«OÙ VA VIKTOR ORBAN, le Premier ministre hongrois ? Un an et demi après sa victoire électorale, il entraîne son pays sur des chemins nationalistes et autoritaires. Alors que son parti, le Fidesz, contrôle 68 % des sièges au parlement, il vient de fêter l’entrée en vigueur d’une nouvelle Constitution, placée sous le signe de Dieu et de la Sainte Couronne. La République de Hongrie devient la Hongrie, tout court. La « nation hongroise « évoquée dans le nouveau texte réunit ensemble les citoyens de Hongrie et tous les membres des minorités hongroises de Roumanie, Slovaquie, Serbie et Ukraine, qui accèdent au droit de vote.
Viktor Orban a fait voter un ensemble de 200 lois pour la plupart liberticides et réactionnaires qui lui permettent de verrouiller son pouvoir. Dans le collimateur : l’indépendance de la presse et des médias, de la justice et de la Banque centrale du pays.»