« Ils ne connaissent ni les mythes grecs ni lâĂ©thique chrĂ©tienne ni les moralistes français ni la mĂ©taphysique allemande ni la poĂ©sie de tous les poĂštes du monde.
Devant la vraie vie, ils ne sont que des nains. Mais ce sont des Goliaths techniciens â donc des gĂ©ants dans toute Ćuvre de destruction, oĂč se dissimule finalement leur mission, quâils ignorent en tant que telle.
Ils sont dâune clartĂ© et dâune prĂ©cision inhabituelles dans tout ce qui est mĂ©canique. Ils sont dĂ©routĂ©s, rabougris, noyĂ©s dans tout ce qui est beautĂ© et amour. Ils sont titans et cyclopes, esprits de lâobscuritĂ©, nĂ©gateurs et ennemis de toutes forces crĂ©atrices.
Eux qui peuvent rĂ©duire Ă rien des millions dâannĂ©es par quelques maigres efforts, sans laisser aucune Ćuvre derriĂšre eux qui puisse Ă©galer le moindre brin dâherbe, le moindre grain de blĂ©, la plus modeste aile de moustique.
Ils sont loin des poĂšmes, du vin, du rĂȘve, des jeux, empĂȘtrĂ©s sans espoir dans des doctrines fallacieuses, Ă©noncĂ©es Ă la façon des instituteurs prĂ©tentieux. »
â Ernst JĂŒnger, dans son journal personnel en date du 22 septembre 1945.















