les groupes officieux ; explications.
Dans une ville sous tensions, nul ne sera surpris de voir apparaĂźtre des groupuscules de diffĂ©rents bords, aux diffĂ©rents objectifs. Qu'ils soient apparus avant, pendant, ou aprĂšs la guerre, chacun possĂšde un but et met en Ćuvre ce qu'il faut pour le rĂ©aliser.
le nid : les empoisonneurs.
(tw:Â mort, meurtre, drogue.)
â Le Nid a vu le jour bien avant la naissance de Kilsharpe, et ce quand bien mĂȘme la quasi-totalitĂ© de ses membres sort aujourd'hui de ses rangs. C'est au cours du XIVe siĂšcle que le groupe, petite sociĂ©tĂ© au cĆur des plus grands noms du Haut, trouve ses racines. Créé par BĂ©atrice Courbois, descendante d'immigrĂ©s français, Le Nid, tenant son nom de la façon dont on dĂ©signe une colonie de scorpions, regroupa rapidement les empoisonneurs les plus rĂ©putĂ©s de New York dans le but de dĂ©velopper et, par la suite, expĂ©rimenter lors de missions qui leur ont Ă©tĂ© confiĂ©es diffĂ©rents poisons de leur Ćuvre.
â Le Nid n'a jamais eu d'existence officielle. Un nombre incalculable de rumeurs circulent autour d'eux, notamment de par leur habitude sournoise de laisser, jamais trĂšs loin du corps de leur victime, l'aculeus d'un scorpion ou quelque chose s'en rapprochant. Signature discrĂšte mais existante, il arrive rĂ©guliĂšrement que les forces en charge d'enquĂȘter, de façon lĂ©gale ou non, sur les meurtres manquent ce dĂ©tail qui, pourtant, possĂšde son importance. Rien n'a jamais fuitĂ© sur la sociĂ©tĂ© secrĂšte qu'ils forment : chaque Scorpion â surnom donnĂ© Ă ses membres â prĂȘte, au moment de son adhĂ©sion, un serment de fidĂ©litĂ© au groupe et chaque trahison, aussi minime soit-elle, risquerait d'ajouter un nom Ă la liste des cobayes et potentielles victimes du groupe.
â Pendant ses premiĂšres dĂ©cennies d'existence, Le Nid Ă©tait exclusivement fĂ©minin, et majoritairement français. C'Ă©tait l'une des derniĂšres volontĂ©s de BĂ©atrice : que sa gestion reste dans la poigne d'une femme, qu'elle soit ferme ou dĂ©licate. Elle-mĂȘme mĂšre, elle lĂ©gua Ă sa fille aĂźnĂ©e les rĂȘnes de ce petit empire qu'elle crĂ©a, et la tradition naquĂźt : depuis plus d'un siĂšcle maintenant, les descendantes de BĂ©atrice se suivent, chacune ayant renoncĂ© Ă prendre le nom de son Ă©poux ou Ă©pouse pour perpĂ©trer celui qui, avec le temps, devint aussi lĂ©gendaire que la femme qui le porta.
â Depuis quelque temps, Le Nid a mis en place un nouveau poison Ă effet lent : le trĂ©sor. DiffusĂ© sous forme de petite pilule ambrĂ©e, rappelant aux fins connaisseurs la couleur du scorpion dont il tient son nom (l'ananteris tresor), le trĂ©sor circule dans les rues de New York comme le ferait chaque nouvelle drogue au sein du dĂ©dale veineux de la ville ; de bouche Ă oreille Ă langue contre langue, il provoque, de prime abord, une sensation semblable Ă celle du LSD (accĂ©lĂ©ration du rythme cardiaque, manque de coordination, hallucinations) mais qui, Ă force de consommation, provoque un dĂ©rĂ©glement dans le corps de la victime : fiĂšvre, sudation, vomissements, hypotension artĂ©rielle, jusqu'Ă la mort par encombrement pulmonaire, comme le venin d'un scorpion. La mise en place Ă©tant encore assez rĂ©cente, il n'existe que quelques rares cas de morts pour l'instant, permettant de ne pas encore alimenter les rumeurs sur Le Nid.
prometheus : ignaris anti-magie.
(tw: armement, kidnapping, harcĂšlement.)
â Au cĆur des vestiges de la Guerre est nĂ© un groupuscule aux idĂ©es rĂ©volutionnaires. FatiguĂ©s et galvanisĂ©s d'une colĂšre commune face Ă la petitesse avec laquelle Ă©tait considĂ©rĂ© leur statut, des Ignaris du Haut et du Bas s'alliĂšrent pour former une alliance dans le but de lutter contre la magie. Voleurs de foudre de notre univers, ils prirent conscience que, dans un combat qui n'Ă©tait pas gagnĂ© d'avance, ils s'apprĂȘtaient Ă dĂ©fier les dieux magiques. C'est ainsi que naquirent les PromĂ©thĂ©es, portĂ©s par leurs idĂ©aux, leurs convictions, et cette colĂšre trop longtemps gardĂ©e sous silence.
â D'abord trois, puis cinq, puis dix, puis quinze, ils ne comptent aujourd'hui plus les membres dans leurs rangs, soulignant par leur soutien commun le nombre d'oubliĂ©s, de mal-vus, de marginaux peuplant les rues d'un New York qui, selon eux, est gangrenĂ© par la magie et ses utilisateurs. Aujourd'hui, leur but est simple : prouver que les mages ne sont pas supĂ©rieurs Ă eux et que la magie peut ĂȘtre contrĂ©e, voire assouvie. Si le groupe est encore rĂ©cent, s'il a encore besoin de consolider ses fondations et d'agrandir son savoir, la motivation de ses membres est une aide plus que prĂ©cieuse lorsque la plupart d'entre eux créé leurs vies, aujourd'hui, autour de Prometheus.
â Les PromĂ©thĂ©es se veulent insoumis et indomptables, et savent que la puissance rĂ©side dans le nombre. Qu'ensemble, ils sont plus fort et plus capables. Si les compĂ©tences et les possessions ne sont pas maĂźtres mots d'une adhĂ©sion, un nombre important d'entre eux sait manier l'armement non magique, tel que les pistolets, revolvers, fusils, grenades, et autres bombes de leur confection, dans le but de se dĂ©fendre autant que d'attaquer. Quand bien mĂȘme les actions restent, pour le moment, silencieuses et discrĂštes, le groupe se prĂ©pare et pourrait ĂȘtre amenĂ©, dans le futur, Ă passer Ă une vitesse supĂ©rieure. Dans l'attente de ce moment, les membres les plus expĂ©rimentĂ©s apprennent Ă ceux qui le sont moins comment manier une arme et parvenir Ă toucher sa cible au tir, dans le but de s'assurer une autodĂ©fense contre l'oppresseur et le harcĂšlement que certain.e.s peuvent subir au quotidien.
â Parmi le champ d'action de Prometheus se trouvent aussi quelque chose Ă mĂȘme de rĂ©volutionner, Ă sa façon, le monde magique. Chaque invention, ou presque, possĂšde son contraire. Son opposĂ©. Quelque chose capable de la dĂ©samorcer ou de rĂ©parer ses dĂ©gĂąts. GrĂące Ă Prometheus, c'est le cas des tatouages de sigils. C'est parmi leurs rangs qu'est nĂ©e une technique encore Ă l'expĂ©rimentation et, avec elle, la premiĂšre faille du groupe. Les PromĂ©thĂ©es ont rĂ©ussi Ă mettre au point une technique d'annulation et de suppression des sigils tatouĂ©s sur des cobayes, volontaires ou non, en tatouant par-dessus une entrave permettant de libĂ©rer la magie canalisĂ©e sous la peau du mage. L'acte est extrĂȘmement douloureux et Ă©puisant, et l'est proportionnellement Ă l'Ăąge des tatouages, et risquerait d'entraver dĂ©finitivement la magie de l'ex tatouĂ©.e. Si les PromĂ©thĂ©e offrent le service aux mages souhaitant se dĂ©barrasser de leurs tatouages, une partie du groupe s'adonne Ă©galement au kidnapping et au tatouage de force, quand bien mĂȘme le.a mage ne serait pas consentant, crĂ©ant des tensions au sein mĂȘme du groupe.
black priests : les sacrificateurs.
( tw: sacrifices humains, graphic content.)
â Les Black Priests (littĂ©ralement : prĂȘtres noirs) forment un groupuscule reliĂ© Ă la famille Herne, tenant leur nom des messes noires qu'ils pratiquent. A leur tĂȘte se trouve Aloysius Thorpe (pnj), homme de foi et de sciences d'une soixantaine d'annĂ©es. Si les termes religieux prĂȘtent Ă confusion sur leurs activitĂ©s rĂ©elles, les sacrifices auxquels ils s'adonnent, dans le plus grand des secrets, n'ont pas tant Ă voir avec Dieu ou autre force supĂ©rieure, que des recherches scientifiques en lien avec l'alchimie et la transmutation. Ils ont cet objectif commun, les guidant dans cette quĂȘte d'une vie : repousser les limites contraignantes de la magie blanche.
â Il n'y a que deux façons d'ĂȘtre tĂ©moins de l'existence de ce groupe : en les rejoignant, ne se trouvant dans leurs rangs que les membres les plus brillants et avides de connaissances et de dĂ©couvertes de la famille, la constellation, ou la nĂ©buleuse des Herne, ou en se retrouvant contre eux. Dans un cas comme dans l'autre, les secrets sont gardĂ©s ou rĂ©duits au silence, leur permettant une pĂ©rennitĂ© dont ils jouissent avec le plus grand soin.
â L'aviditĂ© et la dĂ©termination que possĂšdent les Black Priests face au savoir existe depuis que le monde est monde, et qu'importe s'ils doivent repousser les limites de la biensĂ©ances jusqu'Ă s'en moquer, quand bien mĂȘme les recherches impliquent la mort d'autres ĂȘtres humains. Ainsi, s'il est impossible de dater avec exactitude le commencement de ces expĂ©riences, on peut cependant noter une recrudescence des pratiques Ă partir de la fin des annĂ©es 40, jusqu'Ă nos jours.
â Les Black Priests possĂšdent un rituel de sacrifice prĂ©cis. Chaque messe noire commence par une priĂšre (eukhĂ©), rĂ©citĂ©e Ă voix haute, les mains levĂ©es et les paumes dirigĂ©es vers le ciel. Une offrande est ensuite faite sous forme de libation, appelĂ©e khoĂ©, avant que le sacrifice (thysĂa) soit finalement pratiquĂ©. Les Black Priests utilisent le sacrifice par cardiectomie, pratique consistant Ă extraire de sa cage thoracique le cĆur encore palpitant du sacrifiĂ© Ă l'aide d'une dague.
les hirondelles : les marieuses, envers du décor.
â Officiellement, elles n'existent pas. Leur travail consiste simplement Ă Ă©couter les astres et jouer les entremetteuses dans le cas d'une recherche de mariage, rien d'autre. Et pourtant... Les Hirondelles ont vu le jour lorsque les marieuses se sont rendues compte de l'impact qu'elles pouvaient avoir. Si elles sont fidĂšles aux astres et Ă ce qu'elles y lisent, aprĂšs tout formĂ©es en astrologie de par leur occupation de marieuses, elles sont Ă©galement lĂ pour allier fĂ©minitĂ© et combat, et ainsi agir insidieusement sur la place de la femme dans la sociĂ©tĂ© moderne pour venir Ă bout du sexisme qu'elles subissent depuis bien trop longtemps.
â Semblables Ă des espionnes, les Hirondelles savent, Ă©coutent, dĂ©couvrent au travers de discussions intimes avec leurs client.e.s, et s'arrangent toujours pour mĂȘler le mysticisme Ă ce qui les attrait : une amĂ©lioration de leur situation. Elles ne sont rattachĂ©es Ă personnes, ne vendent les informations qu'elles obtiennent Ă personne, et se contentent simplement de mener les pions lĂ oĂč elles veulent les amener ; dans le respect des demandes de leurs client.e.s.
â C'est dans l'esprit d'Elif Demir qu'est nĂ©e, il y a prĂšs de soixante ans, l'idĂ©e d'utiliser leur mĂ©tier pour servir leurs fins. FatiguĂ©e de voir la femme et la mage rabaissĂ©es, dans le New York des annĂ©es 50, elle a dĂ©cidĂ© de prendre les choses en main et d'instaurer Ă l'ordre des marieuses un souffle nouveau. Toutes partageaient cet avis sur la situation mais, pensant que l'individualitĂ© risquerait de leur causer des torts, elles ont prĂ©fĂ©rĂ© garder pour elle ce que leur inspirait le monde, jusqu'Ă ce qu'Elif ne donne un coup de pied dans la fourmiliĂšre. L'idĂ©e a germĂ© et, peu Ă peu, les affaires se sont mises en place.
â Utilisant la religion Ă bon escient, les Hirondelles pratiquent pluri-hebdomadairement des offrandes envers les astres pour qu'ils acceptent de les accompagner dans leur quĂȘte, et leur donne la force et le courage d'avancer : si l'univers Ă©tait de leur cĂŽtĂ©, alors pourraient-elles frapper plus fort tout en gardant la discrĂ©tion qui est leur fort. Personne ne soupçonne rĂ©ellement les marieuses d'agir de la sorte sur la sociĂ©tĂ© actuelle, et c'est trĂšs bien pour elles.
â C'est Ă elles que l'on doit certains des plus grands changements sociĂ©taux qui ont marquĂ© notre Ă©poque. Ă l'aide de mariages et d'alliances approuvĂ©s ou non, elles ont permis Ă des idĂ©aux de se rencontrer et de jouer en leur faveur, influençant des dĂ©cisions politiques par le simple fait de laisser deux personnes se connaĂźtre dans l'intimitĂ©. Certaines d'entre elles ont Ă©galement pris la dĂ©cision d'ĂȘtre volontaire pour se marier avec des grands de ce monde pour rĂ©ussir Ă influer sur eux.
the grim whistle : agitateurs politiques.
â Les bannis, les marginaux, les laissĂ©s pour compte. Des hommes et des femmes aclaniques, parfois des familles entiĂšres, qui ont dĂ» renoncer ou qui ont fait le choix de partir de ce qu'ils avaient toujours connu. Se retrouver banni, c'est parfois pire que la mort, et iels en ont conscience. Ămes esseulĂ©es, quand bien mĂȘme iels le vivent bien ou mal, il n'y a pas de doute sur la façon dont leur clan a dĂ©cidĂ© de les traiter une fois leur dĂ©part engendrĂ© : pour la plupart d'entre eux, il y avait la damnatio memoriae au bout du chemin. Et puis aprĂšs ?
â The Grim Whistle. Le sifflet sinistre. Le nom a fini par sortir un soir, autour d'une bouteille de bourbon, dans un bar qui a fini par devenir le leur ; peut-ĂȘtre l'un des plus grands avantages Ă avoir un patron parmi leurs rangs. Comment se sont-ils trouvĂ©s ? Les relations. Le bouche-Ă -oreille. Savoir qu'il y avait quelque part dans New York quelqu'un qui vivait la mĂȘme chose qu'elleux leur ont donnĂ© cette idĂ©e de rencontre. Ils ne se promettaient d'abord aucun lien fort, aucune loyautĂ© ; s'ils n'en avaient pas eu pour leur clan, pourquoi en auraient-ils entre elleux ? De façon hebdomadaire, les rĂ©unions se firent dans ce bar du Bas, au Creamy Tap Room, Ă Woodlawn. Et au rythme des verres sifflĂ©s dont on tapait le dessous contre le bois des comptoirs ou des tables, une mĂ©lodie se dressa. Un autre sifflement. Le dĂ©but d'une histoire.
â Le groupuscule vit officiellement le jour Ă la date oĂč son nom fut actĂ©, le 4 dĂ©cembre 2017, un peu plus d'un an aprĂšs le dĂ©but de la Guerre des Corbeaux. Welland Kirton se dĂ©gagea comme le leader naturel du mouvement, et c'est d'entre ses lĂšvres que naquit l'idĂ©e d'un tel nom. Les Grims, aussi appelĂ©.e.s Siffleur.euse.s, trouvĂšrent cette opportunitĂ© de ralliement au cĆur d'un conflit dont iels Ă©taient tantĂŽt lassĂ©s, tantĂŽt ressentaient cette colĂšre bouillonnante d'en subir autant de consĂ©quences. L'idĂ©e Ă©tait soufflĂ©e depuis longtemps : les clans Ă©taient nocifs pour un quotidien de paix. Aussi longtemps qu'ils perdureraient, les conflits le feraient aussi, et des vies seraient perdues. Il Ă©tait temps que ça cesse.
â Les Grims n'ont pas, Ă l'heure actuelle, pour vocation Ă prendre les armes. S'ils connaissent la magie, qu'elle soit blanche ou rouge, s'ils savent pour certains se servir d'artilleries non-magiques Ă©galement, il n'est pas question, pour eux, de faire couler du sang. Pas volontairement. Agitateurs politiques de la dĂ©fense des idĂ©aux anti-claniques, ils se distinguent par leur façon de frapper : toujours par surprise, lĂ oĂč on les attend le moins. Leurs cibles sont aussi diverses et variĂ©es que possible, et on ne leur connaĂźt aucun lieu de prĂ©dilection, aucune stratĂ©gie redondante non plus. Leur plus grand coup reste celui orchestrĂ© par Welland, le 16 novembre 2020, Ă la veille de la signature du traitĂ© de paix qui mit fin Ă la guerre. Les Grims Ă©taient arrivĂ©s dans le quartier de la Curie, scandant des heures durant des slogans sinistres ponctuĂ©s de leurs sifflements si particuliers, si reprĂ©sentatifs, jusqu'Ă ce que le dernier d'entre eux ne se fasse arrĂȘter. Ils furent relĂącher le lendemain, n'ayant commis aucun crime autre que celui d'exprimer leur avis. Ce fut, jusqu'Ă aujourd'hui, leur plus gros coup.
â Au fil des mois et des annĂ©es, leurs rangs se sont agrandi jusqu'Ă accueillir plusieurs dizaines de membres. Tous, aujourd'hui, se rejoignent autour d'un objectif commun : convaincre l'enfant Seong de la branche aĂźnĂ©e, banni.e, de les rejoindre dans leur pĂ©riple, donnant Ă leur cause une importance d'autant plus consĂ©quente grĂące Ă sa prĂ©sence hypothĂ©tique auprĂšs d'eux.
ravenvale : guilde de mercenaires.
â Si la date exacte Ă©chappe Ă la mĂ©moire des New Yorkais, Ravenvale a vu le jour au siĂšcle dernier, Ă l'aube de l'Ă©tĂ© 1956. FondĂ©e par Lovie Dreyar, son but a toujours Ă©tĂ© simple et est, depuis, restĂ© inchangĂ© : permettre aux mercenaires du Bas de retrouvĂ©s tous les contrats au mĂȘme endroit, et de ne pas avoir Ă nĂ©gocier les prix. Sorte de communautĂ© pour mercenaires qui souhaiteraient dĂ©lĂ©guer tous ces points et se concentrer uniquement sur les missions, elle a vu passer, au cours des soixante-cinq derniĂšres annĂ©es, tout type de personnes et de soldats, pouvant presque se targuer de connaĂźtre les moindres options en lien avec le mercenariat.
â Ravenvale n'a jamais clairement eu pour but d'offrir aux mercenaires, bannis de leur clan, un port d'attache dans le dĂ©dale new yorkais. Et pourtant. Sous le regard bienveillant de Lovie et malgrĂ© son caractĂšre bien trempĂ©, certain.e.s pouvaient et peuvent encore trouver, le temps d'une nuit ou deux, un endroit oĂč se reposer, oĂč glisser ses lĂšvres dans une pinte de biĂšre ou un verre de whisky, et oĂč perfectionner sa magie et son utilisation des armes. Des liens se sont créés au fil du temps, des histoires entremĂȘlĂ©es, et Ravenvale a presque su prendre des airs de clan marginal, au profit de soldats parfois plus Ă©garĂ©s qu'iels ne voudraient bien l'admettre.
â Ravenvale se trouve Ă l'est de Morrisania, Ă la limite du quartier, sur la E169th Street. Sous ses allures de bar clandestin rappelant les activitĂ©s des Seong, il est nĂ©cessaire de connaĂźtre un mot de passe, changeant toutes les deux semaines, pour ĂȘtre autorisĂ©.e Ă passer le pas de la porte. Dernier en date : Gordonsucks. Personne ne pose de question ou ne remet en doute. Les lieux ont changĂ© Ă quelques reprises depuis les six derniĂšres dĂ©cennies, faisant parfois l'objet d'attaques de la part de citoyens voyant d'un trop mauvais Ćil les mercenaires et leurs activitĂ©s. Incendie, explosion, des Ă©vĂ©nements ayant causĂ© la perte de certain.e.s membres de la guide, dont celle de Lovie en 1971. Depuis, les systĂšmes de dĂ©fense ont Ă©tĂ© largement renforcĂ©s.
â Dans l'enceinte du bĂątiment, il n'est pas rare de voir les conversations monter et les esprits s'Ă©chauffer. C'est monnaie courante, lĂ -bas, que d'assister Ă un duel impromptu entre deux mercenaires, sous les regards tantĂŽt amusĂ©s, effarĂ©s ou blasĂ©s des autres personnes prĂ©sentes. Les tensions retombent cependant toujours lorsque la tĂȘte de Ravenvale passe le bout de son bec pour remettre de l'ordre dans les rangs, au moins jusqu'Ă ce que les principaux intĂ©ressĂ©.e.s ne quittent les lieux.
â Beaucoup de mercenaires ont pu perfectionner leurs techniques Ă force d'Ă©changes, d'entraĂźnements, voire parfois d'apprentissage plus approfondi encore que celui offert aux mercenaires en devenir. Ravenvale est peut-ĂȘtre encore jeune Ă l'Ă©chelle du monde, il n'en est pas moins devenu un lieu incontournable pour toute personne concernĂ©e. Il est dit qu'aucun mercenaire n'aurait avancĂ© dans sa carriĂšre sans y montrer, au moins une fois, les Ă©tincelles de sa magie.
rivertry : camp d'entraĂźnement.
â Si le Haut a Brakebills, qu'a donc le Bas ? Certes, les Ă©tudiant.e.s du Bas ont la possibilitĂ©, s'iels le souhaitent, de suivre des cours de l'autre cĂŽtĂ© de la Ligne. Mais tou.te.s ne possĂšdent pas les mĂȘmes opportunitĂ©s, ni les mĂȘmes envies, ou voient cette rĂ©alitĂ© en face : Brakebills apprend Ă ses Ă©tudiant.e.s tout ce qu'il faut savoir sur la magie blanche. Mais elleux, ça n'est pas celle qu'iels pratiquent. La problĂ©matique a Ă©tĂ© soulevĂ©e il y a prĂšs de soixante-quinze ans, quelques annĂ©es aprĂšs l'ouverture de l'universitĂ© du Haut, et c'est ainsi que Rivertry est nĂ©e.
â Rivertry tient son nom de son crĂ©ateur, Marcus Rivertry, membre de la constellation des Goddrie, lassĂ© de voir les jeunes â et moins jeunes â du Bas manquer de cours pour apprendre Ă maĂźtriser et optimiser leur magie rouge. Trouvant injuste que rien ne soit dispensĂ© pour elleux, il ouvrit ce qui pourrait s'apparenter au mĂ©lange d'une petite universitĂ© et d'un dojo et qui, jusqu'Ă aujourd'hui, a vu sa notoriĂ©tĂ© grandir et sa lĂ©gende se bĂątir. Avec son prestige, bien que rien ne soit jamais devenu officiel aux yeux du gouvernement du Bas sur le pourquoi du comment de la structure, les prix Ă l'annĂ©e ont eu tendance Ă augmenter Ă©galement, pour pouvoir prodiguer aux entraĂźneurs un petit salaire dans le but de les remercier pour leur investissements auprĂšs des personnes prĂ©sentes. Le tarif est, aujourd'hui, d'environ $850 Ă l'annĂ©e.
â SituĂ©e aux deux derniers Ă©tages d'un building de Marble Hill, sur le territoire des Goddrie, Rivertry a amĂ©nagĂ© des salles d'entraĂźnement et d'autres plus thĂ©oriques, pour permettre Ă tou.te.s les chanceux.euses sĂ©lectionnĂ©s de suivre une sorte de cursus moins contraignant que l'universitĂ©, uniquement basĂ© sur la pratique de la magie rouge et sa maĂźtrise, mais qui n'en reste pas moins le plus complet possible. Parmi les personnes prĂ©sentes pour mener Ă bien les diffĂ©rents entraĂźnements et apprentissages peuvent se trouver d'ancien.ne.s mercenaires ayant dĂ©cidĂ© de raccrocher avec leur prĂ©cĂ©dent mĂ©tier, des soldats, des mĂ©decins, et toutes autres personnes ayant eu recours Ă un usage rĂ©gulier voire quotidien de la magie rouge au long de sa vie, suffisamment pour accumuler les connaissances nĂ©cessaires Ă sa prĂ©sence ici. Ils ne sont jamais nombreux Ă enseigner au mĂȘme moment, et les roulements se font pratiquement chaque annĂ©e ; soit par lassitude, soit parce qu'iels ont pu avoir la sensation d'avoir dĂ©jĂ enseignĂ© tout ce qu'ils pouvaient. Il n'y a aucun diplĂŽme requis pour prendre cette place, seule l'expĂ©rience de vie et de terrain compte.
â Depuis 2011, c'est Jemma Breedlove, une mage de quarante-cinq ans, ancienne mercenaire nĂ©e dans la constellation du clan Czerny, qui est Ă la tĂȘte de Rivertry. Suite au dĂ©sistement de l'ancien directeur, elle a Ă©tĂ© dĂ©signĂ©e, pour la premiĂšre fois depuis la crĂ©ation de la structure, Ă l'unanimitĂ© pour reprendre son rĂŽle, aprĂšs des annĂ©es d'enseignement dans l'enceinte â elle avait commencĂ© sa carriĂšre de « professeur » en parallĂšle Ă son rĂŽle de mercenaire. On lui connaĂźt une main de fer, mĂȘlĂ©e Ă un talent surprenant pour les relations humaines.
â L'adhĂ©sion Ă Rivertry se fait via le bouche-Ă -oreille. S'ensuit une Ă©tude au cas par cas des volontaires, oĂč ne sont gardĂ©s que les plus motivĂ©s et les plus mĂ©ritants aux yeux de Jemma Breedlove et des entraĂźneurs en poste, puisque seule une trentaine d'Ă©lĂšves est sĂ©lectionnĂ©e chaque annĂ©e. Une rĂ©ponse Ă une demande d'adhĂ©sion prend entre deux semaines et un mois Ă arriver au domicile de/de la demandeur.euse, et est reçue sous forme de rose noir avec cinq Ă©pines en cas de refus, ou d'un glaĂŻeul d'Illyrie en cas d'acceptation.