Ou comment jâai (pas) trouvĂ© ma vocation.
Vous savez, quand on est petit on a toujours pleins dâidĂ©es quant au mĂ©tier quâon veut faire plus tard. Pompier, maĂźtresse, cosmonaute etc. Et bien moi je voulait ĂȘtre fermiĂšre puisque jâadorais les animaux.Â
On pourrait donc dire que jâai rĂ©alisĂ© mon rĂȘve en travaillant Ă Pemberton. FermiĂšre, enfin ! Alors dĂ©jĂ , comme je lâai dĂ©jĂ prĂ©cisĂ©, câĂ©tait lâhiver sur la cĂŽte ouest du coup avant de prendre notre bus, on avait rĂ©unis nos derniers dollar pour sâĂ©quiper. Direction le fameux Kmart. Cette caverne dâAli baba oĂč lâon trouve de tout Ă des prix minis ! Puis lâarmĂ©e du salut. On Ă©tait donc bien Ă©quipĂ©es.
Ceci dit, on a trÚs vite troqué nos chaussures contre des bottes de pluies. Beaucoup plus pratique !
Je conseille fortement le pantalon de chantier avec les genoux renforcés, idéal pour atteindre les pommes sous les arbres sans se fatiguer.
Câest donc un peu avant 5h du matin que nos rĂ©veils ont sonnĂ©s le lendemain matin de notre arrivĂ©e pour notre premiĂšre journĂ©e Ă ramasser des pommes.
Nous Ă©tions un peu rassurĂ©es puisque en nous rendant au point de rendez vous pour rencontrer les personnes qui allaient nous emmener Ă la ferme, nous sommes tombĂ©es sur deux français quâon avait dĂ©jĂ rencontrĂ© sur Perth. Ils avaient dĂ©jĂ travaillĂ© dans cette ferme le jour prĂ©cĂ©dant donc ils nous ont tout expliquĂ© un peu avant dâarriver.
Une fois sur place, on a rencontrĂ© Mike Fox, le boss et ces deux garçons. On câest vu remettre des gros sac Ă accrocher sur nos ventre puis aprĂšs quelque explications sur la meilleure façon de ramasser des pommes, nous sommes partis dans les rangĂ©es de pommiers.
Pour les petites techniques de fermiers, les voilĂ :
-Tourner dĂ©licatement la pomme dans un ou lâautre sens jusquâĂ ce quâelle se dĂ©tache avec sa tige.
-Ne pas resserrer vos doigts trop fort autour de la pomme pour ne pas lui faire de bleus.
-La déposer delicatement dans le sac (ne pas la lacher ou la jeter) pour ne pas faire de bleus.
-Ne tirer pas sur les branches comme des fous au risque de faire tomber des pommes de lâarbre et de leur faire des bleus.
Ne rien faire qui cause des bleus Ă la pomme ou alors le fermier perd de lâargent et donc vous vire.
On vous demandera ensuite de reconnaĂźtre une pomme rouge Ă 25, 50 et 75%.Â
Ce jour lĂ , on devait seulement ramasser les rouges Ă 50% ce qui veut dire Ă moitiĂ© rouge.Â
Malheureusement la plupart du temps, la partie visible de la pomme est complĂštement rouge et tous le reste est vert. Et en dĂ©but de saison, il nây a pas tant de pommes rouge que ça dans les arbres. De quoi sâarracher des cheveux.
Pas de panique, lâastuce câest de remplir votre bin au maximum et lorsquâil ne vous reste que quelque sac Ă mettre, ne prenez que les pommes bien bien rouges comme ça le fermier nây voit que du feu.
Ca parait malhonnĂȘte mais câest leur homme de main qui mâa donnĂ© cette astuce.
Les fermiers ont Ă©tĂ© sur notre dos toute la journĂ©e, pour voir notre travail, et notre rapiditĂ©. Toutes les fermes de pommes aux alentours payaient Ă la bin (30 ou 40$ par bin), mais celle ci Ă©tant petite, ils nous payaient Ă lâheure. Il leur fallait donc des ramasseurs qui puisse justifier le salaire Ă lâheure. Il fallait donc quâon fasse au moins 5 bins ce jour lĂ .
Le soir, le manager du backpacker nous a prĂ©venu que le travail dans cette ferme commençait rĂ©ellement la semaine dâaprĂšs et que nous avions donc un weekend de trois jours.
A voir donc prochainement, que faire de vos jours off Ă Pemberton et des petites astuces de fermiĂšre !












