L’histoire des images est d’abord une histoire de fenêtres, et puis le cinéma invente la porte. Les fenêtres servent à regarder un espace depuis un autre, les portes servent à passer d’un espace à un autre. Le montage est fait pour gagner du temps, le point de coupe est une porte qui s’ouvre ailleurs. La distance qui sépare deux points de coupe ne doit pas être trop éloignée, le spectateur doit pouvoir les rejoindre, dans le noir de la pellicule, de la salle, de son corps. Sinon ce n’est plus du cinéma c’est de la métaphysique. Fabrice Reymond, À l’opéra derrière un poteau, Collection « faux raccord », post-éditions/TALM, 2015
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