Au musée aquarium de Nancy Mon pote le morse
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Hello ;)
Une vielle photo qui trainait
Indifférence
Avant les fĂȘtes de NoĂ«l âŠ
Le lien Ă©troit entre sommeil et Ă©pilepsie : « Je dois faire super attention Ă mon sommeil alors qu'avant je mâen fichais »
Le témoignage de Théo Caruso, 23 ans, met en lumiÚre les défis quotidiens auxquels sont confrontés les jeunes épileptiques, en particulier en ce qui concerne le sommeil. Son histoire souligne l'importance de la gestion de la maladie et de l'adoption de bonnes habitudes pour améliorer la qualité de vie et réduire la fréquence des crises.
Chaque individu est touché de façon unique par la maladie, elle rassemble un tas de facteurs différents. Photo illustration DR.
Ă 23 ans, ThĂ©o Caruso vit avec l'Ă©pilepsie depuis ses 17-18 ans. Le Messin raconte son parcours avec la maladie et lâimportance du sommeil dans son combat au quotidien.
Avant chaque crise, ThĂ©o ne ressent aucune diffĂ©rence dans son sommeil. "Le sommeil ne change pas avant que je fasse une crise," explique-t-il. "C'est comme si j'allais faire une journĂ©e normale." Cependant, aprĂšs une crise, c'est une autre histoire. "La crise va me prendre tellement dâĂ©nergie pour plusieurs jours. Je suis KO, et aprĂšs je dors comme si j'avais fait une sĂ©ance de sport intensive." Une crise lui prend toute son Ă©nergie.
Des crises dans le sommeil
Les crises peuvent survenir pendant le sommeil, bien que ThĂ©o n'en ait pas conscience. "Mes amis mâont dĂ©jĂ vu en faire, je ne savais mĂȘme pas," prĂ©cise le jeune homme. Louis, un ami proche, se souvient d'un Ă©pisode particuliĂšrement perturbant aux dĂ©buts de la maladie de ThĂ©o. "Il venait dâĂȘtre diagnostiquĂ© et prenait des mĂ©dicaments qui nâĂ©taient pas tout Ă fait adaptĂ©s. Un jour aprĂšs une soirĂ©e, je me rĂ©veille Ă cause dâun bruit et je vois ThĂ©o torse nu, debout dans lâappartement. Il allait dans tous les sens et Ă©tait irrationnel dans ses propos.» Cette crise aurait durĂ© prĂšs de deux heures. Louis a mis longtemps avant de me rendre compte de ce quâil se passait. Il nâa pas su gĂ©rer. «CâĂ©tait terrifiant.»
Des facteurs déclencheurs
Les crises d'Ă©pilepsie du jeune homme peuvent ĂȘtre dĂ©clenchĂ©es par divers facteurs, notamment la fatigue et l'exposition Ă des lumiĂšres vives. Il admet Ă©galement que ses habitudes de jeu nocturnes n'ont probablement pas aidĂ© sa condition. "Je suis un peu insomniaque depuis toujours. Jâai du mal Ă m'endormir, je m'endors entre 1h30 et 3h du matin, peu importe que j'ai fait la fĂȘte ou que je travaille le lendemain."
Il existe des facteurs gĂ©nĂ©tiques Ă lâĂ©pilepsie, mais ThĂ©o pense que sa photosensibilitĂ© et ses sessions prolongĂ©es de jeux vidĂ©o dans le noir sont les vecteurs de sa condition. "J'Ă©tais dans le noir complet et je jouais des heures jusqu'au bout de la nuit. AprĂšs câest compliquĂ© de savoir exactement dâoĂč ça vient."
Une fois diagnostiqué, que se passe-t-il ?
Pour gĂ©rer sa maladie, ThĂ©o consulte un neurologue tous les six mois et ajuste constamment ses mĂ©dicaments pour trouver le traitement le plus efficace. Aujourdâhui, il est traitĂ© au Lamital (un mĂ©dicament inhibant la libĂ©ration du glutamate dans le cerveau, une substance impliquĂ©e dans le dĂ©clenchement des crises d'Ă©pilepsie). Les mĂ©dicaments sont nĂ©cessaires et essentiels mais ils ne sont pas une solution miracle.
LâhygiĂšne de vie compte Ă©normĂ©ment au quotidien. "Je dois faire super attention Ă mon sommeil alors qu'avant je mâen fichais, je pouvais faire nuit blanche sur nuit blanche. Si je fais une nuit sans dormir, le lendemain je ne me sentirai vraiment pas bien", confie le jeune homme. Par exemple, lorsquâil connaissait encore mal la maladie, une nuit, aprĂšs une soirĂ©e, ThĂ©o dĂ©cide d'attendre le prochain train du matin. En chemin vers la gare, il a eu une crise. Cette expĂ©rience lui a montrĂ© l'importance de maintenir un train de vie plus stable pour Ă©viter les crises.
Mieux comprendre lâĂ©pilepsie : le point scientifique
DâaprĂšs la dĂ©finition du Larousse, lâĂ©pilepsie correspond Ă une «affection caractĂ©risĂ©e par la rĂ©pĂ©tition chronique de dĂ©charges (activations brutales) des cellules nerveuses du cortex cĂ©rĂ©bral». Photo DR
DâaprĂšs le site officiel Ameli.fr, lâĂ©pilepsie est « une affection neurologique caractĂ©risĂ©e par des crises rĂ©currentes et imprĂ©visibles rĂ©sultant d'une activitĂ© Ă©lectrique cĂ©rĂ©brale anormale ». Les crises d'Ă©pilepsie peuvent se manifester de diffĂ©rentes maniĂšres, allant de « brĂšves absences de conscience Ă des convulsions sĂ©vĂšres ».
Le diagnostic de l'Ă©pilepsie repose sur un examen clinique dĂ©taillĂ© et des tĂ©moignages de l'entourage du patient. Des examens complĂ©mentaires, tels que lâĂ©lectroencĂ©phalogramme (EEG), l'imagerie par rĂ©sonance magnĂ©tique (IRM) et des analyses biologiques, sont souvent nĂ©cessaires pour confirmer le diagnostic et en identifier la cause.
Sommeil et maladie : quel rapport ?
Comme lâindique lâarticle « Le lien Ă©troit entre le sommeil et lâĂ©pilepsie » publiĂ© par SOSoxygene, le sommeil et lâĂ©pilepsie entretiennent une relation « complexe et bidirectionnelle ». Les troubles du sommeil peuvent exacerber les crises dâĂ©pilepsie, tandis que lâĂ©pilepsie peut perturber les cycles de sommeil. Les crises nocturnes, ou les crises qui surviennent pendant le sommeil, sont courantes et peuvent passer inaperçues.
DâaprĂšs FondationSommeil.com « Chez certains, les crises ne se dĂ©clencheront que durant le sommeil. » Par ailleurs, un sommeil insuffisant ou de mauvaise qualitĂ© est un « facteur dĂ©clenchant bien connu des crises Ă©pileptiques ». Une bonne hygiĂšne de sommeil, comprenant des horaires de sommeil rĂ©guliers et des environnements de sommeil propices, est cruciale.
AngĂšle Poillet
Pour avoir une sexualité épanouie, il faut passer plus de temps au lit
Le sommeil et la sexualitĂ© sont deux piliers contribuant chacun au bien-ĂȘtre. Bien qu'ils soient souvent considĂ©rĂ©s sĂ©parĂ©ment, des Ă©tudes rĂ©vĂšlent un lien entre ces deux domaines. Le sommeil influence directement la santĂ© sexuelle et vice versa.
Selon une études, 75 % des participants déclarent mieux dormir aprÚs le coït. Photo DR
Vous avez du mal Ă dormir ? Oubliez les somnifĂšres, faites lâamour !Â
Car oui, l'activitĂ© sexuelle, en particulier l'orgasme, a des effets positifs sur le sommeil. Pendant l'orgasme, le corps libĂšre des endorphines et d'autres hormones comme l'ocytocine et la prolactine, qui favorisent la relaxation et le bien-ĂȘtre. Cette relaxation peut aider Ă s'endormir plus rapidement et Ă amĂ©liorer la qualitĂ© du sommeil.Â
On dort mieux aprĂšs avoir fait lâamour
En bref, une partie de jambes en lâair vous permet de tomber dans les bras de MorphĂ©e. Et ça, des Ă©tudes lâaffirment ! Le Dr Douglas Kirsch a rĂ©alisĂ© une enquĂȘte auprĂšs de 53 participants ĂągĂ©s de 25 Ă 49 ans, et les rĂ©sultats sont sans Ă©quivoque : 75 % des participants dĂ©clarent mieux dormir aprĂšs le coĂŻt. Le sentiment de sĂ©curitĂ© et de confort procurĂ© par une relation intime peut notamment rĂ©duire le niveau de stress et favoriser un sommeil plus profond et rĂ©parateur.
Alors si sâenvoyer en lâair permet de mieux dormir, le sommeil est aussi la clĂ© dâune sexualitĂ© Ă©panouie.Â
Les dysfonctionnements sexuels sont souvent associĂ©s Ă des troubles du sommeil. « On constate que lorsque des hommes et des femmes viennent consulter pour des dysfonctionnements sexuels, câest gĂ©nĂ©ralement parce quâils ont des troubles du sommeil. Ce problĂšme sâobserve souvent aprĂšs la trentaine », explique Lucie LaprĂ©e, sage-femme au centre de santĂ© sexuelle de LunĂ©ville.Â
Troubles du sommeil et de la lubrificationÂ
Avant dâajouter : « les femmes peuvent Ă©prouver une diminution de la lubrification vaginale et du dĂ©sir sexuel. Un mauvais sommeil provoque chez certaines femmes lâabsence dâorgasme. Quant aux hommes, on peut observer des troubles de lâĂ©rection. Cela peut ĂȘtre causĂ© par lâapnĂ©e du sommeil. »
Mais pas de panique, il existe des solutions ! La thĂ©rapie cognitivo-comportementale peut aider Ă rĂ©soudre les problĂšmes dâinsomnie. Pour le cas de lâapnĂ©e du sommeil, lâutilisation dâune assistance respiratoire peut ĂȘtre prescrit.
 Bref, une bonne qualitĂ© de sommeil est essentielle pour maintenir une vie sexuelle saine, tandis qu'une activitĂ© sexuelle rĂ©guliĂšre et satisfaisante peut amĂ©liorer le sommeil. Alors, Ă vos lits, prĂȘt, partez, et dormez !
Marjorie Durupt

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Stress, écrans, boulot⊠Pourquoi nos jeunes dorment mal
ConfrontĂ©s Ă une multitude de choix, Ă des obligations personnelles et professionnelles, et Ă un environnement souvent peu favorable au repos, les jeunes Français dorment de moins en moins. Et de plus en plus mal. Morgane, Pol, Henri et Florian nous racontent leur quotidien et les solutions quâils trouvent.
Quand les problĂšmes sâaccumulent, les nuits de sommeil ont tendance Ă raccourcir. Photo DR
La durĂ©e de notre sommeil continue de se rĂ©duire, selon une Ă©tude de lâInstitut national du sommeil et de la vigilance publiĂ©e en mars 2024. Elle dĂ©montre que les Français dorment en moyenne 6h42 par nuit. Alors que huit bonnes heures sont recommandĂ©es pour les adultes. Morgane, 22 ans, Ă©tudiante en agronomie, ne dort pas : « Des fois, jâai beau me coucher Ă 23 heures, je ne vais pas dormir avant 6 heures du matin. »
La cause principale pour les 18-24 ans : un dĂ©lai dâendormissement plus long. Ils mettraient 54 minutes en moyenne Ă trouver le sommeil, contre 37 minutes pour le reste de la population. L'enquĂȘte constate Ă©galement que 42 % des personnes souffrent d'au moins un trouble du sommeil.Â
« Je me mets une pression monstre pour mes études »
Plus de la moitiĂ© des Ă©tudiants de France dorment mal. Selon une Ă©tude Heyme/Opinion, 55% dĂ©clarent avoir des problĂšmes de sommeil et 27% disent dormir moins de 6 heures par nuit. Originaire de Bordeaux, Morgane fait partie de ce pourcentage. En premiĂšre annĂ©e dâĂ©tudes dâagronomie Ă lâENSAIA de Nancy, elle a « dĂ©jĂ fait une premiĂšre annĂ©e, mais Ă cause des problĂšmes de sommeil, câĂ©tait une annĂ©e blanche », regrette-t-elle.
Morgane a du mal Ă sâendormir depuis ses 10 ans. Beaucoup de mĂ©decins lui ont proposĂ© des traitements, notamment de la mĂ©latonine. Sa psychologue lui a conseillĂ© la sophrologie. Rien nâa fonctionnĂ©. Depuis quâelle est en Ă©tudes, elle enchaĂźne les insomnies Ă cause du stress. « Je me mets une pression monstre. Je veux faire ça depuis mes 15 ans, si je rate ça, je rate tout. » La commission handicap lui a mĂȘme accordĂ© des amĂ©nagements car elle nâarrive pas Ă se rĂ©veiller les matins.
Si Morgane nâarrive pas Ă sortir du lit, Henri a connu le problĂšme inverse. Le sommeil Ă©tait son « ennemi ». La bedtime procrastination Ă©tait devenue sa routine. Cette âprocrastination du coucherâ le maintenait Ă©veillĂ© jusquâĂ ce quâil finisse par tomber de fatigue. Malheureux professionnellement, il avait le sentiment que le travail lui volait sa vie. Le NancĂ©ien de 29 ans avait fait de la nuit son Ă©chappatoire. « Le seul moment oĂč je commençais Ă vivre pour moi, c'Ă©tait le moment oĂč tout le monde dormait », explique-t-il.
« Je nâavais pas anticipĂ© ce rythme-là »
Tout le monde ? Non. Pas Florian. Intermittent du spectacle depuis 5 ans, il travaille en horaires dĂ©calĂ©s. Il suit des tournĂ©es et installe des scĂšnes de concert. La dĂ©sinstallation se fait la mĂȘme nuit, entre minuit et cinq heures du matin. « Je nâavais pas anticipĂ© ce rythme-lĂ , ça dĂ©rĂšgle pas mal de choses. Je nâai plus de normalitĂ©. Je nâaccepte que le travail que je veux, sinon c'est intenable [de travailler ainsi pendant plusieurs semaines consĂ©cutives] », reconnaĂźt-il. Dâautant que ses nuits au travail sont courtes. Florian estime dormir entre 5 et 6 heures. Mais parfois, son temps de sommeil tombe Ă 2 heures. Une grosse sieste loin dâĂȘtre rĂ©paratrice avant de rĂ©-enchaĂźner avec une longue journĂ©e.
Pour Pol, qui prĂ©pare lâagrĂ©gation, les siestes câest niet. Lors des concours blancs en janvier, il a enchaĂźnĂ© six Ă©preuves en cinq jours. LâĂ©preuve la plus courte a durĂ© 3 heures, et la plus longue 7 heures. « ForcĂ©ment, câest stressant. » Mais Pol a su trouver comment gĂ©rer son stress : « JâĂ©coute beaucoup dâASMR pour mâendormir. Ăa m'aide Ă me dĂ©tendre. » Quand Pol a des gros coups de stress, les exercices de sophrologie lâaident Ă se concentrer sur sa respiration. Ce qui marche le plus pour lui, câest dâaller au lit Ă 21 heures, et de couper le tĂ©lĂ©phone Ă 22 heures.
Ce soir, Pol tombera dans les bras de MorphĂ©e. Morgane, Henri et Florian nâauront peut-ĂȘtre pas cette chance.
Célia Simon et Thibaut Heberlé
Pour dormir sur ses deux oreilles, il existe des solutions
Selon lâinstitut du sommeil et de la vigilance, les français sont particuliĂšrement touchĂ©s par le manque de sommeil mais consultent peu de spĂ©cialistes. Les jeunes adultes, eux, sont aussi concernĂ©s par la privation de sommeil. Nous avons rencontrĂ© un mĂ©decin spĂ©cialiste du sommeil et un thĂ©rapeute en mĂ©decine traditionnelle chinoise livrent leurs conseils.Â
ValĂ©rie Gier est formelle. âAu cours des 50 derniĂšres annĂ©es, notre durĂ©e de sommeil a diminuĂ© d'une heure par nuitâ, explique la mĂ©decin, spĂ©cialiste du sommeil. Les jeunes adultes sont particuliĂšrement touchĂ©s par cette privation de sommeil. La cause principale : les Ă©crans. En effet, de nombreux jeunes adultes, avant de tomber dans les bras de MorphĂ©e, consultent leur tĂ©lĂ©phone. Celui-ci Ă©claire le visage des concernĂ©s et arrĂȘte la production de mĂ©latonine, lâhormone du sommeil. Câest dans l'obscuritĂ© que la mĂ©latonine est diffusĂ©e vers le cerveau. En bref, les Ă©crans dĂ©rĂšglent lâhorloge biologique interne.
Un mode de vie qui tend vers la sursollicitation
Evidemment, ce nâest pas le seul facteur de manque de sommeil, mĂȘme si nos mĂšres aiment bien nous le rĂ©pĂ©ter. âIl faut diffĂ©rencier deux types de facteurs. Les facteurs environnementaux, des facteurs comportementaux. Et Ă cĂŽtĂ© de ça, il y a les pathologiesâ, expose ValĂ©rie Gier. Les facteurs environnementaux, câest contrĂŽler la lumiĂšre de la piĂšce dans laquelle on sâapprĂȘte Ă dormir, veiller Ă ce que la tempĂ©rature soit basse, et que la literie soit de bonne qualitĂ©. Les facteurs comportementaux sont ceux qui dĂ©coulent dâun mode de vie choisi. Le manque dâactivitĂ© rĂ©guliĂšre, les repas Ă des heures alĂ©atoires et une irrĂ©gularitĂ© en termes de nombre dâheures de sommeil. En ce qui concerne les pathologies, la spĂ©cialiste du sommeil en cible plusieurs.
L'obĂ©sitĂ© de plus en plus prĂ©sente chez les jeunes et lâorthodontie non rĂ©solue sont des facteurs Ă prendre en compte dans les causes dâun sommeil de mauvaise qualitĂ©. Ces pathologies favorisent des problĂšmes respiratoires et engendrer de lâapnĂ©e du sommeil.Â
Le syndrome du fomo (fear of missing out) ou la peur de manquer quelque chose, est rĂ©pandu chez les jeunes. â La sursollicitation encourage lâanxiĂ©tĂ© qui elle-mĂȘme entraĂźne
une dette de sommeil. Il faut prendre le temps de ne rien faire ! â conseille la spĂ©cialiste.
Outre les troubles du sommeil, certains conseils peuvent dĂ©jĂ ĂȘtre appliquĂ©s avant de rencontrer un spĂ©cialiste. Comme par exemple se coucher, se lever, manger Ă heure fixe et pratiquer une activitĂ© physique.Â
Et du cĂŽtĂ© des mĂ©decines alternatives ?Â
Et si la mĂ©decine traditionnelle est peu frĂ©quentĂ©e Ă ce niveau-lĂ , dâautres prennent le pas. En effet, du cĂŽtĂ© des mĂ©decines alternatives, les consultations liĂ©es aux troubles du sommeil reprĂ©sentent âentre 15 et 20% de la clientĂšleâ, estime Anthony Gareggi, praticien en mĂ©decine traditionnelle chinoise dans la maison de santĂ© alternative de LunĂ©ville. âCâest un peu le dernier recours. Mais en tant que praticien, on remarque un retour Ă la mĂ©decine ââdouceââ ou non invasiveâ. Discipline, qui nâest pas Ă confondre avec la mĂ©decine classique, rĂ©alisĂ©e par des docteurs en mĂ©decine.Â
Les troubles du sommeil sont des consĂ©quences dâun mode de vie, mais ils peuvent aussi en ĂȘtre la cause, selon ses adeptes. âLes troubles du sommeil peuvent venir dâun trop plein ou pas assez dâĂ©nergie. Certains organes vont ĂȘtre touchĂ©s par le vide (pas assez, NDLR) ou la plĂ©nitude (trop, NDLR), et forcĂ©ment on nâagira pas de la mĂȘme maniĂšreâ, dĂ©veloppe Anthony Gareggi.
Le TuiNa, Tui qui signifie pousser et Na saisir, est un massage chinois des points énergétiques.
Afin de rĂ©soudre ce problĂšme, la mĂ©decine alternative opte pour le bien-ĂȘtre. Bilan Ă©nergĂ©tique, questionnaire sur le mode de vie, Ă©tude de la langue, tous ces signaux vont permettre dâĂ©tablir un diagnostic. âOn arrive Ă dĂ©finir quel organe est touchĂ©, puis on va adapter le traitementâ, estime-t-il. Le TuiNa qui est un massage chinois des points Ă©nergĂ©tiques, ou la pharmacopĂ©e, qui est lâĂ©tude des plantes chinoises, les solutions sont variables. âIl nây a pas de protocole en mĂ©decine chinoise car câest avant tout un travail sur la personneâ, dĂ©crit alors Anthony Gareggi.Â
Solutions diverses et variĂ©esÂ
Un travail sur la personne, basĂ© sur le Yang Shen Fa, qui signifie les mĂ©thodes de prĂ©servation de la vie ou de prĂ©sentation de la vie. Ce sont des principes et modes de vie qui vont agir sur lâefficacitĂ© des rĂ©sultats. En effet, les problĂšmes personnels pourront attĂ©nuer les rĂ©sultats, mais bien sĂ»r, cela dĂ©pend de chaque personnalitĂ©. âLes rĂ©sultats peuvent arriver dĂšs la premiĂšre sĂ©ance, dâautres arriveront au bout de plusieurs semaines. Cela dĂ©pend aussi des antĂ©cĂ©dents, puisque le passif des troubles peut demander plus de temps Ă soigner.âÂ
Il existe donc une large campagne de troubles du sommeil, et tout autant de solutions. La diffĂ©rence qui fait aussi la complĂ©mentaritĂ© de la mĂ©decine classique et des mĂ©decines alternatives rĂ©side dans la force des exploits, quâensemble, elles peuvent rĂ©aliser. Il y a des solutions adaptĂ©es, et adaptables Ă chacun. Dans tous les cas, la consultation avec un professionnel est conseillĂ©e. MorphĂ©e nâattend plus que vous.
Emy Savine et Léa Odasso
La sieste au travail, on en dit quoi ?
Les bienfaits de la sieste au travail intĂ©ressent de plus en plus dâentreprises. PlutĂŽt mĂ©connue en France, elle a pourtant dĂ©jĂ fait ses preuves en Asie. On revient avec zâEst sur cette pratique un peu particuliĂšre.
Une dizaine de minutes suffisent Ă ĂȘtre remis dâaplomb pour le reste de la journĂ©e. Photo DR
Dormir au travail, câest possible ? Un coup de mou au bureau, câest vite arrivĂ©. Qui nâa jamais eu envie de piquer un petit somme en plein milieu dâune journĂ©e super chargĂ©e ? Entre le boulot qui s'empile, le stress qui monte, et la pression qui nous Ă©crase, câest parfois dur de tenir le coup.
Depuis quelques annĂ©es, plusieurs entreprises testent la mise en place dâune salle de repos au sein de leurs locaux Ă disposition des employĂ©s. Si la technique est dĂ©jĂ trĂšs rĂ©pandue dans les pays dâAsie, elle a du mal Ă faire sa place dans les pays occidentaux. « Si je pouvais faire la sieste sur mon lieu de travail, je ne sais pas si jâoserais », indique Sarah. ĂgĂ©e de 44 ans, elle travaille en tant que secrĂ©taire dans un centre social. « Jâaurais un peu honte et jâaurais peur dâĂȘtre catĂ©gorisĂ©e comme la flemmarde ou la tire-au-flanc ».
Dans plusieurs pays, la sieste au travail nâest pas du tout synonyme de fainĂ©antise : elle est profondĂ©ment intĂ©grĂ©e, mĂȘme lĂ oĂč la valeur du travail est trĂšs prisĂ©e. Par exemple, en Chine, câest un droit constitutionnel depuis 1948. Au Japon, il n'est pas inhabituel que la sieste soit obligatoire pour les employĂ©s. Aux Ătats-Unis, enfin, les avantages de la "Power nap" sont largement reconnus. La NASA a dĂ©montrĂ© dans une Ă©tude relayĂ©e par Le Monde quâune sieste dâune vingtaine de minutes amĂ©liore les performances de 34 % et la vigilance globale de 54 %.
Les bienfaits dâune sieste
Christine Zhran, infirmiĂšre intĂ©rimaire depuis 26 ans, est elle-aussi adepte de la sieste. « Lorsque je travaille Ă lâEhpad, je vais parfois me reposer une dizaine de minutes lors de ma pause dans la salle de repos ». DâaprĂšs elle, une sieste peut avoir un impact trĂšs positif, Ă la condition quâelle ne dure que dix Ă vingt minutes. « AprĂšs un sommeil court, on est beaucoup plus performant, câest un bon moyen de se ressourcer. Il faut bien veiller Ă ne pas sâendormir plus de 30 minutes, car lâeffet pourrait ĂȘtre inversĂ© : sâassoupir trop longtemps reviendrait Ă interrompre un sommeil profond au rĂ©veil, ce qui pourrait amener Ă ĂȘtre encore plus fatiguĂ© ».
Au sein des locaux du siĂšge de lâEst RĂ©publicain, Ă Houdemont, une salle de repos a Ă©tĂ© amĂ©nagĂ©e il y a un peu plus dâun an. « Initialement, le cabinet mĂ©dical lâa proposĂ© Ă la direction pour le personnel de nuit qui avait un temps de trajet important. Finalement, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de la laisser accessible Ă tout le monde ». Un peu surpris au dĂ©part, les employĂ©s ont plutĂŽt bien accueilli la nouveautĂ© et ont Ă©tĂ© nombreux Ă la tester. « Mieux vaut se reposer quelques instants que de bailler toute la journĂ©e devant son Ă©cran », conclue Christine Zhran en souriant.
Anna-Louise Morette