THE TOXIC AVENGER (1985)
Direction le New Jersey et Tromaville City pour dĂ©couvrir lâemblĂ©matique pierre angulaire de la firme TROMA -et crĂ©ation de Lloyd Kaufman- quâest ce super-hĂ©ros que lâon appelle THE TOXIC AVENGER. On laisse don de cĂŽtĂ© les lycĂ©ens dĂ©gĂ©nĂ©rĂ©s de CLASS OF NUKEâEM HIGH (1986) pour sâattarder sur le cas de Melvin, ado visiblement attardĂ© mĂȘme pas bon Ă nettoyer correctement les chiottes de la piscine municipale: manipulĂ© par une des membres du gang de Bozo -un grand nerveux accro Ă la muscu et Ă lâĂ©crasement dâinnocents avec sa voiture-, le gosse va revĂȘtir un tutu rose ) la demande de la belle. Une situation qui dĂ©bouche sur une scĂšne de bizutage ultime, Melvin allant se dĂ©fenestrer de honte, plongeant la tĂȘte premiĂšre dans un bidon de liquide radioactif -merci aux routiers transportant la marchandise pour sâĂȘtre arrĂȘtĂ©s lĂ afin de sniffer leur coke: suite Ă cet incident, il va muter pour devenir le Toxic Avenger, le dĂ©bile changeant pour un musculeux et ridicule -tronche de âfreakâ et tutu Ă lâappui- individu dotĂ© cette fois dâune force incroyable, et dâun cerveau qui fonctionne. La recette TROMA fonctionne, toujours avec cette ligne directrice âle ridicule ne tue pas, essayons quand mĂȘmeâ appliquĂ©e Ă la lettre sur le long-mĂ©trage, court (1h15) mais gĂ©nĂ©reux en gore, nichons et caricatures propres Ă TROMA: la pollution, la drogue, et la corruption sont Ă©galement Ă©voquĂ©es, vĂ©ritable background travaillĂ© dâun film bordĂ©lique Ă souhait. Lloyd Kaufman dans une de des meilleures Ćuvres, le Toxic Avenger Ă©tant devenu indissociable de lâimage de TROMA: les annĂ©es 80 dans toute leur splendeur, mais situĂ©es dans un cadre underground bien plus marrant quâailleurs. THE TOXIC AVENGER regroupe les Ă©lĂ©ments inhĂ©rents au genre super-hĂ©roĂŻque, avec son protagoniste principal dĂ©butant normalement dans une histoire classique, avant lâinĂ©vitable Ă©vĂ©nement lui confĂ©rant ses pouvoirs: dĂ©sormais devenu vengeur, Melvin va applique la justice, du sauvetage dâenfants Ă ... lâouverture dâun bocal de flageolets, pour aider la mĂ©nagĂšre en pleine cuisine. Tout part en vrille, Kaufman saisissant chaque opportunitĂ© -bonne ou non- pour faire un gag surjouĂ© ou stupide: on se rĂ©gale de cet (anti)super-hĂ©ros amoureux transi de sa copine aveugle, qui massacre violemment ses ennemis avant de les moper pour terminer le combat. Yâa des tanks de guerre Ă la fin, et des arrachages de membres entre deux scĂšnes de dialogue insensĂ©. THE TOXIC AVENGER est le ciment des codes TROMA, mais pas que: installant son univers qui donnera lieu Ă quatre suites -dont le tarĂ© THE TOXIC AVENGER, PART IV: CITIZEN TOXIE (2000)- ainsi quâune apparition gĂ©niale dans TERROR FIRMER (1999), on peut encore une fois Ă©voquer lâexistence dâun Tromaverse au travers de ces scĂ©narios dingues signĂ©s par Lloyd Kaufman et son crew. Autant humoristique que cheap et gore, on nage littĂ©ralement dans une bouillie toxique de douziĂšme degrĂ©, lĂąchant des scĂšnes gores bien sales dans cette constante pagaille. Comme dâhabitude, la VF du film est Ă la hauteur de ses doubleurs sous acides, un plaisir nanardesque qui ajoute encore plus de piquant que nĂ©cessaire. TrĂšs drĂŽle, THE TOXIC AVENGER est indispensable pour tout cinĂ©phile, car se faisant exemple culte de âlâautre cĂŽtĂ© du CinĂ©maâ, bien moins sage que dâautres acadĂ©miques productions: un classique du genre, impossible Ă renier, ce combo horreur/comĂ©die/parodie dissolvant toute considĂ©ration nĂ©gative Ă son encontre dans les Ă©gouts de Tromaville. Lloyd Kaufman un jour, Lloyd Kaufman toujours.Â
TOXIE /20