L'ultima donna
Sans effusion, sans jamais ni toujours, je veux qu'elle soit la derniĂšre femme que j'aimerais.
Parce que je sais l'entendre quand elle ne parle pas. Je sais ses larmes quand elle est forte. Je sais ses désirs à travers son souffle, à travers un simple soupir. Je sais ses chutes quand l'équilibre lui manque. Je sais qui elle est, quand elle ne le sait plus.
La derniĂšre femme que j'aimerais car elle sait prendre soin de moi quand je ne demande rien.
Elle sait mes peines. Elle sait mes envies. Elle sait que je veux aller danser. Elle sait que je ne demande jamais rien pour m'offrir tout. L'anecdotique comme l'exceptionnel.
Demain, nous partirons, ailleurs, lĂ oĂč on ne pourra plus nous rattraper car nous sommes le vent, nous sommes l'eau qui file entre les doigts.
Alors vous comprendrez pourquoi, elle lit en moi comme son reflet dans un miroir, et ses silences sont à mes oreilles le plus explicite des récits.
Elle me baise comme je la baise. Et de notre fusion naĂźt l'atome.


















