Le flâneur est subversif. Il subvertit la foule, la marchandise et la ville ainsi que leurs valeurs. Le marcheur des grands espaces, le randonneur avec son sac sur le dos oppose à la civilisation l'éclat d'une rupture, le tranchant d'une négation.... L'acte de marcher du flâneur est plus ambigu, sa résistance à la modernité ambivalente. La subversion, ce n'est pas de s'opposer, mais de contourner, détourner, exagérer jusqu'à altérer, accepter jusqu'à dépasser. Le flâneur subvertit la solitude, la vitesse, l'affairisme et la consommation.
Frédéric Gros
Un dimanche à Montreuil, sur les traces de Seyb, Vision, Modem et Espion,quatre artistes trés actifs dans le graffiti depuis de nombreuses années.