LA TOUR MONTPARNASSE INFERNALE (2001) Ce pastiche de DIE HARD (1988) et THE TOWERING INFERNO (1974), est scénarisé et joué par les humoristes français Eric et Ramzy: LA TOUR MONTPARNASSE INFERNALE est souvent considéré comme un horrible navet/comédie culte selon les opinions, et il est temps une fois pour toutes de déterminer si ce film n’est qu’une avalanche de sketches étirés trop longtemps, ou bien une parodie réussie. Réalisé par Charles Nemes, LA TOUR MONTPARNASSE INFERNALE est avant tout un film du duo de comédiens, ici à leurs débuts -c’est leur premier passage sur grand écran, et Eric Judor n’était pas encore l’égérie de Quentin Dupieux/Mr.Oizo- et entassant sans cesse ce qu’ils savent faire de mieux: détourner la langue française, et plonger dans un absurde qui n’a de sens, justement, que s’il est prolongé. Un exercice peu évident, le gag devant céder à un scénario “copié” et modifié pour la tranche de rire: tout le monde ne brille pas par son acting dans LA TOUR MONTPARNASSE INFERNALE, et Eric et Ramzy sauvent malgré eux le naufrage que le film de Nemes aurait pu devenir. Les jeux de mots improbables et les twists insensés agrémentent de comique les situations, ouvertement bêtes et méchantes. Si cette approche détournée de laveurs de carreaux stupides luttant contre une prise d’otages prend, LA TOUR MONTPARNASSE INFERNALE accuse son âge, avec des VFX sacrément dégueulasses -c’est pas parce que c’est une comédie que ça doit être mal fait, hein- et... après visionnage, on se demande si on a pas affaire à un DUMB AND DUMBER (1994) made in France, en plus drôle. Se taper un délire permissif sur 1h39, c’est ce qu’ont réussi Eric et Ramzy, faisant de LA TOUR MONTPARNASSE INFERNALE le ciment d’un humour absurde qui aura plus tard son âge d’or avec SEULS TWO (2008): notons au passage une grosse poignée de gags corrosifs malgré ce format parfois stand-up peu adapté au Cinéma. On ne peut que soutenir la démarche WTF du film, qui va encore plus loin dans son trip avec son titre canadien, “DON’T DIE TOO HARD!”, qui appuie la référence sur le cultissime chef-d’oeuvre de John McTiernan. Imparfait mais, souvent amusant! Faut-il vraiment pour autant se taper la préquelle -LA TOUR DE CONTRÔLE INFERNALE- sortie en 2016 ensuite? TES BRAS ON DIRAIT DES VELUX /20
















