Il existe des ĂȘtres qui parlent peu dâeux-mĂȘmes, mais dont la prĂ©sence laisse une trace diffuse, presque irrĂ©elle.
Comme si certains silences contenaient davantage que de longs discours, et que derriÚre quelques images, quelques mots ou quelques fragments, se dessinait un monde intérieur impossible à saisir complÚtement.
Ă force de contempler certains univers, on croit parfois approcher quelquâun. Peut-ĂȘtre Ă tort. Peut-ĂȘtre seulement une sensibilitĂ© mise en scĂšne entre rĂȘve, solitude et besoin dâĂ©vasion.
Le virtuel moderne ne montre plus seulement des visages ; il expose des atmosphĂšres.
On ne dit plus vraiment : « voilà qui je suis ».
On suggÚre plutÎt : « voilà ce que je ressens lorsque le réel devient trop étroit pour contenir certains paysages intérieurs. »
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