Il faut garder le moral malgré la défaite
(Désolé pour les délais de publications hors de notre contrôle….)
Le Royal (2-3) a entamé le deuxième tiers de la saison en affrontant l'Empire de New York (3-2) dimanche le 15 mai dernier. Une victoire du Royal confirmerait son statut d'aspirant aux 3 places disponibles pour les séries d'après-saison.
À ce stade-ci de la saison, c'est sans surprise qu'on concède la première place de la division à Toronto. Leur défaite à Montréal était atypique. Le Breeze a la profondeur nécessaire pour qu'on leur octroie une des deux positions restantes. Les 2 défaites crève-coeurs de ces derniers par un seul point contre Toronto ont confirmé leur titre de "challenger" légitime au titre de champion de la division Est, titre donnant accès au carré d'as de l'AUDL.
La troisième place pour les séries sera donc disputée entre New York et Montréal. La seule raison pour laquelle on exclut ici Ottawa de la course est la victoire du Royal contre Toronto. Les lacunes défensives des Outlaws ne permettent pas de croire qu'ils pourront arracher une victoire à Toronto, Washington DC ou New York d'ici la fin de la saison
Le Royal tenait donc son destin entre ses mains. La défaite par seulement deux points lors de leur visite à New York plus tôt en saison portait espoir. Cela ajouté à la dure défaite sans équivoque de l’Empire la veille contre Toronto par le pointage de 22-14 dans des conditions climatiques difficiles.
Dame Nature s'est aussi invitée à la partie, soufflant sur le stade Percival-Molson un vent d’Est en Ouest insistant et épicé de bourrasques, en plus d’un thermomètre hésitant à franchir la barre des dix degrés. On ne se souvient pas qu'un match ait eu lieu dans des conditions aussi difficiles.
Le Royal et l'Empire s'échangèrent les points et les bris au premier quart, New York prenant l'initiative par un bris. L'écart s'accentua à la mi-temps 10-7 en faveur de New-York. Le vent rendait la vie des passeurs et des receveurs très difficiles, multipliant les revirements dans une première moitié de match chaotique et sans rythme.
Le premier point du troisième quart s'étira pendant près de la moitié des 12 minutes, soit 5 minutes 30 secondes. Le Royal finit qu'à remporter ce point marathon. Ce qui aurait pu être un point tournant du match en faveur de Royal s'est avéré un point parmi tant d'autre dans un quart qui se termina en faveur de New York toujours en avance par 3 points.
Les partisans montréalais ont tenté, malgré le froid, le vent et leur petit nombre (notez que cette petite foule correspond à la plus grosse foule de la saison pour une majorité des franchises de l'AUDL) au début du 4è quart d'énergiser le Royal. Avec le vent qui tombait, et un écart de seulement 3 points, les espoirs étaient permis. Toutefois, les erreurs non provoqués du Royal, les disques échappés et la bonne gestion de l'horloge de New York en fin de match ont mené le Royal à la défaite par un pointage de 17-12.
New York, mené par le #4 Matt Auletta, nommé joueur du match pour New York, supporté par #80 Ryan Drost, #7 Taylor Brooks et le #3 Josh Alorro, ont su tant bien que mal faire preuve d’opportunisme lors des revirements octroyés par Montréal près de la zone de point de ces derniers.
Le Royal a manqué des occasions en or de convertir des cadeaux offerts par New York. Par contre, du côté positif, il n'a pas souffert de baisse de régime caractéristique de leur défaites précédentes. Montréal s'est battu sans relâche du début jusqu’à la fin.
L’équipe d’entraineurs misait sur une défensive intérieure serrée (no-in’s) pour ralentir l’Empire. Dans l’ensemble, le plan de match a été suivi. Le Royal a semblé faire confiance à sa jeunesse pour mettre le plan de match à exécution. Toutefois, cette même jeunesse a peiné à convertir les revirements. Avec des conditions climatiques de la sorte, les revirements viendront par eux mêmes assumant ne serait-ce qu’une défensive moyenne. Aurait-il fallu miser un peu plus sur des passeurs expérimentés qui convertissent les revirements offert par le vent plutôt que sur l’athlétisme de la jeunesse qui ne provoquent directement que quelques revirements supplémentaires à ceux engendrés par le vent, mais qui par la suite peinent à convertir ? C’est probablement une des questions que se posera l’équipe d’entraineurs montréalaise.
Par contre, les chiffres semblent indiquer une autre explication à cette défaite; les deux équipes on un taux de passes complétées au cours du match comparables (79% pour New York, 78% pour Montréal). Par contre, Montréal a échappé un total de 11 passes contre 1 seule pour New York. Assumant un taux de conversion moyenne de 50% sur ces 11 revirements, on explique l’écart de 5 points au pointage final.
Une chose demeure, cette dernière défaite, aussi riche en apprentissage peut-elle être, demeure douloureuse. Il faudra de la maturité et du sang-froid pour garder le moral des troupes à son meilleur pour affronter la deuxième moitié saison.
Encore des statistiques
En attendant le prochain match, pour assouvir les amateurs de chiffres (et pour endormir les autres), quelques statistiques avancées sur la division Est :
Équipes
Fiche
Points Pour
Points Contre
Différentiel
% passes complétées
Points
Moy / match
Point
Moy / match
Toronto
5-1
154
25,7
123
20,5
5,2
92,1%
Washington
4-2
149
24,8
122
20,3
4,5
92,5%
New York
4-2
127
21,2
110
18,3
2,8
90,5%
Montréal
2-4
125
20,8
143
23,8
(3,0)
88,2%
Ottawa
1-3
82
20,5
108
27,0
(6,5)
91,6%
Philadelphie
0-4
64
16,0
101
25,3
(9,3)
90,9%
Certaines statistiques sont évocatrices des point à améliorer du côté de Montréal, particulièrement lorsqu’on les compare aux équipes qui sont actuellement en position d’accéder aux séries (Toronto, Washington DC et New York) :
· Montréal inscrit en moyenne 3 points de moins (20.8 vs 23.9 en moyenne pour les trois équipes en tête);
· Montréal concède en moyenne 4 points de plus (23.8 vs 19.7);
· Montréal détient le plus bas pourcentage de passes complétées de la division (88.2%)
Alors, est-ce qu’on doit faire plus de points ou en concéder moins ? La réponse repose dans un pourcentage de passe plus faible qui engendre moins de points marqués. Et par conséquent, qu’on concède plus de revirements qui seront convertis, augmentant du fait même la moyenne de point contre.
Des pénalités, des pénalités et encore des pénalités….
Dans un tout autre ordre d’idée, on se questionne aussi sur l'arbitrage; le métier d'arbitre d’Ultimate est nouveau et il est légitime de voir des ajustements. Ce sont plus de 300 verges de pénalités qui ont été décernées (230 pour NY, 100 à Mtl). La perception est que les officiels auraient « serré la vis », particulièrement en ce qui attrait à l'obstruction (pick) depuis le début de la saison, à tout le moins à Montréal.
À quand des statistiques de l’AUDL sur le nombre de verges de pénalités écopées par chaque équipe ? En comparant cet indicateur entre équipe, entre ville où se joue les matchs et entre division, on ajouterait un outil intéressant en terme de gestion sportive des équipes, on améliorerait potentiellement la fluidité et le rythme des matchs sans oublier qu’on possèderait un indicateur quant à l’uniformité de l’interprétation et de l’application des règles dans le circuit.
Mes Rock Stars :
· Yoland Cabot #33 ; Il s’est mérité son premier titre de joueur du match cette année, lui qui était un habitué de ce genre de titre au cours des deux dernières saisons. Il a inscrit la moitié des points de son équipe (6). On l’a vu bien en jambe au cours de ce match.
· Olivier St-Denis #9: Il s’est taillé une place comme passeur sur l’équipe. Il démarre avec confiance le jeu après les revirements. Au risque de se répéter, on adore son enthousiasme et son engagement sur le terrain. Il a complété 24 de ses 30 passes; dans les circonstances, on considère son 80% comme excellent. Il a aussi gagné une bataille dans les airs contre deux adversaires significativement plus grands que lui.
· Matt Auletta, NY, #7; Le joueur le plus utile de New York a su diriger la circulation du disque malgré le vent et les bourrasques. Il a 3 points et passes pour le point dans ce match.
Mes piliers:
· Antoine Genest #17: Encore lui dans « Mes piliers ». Il a 4 passes pour le point dans ce match; il aurait pu se mériter le titre de joueur le plus utile du match à la place de Cabot. Toutefois, le pilier qu’il est doit montrer l’exemple; son total de 5 passes incomplètes sur 14 est trop élevé.
· Nicolas Brochu #20 : Il a effectué un retour cette année après avoir été blessé l’an dernier. Il ajoute de la profondeur à l’alignement de passeur. Il maintient une moyenne de passes complétées de 93 % depuis le début de la saison (100% sur 8 passes dimanche dernier).
· Félix-Antoine Daigle #49 : Il est probablement un des joueurs le plus polyvalent de l’alignement. Il a joué essentiellement en offensive comme passeur cette saison, mais est capable de performer lors de mission défensive à titre de passeur ou receveur.
Dans la communauté d’Ultimate
· La planète Ultimate québécsoie s’est donné rendez-vous à Gentilly le 14-15 mai dernier pour le FrisbeeFest. Félicitations à NSOM et à Iris qui ont remporté leurs divisions respectives, soit masculine et féminine au cours d’un dimanche pas des plus agréables côté météo. Bravo !
Prochain match du Royal
· Sur la route le Samedi 21 mai contre Philadelphie et le Dimanche 22 mai contre Washington
· À la maison, Samedi 28 mai, 16h00 à Montréal contre le Breeze de Washington.
Suite à dimanche dernier, on vous confirme que OUI, il fait toujours beau pour du Ultimate; mais amenez-vous une petite laine jusqu’au cas où….
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