Un super héros nommé Smartphone
Nos smartphones nous permettent aujourd’hui de commander du bout du doigt un taxi, un repas, de réserver un hôtel et même d’obtenir un rendez-vous galant pour le soir même (ndlr : PC). Maintenant, il pourrait même remplacer certaines capacités humaines, telles que l’odorat. Nivea a créé la première solution mobile capable de détecter l’odeur corporelle masculine qui s’émane de la transpiration.
NOSE est intégré aux coques. Il est équipé de technologie de capteurs, qui détectera votre niveau de phéromones se dégageant des aisselles. Elle est secondée par une application mobile qui conseillera alors à l’utilisateur de réagir, en fonction du degré de l’odeur.
Au vu de l’activité de la marque, cette opération est clairement justifiable. Cependant, si l’on peut s’interroger sur le véritable intérêt de cette application, elle s’inscrit néanmoins dans une démarche de brand utility, qui vient renforcer le positionnement de la marque autour de la protection.
In fine, elle permet aussi de s’interroger sur les prouesses à venir et l’évolution de l’usage de celui qui accompagne désormais tous nos faits et gestes. Car si ce capteur peut aujourd’hui être intégré à une coque, on l’imagine très bien être intégré à nos téléphones dans les années à venir. Son usage pourrait être multiplié : détecter la mauvaise haleine, détecter des gaz néfastes dans l’air, inodore pour le nez humain (monoxyde de carbone), détecter la source d’une odeur que l’on n’arrive pas à trouver… Et également être décliné pour remplacer d’autres capacités humaines. Qui sait, notre smartphone pourra-t-il bientôt reconnaître un bruit ? Gouter un aliment à notre place pour s’assurer de sa comestibilité, ou nous dévoiler le nom d’une épice qu’on n’arrive pas à reconnaître ?
Au-delà de capacités propres à l’Humain, c’est des capacités propres à la science que les smartphones pourront incarner. Snapchat et son opération « Snapchat Eye opener » permet de détecter les symptômes d’un cancer de la rétine, preuve de l’horizon de la capacité de progrès qui s’étend devant nous. Le diagnostic est simple, et pourtant il fallait y penser. Un œil affecté par cette maladie réagira à un flash photo en réfléchissant une tâche blanche. Nombre de cancers et de maladies graves peuvent être soignés s’ils sont découverts assez tôt. Là où faire la démarche de prendre rendez-vous n’est pas un réflexe inné, ouvrir une application en est un partagé par des milliards de personnes.
La maladie de Parkinson, et les maladies respiratoires peuvent également maintenant être détectés par des applications. A terme, ce progrès technologique pourrait s’étendre à l’industrie alimentaire. A l’heure des questions environnementales, de l’inquiétude grandissante quant au contenu de nos assiettes, le smartphone pourrait être l’outil de référence. S’il est possible depuis peu de déterminer la maturité d’un fruit ainsi que son dosage en pesticides, mesurer le taux d’hormones dans une pièce de bœuf, ou bien encore informer sur la présence d’allergènes comme le gluten ou le lait grâce à des spectromètres, ils restent des objets indépendants sous forme de mini scanners, onéreux et non pratiques à avoir toujours sur soi. Son utilité et son taux d’utilisation seront réellement au rendez-vous lorsqu’ils seront intégrés à l’objet que l’on a toujours à portée de main.
Des progrès considérables pour le bien-être de l’Humanité donc, et qui pourront rentrer dans la quête de sens des marques pour leurs clients. Et si le futur du meaningful passait par l’opportunité que le smartphone de demain nous offrira ?










