StarGazette GR1 : Finale Part.2
C’est alors que, surgi de nulle part, un étrange personnage apparut : personne ne l’avait remarqué jusque là, car il était caché derrière ses cheveux.
Dannon', devenu un guerrier reconnu après avoir raté une carrière - pourtant prometteuse - de paysan, en ayant trop investi dans les produits laitiers.
Alors que le général HammOm’ commençait à s’agacer de tous ces gens qui n’arrêtaient pas de surgir dans sa base secrète, l’inconnu se présenta sous le nom de Dannon' le Guerrier, et indiqua être venu par le Grand cercle d’une lointaine cité située dans une autre galaxie.
Celui-ci reconnut qu’il était venu car l’Oracle de son village, la Sage Cébonë, avait eu une vision et lui avait donné l’adresse d’un monde où l’on avait apparemment besoin de lui. Discrètement arrivé par le vortex avec son camouflage optique, il avait entendu la proposition des Nazgardes de ralentir les vaisseaux prédicateurs et avait à ce moment-là choisi d’intervenir.
Le DHD, un instrument extra-terrestre qui émet des sons quand on appuie sur les touches. Bref une espèce de piano alien.
En effet, parmi toutes les croustillantes histoires orales de sa terre natale, existait une étrange légende qu’il n’avait jamais pris au sérieux, qui parlait d’un mystérieux artefact capable d’émettre une énorme énergie purificatrice qui vaincrait n’importe quel ennemi un peu trop sûr de lui.
Hautement intéressés, nos amis décidèrent de profiter du temps gagné par les Nazgardes et leur arme miraculeuse, pour suivre Dannon' - soudain très triste de devoir déjà quitter la voie lactée - jusqu’à sa galaxie d’origine.
Arrivés dans l’Atrium, une immense salle éclairée qui servait de hall d’entrée aux visiteurs de la porte, nos amis furent accueillis froidement par une Intelligence Artificielle, ou plutôt par une image plate sous tous ses aspects puisqu’elle n’était apparemment pas en 3D, qui se présenta sous le nom de Sol-N0n. Habituée à manipuler des tas de données et des structures complexes, l’I.A. ne s’attendait pourtant pas à devoir adapter son algorithme à des humains venus d’une autre galaxie.
Et on fait comment pour déplacer la porte, maintenant que vous l’avez coulée dans le béton ?
Elle leur fit visiter la cité, qui était en fait une immense ville flottante très ancienne du nom d’Atlantis, fondée par Thémis, Télémaque et Ulysse. Sol-N0n, en charge de son intendance, était la version 3.4 optimisée de N0n0 le petit robot.
Dannon' profita du tour pour leur présenter son équipe de mercenaires, qui allaient les accompagner sur la terre ferme pour aller chercher l’artefact, dont le lieutenant Romass, guerrier d’élite et grand diplomate.
Ensemble, ils se regroupèrent au quai 43 pour prendre le véhicule sous-marin qui les mènerait directement à bon port. Ce mode de transport, que les locaux avaient intelligemment appelé le Nautibus, faisait régulièrement des arrêts sur le chemin, qui portaient tous le nom de grands anciens : dès le premier stop à la station Chouardz, nos amis purent admirer l’architecture magnifiquement travaillée - un certain Neumann, selon Romass, particulièrement versé dans la culture et les réseaux sociaux.
Techniquement ils sont quarante à vivre dans une cité prévue pour dix mille âmes, mais ils laissent quand même toutes les lumières allumées. Vive les économies d’énergie !
Quand ils débouchèrent dans la station suivante, appelée Trifaj, ils étaient au moins à deux kilomètres de profondeur : trois immenses arches se croisaient au sommet de la station, dont les piliers contenaient des milliards de bulles scintillantes. Romass, prenant son rôle de guide très à coeur, leur expliqua qu’ils se trouvaient dans la station de transfert la plus rapide de la galaxie.
La dernière gare, située sur la côte, était un peu surélevée et ressemblait à une énorme balançoire : chaque navette profitait du mouvement oscillatoire pour freiner et se repositionner dans la direction inverse, prête à repartir pour Atlantis. Ce fut cette fois-ci Golenn, une jeune soldate un peu espiègle, qui intervint, expliquant que ce terminus ne portait qu’un nom temporaire, qui était en fait un nombre : 42. On attendait en effet pour donner le nom définitif les résultats de deux algorithmes concurrents lancés par deux grands anciens, Pi-yo! et m’RM, depuis déjà plusieurs siècles, et dont les calculs n’avaient pas encore abouti.
Après ces quelques minutes culturelles et fort enrichissantes, il était temps de retourner à la mission. L’artefact n’était plus très loin, seule une forêt les séparait du temple sacré où il était censé reposer. Soudain, à peine s’était-ils engouffrés dans les bois, qu’ils subirent des tirs les obligeant à se camoufler et répliquer.
On notera le talent d’acteur des seconds rôles de la série, toujours prêts à regarder la caméra ou penser à autre chose pendant une scène.
Toute l’équipe GR1 put constater avec quel brio leurs camarades géraient le combat. Romass, très bon tireur, envoyait des salves de rayons d’énergie tandis que Golenn lui indiquait les cibles, toujours avec le sourire. Pendant ce temps, le sergent Walou envoyait des tirs de mortiers en directement des dernières poches de résistance ennemie. En une petite demi-heure, ils vinrent à bout de toute une armée de sauvages qui défendaient le chemin vers le temple sacré. Il n’étaient sans doute plus très loin...