Tsooki and Yams~
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Tsooki and Yams~

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Je vis dans cette maison que j'avais bien barricadĂ©e, plus personne n'entrait, plus personne ne sortait. Ce genre de maison oĂą les amis frappent Ă ta porte et puis repartent. Et puis t'es arrivĂ©e et t'as tout explosĂ©. Un trou bĂ©ant dans le mur, laissant passer mille couleurs en ce drĂ´le d'endroit. Au fur et Ă mesure du temps j'ai tout reconstruit, recrĂ©ant mon ancienne atmosphère, un peu moins rude car le soleil arrive Ă se crĂ©er un chemin par les fenĂŞtres que quelques personnes ont rĂ©ussi Ă percer, malgrĂ© de lourds rideaux de temps en temps, obscurcissant toujours un peu plus le logement. Jusqu'au jour oĂą ce qui devait arrivĂ© est arrivĂ©, tu voulais en finir. Je t’ai laissĂ© la clĂ© quand t’es partie, me refermant alors sur moi-mĂŞme. Il n’y a que toi qui puisse rentrer, me faire sentir un peu vivante en attendant que quelqu’un vienne dĂ©foncer la porte comme t’as pu le faire la première fois oĂą je t’ai vue. Et puis il y a ces jours oĂą je te revois, oĂą je te reverrai. T’arriveras, crĂ©ant des petites secousses, me faisant trembler mais tu rentreras sans dĂ©gât. Tu rentreras et allumeras la lumière. M’éveillant, m’égaillant. Mais sĂ»rement qu’au dĂ©but tu t’arrĂŞteras au pas de la porte, te demandant que faire et Ă ce moment je ne serai que vide car toujours Ă©teinte. Je ne pourrai que dĂ©sirer que tu franchisses enfin cette porte pour venir mettre la lumière dans mon triste intĂ©rieur. Si tu oses, tu verras que rien n’a bougĂ©, que tout s’est figĂ©. Ou alors peut-ĂŞtre que bien avant cette potentielle nouvelle rencontre tu te seras dĂ©barrassĂ© de la clĂ©. TBU - 03.02.2015 - 15h25 (original) TBU - 06.02.2015 - 00h27 (arrangements)Â
J'aime les tempĂ©ratures basses, mĂŞme infĂ©rieures Ă zĂ©ro qui crispent les membres de nos corps, nous ralentissent dans nos mouvements. Cette chaleur nĂ©gative qui donne l'impression que l'air que nous respirons est devenu pur, dĂ©polluĂ©, nous montre mĂŞme celui qu'on expire de notre bouche craquelĂ©e. Qui fait rougir les oreilles, les joues et le nez. J'aime ce froid, le froid de l'hiver. D'autant plus quand il vient Ă Â cristalliser quelques perles qui embellissent les villes de leur puretĂ© sans Ă©gal. Â
J'ai froid en mon âme. Ce froid piquant, tellement glacial qu'il en vient à brûler, abîmer. Celui-là , vous vous en douterez, je l'aime nettement moins. A part quand il glace mes maux. Mais comme tout, c'est éphémère et c'est à la fonte que les dégâts font rage. C'est un raz de marré qui s'étend en mon être, des torrents qui remontent les allées qu'ils arrivent à se freiner et puis se bloquent au même endroit, la gorge. Un énorme iceberg est posé là , impassible. Alors les eaux stagnes et empilent les problèmes qui vont avec. J'étais arrivée à un point, où tout avait fondu, sauf cette énorme bloc. Alors  plus rien ne bougeait, plus rien, que dalle, nada. Ce n'était même plus de l'eau qui stagnait mais de l'eau figée à défaut d'être gelée. Aucune vague ou petit tumulte ne se faisait sentir. Rien, pendant des mois. Et puis il y a quelques semaines, l'énorme bout de glace s'est fissuré, laissant un infime passage à des perles qui n'en pouvaient plus d'être à ce point compactées. Quelques unes réussirent à s'échapper, découvrant la grande cascade qu'elles devraient affronter. Des pleurs. Quelques sanglots plus précisément. Vinrent avec une déferlante de crachas sur des feuilles bien trop longtemps restées blanches. Il fallait que ça sorte toute cette pourriture qui ensevelissait des tonnes de rêves et le peu de créativité qui à une époque faisaient battre mon être. Je n'ai pas fini de faire sortir toutes les eaux sales, infestées de bactéries nauséabondes qui pullulent dans mon organisme mais je suis sur la voie pour, et j'en suis heureuse car enfin je ne suis plus engourdis malgré les pensées qui m'assaillent.
TBU - 17h50 - 02.10.2014
Les pieds sur Terre
J'ai une peur effroyable de perdre le contrôle de mon corps. Vous savez, cette sensation qu'on a lorsqu'on s'endort, quand on se sent partir qui est tout de même plaisante et bien j'en ai peur. Alors imaginez la peur que j'ai face à la mort. Cette terreur qui me hante nuit et jour au point d'en être devenue insomniaque. Parce que la mort c'est quoi de ce que l'on sait, à part le Néant ? C'est une perte totale du lien qu'il y a entre l'esprit et le corps. Ce truc qu'on est physiquement n'est plus rien qu'une marionnette ou une pierre si personne n'en fait rien. Le vide.
Il n'y a que dans l'acte sexuel que je veux bien me laisser aller car tous mes autres sens sont Ă l’affĂ»t, ils ressentent. L'alcool et les joints aussi parfois, sans aller trop loin. C'est pour ça que je ne prendrai jamais de drogue, le badtrip serait bien trop vite arriver suite Ă ce manque de maĂ®trise de mon ĂŞtre.Â
En fait, je ne sais pas si c'est du manque de contrĂ´le ou la possibilitĂ© de mourir qui me fait peur. Peut-ĂŞtre un peu les deux. Mais ça me bouffe, parce que moi aussi parfois j'aimerais aller dans l’excès, relâcher la pression et je peux pas, j'y arrive pas. Quand je touche Ă peu près Ă ce but, vous pouvez ĂŞtre certain que tous mes muscles se tendent d'effroi et que mon pauvre cerveau ne cesse de penser Ă toutes les possibles catastrophes qui pourraient m'arriver et donc oublie de profiter.Â
Je pense que c'est un peu l'une des pires phobies qui puisse exister, car tous les jours je m'y retrouve confronter, au moins Ă l'heure de dormir.Â
J’étais assise là , à ce bar crasseux avec mon verre de bière à la main. Elle était là , tournoyant sur ce qu’on aurait pu appeler la piste de danse. Elle portait une robe évasée pourpre, ou peut-être tout simplement rouge mais avec la pénombre on ne voyait pas bien. Ses cheveux étaient longs et ténébreux, bouclés aussi. Oui une cascade de grosses anglaises lui tombait sur sa poitrine. Parfois même quand elle basculait la tête en arrière, sa tignasse laissait apparaitre un tatouage dans le creux de sa nuque. Une simple rose noire avec une tâche de je ne sais quelle couleur.  La jolie n’était pas bien grosse, et sous les quelques lumières qui veillaient sur nous on pouvait voir très nettement ses clavicules. Elles étaient si fines qu’elles donnaient l’impression qu’un simple baiser pouvait les briser.
Elle ne devait pas avoir plus de vingt ans mais déjà de tout son être émanait une tristesse à n’en plus finir. Elle était ivre, saoule de la vie. Alors dans les bars, tous les soirs elle se mettait à boire puis à danser pour oublier. Elle était belle, vraiment belle.
Je me rappelle l’avoir regardée pendant des heures, sans bouger à ne presque plus pouvoir respirer tant sa beauté mélancolique me prenait le corps. Je ne savais plus comment détacher les yeux de cette déesse se déhanchant tout en passant de bras en bras, d’hommes ou de femmes elle s’y laissait aller. Et moi j’étais là , hébétée, incapable de bouger. Pas un seul geste pour lui faire comprendre toute l’envie qui parcourait mes veines, mes muscles. Ces derniers étaient crispés, complètement sous tension. Un peu que son regard, le temps d’une seconde, vienne se perdre dans le mien et c’en était fini de ma pauvre personne. Mon cœur battait si fort dans ces rares moments. Ses yeux transpercés tout, des flèches vertes. Ils vous prenaient aux tripes, vous abattaient sans le moindre remord. Même imbibés d’alcool ils avaient ce grand pouvoir.
Elle finit par partir vers quatre heures du matin. Où, je ne sais-je. Mais une trace indélébile brûlait maintenant ma pauvre âme. Je me sentais sotte en plus d’être saoule à ne pas avoir pu la saisir par sa taille que marquait si bien sa robe qu’elle portait à merveille. Peut-être aurais-je pu partir avec elle si ma peur ne m’avait pas restreint à ne faire que la contempler. Un regret, un de plus. Peut-être, qui sait, qu’un jour je la reverrai, perdue dans les rues ou dans les bars. Et cette fois-ci espérons que je prenne ma chance, moi aussi.
 TBU – 20h39 – 27.06.2014

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Insuffler l’espoir à ceux qui n’en ont pas, voilà ce que nous, ceux qui avons réussis à faire quelque chose de notre vie devrions faire. Au lieu de toujours rabaisser sans connaître la moitié du quart de la vie d’une personne. Aider son prochain sans lui cracher dessus. Faire naître en eux une idée de vie meilleure malgré le tunnel qui n’en finit pas. Apporter la lumière dans l’obscurité à la place d’éteindre toute étincelle qui pourrait bien vouloir s’éveiller. Leur donner ce dont ils ont besoin pour s’élever, au moins pour les aider à se relever. Donner cette envie de continuer et de se réveiller de ce triste sommeil dans lequel ils se sont enfermés par peur. Peur de l’avenir, peur de la réalité. Ils détestent tout ce qu’ils voient alors se font oublier. Mais le monde n’est pas à voir que d’une seule et unique manière. Tant d’autres possibilités bien cachées pour éviter de trop rêver, de se rebeller existent. Il faut leur montrer, leur expliquer comment on voit ce bas monde, comment dans une autre ambiance on pourrait si bien y vivre si on le veut. On ne veut pas vivre comme ils nous le soumettent, très bien, on vivra autrement. Dans une énergie de paix et d’amour. Il faut y croire, autant voire plus que leur pensée à nous réduire à l’esclavage.
« J'ai choisi de vivre mes rêves plutôt que de rêver ma vie. »
 TBU – 13h40 – 20.06.2014
Frappe. Allez, fou toi Ă bout. Explose. Laisse passer toutes ces putes d’émotions que tu te refuses d’accepter. Laisse-les te pĂ©nĂ©trer, prendre possession te ta pauvre âme. Que ton corps en soit dĂ©moli, faut que tes sentiments fracassent tout, qu’ils te mettent le cerveau Ă l’envers pour espĂ©rer remettre tes idĂ©es en place. Sois-toi-mĂŞme. Explose putain. Laisse couler cette haine par le biais de tes yeux. Que ta tristesse se confonde avec tout ton amour, ta colère et ton envie de vaincre. Laisse traverser tes Ă©motions qui ne demandent qu’à se jeter sur ce papier blanc. Elles n’en peuvent plus de rester dans ton cĹ“ur en vrac, complètement dĂ©moli. Le VĂ©suve se rĂ©veil une seconde fois et tant pis si tout par la suite est enseveli. Il fallait y penser plut tĂ´t, avant que ton ĂŞtre gronde Ă ton petit con de cerveau qui ne veut rien Ă©couter qu’il faut extĂ©rioriser. Tu le sais, que tes seules envies sont de pleurer et de te fracasser les phalanges sur un mur tellement tu n’en peux plus. Tu t’es laissĂ©e pourrir, normal que tout vient Ă s’écrouler aujourd’hui. Â
T’aimerais oublier ? Pauvre sotte. Regarde le résultat, regarde ce que petit à petit tu deviens. Lève les yeux, vois autour de toi. Des gens qui t’aiment, sûrement qu’il y en a. Ils ne t’aiment sûrement pas autant que tu l’aimes elle, mais c’est déjà ça. Les blâme pas, remercie les plutôt. Va leur parler, explose face à eux. Sois leur reconnaissante, faire leur confiance aussi. Ils ne sont pas comme toutes ces filles qui te fuient. Regarde-les, ils restent. Ils sont là et te le disent. Alors Bon Dieu, pourquoi t’écoutes pas ? Pourquoi tu leurs dis pas ce qui tourne pas rond dans ton petit monde ? Pourquoi déjà à toi-même tu te mens ? Tu veux avancer mais tu fais tout pour régresser ou tout au moins stagner. T’as jamais été de l’équipe des forts. T’es qu’une pute de faible et va falloir t’y faire. Mais putain n’oublie pas qu’il y a des gens pour qui tu comptes, un peu. Ils ne se foutent sûrement pas tous de ta gueule. Ce n’est pas parce que tu te détestes qu’il en est de même pour le reste du monde. Il y a des moments où t’as le droit de baisser le masque qui ne tient même plus correctement. J’suis pas sûre qu’ils t’en voudront beaucoup de te voir pleurer tout ce que tu ne peux pas sortir par le biais de la parole. Et puis qui sait, peut-être baisseront ils les armes eux aussi, à leur tour. Il y a un moment, petit enfant, où les câlins ne suffisent plus. Ca s’apprend à parler.
 TBU – 18h34 – 13.05.2014
in light of the new ep of haikyuu!!, i give you the tsookie cookie