SHARKTOPUS VS PTERACUDA (2014)
SYFY un jour, SYFY toujours: la crĂ©ature mi-requin mi-pieuvre revient dans la suite plus ou moins prĂ©vue du dĂ©cevant SHARKTOPUS (2010): vendu avec lâargument âproduit par Roger Cormanâ -au CV de producteur donc, comptabilisant plus de 400 longs-mĂ©trages-, une rĂ©putation insensĂ©e rattachĂ©e Ă ce nanar paresseux qui a dĂ©jĂ huit ans. Ăa va ĂȘtre court, car je vous devine dĂ©jĂ spectacteur -ponctuel ou involontaire- de ce genre de produit, croisĂ© au moins une fois dans son parcours de cinĂ©phage. Toujours produite par le mĂȘme homme, la franchise joue cette fois-ci la carte du âversusâ, Ă lâimage de ses comparses MEGASHARK VS CROCOSAURUS (2010) ou MEGA PYTHON VS GATOROID (2011): le rĂ©alisateur Kevin OâNeill est un habituĂ© de la maison, ayant signĂ© DINOCROC (2004) et le troisiĂšme chapitre de la saga SHARKTOPUS, le bien-nommĂ© SHARKTOPUS VS WHALEWOLF (2015). Un bordel monstre que ce second volet, au sens premier du terme, qui prĂ©sente toutes les caractĂ©ristiques du nanar gĂ©nial: le vilain scientifique, le couple de vieux touristes Ă la con, le propriĂ©taire vĂ©reux dâun aquarium, lâhomme de main mĂ©chant qui deviendra gentil, et lâhĂ©roĂŻne conne ne sont que la partie immergĂ©e de lâiceberg quâest le long-mĂ©trage. Les victimes des attaques des crĂ©atures -en CGI de mauvais goĂ»t- crĂšveront comme un rien, les dialogues nâont aucun sens -rĂ©pliques stĂ©rĂ©otypĂ©es et comparaisons idiotes-: on demeure tĂ©tanisĂ© devant la sĂ©quence oĂč Pteracuda apparaĂźt sous les yeux de lâhĂ©roĂŻne et son petit ami inutile, propice Ă un Ă©change improbable. Citation: âMais quâest-ce donc?â - âUne arme gĂ©nĂ©tique fabriquĂ©e par le gouvernement!â - âAh ouais? Tu veux dire quâon paye ça avec nos impĂŽts?â. VoilĂ , le level est largement en dessous de la moyenne, de plus en plus bĂȘte Ă mesure que le semblant dâhistoire avance. Mais on se marre -grassement- devant SHARKTOPUS VS PTERACUDA, qui rĂ©gale avec ses scĂšnes de baston entre les deux monstres, lâun hybride et lâautre artificiel, bien quâaucun des deux nâattire de prĂ©fĂ©rence tant leur charisme Ă©quivaut au nĂ©ant: mal animĂ©s, moches, les effets spĂ©ciaux sont flous et menteurs. Stock-shots, mise en scĂšne pourrie, le film fait pourtant lâeffort dâen rajouter une couche pour notre plus grand plaisir, et ce Ă chaque fois quâon pense que la bĂȘtise allait sâarrĂȘter. Il y a quelques bons gags, mais effacĂ©s par la direction exĂ©crable de lâensemble, concĂ©dons-le... Mais quâest-ce que câest dĂ©bile, mon Dieu... Ce ramassis de conneries, lĂ©gitime car Ă©loignĂ© dâun format âfait exprĂšsâ Ă la SHARKNADO (2013-2017) dans son concept de base. Juteux mais pas indispensable pour autant, SHARKTOPUS VS PTERACUDA reste un bon motif pour ĂȘtre insĂ©rĂ© dans une soirĂ©e nanar, car remplissant les conditions demandĂ©es: ce plaisir coupable vaut dâĂȘtre partagĂ©, plus gĂ©nĂ©reux que la plupart de ses homologues -lâaffiche du film scande pourtant quâil est basĂ© sur... des faits rĂ©els? Ils sont fous chez SYFY.-. Inattendu et bienvenu, nâhĂ©sitez pas Ă le visionner, de prĂ©fĂ©rence entourĂ©. Yâa le demi-frĂšre de David Carradine qui joue dedans, et on sâen tape. Ăa permet au cerveau de se reposer un peu, et aux zygomatiques de bosser un peu. Idiot, mais diablement satisfaisant: câest oui!
MEGADOUBLEATOMICTRITON VS ULTRAVELOCIRAPTOR /20