce rôle dans une équipe de haut calibre. En effet, plusieurs joueurs qui ont été de bons meneurs (ne pas mélanger avec être un bon joueur) ont tout d’abord joué ce rôle avec des équipes moins fortes.
Re-Liche : Une équipe de ligue qui a eu une grande répercussion sur le ultimate à Montréal
Au début des années 2000, Daniel Champagne débutait sa carrière compétitive avec Méphisto. Il a pris quand même le temps de monter une équipe de ligue afin de partager sa passion du sport avec d’autres. Lors de cette saison, il forma une nouvelle équipe qui s’appela « Re-Liche ». Dans cette équipe, il se trouvait plusieurs joueurs qui touchaient à un disque pour la première fois dont Caroline Cadotte, Christian Mathieu, Jean-Lévy Champagne et moi-même. Éventuellement, d’autres personnes joueront au ultimate pour la première fois dans cette équipe dont Charles Bariteau et Alexandre Montpetit. Il est certain que le ultimate montréalais ne serait pas dans la situation actuelle si Daniel avait décidé de se concentrer seulement sur son développement personnel plutôt que tenter de développer de nouveaux joueurs.
Le circuit collégial/universitaire
L’AUM en partenariat avec le Royal, la FQU et Ultimate Canada tentent chacun d’optimiser le circuit universitaire en ajoutant des tournois et des ligues intéressantes pour les équipes. Toutefois, le manque de joueurs est le principal obstacle à la mise en place à un tel circuit. L’implication des joueurs d’expérience dans le niveau universitaire est, selon moi, la principale solution afin de permettre la mise sur pied d’un circuit collégial/universitaire.
À Montréal, un comité a été formé sous la responsabilité de l’AUM afin d’avoir une offre de service au niveau universitaire qui s’étend durant toute l’année académique. Le circuit offrirait une saison de 7 vs 7 à l’automne et une autre de 4 vs 4 à l’hiver. Pour plus de détails, voir le lien suivant :http://montrealultimate.ca/fr/ultimateuniversitaire
Il est certain que la mise en place de ce type de circuit est à ses débuts et que l’organisation peut être parfois cahoteuse. De plus, le niveau de jeu peut être un peu faible pour un joueur compétitif de haut niveau. Toutefois, la mise en place d’un circuit intéressant de ultimate collégial et universitaire serait une bonne façon d’aider à placer le Québec à bien se positionner sur la scène nationale et internationale au niveau du ultimate.
Voici la suite de la chronique précédente portant sur une revue sans prétention de l’alignement du Royal de montréal pour la saison 2016.
Chronique précédente: Royal de Montréal : Pre-saison - alignement (½)
La filiale américaine
Le Royal a repêché deux joueurs amériacains. Kevin Quinlan #81 a en sera cet été à sa 4è saison pro. Il a joué les 3 dernières années avec la aujourd’hui défunte organisation des Dragons de Rochester. Au cours de l’été 2015, il a agit comme homme-orchestre (capitaine, directeur et joueur) de l’organisation. En soit, c’est une preuve indéniable de sa détermination. À cela, ajoutons qu’il était le meneur sur terrain en tant que passeur, receveur et défenseur. Ah oui, j’oubliais; il déménage à Montréal. Polyvalent vous dites ? Surveillez le #81.
Les dyslexiques qui regardent le 18 plutôt que le 81 ne seront pas déçus; David Ferraro #18 est l’autre américain repêché par le Royal. Il a été absent du circuit l’an dernier mais effectue un retour cette année. Il était en 2014 un des piliers de Rochester. Il a repris la forme depuis et a bien l’intention de contribuer au club.
Max Guy #36; C’est l’homme qui court plus vite que son ombre. Son pas de course est comparable au Road Runner. Il a comblé un rôle essentiellement défensif l’an dernier, provoquant son lot de revirement. Il a soulevé la foule du Stade Molson avec un plongeon en défensive l’an dernier qui a fait le tour du web. Il est un excellent co-équipier qui connait bien son rôle. On adore sa fougue et son enthousiasme.
François-Xavier Hotte #8; Il joue en offensive. Il est assez discret sur le terrain. Mais, pour des raisons que ses adversaires n’arrivent pas à expliquer, il attrape le disque pour le point. Il a le don de se faire oublier par ses défenseurs; son “timing” est hors du commun. Lui aussi a fait vibrer le web et la foule du Stade Molson l’an dernier avec un attrapé spectaculaire. Avec une excellente production offensive l’an dernier, attendons-nous à le voir, disque dans ses mains, célébrer de nombreux points en 2016.
Frédérick Parenteau #7; Le natif de St-Jean sur Richelieu en sera à sa deuxième saison. Il a connu une bonne saison l’an dernier, sans geste d’éclat et sans erreur importante. Il est très engagé dans les entraînements et dans l’équipe. Avec le talent sur l’équipe, il devra probablement batailler pour son temps de jeu cet été.
Nicolas Vanasse #25; Le directeur de la Féréation Québecoise de Ultimate (FQU) entamera sa troisième saison avec le club. Son rôle a été plutôt effacé jusqu’à maintenant et souffert de blessure qui l’ont ralenti; avec la jeunesse qui pousse, il se verra probablement confier des rôles très précis en défensive.
Ray Nemours #3; À sa première saison en 2015, il a agit comme passeur offensif où il a somme toute livré la marchandise en circulant efficacement le disque et en produisant régulièrement. On se souvient de lui surtout pour ses actions défensives qui ont permis à son club de récupérer des possessions et ainsi éviter de concéder des bris à l’adversaire. Il occupera sans doute le même rôle de passeur offensif sur qui on peut compter pour récupérer les éventuels disques perdus.
Shawn St-Jean Thimens #37; Ceux qui ne le connaissent pas le reconnaitront facilement par sa barbe et ses tatous exhaustifs Par la suite, ils verront qu’il ne court pas sur le terrain; il vole ! La gazelle du Royal est nul doute un des receveurs des plus fiables du club. Lors des tests physiques, il s’est démontré un des plus rapides et des plus performants au saut à la vertical. Attendons-nous à ce qu’il poursuive son bon travail en offensive cet été.
Nicolas Brochu #20; Une blessure l’a écarté du jeu la saison dernière. Il en a profité pour se soigner, pour retrouver la forme et pour goûter à la paternité. Le vétéran ajoutera de la profondeur à l’alignement de passeurs montréalais qui souffre d’un déficit flagrant en termes de jeu long par rapport aux autres clubs du circuit.
Francis Vallée #95; Il est le profil typique des l’AUDL; jeune, versatile, athlétique, rapide et un excellent sens du jeu. Il a priorisé d’autre projet ultimate la saison dernière, mais il est de retour cette saison. On est convaincu que le “poster boy” de Québec” occupera une rôle de partant. On suspecte même qu’il aurait de la graine de capitaine de par son attitude et son enthousiasme. Son retour fait du Royal une meilleure équipe pour la saison 2016, et pour les saisons à venir.
André Arsenault #13; Si Québec à son “poster boy” en Francis Vallée, Gaspé a le sien en André Arsenault. Lui aussi est le portait type des joueurs de l’AUDL. Et grâce à lui aussi, le Royal sera une meilleure équipe en 2016. Le #13 viendra supporter les Groulx, Lepagnol, Champagne et Thimmins dans les batailles aériennes, ce qui devrait donner confiance aux passeurs lors des jeux longs. Prédiction: Arsenault figurera dans les jeux de la semaine de l’AUDL en 2016.
Danny Desbiens Alary #15; La filiale de Sherbrooke alimente en candidat de qualité le Royal. “Danno” est un excellent jeune joueur eu quête d’expérience et de temps de jeu. Il occupera un rôle secondaire cette saison. Mais il n’en faudrait pas beaucoup pour qu’il perce l’alignement régulier. À surveiller.
Félix Marceau #6; Le natif de Québec a déjà un impressionnant bagage compétitif malgré son jeune âge. Il représente l’avenir du club; grand, rapide, il n’hésite pas à plonger pour le disque. Son rôle et temps de jeu reste toutefois à confirmer.
Miguel Goderre #27; Un autre excellent produit de la ville de Québec. Il est un passeur très mobile et très difficile à couvrir. Il a un bon sens du jeu et prend de bonne décision. Le style de jeu de l’AUDL valorise la mobilité des passeurs. Sera-t-il s’imposer dans l’alignement partant du Royal ? À suivre.
Francis Breton #0; C’est le quatrième joueur de Québec qui se joint au Royal en 2016. De son propre aveu, il a été le premier surpris à “faire l’équipe”. Il participait aux essais “pour voir”. Il présente un excellent potentiel et c’est pour cette raison qu’il a été retenu; sa première saison avec le club en sera une de développement.
Simon Ayotte #29; L’ancien lanceur élite de baseball n’est pas très grand, mais est capable de rendre la vie du passeur qu’il défend très compliqué. Son agilité et ses grands bras lui permettent de talonner les passeurs et de faire un bel écran sur la marque. On s’attend à ce qu’il soit impliqué dans des missions défensives auprès des nombreux et très talentueux passeurs élites de la division Est. Un beau gros défi pour la recrue.
Joseph Genest #14; À Trois-Rivières, le ultimate est une affaire de famille. Antoine Genest avec le Royal, Marie Genest avec Équipe Canada, et maintenant Joseph qui rejoint son jeune frère au sein du club montréalais. Il a fait sa marque par ses qualités athlétiques et son intensité, ce qui ajoutera de la profondeur à la défensive montréalaise. Le patriarche de la famille, Gabriel, aura une raison de plus d’être un spectateur très assidu (si ce n’est le plus assidu du circuit) en 2016.
Louis-Pierre Lauzon #2; Le #42 rôde dans l’entourage du Royal depuis 2 ans. Il a finalement percé la formation cette année après avoir eu quelques présences sur le jeu l’an dernier et une belle assiduité aux entrainements. Il possède un bon bagage de ultimate compétitif et pourra assumer le rôle de soutien qu’on lui assignera.
Et c’est parti !!
Le Royal débutera sa saison samedi le 16 avril à Philadelphie contre le Phoenix pour ensuite affronter le lendemain l’Empire à New York. Le résultat du match contre les New-Yorkais sera déterminant dans le cadre de la chaude lutte pour l’accès aux séries, et ce même si on en est qu’au début de la saison. L’Empire a défait Ottawa à son match d’ouverture 24-19.
On se donne rendez-vous le 1er mai, 13h00 pour le match d’ouverture local au Stade Percival-Molson.
« Mesdames et Messieurs veuillez accueillir vos joueurs et entraîneurs, votre équipe, le Roooyyyalll de Montréééaaaall !!! »
C’est probablement avec cette annonce que la meilleure foule de l’AUDL accueillera le Royal au stade Percival-Molson lors du match inaugural de la saison 2016 contre Washington le 1er mai prochain. On connaît déjà les entraîneurs et l’alignement officiel. Sans prétention, je vous partage mes impressions sur les joueurs de l’édition 2016 du Royal de Montréal.
Vos capitaines et assistants-capitaines
Nous aurons droit à la version 2.0 du Royal cette année. Plusieurs changement viennent refléter les nouvelles aspirations du club : changement d’entraîneur-chef et changement de capitaines.
Yoland Cabot #33 a été le joueur le plus constant et sans aucun doute le meilleur joueur du Royal au cours des deux dernières années. Il a été le meilleur compteur et pointeur de son équipe et sans aucun doute la locomotive offensive du Royal en 2016. La « Merveille de Gaspé » est infatigable sur un terrain; les meilleurs défenseurs peinent à suivre son rythme et à contrer ses premiers pas lorsqu’il attaque un tracé. Son attrapé spectaculaire d’il y a deux ans fait encore partie des meilleurs moments de l’AUDL. Lorsque Cabot fait une passe, on dirait qu’il ne vente jamais. On connaît Cabot le joueur; reste à découvrir Cabot le leader. Il est plutôt intraverti, préférant inspirer par ses actions que par ses paroles. Rassurons ceux qui doutent encore ; connaissant le niveau de préparation de l’entraîneur Girard, la confirmation de Cabot dans ce rôle est pesée, réfléchie et fera l’unanimité dans le vestiaire.
Autre nomination de Girard longuement mûrie : celle de l’autre capitaine, Charles Bariteau #11. Le vétéran en est à sa 3e saison. La vidéo du Royal le présentant comme capitaine est représentative de ce qu’il est comme joueur ; peu d’actions spectaculaires, de plongeon pour le disque ou de grosse victoire lors de batailles aériennes, mais beaucoup d’attention dans les détails. Bariteau n’est pas un « play maker »; il est un joueur qui connaît et assume très bien son rôle défensif. Sa marque et son positionnement sont excellents, il communique beaucoup sur le terrain et sur les lignes de côtés, prend à cœur le succès de l’équipe et a une excellente éthique de travail. Pendant que Cabot continuera de se mériter les titres de joueur le plus utile, Bariteau veillera au moral des troupes et à ce que les messages des entraîneurs passent bien auprès de tous.
La troisième nomination est celle de l’assistant-capitaine Philippe Thivierge #12. Cette nomination ne vient que confirmer le rôle que jouait déjà Thivierge au sein de l’organisation au cours des deux dernières années. Son éthique de travail est irréprochable, il est un immense ambassadeur pour son équipe et pour son sport en plus d’être extrêmement polyvalent. Il a connu la compétition de haut niveau et a toujours été un coéquipier exemplaire. Comme Cabot, il n’a pas besoin de prendre la parole pour inspirer. Il montre la voie par l’exemple.
Autant ces trois joueurs sont différents sur le terrain, autant ils ont le même point en commun : une éthique de travail et une attitude positive de gagnant. Girard ne pouvait lancer de message plus clair avec ces nominations.
Vos joueurs
Jean-Lévy Champagne #10; l’homme orchestre du Royal (joueur-entraîneur, dirigeant et propriétaire) est le cœur et l’âme du club. Sa lecture du disque et son sens du jeu sont nettement au dessus de la moyenne. Champagne est en mission à chaque match. Il est inspiré et inspirant. Si le Royal accède aux séries éliminatoires cette année, ça sera sans aucun doute grâce à sa contribution sur et en dehors du terrain.
Antoine Genest #17; la « Merveille de Trois-Rivières » a été une des figures de proue du Royal au cours des deux dernières années. Antoine Genest est au Royal ce que PK Subban est aux Canadiens. Souvent capable du meilleur (comme le démontre ses faits saillants qui tournent dans les vidéos de l’AUDL), il est aussi parfois capable du pire. C’est un « play maker » avec une très grande confiance en lui et son équipe, certes, mais cela le pousse parfois à prendre des risques lorsqu’il est en possession du disque. Il demeure toutefois un redoutable joueur défensif qui peut nous faire oublier les bévues offensives. Ayez-le à l'œil cet été; vous ne serez pas déçus.
Kevin Groulx #80; on doit le catégoriser comme un joueur d’impact. Il gagne ses batailles aériennes, il plonge sans hésiter et possède tout l’attirail de lancers. Son style nonchalant peut en faire rager quelques-uns. On est jaloux de son talent athlétique. Ses deux saisons avec le Royal ainsi que sa participation aux Championnats du monde l’ont fait gagner en maturité. On soupçonne qu’il est un des meilleurs joueurs du circuit; attendons-nous à ce qu’il le démontre cet été.
Olivier St-Denis #9 ; j’avoue avoir été surpris de sa nomination aussi tôt dans le cycle des annonces des joueurs ; mais en y pensant bien, il a su s’imposer en défensive l’an dernier, devenant entre autre un des réguliers en défensive à effectuer les lancer d’engagement. Son enthousiasme pour le club et le sport sont contagieux. On a pris la décision de le laisser poursuivre son développement dans le grand club ; c’est un beau risque qui portera ses fruits.
Gabriel Monfette #21; si Antoine Genest est le Subban du Royal, Monfette en est le Gallagher. Sa hargne et son intensité peu commune, compensent largement pour son petit gabarit. Il ne connaît qu’une façon de jouer. Il est explosif et spectaculaire, à l’image de l’AUDL. On l’adore pour toutes ses raisons.
Christian Mathieu #22; le vétéran Mathieu a connu une saison difficile l’an dernier. À l’image de l’offensive du club, ses attaques un peu ternes manquaient de rythme et son jeu long était peu convaincant. Mathieu est un compétiteur extrêmement fier qui a toujours su élever son niveau de jeu dans les moments importants. Il est en meilleure condition physique cette année que l’an passé, ça ne peut être que de bonne augure pour le Royal.
Jean-Philippe Riopel #86; Monsieur Spécifik Ultimate est un monstre du conditionnement physique. Certaines blessures l’ont ralenti au cours des deux dernières années. C’est un joueur d’expérience qui a très bien compris la priorisation de l’équipe avant les intérêts personnels. Il a bien rempli son rôle offensif par le passé, on peut gager sans grande crainte qu’il retrouvera ce rôle au cours de la saison 2016.
Félix-Antoine Daigle #49; il semble parfaitement remis de la commotion cérébrale dont il a souffert l’été dernier. Il faut s’attendre à ce qu’il poursuivre son rôle défensif. Il a une excellente anticipation du jeu et il est un co-équipier sur qui on peut compter.
Antoine Lepagnol #5; il est, avec le Bordeaux et Louise Attaque, ce que la France nous a partagé de mieux. Il est extrêmement exigeant envers lui-même et a rapidement fait sa place dans l’alignement l’an dernier par sa discipline sur le terrain, ses habiletés techniques et son engagement. Grand, rapide, très athlétique et capable de tous les lancers, c’est un très beau joueur à regarder performer.
En attendant la publication de ma chronique sur les autres joueurs du Royal pour la saison 2016, je vous invite à lire ou à re-lire l’excellente analyse de Mikael Lacombe (entraîneur du Royal au cours des saisons 2014-15) à propos du calendrier du Royal. Commentaires ? Questions ? Hésitez pas ! [email protected] ou [email protected]
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Je pratique l’ultimate frisbee depuis maintenant 3 ans et j’ai eu la chance cette fin de semaine de participer aux tryouts de Team Canada. Pour être franche, avant cette expérience j’étais une de ces personnes qui se coupe de l’équipe avant même d’essayer d’y entrer. Si vous êtes ce genre de joueur, laissez-moi vous donnez un petit conseil : Osez, car c’est en osant et en arrêtant de vous imposer des limites que vous avancerez!
En arrivant au stade samedi, j’étais fébrile et assez stressée, je ne savais pas à quoi m’attendre, ni à quel calibre j’allais avoir affaire. Mon plus gros défi, selon-moi, allait être de montrer aux coachs à quel point j’aime mon sport et sincèrement, je crois l’avoir relevé.
Cette fin de semaine, je n’ai pas seulement été évaluée sur mes capacités à jouer au frisbee. J’ai fait la connaissance de personnes merveilleuses qui partagent la même passion que moi, je me suis complètement dépassée physiquement et surtout, j’ai passé une après-midi complète à jouer au frisbee. Parmi les différents exercices que l’on a effectués, celui que j’ai préféré était une mise en situation dans laquelle un joueur devait recevoir une passe et ensuite lancer une longue passe de façon à ce que le disque arrive en même temps qu’un autre joueur qui courait au fond du terrain dès la réception de la première passe. J’ai également joué un match à 7 contre 7 pour la première fois de ma vie. Contrairement à ce que les gens peuvent en penser, passer du 4 vs 4 au 7 vs 7 ce n’est pas si difficile. C’est certain que j’ai pris un petit peu de temps à m’adapter, mais avec une bonne communication sur le terrain, je m’y suis vite habituée. Tout ça pour dire à quel point cette expérience à été enrichissante pour moi. Aujourd’hui je réalise que la pire chose qui peut m’arriver à partir de maintenant, c’est d’être refusée et de devoir recommencer l’année prochaine, ce que je ferai assurément. Je peux également affirmer être fière d’avoir tout donné et d’avoir foncé samedi dernier.
Parmi toutes les joueuses que j’ai rencontrées, je voudrais souligner la performance d’Anouchka Beaudry qui, selon-moi, s’est démarquée par son expérience et son attitude sur le terrain et avec les autres joueuses. Finalement, je tiens à remercier Jean-Lévy Champagne, Vincent Mercier et Frédéric Balleux qui m’ont encouragée et m’ont permis de réaliser cet accomplissement qui me suivra pour de nombreuses années encore. Je vous encourage aussi fortement à faire comme moi et à sortir de votre zone de confort.
L’hiver s’est amorcé avec un petit délai, mais la saison 2016 de l’AUDL et du Royal de Montréal est en plein préparatif. La plupart des équipes du circuit ont tenu ou tiendront dans les prochaines semaines leurs essais libres. Le Royal ne fait pas exception.
L’équipe montréalaise a tenu l’automne dernier deux camps des recrues (à Québec et à Montréal) qui ont permis d’évaluer l’immense potentiel de l’ultimate à la grandeur de la belle province. Les essais officiels ont eu lieu le 31 janvier dernier à Sherbrooke
Que nous réserve le Royal en 2016 ? Après une saison inaugurale en 2014 et une saison bi-polaire en 2015, que peut-on espérer des oiseaux montréalais à leur 3è saison ? L’alignement sera officialisé sous peu mais plusieurs joueurs ont déjà été confirmés.
Mais avant de parler des joueurs de l’édition 2016 (on en parlera lors d’un prochain article), attardons-nous sur ce qui est déjà confirmé, à savoir, les entraîneurs, la division Est et le système de jeu.
Les entraîneurs
Après 2 années de royaux… heu loyaux services, Mikael Lacombe a quitté ses fonctions pour aller découvrir le monde. On ne peut que saluer sa contribution à l’équipe. Son dévouement a été bénéfique et son intelligence du jeu a permis de rendre le groupe montréalais compétitif au cours de ces 2 années en fonction.
A-t-il su imposer la discipline et instaurer l’engagement nécessaire pour performer de façon plus constante ? C’est le grand défi d’un entraîneur qui doit gérer un groupe de joueur élite (parlez-en à Michel Therrien) qui sont en grandes parties des coéquipiers des années précédentes quand ce ne sont pas des amis de tous les jours ? A-t-il su se faire aider de son personnel d’entraîneur adjoint ? On peut se permettre de poser la question.
Et ce sera le défi de la nouvelle entraîneuse-chef, Guylaine Girard. Sera-t-elle en mesure d’instaurer la discipline et l’engagement nécessaire pour performer de façon égale sur toute la saison ? Son expérience d’entraîneur à des niveaux élites (en gymnastique et à l’ultimate) porte à croire qu’elle a le coffre à outils pour livrer la marchandise. Son rôle d’entraîneur adjoint l’an dernier lui aura sans aucun doute permis de connaître de près un nombre important de joueurs qui seront dans l’équipe en 2016. Le vestiaire au complet a pu apprécier son implication et elle a su s’imposer.
Au jeu des comparaisons, Lacombe a sûrement une meilleure intelligence du jeu que Girard.
Au niveau, de la préparation, des relations avec les joueurs, de la dynamique du groupe d’entraîneurs, de « feeler » le groupe et de connaître ce qui allume les joueurs individuellement, c’est avantage Girard. Son niveau de préparation est digne des entraîneurs élites professionnels. Ses analyses, sa discipline et sa préparation lui permettront d’approcher ses joueurs avec plus de détachement et de s’assurer que les attentes sont bien comprises… et qu’on y réponde.
Son apport à Vintage a contribué au gain du titre de championne du monde en 2014 et de championne canadienne en 2015.
Qu’en est-il de son intelligence du jeu ? C’était la grande force de Lacombe. Toutefois, la capacité de Girard à rallier et tirer le meilleur des entraîneurs adjoints (Caroline Cadotte et le capitaine/joueur/entraîneur adjoint Jean-Lévy Champagne) compensera sans aucun doute ce manque. Donc, pas lieu de s’inquiéter de ce côté.
La seule entraineuse-chef féminine du circuit apparaît comme un élément clé qui ajoutera du professionnalisme sur le terrain du Royal. L’organisation montréalaise est une des références de l’AUDL pour la mise en marché (le Royal présente la plus haute assistance moyenne des 2 dernières années en plus d’avoir percé le potentiel de la TV en 2015 avec la diffusion de 5 matchs). Il ne manque que les performances sur le terrain rejoignent la mise en marché.
La division Est de l’AUDL
Le Royal ne manquera pas de défi en 2016. Un changement important cette saison est la disparition des Dragons de Rochester. Ce qui veut donc dire que les matchs que Montréal jouait par le passé contre Rochester (que Montréal a toujours gagné) seront autant de matchs joués contre soit Toronto, New York (Montréal a connu sa part de succès et de défaites l’an passé contre ces deux rivaux) et Ottawa (honnêtement, ça été pénible l’an passé). Washington sera définitivement meilleur cette année suite aux récentes signatures annoncées (l’excellent passeur Brett Matzuka entre autre). On ne s’attend à rien de Philadelphie. La division sera plus compétitive cette année, mais il n’en reste pas moins qu’il y a seulement 3 places en séries. Le Royal aura besoin de tout le professionnalisme de son équipe d’entraîneurs, d’un engagement total et surtout, de performances constantes tout au long de la saison s’il veut aspirer aux séries d’après saison. Pour aspirer aux séries, le Royal devra gagner de façon régulière contre New-York, Washington et sa bête noire de l’an passé, Ottawa. Voler une victoire (comme l’an passé) contre le Rush aiderait aussi beaucoup.
Les équipes qui ont accédé au carré d’as de l’AUDL de fin de saison sont des exemples de constance, de profondeur, d’habiletés individuelles, de qualités athlétiques et de sens du jeu. Faire les séries sera tout un défi pour Montréal, mais ce n’est pas hors de portée. Sortir de la division pour se rendre dans le carré d’as apparaît toutefois un objectif inatteignable cette année.
Le système de jeu
Le Royal est reconnu comme une équipe qui attaque l’intérieur à l’offensive. Un jeu court exige plusieurs passes et augmente le risque d’erreur. Son jeu long est, tout au plus, dans la moyenne.
Le jeu long devra s’améliorer. Encore faut-il avoir des cibles. Côté vitesse et synchronisme, les joueurs ont été, au plus, honnêtes sur cet aspect. Toutefois, en 2015, lorsque le jeu montait dans les airs, la grandeur des joueurs montréalais accusait un retard (il faut avoir côtoyé le Rush sur les lignes de côté pour le constater). Les Champagne et Groulx peuvent livrer de belles batailles, mais il faut en remporter plus qu’on en perd. Assumant qu’on a les cibles, encore faut-il faire la passe. Plusieurs joueurs de l’édition 2015 avaient le potentiel d’exécuter des passes longues. Le succès d’une passe longue dépend non seulement de l’exécution du lancer, mais aussi de la décision de lancer. Il faut savoir reconnaître les opportunités; ce point a aussi fait défaut l’an dernier.
Côté défensif, le Royal a eu beaucoup de difficulté à s’adapter en cours de match. Autant il a su freiner Toronto et New York en début de saison, autant le club s’est entêté à faire ce qui ne marchait pas dans la deuxième moitié de saison, entre autres, contre Ottawa.
Il faut être enthousiaste de voir comment le système de jeu et l’exécution évoluera en 2016. Une chose demeure ; tous les matchs seront importants cette année, sans exception.
Achetez vos billets de saison ; le spectacle s’annonce excellent.
La Fédération québécoise d'ultimate (en fait, je vais) va bientôt commencer un nouveau segment à caractère informatif et préventif à l'intérieur de son infolettre mensuelle (pour vous inscrire à cette infolettre). Les billets seront aussi publiés sur ApoUltimate.
Ce segment a comme objectif de porter un regard sur notre sport, sur le monde sportif dans lequel nous évoluons, nos organisations et la façon dont nous structurons la pratique sportive.
Les thèmes abordés seront:
Sécurité et prévention
Modèle de développement à long terme de l'athlète
Bonnes pratiques de gestion et de gouvernance
L'encadrement de la pratique du sport (structure organisationnelle et règlements)
Le bénévolat
le financement et la philanthropie
Je vais commencer chacune de mes chroniques par un texte ou une vidéo d'un autre sport, afin de toujours garder en tête que nous sommes un sport jeune, qui peut et à l'avantage de pouvoir apprendre des autres.
La première capsule porte sur les commotions cérébrales:
Pour débuter:
Commotions cérébrales au football : le sport moins populaire
Certains sports sont présentement frappés de pleins fouets par les nouvelles connaissances et la publicité faite pour combattre le fléau des commotions cérébrales chez les jeunes. LE Football et le Hockey doivent littéralement revoir la conception de leur sport pour les tout-petits et les enfants et cela représente un énorme travail.
Pendant que nous sommes à prendre le virage junior partout au Québec, nous devons garder toujours en tête notre responsabilité par rapport aux enfants et le fait que la plupart des commotions cérébrales proviennent d'un accident, plutôt que d'une agression directe (mauvais placage, collision au hockey dans le feu de l'action... pour nous, mauvais atterrissage dans un plongeon, ou collision entre deux joueurs qui ne regardent que le disque).
Ces situations peuvent arriver très souvent au ultimate, et elles arrivent. Pour bien gérer ce risque, il suffit de 1) diminuer l'exposition au risque, et de 2) bien traiter la commotion lorsqu'elle survient, afin d'éviter d’aggraver le risque.
1) Diminuer l'exposition au risque
La plupart des jeunes que nous avons au Ultimate deviennent rapidement des mordus. Si bien qu'ils se retrouvent pratiquement instantanément à jouer 3-4 soirs de ligue par semaine et d'enfiler les tournois au rythme de 2 par mois.Comme n'importe quelle blessure, la commotion est plus à risque de survenir lorsque le corps est fatigué et moins réactif. En effet, les muscles réflexes ne répondent pas assez vite en état de fatigue, et ils ne peuvent pas tout à fait faire un bon travail d'absorption d'un choc (souvent une collision avec le sol). L’entraîneur ou le responsable de ligue devrait avoir un souci de conscientiser le jeune à ce risque et de l'inviter à modifier sa pratique de l'ultimate (ce n'est pas en passant 40 heures par semaine sur un terrain à jouer que l'on s'améliore).
2) Éviter d'aggraver le risque
Encore méconnu dans notre sport et rarement diagnostiqué, les chocs important à la tête ou au cou mériteraient une évaluation instantanée et le retrait du jeu pour 24 heures. 100% des partis que nous jouons n'ont pas d'enjeux nécessitant de prendre un risque pour la santé. Je sais que c'est dommage de faire 30 minutes d'autos ou de métro, de s’échauffer, de jouer 4 points et de dire que sa soirée de travail est terminée, mais sincèrement... c'est le bon réflexe à prendre, et personne ne devrait vous en tenir rigueur (surtout pas vous et votre orgueil mal placé!).
N'oublions pas que ce sont les chocs répétés qui engendrent souvent les ''pires'' commotions (entre guillemets, car il n'y a pas de petite commotion). Le retrait préventif peut prévenir des accidents et des blessures, et ce facilement.
Pour conclure ce billet, je vous invite à regarder les ressources disponibles sur le site de l'Association canadienne des entraîneurs, ou sur notre site web, pour un protocole de traitement et de retour au jeu pour un adulte et un enfant.
Récemment (fin septembre), l’AUDL a célébré son 50 000e fan Facebook. Mon premier commentaires (à moi-même, je vous rassure) fut « Wow 50 000, c’est hot! Rien à voir avec les 900 quelques d’APO », ensuite le 2e « Me demande comment ça se compare aux autres ligues professionnelles nord-américaines » .
Voici les chiffres (tous les chiffres de cet article datent de décembre 2015) :
« Ce n'est pas tant le nombre qui est important, mais plutôt l'engagement des FANS (FB), ou des FOLLOWERS (TWITTER) ou des ABONNÉS (YOUTUBE). La meilleure mesure à suivre est le nombre de partages (ou de retweet). Il faut aussi se méfier du phénomène de l’achat de fans, qui est une pratique courante. » me met en garde Julien Chapdelaine, ancien VP communications à la Fédération québécoise d’ultimate(FQU):
Allons-y quand même de quelques observations :
50 000 Fans Facebooks, c’est bien, mais c’est encore bien loin des nombres ahurissants des NBA, NFL, MLB, NHL. Même la MLS est loin, très loin devant.
La CFL est seulement 3 fois plus, mais il faut se rappeler qu’elle n’opère qu’au Canada.
Contrairement à ce que je croyais, l’AUDL est derrière la MLU en termes d’auditoire sur Facebook, Twitter et YouTube. Ais-je le nez trop proche de la vitre, ou le fléau de l’achat de fans?
Mis à part la NLL, les ligues des autres sports ont environ le même nombre de fans FB que de followers Twitter. Ce n’est pas le cas pour l’AUDL et la MLU qui ont environ 4 fois plus de fans Facebook.
Quelques autres chiffres d’organismes reliés à l’ultimate
Qu’en est-il du Royal et comment se compare-t-il aux autres équipes de l’AUDL?
Le Royal est 1er pour les fans Facebook avec 6714. Les 21 365 fans Facebook du Detroit Mechanix ont été exclus de l’analyse, selon des sources bien informées, plusieurs de ces fans auraient été achetés
Le Royal est au 11e rang pour les followers Twitter avec 1 556.
Le Royal est au 5e rang pour les abonnés Instagram avec 613.
Le Royal est loin devant au 1er rang pour YouTube, avec près de 3 fois plus d’abonnés que les Alleycats d’Indianapolis au 2e rang.
Le Royal accuse le pire « Twitter-to-Facebook ratio » avec 0,23.
Questionné à savoir pourquoi le Royal a un tel écart entre son auditoire Facebook et Twitter, Jean-Lévy Champagne, président du Royal, répond :
« Facebook est le media social qui nous semblait le plus approprié considérant nos connaissances et nos ressources en terme de temps. Nous avons ensuite intégré YouTube avec l’aide de « Chap », Twitter et Instagram bien après. Les prochains devraient être Vine et Linked-In. On veut s'assurer d’avoir suffisamment de contenu pour une plateforme avant de s’y lancer. Évidemment, c’est aussi une question de temps et d’énergie. Pour 2016, on prévoit continuer dans la même veine en priorisant FB et YouTube.»
« À notre première année, nous avons en quelque sorte utilisé Facebook comme site web et avons un peu négligé notre site web. Aujourd'hui, on se rend compte de l'erreur et on va s’assurer d'améliorer notre site et le garder à jour. » Ajoute-t-il.
Anecdote à ce sujet : un fan de 10 ans (donc n’ayant pas de compte FB ni Twitter) que j’ai rencontré, pensait pendant très longtemps qu’on avait perdu 4-3 contre Rochester. C’est effectivement, ce qui était inscrit sur le site web du Royal suivant la partie qui a été remise à cause des orages. Cela démontre l’importance d’avoir une information complète sur toutes les plateformes.
Pour en revenir au « Twiter-to-Facebook ratio », selon moi, l’auditoire Twitter et la participation de celui-ci est un point important à travailler. J’ai l’impression que les journalistes des médias traditionnels (télévision, radio, presse écrite) utilisent beaucoup plus Twitter que les autres réseaux sociaux. En augmentant le contenu, le nombre de followers et l’engagement de ceux-ci, le Royal obtiendra plus de crédibilité auprès des journalistes et ainsi de plus en plus de visibilité dans ces médias traditionnels.
Pour sa part Julien Chapdelaine croit fermement que l’avenir des médias sociaux passe par les vidéos live (« on est live » ça vous dit quelque chose), donc évidement YouTube, mais également Instagram et Periscope.
Et comment le Royal se compare-t-il avec les autres équipes professionnelles du marché montréalais?
Si les médias traditionnels devaient utiliser ces chiffres pour établir combien de temps consacrer à chacun de ces sports, voici ce que ça donnerait selon Facebook (la répartition Twitter est similaire) :
Cela semble drôlement représentatif ! L’ennui c’est que l’un ne va pas sans l’autre. Les médias parlent des sports populaires et les sports sont populaires car les médias en parlent.
Au-delà des équipes, Twitter permet aussi de suivre des athlètes. Voici comment se comparent les athlètes du Royal avec d’autres vedettes montréalaises.
Certains, comme Didier Drogba, Julie Chu et Marie-Philippe Poulin sont même plus populaires que leur équipe (« moins fidèles, dans le cas de Didier Drogba » diront certains).
Évidement certaines comparaisons sont très bouetteuses :
le hockey est le sport national, la passion s’est transmise de génération en génération, plusieurs fois;
il faudrait probablement également comparer le budget d’opération de l’Impact et de son proprio Saputo avec celui du Royal.
Mais bon, cela permet quand même de démontrer qu’il y a beaucoup, beaucoup de travail à faire. Ça va prendre quelques années avant que le Royal soit aussi populaire que les Alouettes dans les journaux québécois. Et d’ici là, en tant que passionnés d’ultimate (vous l’êtes puisque vous vous êtes rendus ici dans cet article) n’hésitez pas à aimer, partager, commenter, suivre, retweeter, ajouter à vos favoris, répondre, vous abonner, etc. J’ai parlé beaucoup du Royal, mais faites-le aussi pour la Fédé, Apo, Vintage, Iris, Quake, etc.
Un autre samedi soir parfait à Montréal ; température agréable, un match d’Ultimate opposant le Royal et les Outlaws d’Ottawa et une belle foule animée.
Le Royal a livré la marchandise la semaine précédente sur la route avec une fiche de 2-1. Le samedi, les Montréalais ont connu un début de match difficile mais ont livré bataille pendant les trois 3 quarts suivant à Toronto pour finalement s’incliner 24-18. Le programme double du dimanche à Rochester présentait son lot d’embuche; le Royal a failli trébucher lors du premier match en ayant besoin de la prolongation pour finalement l’emporter 24-21. Les troupes de l’entraîneur Lacombe ont toutefois gagné le deuxième match en l’emportant 23-17 sans jamais vraiment être inquiété.
Est-ce que le voyage sur la route a été suffisant pour se remettre de la correction infligée par les Outlaws lors de leur visite du 13 juin dernier (rappel ; les Outlaws ont remporté le match 33-22) ?
Le match de samedi dernier avait comme enjeu de sécuriser la place du Royal pour les séries éliminatoires. En plus e cet enjeu, une victoire aurait surtout fait taire les doutes quant à la capacité du Royal à gagner les matchs importants. Une défaite laisserait l’opportunité (mathématique à tout le moins) aux Outlaws de voler à Montréal la place dans les séries d’après saison. Le Royal voulait de plus éviter le balayage contre une équipe qui en est à sa saison inaugurale dans le circuit.
La foule était nombreuse (près de 1300 personnes, dont plusieurs fans d’Ottawa), l’enjeu était important et en prime les caméras de ESPN étaient présentes sur place pour diffuser le match en direct sur le web.
Derek Alexander, le #9 d’Ottawa, avait été outrageusement dominant lors du match précédent ; le Royal saurait-il, à défaut de l’arrêter, à tout le moins le ralentir ?
La première demie du match a été chaudement disputée, mais c’est Ottawa qui en sortit gagnant par 1 point (5 bris en faveur d’Ottawa contre 4 pour Montréal); Ottawa brisant l’offensive montréalaise dès le premier point du match. Toutefois, le traumatisme du match précédent semblait guéri.
L’offensive du Royal livrait les points avec régularité même si elle semblait manquée de rythme à certain moment.
L’offensive des Ontariens était très stable et offrait peu de revirements non-provoqués. Lorsqu’ils survenaient, la défensive montréalaise avait de la peine à faire circuler le disque et en perdait trop souvent la possession après quelques passes. Les Outlaws convertissaient aussitôt pour maintenir leur avantage.
Au troisième quart, les deux équipes ont offert tout un spectacle offensif pour les spectateurs sur place et sur le web. Les deux brigades offensives ont enchainées 16 points (8 points chaque) sans que les défensives ne réussissent à convertir un point. On assistait à une très belle démonstration de circulation de disque sur la largeur du terrain avec des enchainements parfaitement synchronisés pour gagner des verges. C’est Ottawa qui a brisé cette séquence offensive en en toute fin du troisième quart en convertissant deux bris. Le pointage était de 25-22 en faveur d’Ottawa. Le Royal devrait briser Ottawa à au moins trois reprises dans le dernier quart pour espérer l’emporter, alors qu’il ne comptait que quatre bris au total lors des trois premiers quarts. Considérant la qualité de l’exécution offensive des Outlaws, le Royal faisait face à tout un défi.
Montréal a entamé le quatrième quart avec une très belle énergie et brisa dès le début. Toutefois, les trop nombreuses erreurs non-provoquées de la défensive montréalaise lorsqu’elle était en possession du disque auront été fatidiques. Alors qu’il restait moins de trois minutes au match ; la défensive du Royal s’est retrouvé à la porte de la zone de point pour convertir un revirement; on a tenté un lancer marteau très risqué au receveur Monfette #21 qui a mis toute la gomme en plongeant pour le disque, mais il n’a pas réussi à l’attraper. Cette conversion de la défensive montréalaise aurait réduit l’écart à 1 seul point. Et avec un peu plus de 2 minutes à jouer, tout aurait été encore possible. Malheureusement, Ottawa a traversé le terrain sur toute sa longueur pour convertir et surtout, pour maintenir un écart de 3 points. Le match s’est terminé 29-25 en faveur d’Ottawa.
Particulièrement dans le quatrième quart, le Royal tenta de provoquer les choses avec des jeux longs, mais ils étaient toujours défendus par deux, parfois même trois défenseurs des Outlaws. En contre partie, durant tout le match, les receveurs longs d’Ottawa convertissaient facilement avec peu d’opposition, contre un défenseur du Royal souvent à plusieurs verges du receveur. Plusieurs points positifs ressortent malgré tout de cette défaite.
Le Royal a su ralentir Derek Alexander en partie avec une défensive de zone. Toutefois, la transition entre la zone et la défensive homme pour homme laissait beaucoup de place à Ottawa pour gagner rapidement des verges et convertir.
L’offensive montréalaise a été plus solide et stable que ce qu’on connu d’elle au cours des dernières semaines; on a entre autre vu le passeur Nemours #3 attaquer avec succès le tracé long. C’est définitivement un signe d’adaptabilité et de flexibilité. Est-ce attribuable à la défensive d’Ottawa qui n’est pas très intimidante ou est-ce parce elle est a été plus flexible et mobile ? Je donne personnellement le crédit au Royal.
Le Royal (90 verges de pénalités) a été beaucoup plus discipliné qu’Ottawa (170 verges de pénalités).
Il ne reste plus qu’un seul match au Royal en saison régulière ; le Breeze de Washington visitera le Stade Percival-Molson en conclusion de la saison 2015 le 5 juillet à midi. Le Royal doit évidemment gagner ce match.
L’horaire des Outlaws s’annonce plus difficile ; ils vont jouer contre le Breeze, pour ensuite enchainer deux matchs aller-retour contre le Rush de Toronto. Ottawa doit absolument battre Toronto au moins une fois pour espérer accéder aux séries. Ça sera une tâche très difficile, pour ne pas dire impossible compte tenue de la profondeur de l’alignement du Rush et ce, malgré les blessures à Mark Loyd et Jonathan Martin.
Le Royal aurait préféré confirmer sa participation aux séries en battant les Outlaws. Nous aussi. On se console en se disant que le résultat est ici plus important que la façon dont on l‘obtient.
Mes Rock Stars :
Jean-Philippe Riopel #86: « JP » a connu un match aussi prolifique que le « rock star » Yoland Cabot #33; Riopel s’est mérité le titre de joueur le plus utile à son équipe suite à son spectaculaire plongeon en milieu de terrain pour récupérer le disque perdu par sa ligne offensive. Un plongeon sans aucun doute digne du top 10 de la semaine.
François-Xavier Hotte #8 : toujours aussi discret, il marque son lot de point de façon très régulière. Il s’est démarqué de deux façons samedi dernier; premièrement, en plongeant pour attraper un disque qui n’avait pas trouvé preneur dans la zone de point. Deuxièmement, en célébrant son plongeon pour le point avec la foule par quelques pas de danse. On est plus près ici des samedis soirs au « La Tulipe » que des auditions à « So you think you can dance », mais on a tout de même apprécié le spectacle.
Mon pillier:
Charles « Lefty / Bo Jackson » Bariteau #11 : c’est lui qui a tenu son équipe dans le match à la fin du deuxième quart en provoquant une défensive qui a été convertie. Son efficacité en défensive et sa marque très disciplinée se doivent d’être cités en exemple.
Un projet pour la saison 2016 ?
Le revirement appelé par l’arbitre Beckman contre Castano #1 pour avoir marcher (alors que ce dernier venait tout juste d’effectuer une passe longue pour un point) à provoquer de vive réaction de la foule. On ne remet aucunement en doute le jugement du vétéran Beckman. On peut toutefois se questionner si la conséquence n’est pas un peu sévère. Pourquoi pas 10 verges de pénalité comme pour un contact, un pick ou pour un changement de direction après avoir attrapé le disque ? Je suppose que le règlement s’inspire du basketball (un pied de pivot qui se déplace est puni par un revirement ; mes amis experts de basketball pourront sûrement me corriger si je me trompe). Qui se porte volontaire pour amener la suggestion à l’AUDL ?
Moi et Philippe Thivierge (chroniqueur-entraineur-communicateur-ambassadeur aguerri et passionné d’ultimate, en plus d’être le #12 du Royal et père de famille… ouf !!!) débattons depuis quelques temps sur le point suivant ; marque-t-on un « point » au ultimate ou comptons-nous un « but » ? Une passe pour le point, est-ce une « passe » ou une « passe décisive » ? Lorsqu’on totalise les points comptés et les passes, est-ce qu’on obtient le total de points produits ? Si oui, comment distingués avec les points comptés ? En y ajoutant simplement l’adjectif « comptés » et/ou « produits » ? On marque un but au hockey, au soccer et au handball, mais on marque des points au basketball, football, baseball et volleyball. Les amoureux du français et du ultimate intéressés à partager votre point de vue, n’hésitez pas (mon adresse courriel est en bas) !
Mention spéciale
Patrick Gratton, le directeur général du Royal qui a souligné avec dignité et émotion le décès tragique d’un membre de la communauté d’ultimate de Montréal, Domique Roy. Nos plus sincères sympathies à son épouse Terry, à ses deux beaux enfants, Phoenix et Jethro, et à sa famille. Dom Roy a vécu comme il jouait au ultimate; avec intensité, passion, en lançant des « hammers » et en ne regardant pas son « dump »…. Et comme plusieurs qui ont assisté à ses funérailles, je vais dorénavant manger mes cœurs de pommes….
Julien Chapdelaine, Francis Maheu et Vincent Dumas : ils sont respectivement réalisateur-producteur, descripteur et analyste du premier match du Royal retransmis en différé sur les ondes de TVA Sports. C’est une étape importante de la franchise, du circuit et du sport qui vient d’être franchie. Eux et toute l’équipe en support font partie des pionniers. Beau travail, Beau travail B-e-a-u trrraaa-vaaaiiilll !
Dans la communauté du Ultimate
Bravo à Vintage et à Nsom de Montréal pour avoir remporté le tournoi de Jazz qui se tenait sur les terrains de l’hôpital Douglas le week-end dernier. Deux équipes Master qui remportent un tournoi « non-master » ? Nos « doyens » sont encore capables il faut croire…
Plus que deux semaines avant le championnat québécois CQ7 qui se tiendra à Shawinigan le 11 et 12 juillet prochaine. Les équipes québécoises tenteront de se qualifier pour le championnat canadien qui se déroulera en août à Winnipeg. Bonne préparation à toutes les équipes qui tenteront de se qualifier !
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Un samedi soir parfait à Montréal ; température agréable, un match d’Ultimate opposant le Royal et les Outlaws d’Ottawa et une belle foule animée.
Le Royal est une équipe qui sait provoquer des revirements en défensive mais qui se cherche encore en offensive ; les Outlaws ont définitivement une force de frappe offensive mais ne sont pas les plus intimidants en défensive. Un beau duel en perspective. À cela, ajoutons la fiche parfaite cette saison du Royal à la maison.
Le Royal avait trois bonnes raisons de gagner ce match ; venger leur défaite lors de leur visite dans la Capitale Nationale plus tôt en saison, faire oublier son manque de conviction lors de la victoire de la semaine précédente contre Rochester et consolider sa 2è position dans le classement de l’est.
De l’honneur, une rivalité, et un enjeu ; on ne peut demander mieux pour motiver les 2 équipes et mettre en appétit les spectateurs.
Ottawa a pris les devants au premier quart 5-4. Le jeu était serré. On sentait l’offensive montréalaise un peu fébrile, mais l’engagement sur le terrain y était. Le Royal termina le 1er quart avec une passe d’une quarantaine de verges de Christian Mathieu #22 avec seulement quelques secondes au cadran au receveur étoile Kevin Groulx pour le « Hail Mary » de fin quart. Groulx décolla littéralement. Quand il atterrit avec le disque, se fut au tour de la foule de se soulever pour souligner l’attrapé spectaculaire du #80. L’écart n’était que d’un seul point, et la suite des choses s’annonçait très excitante.
Les Outlaws se sont forgés une avance de 3 buts à la demi avec 3 bris au deuxième quart. Le Royal n’avait à ce moment qu’un seul bris dans la première demie. Les enchaînements de passes courtes, caractéristiques de l’offensive du Royal, livraient somme toute la marchandise mais la défensive n’avait toujours pas trouvé la solution pour rattraper le retard de 3 bris en faveur d’Ottawa.
Qu’est-il arrivé par la suite ? Difficile à expliquer.
Le Royal est bi-polaire au 3è quart ; c’est dans ce quart que le Royal a battu Toronto et New-York au cours des semaines précédentes. C’est aussi dans ce quart que le Royal a concédé l’avance à Rochester la semaine passée.
Le premier point du 3è quart annonçait de quel côté irait la bi-polarité du Royal. Les Outlaws marquèrent le premier point du quart sur un « Callahan » (passe interceptée en défensive dans la zone de point adverse), gracieuseté du vétéran ontarien David « DJ » Janssen #8.
Ça été le prélude d’une longue, très longue série d’erreurs non-provoquées du Royal et de revirements-cadeaux à la porte des buts du Royal qu’Ottawa s’empressait de convertir souvent en moins de trois passes.
Et ça été aussi le début du « Alexander fest ». Les frères Alexander se « sont gâtés ». But de Ken Alexander #10 aidé par Derek Alexander #9 ; ce scénario devait se répéter tout au long du 3è et 4è quart.
Le jour de la marmotte. Un cauchemar pour Montréal.
Parfois, on changeait le receveur (Kielan Way #6 ou Ken Westwell #3), mais il y avait toujours un des deux Alexander d’impliqué. Derek, lorsqu’il n’avait pas la passe, avait effectué une longue pour un receveur fin seul qui attrapait la passe parfaite à la porte des buts pour ensuite convertir sans jamais laisser la moindre petite chance.
Derek Alexander fait partie de l’élite des passeurs du circuit; avant de jouer pour les Outlaws, on le connaissait déjà très bien comme un des rares joueurs capables d’accaparer à lui seul l’issue d’un match de niveau élite. Il a fait toute la démonstration de son immense talent aux 1300 personnes présentes samedi soir.
Le Royal a su contenir Toronto et New-York qui sont reconnus comme des équipes qui excellent dans le jeu long. Ottawa a littéralement offert une leçon de jeu long aux montréalais (sur le terrain autant que pour ceux dans les estrades). Les Outlaws en ont effectués et ce sans aucune opposition, autant sur la marque que sur les receveurs ; ces derniers n’avaient qu’à cueillir les disques flottant dans la zone de buts sans aucun défenseur du Royal en vue.
Lorsque le Royal essayait de ralentir le jeu long de leur adversaire, c’est à coup de lancers-marteau (hammer) sur 40-50 verges que Derek Alexander trouvait ses receveurs.
Dans cet interminable 3è quart, Ottawa brisa Montréal à 7 fois et marquèrent à 12 reprises. Rien, absolument rien ne fonctionnait pour Montréal. Souvent incapable d’enchainer plus de 3 passes, offrant sur un plateau d’argent des revirements, ils ne se sont jamais adaptés. Le Royal s’obstinait à fermer le jeu court alors que les dommages se faisaient avec des jeux longs. Toutes les petites batailles individuelles étaient remportées par Ottawa.
Le dernier quart ne fut pas beaucoup mieux ; Ottawa brisa le Royal à 4 reprises. Aucun bris du côté montréalais.
Pointage finale : Royal 22, Outlaws 33.
Si on cherche des éléments positifs, le Royal a quand même marqué 22 buts dans ce match, démontrant que l‘offensive est capable de produire… dans la mesure où elle garde possession du disque. Encore là, les sceptiques diront avec raison que la production offensive du Royal est plus attribuable à la conversion rapide d’Ottawa des pertes de possession montréalaises que de l’exécution offensive. Je fais partie des sceptiques.
Le Royal termine une séquence de 4 matchs à la maison en autant de semaine. Ils affronteront sur la route Toronto samedi prochain et Rochester dans un programme double dimanche. Un gros défi à Toronto et 3 matchs en 2 jours au total. Advenant qu’ils concluent ce voyage avec une fiche de 2-1, ils conserveraient encore de bonne chance d’accéder aux séries.
Un petit voyage sur la route qui sera probablement bénéfique pour regrouper les troupes de l’entraîneur Lacombe. Ils en auront bien besoin puisque le Royal affrontera à nouveau les Outlaws à Montréal le 27 juin (à 19h00). La pression sera sur l’équipe montréalaise qui voudra éviter le balayage pour ce 3è rendez-vous de la saison entre ces deux équipes et qui voudra tourner la page sur le match de samedi dernier. La saison se terminera le dimanche 5 juillet avec la visite du Breeze de Washington.
La défensive est capable de provoquer des revirements et de convertir ; l’offensive doit offrir plus de stabilité si le Royal veut rester dans la course des séries. L’équipe en est capable ; il faudra par contre assurer que la bi-polarité soit celle qu’on a connu lors des matchs contre Toronto et New York, et non pas celle des deux dernières semaines.
Mes Rock Stars :
Derek Alexander #9 et Ken Alexander #10 des Outlaws: Seulement dans le match de samedi, Derek à 11 passes et son frère a marqué à 7 reprises. En un seul match, c’est plus que 70% des statistiques des joueurs réguliers du Royal et ce depuis le début de l’année. C’est tout dire de leurs dominations.
Yoland Cabot #33 : avec ses 5 buts, 2 passes et 1 défensive, Cabot demeure le meilleur joueur de Montréal dans ce match à oublier.
Christina Mathieu #22 : Le vétéran a joué un bon match malgré tout avec 1 point et 4 passes.
Mes pilliers
Mikael Lacombe et son équipe d’entraineurs ; Ils ont tout un défi sur les bras après une victoire terne contre Rochester et une « dégelée » contre Ottawa. Lacombe, Cadotte, Girard et Gérin devront redresser la barre dans le dernier droit de la saison pour assurer la participation aux séries. Personne ne doute qu’ils possèdent les outils et l’expérience nécessaires pour le faire.
Gabriel Monfette #21 ; il n’est pas le plus grand, mais il est sûrement un des plus combattif. Il remporte des batailles dans les airs contre des adversaires plus grands que lui. Son nom est déjà inscrit dans ma liste de guerriers.
Mention spéciale
Aux fans d’Ottawa qui sont venus assister au match. Ça ajoute une très belle touche à la belle ambiance qui règne toujours au Stade Molson. Ottawa, vous êtes toujours les bienvenus. Espérons que le Royal sera un peu moins « poli avec la visite » sur le terrain le 27 juin….
L’annonceur-maison Jean-Nicolas Bissonnette ; il a relevé le défi d’occuper le micro de l’annonceur-maison à 24 heures d’avis sans avoir jamais vu un match d’Ultimate de sa vie. Bravo!
Dans la communauté du Ultimate
Plusieurs équipes compétitives participeront au tournoi à Boston cette fin de semaine. On vous souhaite un très beau tournoi. Et surtout, soyez prudent sur la route. Ha oui, j’oubliais ; P-A-S-S-E-P-O-R-T.
Excellente participation au tournoi « CoE » (Comedy of Error) qui s’est tenue samedi et dimanche dernier. Bravo à l’organisation et à tous les participants.
Le tournoi « Jazz » se déroulera le 27-28 juin prochain.
Le 11 et 12 juillet prochain se tiendra le championnat québécois CQ7 à Shawinigan, qualifiant les équipes québécoises pour le championnat canadien qui se déroulera en août à Winnipeg. Bonne préparation à toutes les équipes qui tenteront de se qualifier!
Tout était en place pour une superbe fin d’après-midi : un temps splendide, un semblant d’été et un match de Ultimate. Le Royal avec un fiche de 5-2 (3-0 à domicile) affrontait les Dragons de Rochester (0-4), une équipe qui est dans le bas du classement de la division est depuis deux ans.
Le Royal affichait quelques changements à l’alignement ; Kevin Groulx #80, Olivier St-Denis#9 et Greg Moore #19 étaient absents pour participer au camp d’entrainement de l’équipe national U23 en vue du championnat du Monde qui se déroulera cet été à Londres. Daigle # 49 et Lepagnol #5 profitaient de petites vacances, tandis que St-Amant #00, Martel #44 et Guillemette #13 sont sur la liste des blessés.
En renfort, le Royal a inscrit les noms de André Arsenault #51, Charles-David Hendricks #23, Louis-Philipe Lauzon #52 (qui en étaient tous à leur premier match pro) ainsi que Cédric Aubut-Boucher #83. Vanasse #25 et Houle #69 effectuaient aussi un retour au jeu suite à des blessures. Pour Houle aussi, il en était à son premier match pro.
Le défi lorsqu’on affronte une équipe moins forte telle que Rochester est de motiver les troupes à garder un niveau de jeux élevé et ce dès le début du match. Parmi toutes les angoisses que peuvent avoir une équipe d’entraineurs, celle-ci est sans aucun doute en haut de la liste.
Le Royal brisa l’offensive de Rochester dès le premier point et sortit vainqueur du premier quart par un pointage de 7-5. À ce stade-ci, on ne pouvait pas reprocher grand chose au Royal, sauf peut-être un léger manque d’engagement. Rien d’inquiétant ; il restait 3 quarts pour ouvrir « la machine ».
Le Royal brisa à nouveau les Dragons au début du deuxième quart. On pensait que ça y était. Et bien non ; le manque d’engagement rattrapa l’équipe montréalaise. Rochester enchaîna avec 4 points consécutifs pour terminer la mi-temps à égalité 10-10.
J’imagine que c’est à ce moment que les angoisses de l’équipe d’entraineurs ont probablement fait surface. L’équipe a baissé son niveau de jeu à celui de l’adversaire alors que tout était en place pour dicter le ton. Mais, encore ici, il n’y a pas lieu de céder à la panique. Il reste tout même une demie complète pour se re-saisir et terminer le match de façon plus convaincante.
Les deux équipes échangèrent les points au début du troisième quart. À force de jouer avec le feu, on finit par se brûler; Rochester brisa l’offensive du Royal et pris l’avance pour la première fois du match. Les Dragons terminèrent ce quart avec un bris en leur faveur et 2 points d’avance (17-15). Les quelques 1000 spectateurs présents étaient soudainement devenus plus calmes. On doutait dans les estrades. Est-ce que le Royal allait connaître sa première défaite à Montréal après avoir vaincu les 2 plus grosses équipes de la division à la maison. On se questionnait avec raison.
Les Dragons eurent brisés dès le premier point du quatrième quart ; les doutes des spectateurs semblaient se confirmer. Rochester était en avance par 3.
La peur de perdre peut générer de grande chose. On imagine que c’est cette peur qui a littéralement réveillé le Royal après ce bris ; l’équipe montréalaise se retroussa les manches et termina le quatrième quart avec 6 points dont 4 bris, limitant leur adversaire à deux points. Sur le seul point de l’offensive de Rochester, on a finalement vu l’intensité défensive montréalaise alors qu’on a dénombré 5 plongeons en défensive du Royal lorsqu’il défendait la zone de point. Le Royal l’emporta finalement par la marque de 21-19, gardant ainsi sa fiche parfaite à la maison (4-0) et confirmant sa deuxième place pour les séries d’après saison de la division est derrière Toronto (7-1) et devant New York (6-3).
L’offensive a connu des ratés. Le Royal s’est fait brisé un total de 8 fois (versus 5 contre New York et 6 contre Philadelphie). Et c’est sans compter les pertes de possession que l’offensive a dû reprendre. Au deuxième quart, les Dragons ont joué un défensive de zone à laquelle le Royal a répondu par un jeu de passes statiques avec peu de mouvement, le tout alors que la température ne favorisait aucunement la défensive de zone (pas de pluie et peu de vent). Malgré tout, Rochester réussit à briser le rythme des Montréalais. Le Royal n’a de plus pas su profiter des bourdes offensives des Dragons. Finalement, Rochester a battu le Royal à quelques reprises sur des jeux longs auxquels aucune pression défensive n’était appliquée.
Rendons crédit aux Dragons Max Rick #7, Matt Cameron #18 et Kevin Quinlan #81. Rick a agit comme un quart arrière, circulant très bien le disque. Cameron est très rapide et intense et sait se donner comme cible à l’intérieur ou longue. Et Quinlan est très polyvalent avec ou sans le disque en offensive et en défensive. Ils ont offerts une très belle performance et ont su causer bien des soucis à la troupe de l’entraîneur Lacombe.
Que s’est-il passé ? Que s’est-il dit à la mi-temps… qui n’a été compris qu’au 4è quart ? On ne le saura jamais, mais on peut s’en douter. Au delà de l’exécution en offensive, l’intensité n’y était pas. On l’a vu seulement à la fin du quatrième quart alors que le sentiment d’urgence était bien présent et que Rochester a fait cadeau de quelques disques au Royal qui a finalement tiré profit.
En terme d’intensité montréalaise, on ne peut surtout pas blâmer la recrue Hendricks #23 qui à son premier match pro, a su inscrire 2 points à sa fiche et a été très tenace en défensive. Sa belle intensité à toutefois un prix ; elle a coûté 40 verges de pénalité au Royal. Aucun doute que c’est l’expérience qui rentre.
Parlant de pénalité ; le Royal a concédé 150 verges de punition, soit presque l’équivalent de 2 terrains (1 terrain = 80 verges). C’est définitivement un point d’amélioration. On peut comprendre une pénalité suite à plongeon en défensive qui a causé un contact ; par contre, les fautes sur la marque et les « pick » doivent être évités. À ces pertes de verges s’ajoutent 2 pertes de possession pour ne pas avoir passé le disque avant les 7 secondes prescrites (« stall down »). Difficile à accepter pour une équipe qui aspire au plus grand honneur et à comprendre compte tenue de la fluidité offensive démontrée depuis le début de la saison.
« On prend tout se qui passe » comme on le dit si bien. Les 2 points de la victoire sont en poche, mais il n’y avait rien de convainquant dans l’attitude et la performance des Montréalais. Le match de samedi dernier a semblé être « un autre jour au bureau ». On continue d’y croire malgré que certaines angoisses de l’équipe d’entraineurs ont sûrement refait surface.
Le prochain match ne laissera pas de place au doute ni au manque d’intensité ; les Outlaws d’Ottawa débarqueront à Montréal samedi prochain le 13 juin à 19h00. Le Royal voudra sûrement venger la défaite connue plus tôt cette saison à Ottawa par un seul point. La bande à Derek Alexander (#9) sait comment exploiter en offensive les grands terrains de l’AUDL. On attend une très belle foule puisque se tiendra aussi cette fin de semaine le tournoi mixte « CoE ». Et pour bien établir la rivalité de la 417, on s’attend à ce qu’il y ait des fans d’Ottawa dans les estrades. Un très beau samedi soir en perspective.
Mes Rock Stars :
Yoland Cabot #33 : avec ses 4 points, 5 passes et 1 défensive, Cabot est un habitué de titre de joueur le plus utile. Samedi dernier, il a disputé le titre avec « la fierté de Trois-Rivières » Antoine Genest #17 qui a lui aussi très bien fait avec 1 point, 4 passes et 3 défensives.
L’Arbitre Godin : c’est un projet qui est sur la table depuis un certain temps et qui s’est finalement concrétisé ; un micro pour l’arbitre en chef qui partage avec la foule le résultat du tirage au sort ainsi que les fautes appelées. Une excellente initiative qui, on espère, se poursuivra. Ben Godin est un vrai pro. Soulignons aussi le travail des autres arbitres.
Les jeunes de 6 à 12 ans ayant participé au tournoi l’Envolée qui s’est tenu avant le match du Royal ; pour les passionnés d’Ultimate, voir ces jeunes courir, « flicker » et plonger pour le disque sans aucun complexe a quelque chose de fondamentalement émouvant et confirme qu’on n’a encore rien vue de ce que peut et va devenir le Ultimate. Bravo à tout les participants et merci à l’AUM et à Christian d’Auteuil, à l’organisatrice du tournoi Claudine Cabray, les entraineurs et accompagnateurs ainsi qu’au Royal pour faire de cet événement une belle réussite. Les équipes gagnantes du tournoi ont été l’École Marie-Soleil Tougas de Terrebonne (entrainé par Philippe Thivierge # 12) ainsi que l’École Jardin du Lac de Sherbrooke (entrainée par Marie-Ève Beauchemin, joueuse de Iris, Équipe Québec Féminine).
Mes pilliers
Gustavo « Numero Uno » Castano #1 : il est celui qui a le plus de touches de disque du Royal depuis le début de la saison (276 touches de disque). Avec son point, sa passe et ses 2 défensives spectaculaires, il est apparu comme un des quelques joueurs du Royal qui s’est dressé samedi dernier.
Jean-Lévy Champagne #10 : le capitaine a joué beaucoup au 4 è quart et a été impliqué activement dans la remontée du Royal. Ses 4 points, sa passe et sa défensive font (presque) oublier sa perte de possession suite à un « stall down » à quelques verges de sa propre zone de point plus tôt dans le match.
François-Xavier « FX » Hotte #8 : il est discret sur le jeu ; c’est probablement son astuce pour tromper l’adversaire. Il produit régulièrement en offensive et semble sortir de nul par pour s’offrir en cible, le plus souvent qu’autrement dans la zone pour le point. Deux points et 3 passes samedi dernier.
Mention spéciale
Aux bénévoles qui se donnent avant, pendant et après les matchs pour faire de Montréal « LA » place pour l’expérience de Ultimate Pro en Amérique. Vous êtes les meilleurs.
À TVA Sports qui publie sur sa page web un résumé en image et en musique des matchs du Royal et qui ajoute à ses informations de bas d’écran les résultats des matchs du Royal. Du plus il partage sur leur compte Twitter le lien vers leur publication sur le Royal. RDS avait pris l’initiative il y a 2 ans mais TVA semble vouloir saisir l’opportunité. Chapeau à JL Champagne du Royal pour son travail acharné en ce sens. Et merci à la concurrence des chaines spécialisées en sports au Québec.
A la gang qui a commencé l’enterrement de vie de garçon d’Olivier Hurtubise au match de Royal. On en déduit que : 1) le tutu rouge coiffé d’un chapeau de type Panama est un indémodable toujours très élégant mais exige un peu de crème solaire par une belle journée. Et ce, qu’il soit porté par un homme ou une femme. 2) un match du Royal est une excellente façon de commencer une belle soirée qui se finira très tard.
Dans la communauté du Ultimate
Le tournoi « CoE » (Comedy of Error) se tiendra à Montréal samedi et dimanche le 13 et 14 juin. Bienvenue à toutes les équipes. Verra-t-on les déguisements du tournoi se transporter au Stade Molson samedi soir ? On l’espère.
Le 11 et 12 juillet prochain se tiendra le championnat québécois CQ7 à Shawinigan, qualifiant les équipes québécoises pour le championnat canadien qui se déroulera en août à Winnipeg. Bonne préparation à toutes les équipes qui tenteront de se qualifier !