Humains, la fin dans 100 ans
Nous avons assez de connaissances et de données scientifiques sur l'écologie de la planète, pour prévoir avec de plus en plus de certitude quand notre espèce s'éteindra.
Dette d'extinction
Le concept de dette d'extinction est décrit dans cet article paru en 1994 :
https://www.nature.com/articles/371065a0/
Il est connu que la destruction de l'habitat est la principale cause de l'extinction d'une espèce.
Cette situation survient surtout dans des environnements dégradés et fragmentés.
Les espèces dominantes sont souvent considérées comme n'étant pas soumises à cette menace parce qu'elles restent abondantes dans des parties de l'habitat préservées de la destruction.
Pourtant, l'espèce la plus à risque est celle qui domine des parties de l'habitat, aux dépens d'autres espèces qui émigrent ailleurs. Les meilleurs compétiteurs disparaissent les premiers à mesure que l'habitat se dégrade, car ils sont la cible privilégiée de l'espèce dominante.
Souvent, on ne tient pas compte du fait que certaines espèces répondent avec une forte inertie dans le temps et dans l'espace à des modifications environnementales, alors que d'autres espèces réagissent très rapidement. Comme ces extinctions surviennent plusieurs générations après la fragmentation du territoire, elles représentent une dette, un cout écologique futur de la destruction actuelle de l'habitat.
Aujourd'hui, les humains occupent plus ou moins toutes les régions de la planète et s'approprient une large tranche de la productivité de cette "parcelle planétaire" de l'habitat. Ils y sont l'espèce dominante.
En d'autres termes, la somme de nos actions va nous rattraper, très probablement avant la fin du XXIe siècle. L'humanité est donc déjà condamnée à l'extinction. Les signes sont visibles sans équivoque pour ceux qui veulent les voir. (Source : https://www.scientificamerican.com/article/humans-are-doomed-to-go-extinct/)















