Qui sont les  "jeunes reporters" d'Aflam ?
Lorsque lâon parle des critiques de cinĂ©ma, on imagine des hommes aux cheveux blancs, Ă©loquents et passionnĂ©s, qui connaissent lâhistoire du 7Ăšme art sur le bout des doigts, dissertent sur Eisenstein ou Truffaut et dĂ©battent de maniĂšre docte de la mise en scĂšne ou des choix de cadrages dans le dernier film dâOlivier Assayas.
Les « jeunes reporters » dâAflam ne correspondent pas vraiment Ă cette image. Ils ont entre 18 et 25 ans, ont grandi en AlgĂ©rie, au Portugal ou aux Comores, et nâont pas eu souvent lâoccasion dâaller au cinĂ©ma. Ils sont actuellement stagiaires dans les centres de formation TĂ©traccord et Cieres, dans des cycles de « remise Ă niveau » concernant les savoirs fondamentaux, et en particulier en français. Mais ils ont pourtant bien voulu jouer, pendant quatre mois, les critiques de films, malgrĂ© leurs difficultĂ©s en français ou leur timiditĂ© Ă prendre la parole ou la plume.
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Lâatelier sâest articulĂ© autour du cycle« RĂ©sistances en MĂ©diterranĂ©e » des Ecrans dâAflam, soit trois films projetĂ©s entre dĂ©cembre 2015 et fĂ©vrier 2016, qui Ă©voquent chacun Ă leur maniĂšre le thĂšme de la rĂ©sistance : Les 18 fugitives de Paul Cowan et Amer Shomali, Et maintenant on va oĂč? de Nadine Labaki et Les jours dâavant de Karim Moussaoui, prĂ©cĂ©dĂ© du court-mĂ©trage Light Horizon, de Randa Maddah.
Pour chaque film, Imen, Sofia, Djelloul, Vanessa, Hassani et quelques autres se renseignent dâabord sur le sujet traitĂ© et sur le rĂ©alisateur ou la rĂ©alisatrice, assistent Ă la projection Ă la Maison de la rĂ©gion, sur la CanebiĂšre, puis interrogent un spĂ©cialiste du pays dans lequel se dĂ©roule le film â Palestine pour le premier, Liban pour le second et AlgĂ©rie pour le troisiĂšme. Ils Ă©crivent ensuite une petite chronique, pour un journal ou pour la radio, et font la retranscription ou le montage de lâinterview rĂ©alisĂ©e.
Jusquâen mars, les diffĂ©rentes productions des jeunes critiques seront diffusĂ©es simultanĂ©ment sur les sites Ustaza Paca et Vues sur mer.
Le point dâorgue de cet atelier, ce sera une Ă©mission de radio, prĂ©parĂ©e et enregistrĂ©e avec et par Radio Grenouille, et dont les jeunes seront eux-mĂȘmes les animateurs. Cette Ă©mission sera enregistrĂ©e le 21 mars, en prĂ©sence du rĂ©alisateur RĂ©gis Sauder, et diffusĂ©e sur les ondes de la radio marseillaise quelques jours plus tard. Stay tuned !
En attendant voici quelques-unes des productions des « jeunes reporters » dâAflamâŠ
Texte par Nina Hubinet, journaliste et animatrice de l'atelier "Jeunes reporters"
Beit Sahour, un modÚle de résistance pacifique
AprĂšs chaque projection, les « jeunes reporters » dâAflam font lâinterview dâun spĂ©cialiste du pays oĂč se situe le film. Pour Les 18 fugitives, Sofia, Imen, Abderazzak, Vanessa et Djelloul ont interrogĂ© Bernard Botiveau, directeur de recherches Ă lâIremam (Institut de recherches et dâĂ©tudes sur le monde arabe et musulman) et spĂ©cialiste de la Palestine.
Le film Les 18 fugitives raconte une histoire qui se passe dans le village de Beit Sahour, en Cisjordanie, pendant la premiĂšre Intifada, Ă la fin des annĂ©es 1980. Quel Ă©tait lâĂ©tat dâesprit des Palestiniens Ă ce moment-lĂ ?
Quand commence la premiĂšre Intifada, en 1987, tous les Palestiniens ne sont pas logĂ©s Ă la mĂȘme enseigne : leur situation est trĂšs diffĂ©rente selon quâils vivent Ă Gaza, en Cisjordanie ou Ă JĂ©rusalem. Ils nâont pas la mĂȘme vie quotidienne. Mais il y a une constante : les gens qui dĂ©clenchent le soulĂšvement ont moins de 20 ans. Ils Ă©taient Ă peine nĂ©s lors de la guerre de 1967, quand IsraĂ«l a occupĂ© lâensemble du territoire dâIsraĂ«l et Palestine. Ils ont grandi en Ă©prouvant ce quâĂ©tait lâoccupation directe par un pouvoir politique totalement Ă©tranger, alors quâavant la Cisjordanie Ă©tait administrĂ©e par la Jordanie, et Gaza par lâEgypte. Donc en 1987, il y avait un rĂ©el Ă©puisement. Dâabord en raison du manque total dâautonomie : les Palestiniens dĂ©pendaient du pouvoir israĂ©lien pour tout. Par exemple, comme on le voit dans le film avec le lait, presque tous les produits vendus dans les magasins Ă©taient importĂ©s dâIsraĂ«l⊠Et puis il nây avait plus dâargent, pas assez de travail, et surtout on ne pouvait pas bouger comme on voulait, on Ă©tait contrĂŽlĂ© en permanence. Donc il y a eu une sorte de ras-le-bol gĂ©nĂ©ral chez les Palestiniens qui sâest exprimĂ© par lâIntifada.
Quelle est la différence entre la premiÚre et la deuxiÚme Intifada ?
La premiĂšre Intifada vient en conclusion dâune premiĂšre phase dâoccupation totale de la Palestine. Tout le territoire est contrĂŽlĂ© par les IsraĂ©liens, mais aussi la police, les impĂŽts, lâadministration... Si on veut un papier pour un acte mĂ©dical, ou pour inscrire ses enfants Ă lâĂ©cole par exemple, on est obligĂ© de passer par un fonctionnaire israĂ©lien. Donc il y a une rĂ©volte contre cette situation. Lors de la seconde Intifada, en 2000, câest diffĂ©rent parce que ça se passe aprĂšs les accords dâOslo, qui ont Ă©tĂ© signĂ©s en 1993. A partir de lĂ , on est entrĂ© dans une nouvelle pĂ©riode, une pĂ©riode dâautonomie qui est censĂ©e dĂ©boucher sur la proclamation dâun Etat palestinien cinq ans plus tard. Ce qui a totalement Ă©choué⊠Mais en 2000, sept ans aprĂšs les accords dâOslo, une nouvelle nĂ©gociation commence pour essayer de mettre un terme Ă cette situation dâincertitude et pour avancer vers la proclamation dâun Etat palestinien. Donc IsraĂ©liens et Palestiniens se retrouvent notamment aux Etats-Unis tout le mois de juillet 2000 pour discuter, mais câest un Ă©chec, pour diffĂ©rentes raisons. Et Ă ce moment-lĂ on sent quâil nây aura pas dâEtat palestinien dans lâimmĂ©diat⊠Au mĂȘme moment, en septembre 2000, Ariel Sharon, une figure de la droite dure israĂ©lienne, vient prier sur ce qui est le mont du Temple pour les juifs â lâesplanade des mosquĂ©es pour les musulmans, au milieu dâune troupe dâun millier de soldats israĂ©liens. Et câest Ă©videmment considĂ©rĂ© comme une provocation, Ă©tant donnĂ© que les lieux saints ont Ă©tĂ© « rĂ©partis » et rĂ©servĂ©s aux diffĂ©rentes communautĂ©s par des accords internationaux, qui nâautorisent pas les IsraĂ©liens Ă venir prier Ă cet endroit. Donc cette action dĂ©clenche tout de suite une rĂ©volte palestinienne, qui est de plus grande ampleur que celle de 1987. Et cette fois ce nâest pas une « rĂ©volte des pierres », mais une rĂ©volte armĂ©e, qui fera plusieurs milliers de victimes dans les annĂ©es suivantes.
En 1987, la résistance du village de Beit Sahour est-elle une exception ?
Ce nâest pas du tout une exception. Comme on lâa vu dans le film, il y avait un commandement national unifiĂ© qui organisait toutes les opĂ©rations de rĂ©sistance lors de la premiĂšre Intifada. Donc on pouvait trouver diffĂ©rentes actions de rĂ©bellion Ă Naplouse, BethlĂ©em, Ramallah, Gaza⊠Mais cette forme-lĂ de rĂ©sistance choisie par Beit Sahour semble avoir Ă©tĂ© originale. La dĂ©sobĂ©issance civile existait dans dâautres villes de Palestine, mais Beit Sahour a Ă©tĂ© une sorte de laboratoire dâexpĂ©rimentation dans ce domaine. Il y avait une sorte de rĂ©flexion sur comment la sociĂ©tĂ© peut sâorganiser dans un contexte de guerre, quand on est cernĂ©, encerclĂ©, et quâil faut survivre dans ces conditions. Lâimportance des vaches et du lait devient une sorte de mĂ©taphore de ce dispositif dans le film, mais il nây a pas que ça, on voit aussi des gens qui font des potagers, commencent Ă Ă©lever des poulets⊠Ils sâorganisent de façon Ă ĂȘtre presque autarciques. Lâautarcie totale est une utopie, mais on peut devenir autonomes sur beaucoup de points, et ils ont plutĂŽt bien rĂ©ussi cette opĂ©ration, puisque lâexpĂ©rience de Beit Sahour demeure aujourdâhui un modĂšle en matiĂšre de dĂ©sobĂ©issance civile.
Ce type dâorganisation globale a-t-il perdurĂ© aprĂšs la premiĂšre Intifada ?
Non, les comitĂ©s de rĂ©sistance ont disparu avec les accords dâOslo. Ils Ă©taient lâexpression de lâOLP dans les territoires palestiniens, mais ils avaient en mĂȘme temps une autonomie trĂšs importante vis-Ă -vis de lâOLP qui ne plaisait pas beaucoup Ă Yasser Arafat et ses dirigeants. Cette structure-lĂ a disparu avec les accords dâOslo et elle a Ă©tĂ© remplacĂ©e par lâadministration de lâAutoritĂ© palestinienne. La base de cette administration sâest dâailleurs bĂątie Ă partir de ces comitĂ©s locaux de rĂ©sistance et en sâappuyant sur un ensemble dâONG palestiniennes qui avaient un rĂŽle social trĂšs important. Et les gens qui Ă©taient actifs dans ces comitĂ©s ont continuĂ© Ă agir dans les ONG qui ont continuĂ© leurs activitĂ©s ou alors au sein de partis politiques quâils ont créés Ă ce moment-lĂ .
Selon vous, pourquoi le rĂ©alisateur a choisi de reprĂ©senter les vaches comme des ĂȘtres humains ?
Câest probablement une mĂ©taphore : les animaux permettent de poser des questions de maniĂšre plus directe, plus imagĂ©e, et des situations complexes deviennent alors plus faciles Ă comprendre. Cette forme de reprĂ©sentation mobilise plus lâattention aussi. Il nây a Ă©videmment pas de comparaison directe avec les humains : les vaches restent les vaches mais câest un moyen de suggĂ©rer des choses. Ce procĂ©dĂ© a aussi beaucoup Ă©tĂ© utilisĂ© en littĂ©rature. Comme dans le livre de Georges Orwell, La ferme des animaux, dans lequel les animaux reprĂ©sentent les humains, et qui pose le problĂšme du dĂ©bat politique pluraliste dans une sociĂ©tĂ© dĂ©mocratique, et de la dĂ©rive possible vers le totalitarisme.
Pourquoi les habitants de Beit Sahour ont voulu acheter des vaches alors quâils avaient des chĂšvres et des moutons, et donc du lait ?
Il est vrai que dans le mode dâalimentation des Palestiniens, on utilise beaucoup plus le lait de chĂšvre et de brebis que le lait de vache, comme dans beaucoup de pays mĂ©diterrannĂ©ens. Mais la sociĂ©tĂ© et les modes de consommation ont Ă©voluĂ©, et les besoins en lait de vache ont augmentĂ©, ne serait-ce que pour faire des yaourts commercialisables⊠Donc dĂ©jĂ Ă cette Ă©poque, les Palestiniens, qui traditionnellement nâĂ©lĂšvent pas de vaches, Ă©taient obligĂ©s de sâapprovisionner via la compagnie israĂ©lienne de production de lait. Et câest pour mettre un terme Ă cette dĂ©pendance que les habitants de Beit Sahour ont dĂ©cidĂ© dâacquĂ©rir des vaches. Le paradoxe câest quâils ont dĂ» acheter ces vaches Ă un kibboutz israĂ©lien, ce qui montre une nouvelle fois lâinterdĂ©pendance des deux Ă©conomies.
AprĂšs les accords dâOslo, les IsraĂ©liens ont rĂ©ussi Ă reprendre le contrĂŽle sur ce commerce du lait. Mais lâĂ©levage de vaches existe encore en Palestine aujourdâhui, donc ça reste une rĂ©ussite de la lutte menĂ©e par les Palestiniens Ă cette Ă©poque.
A Beit Sahour, la majorité de la population est chrétienne. Est-ce que cela a joué un rÎle dans ces actions de résistance pacifique ?
Je pense que cela nâa rien changĂ©, puisque des musulmans ont tout autant participĂ© Ă la dĂ©sobĂ©issance civile, comme on le voit dans le film. Simplement, il a probablement Ă©tĂ© plus facile dâorganiser certaines actions parce que les gens se connaissaient. Mais ils ne se connaissaient pas parce quâils Ă©taient chrĂ©tiens, mais parce quâen Palestine on est toujours apparentĂ© Ă une famille Ă©largie. Shomali, Andouni, Nassar, ce sont des noms que lâon entend tout le temps, ils font partie des 8 ou 10 grandes familles auxquelles tout le monde appartient. Donc on se situe par rapport Ă ces familles-lĂ , dont certaines sont musulmanes et dâautres chrĂ©tiennes. Evidemment il y a des solidaritĂ©s Ă lâintĂ©rieur de ces familles, et il est plus facile de mettre en place des actions clandestines en sâappuyant sur ces rĂ©seaux familiaux. Mais cette dĂ©sobĂ©issance civile Ă©tait vraiment lâĂ©manation de lâensemble de la population, les chrĂ©tiens comme les musulmans. On le voit dâailleurs avec lâĂ©pisode des « drapeaux » palestiniens formĂ©s avec du linge qui sĂšche aux fenĂȘtres : câest vraiment la cause nationale qui fĂ©dĂšre tout le monde.
Et dâailleurs jusquâĂ aujourdâhui, il nây a pas cette distinction communautarisĂ©e dans la population qui existe davantage dans les pays voisins. MĂȘme si la montĂ©e de lâislamisme au niveau rĂ©gional fait changer les choses, et que la situation nâest pas la mĂȘme Ă Gaza et en Cisjordanie bien sĂ»r⊠Mais globalement lâĂ©lĂ©ment national reste extrĂȘmement important pour les Palestiniens, y compris Ă Gaza.
A la fin du film, le rĂ©alisateur imagine que le seul veau « rescapĂ© » du troupeau de Beit Sahour vivrait aujourdâhui en ermite dans le dĂ©sert⊠Faut-il y voir une mĂ©taphore de la jeune gĂ©nĂ©ration palestinienne actuelle, beaucoup plus dĂ©sabusĂ©e et dĂ©sespĂ©rĂ©e quâen 1987 ?
Oui certainement⊠Dâautant plus quâAmer Shomali, le rĂ©alisateur, doit ĂȘtre dĂ©sabusĂ© lui-mĂȘme. Il correspond Ă une gĂ©nĂ©ration de Palestiniens qui ne croit plus Ă des solutions au conflit. Dâautre part, comme il le raconte dans le film, sa famille sâĂ©tait rĂ©fugiĂ©e en Syrie en 1948, et vivait dans le camp de Yarmouk, Ă Damas. Or ce camp a Ă©tĂ© ravagĂ© par la guerre civile syrienne, 90% de ses habitants ont fui, ils sont redevenus des rĂ©fugiĂ©s⊠Câest donc une raison supplĂ©mentaire pour lui de ne pas croire dans les politiques des rĂ©gimes arabes â a forciori celle dâun rĂ©gime sanguinaire comme celui des Assad, qui pour beaucoup nâont fait quâamplifier les problĂšmes des Palestiniens.
Propos recueillis par Sofia et Djelloul, mis en forme par Nina
Imen est une jeune AlgĂ©rienne, arrivĂ©e en France il y a deux ans, qui suit actuellement un stage de remise Ă niveau sur les savoirs fondamentaux - dont le français - au centre de formation TĂ©traccord. Ecrire en français est loin d'ĂȘtre facile pour elle, mais elle a fait l'effort de produire ce premier article sur le film "Les 18 fugitives".
Beit Sahour Ă la rencontre des vaches
Les 18 fugitives est un film documentaire qui nous raconte comment les habitants de Beit Sahour, un village de Palestine, ont dĂ©cidĂ© dâacheter des vaches pendant la premiĂšre Intifada. Cela leur a permis de produire leur propre lait et dâĂȘtre plus indĂ©pendants par rapport Ă IsraĂ«l.
Dans le village de Beit Sahour, les habitants aiment boire du lait de vache alors quâils nâont que des chĂšvres et des moutons. Un jour, ils dĂ©cident dâacheter des vaches et ils les cachent dans un endroit secret pour que lâarmĂ©e israĂ©lienne ne les voit pas. Mais les soldats lâapprennent et ils dĂ©cident de les chercher. Ils rentrent dans toutes les maisons, et ne trouvent rien.
Puis des affrontements Ă©clatent entre les Palestiniens et les soldats israĂ©liens. Alors les habitants lancent des pierres sur les soldats pour quâils partent et quâils arrĂȘtent de tirer. LâarmĂ©e continue Ă tirer et Ă courir derriĂšre les Palestiniens qui sont obligĂ©s de se cacher. Mais certains se font tuer.
A la fin du film, les quatre vaches rescapĂ©es sont amenĂ©es dans un autre village et les activistes palestiniens qui nâont pas Ă©tĂ© tuĂ©s se cachent dans la campagne pendant plusieurs mois.
Lâhistoire de Beit Sahour est un exemple de rĂ©sistance face Ă la colonisation israĂ©lienne. A lâĂ©poque les Palestiniens avaient lâespoir de chasser les IsraĂ©liens de leur terre. Malheureusement ils nâont pas rĂ©ussi et peu des choses ont changĂ© jusquâĂ maintenant. Alors le peuple palestinien est triste, il rĂȘve toujours dâĂȘtre libre comme les autres peuples qui ne sont pas en guerre, et que leurs enfants puissent aller Ă lâĂ©cole normalement, pour apprendre Ă lire et Ă Ă©crire. Ils rĂȘvent aussi que lâarmĂ©e israĂ©lienne fasse la paix avec eux et que leur pays soit reconnu par tout le monde. Le pire, câest quâils ont le sentiment que personne ne les aide Ă combattre lâinjustice quâils subissent.
Article rédigé par Imen Himeur
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