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Jour 57 14 mai 2020
Nous nous somme garĂ©e dans la cours dâun hĂŽtel dĂ©labrĂ©.
- Il faut continuer Ă pied Ă partir de lĂ , ma dit Sacha. Câest pas trĂšs loin.
Elle câest retournĂ© vers le conducteur de la calĂšche.
- Merci lâami, tenez, voici votre payement. Et nâoublier pas, rien de tout ceci nâest arrivĂ©.
Une fois le conducteur parti, nous avons commencĂ© a avancĂ© dans des ruelles de plus en plus Ă©troites. JâĂ©tais complĂ©tement perdu. Jâessayais pourtant de me rappeler du chemin, me rappeler quand on tournait Ă droite ou Ă gauche. Mais Sacha allait tellement vite, et semblait parfois prendre des tournants dans des endroits qui aurait du ĂȘtre impossible, que je fus trĂšs vite dĂ©passer. Jâai essayĂ© de me concentrer sur le fait de la suivre.
Nous somme arrivĂ©, je ne sais comment, devant une ce qui semblait ĂȘtre une salle de spectacle abandonnĂ©, en face dâun vieil hĂŽtel miteux. Iris nous attendais devant. Je me suis arrĂȘtĂ©, complĂ©tement choquĂ© de la revoir. JâĂ©tais comme pĂ©trifier, mon cĆur câest arrĂȘtĂ© un instant, pour repartir de plus belle.
Quand elle mâa vue elle mâa souri, les mains tendues inconsciemment tendu vers moi, comme pour mâinciter Ă venir. Jâai craquĂ© et je me suis jetĂ©e dans ces bras en balbutiant des paroles incomprĂ©hensible. JâĂ©tais au bord des larmes. Toute la pression et lâinquiĂ©tude accumulĂ©e pouvait enfin ce libĂ©rĂ©.
Sacha est partie en nous disant quâelle allait ce couchĂ©, mais je lâai Ă peine remarquĂ©.
- Je suis si heureuse de te revoir, mâa chuchotĂ© Iris, la tĂȘte toujours plongĂ©e dans mon cou. Jâai cru te perdre Ă jamais.
- Et moi donc. Tu mâas tellement manquĂ©, je nâai cessĂ© de pensĂ© Ă toi.
Nous nous somme embrassĂ©, et somme allĂ© fĂȘter nos retrouvailles dans la chambre dâIris.
MdLC : la suite
Jour 56 ; 13 mai 2020
AprĂšs avoir fait encore quelques cĂąlins, jâĂ©tais assez calme pour parler de la suite des Ă©vĂšnements. - Quâest-ce que je vais devenir maintenantâŻ? Jâai quittĂ© ma famille, ma vie. Iris mâa prise dans ses bras. Ne tâinquiĂšte pas, ça va bien se passer. Que dirais-tu que lâon sâhabille et que lâon discute de ça en dĂ©jeunantâŻ?Â
Une fois habillĂ©es, nous somme descendu dans ce qui semblait ĂȘtre la cuisine. - OĂč est tâonâŻ? - Chez moi. Câest un vielle hĂŽtel juste Ă cĂŽtĂ© des murailles sud de la ville. Plus personne de venir ici. CâĂ©tait une place importante quand les plaines du sud Ă©tait encore trĂšs cultivĂ©s. Mais maintenant, avec les moyens modernes, câest plutĂŽt la plaine qui est cultivĂ©, du coup il y a beaucoup moins de passage. Je loue une chambre de maniĂšre plus ou moins permanente ici. La gĂ©rante est une amie dâamie. Et puis jâai aidĂ© sa fille qui Ă©tait dans une situation compliquĂ©e, du coup elle ne me fait pas payer trĂšs cher. En vrai, en Ă©change de petite rĂ©paration elle me fait mĂȘme pas payer certain mois. Et elle me laisse utilisĂ© la cuisine comme je veux, ce qui est plutĂŽt pratique. - Câest chouette comme endroit.  Iris a dĂ©posĂ© devant moi des tartines beurrĂ©es et un verre de lait. Je ne mâĂ©tais mĂȘme pas rendu compte que jâĂ©tais affamĂ©, mais en voyant la nourriture, je me suis jetĂ©e dessus. Iris mâa regardĂ© en souriant. Elle Ă soudain pris un air grave. Jâai ralenti mon repas, je savais que nous allions devoir aborder des sujets difficile. Jâai prĂ©fĂ©rĂ© prendre les devants. - Je suis dans la merde, nonâŻ? - ThĂ©oriquement, non. Tu nâas rien fait dâillĂ©gale, tu est majeur. Tu devrais pouvoir partir comme tu le souhaite. Mais dans la pratique, tu as Ă©nervĂ©s le chef de la police. Tu as laissĂ© un mot Ă tes parents, donc ils savent que tu nâas pas Ă©tĂ© enlevĂ©, et quâils nâont pas le droit de te chercher. MalgrĂ© tout, jâai entendu dire que la police te cherchais. Mais pas trop. Il nây a pas dâaffichage ou quoi que ce soit. Ce serait assez humiliant pour CĂ©sar si on apprenait que tu avais fuie le mariage avec son fils. Il a dĂ©jĂ eu tellement de mal Ă lui trouver une fiancĂ©e, ça serait dĂ©sastre si on apprenais quâil la perdu. Du coup, je pense que tu peux sortir sans trop de risque, tu nâes pas rechercher officiellement. Par contre, je pense que tu devrais Ă©viter la police ou les trucs officiels. Et tout ce qui concerne ta famille. En faite, tout ce qui pourrait permettre Ă Marcus de te retrouver. - Et ce serait grave sâil me retrouveâŻ? Il nâa rien contre moi, ce nâest pas illĂ©gal de refuser de marier son fils. - Et bien, non. Mais il pourrait te renvoyer chez tes parents. Tu as vu comment tu as eu du mal Ă tâenfuir la premiĂšre foisâŻ? Ce nâest pas la police qui viendrait tâaider, tu pourrais rester capturĂ© et enfermĂ© chez CĂ©sar. Personne ne viendrais tâaider. Surtout que beaucoup de gens ne verrais pas le problĂšme, sachant que câest tes parents qui ont dĂ©cidĂ© ça pour toi. Jâai hochĂ© la tĂȘte. Je savais tout cela, mais jâavais encore un petit espoir de pouvoir continuer Ă voir ma famille et mener ma vie dâavant. Mais câĂ©tait ma propre famille qui dans un premier temps mâavais enfermĂ©, et qui avait voulue me marier de force, pour servir leurs propres intĂ©rĂȘts. - OĂč est ce que je vais vivreâŻ? Me suis-je inquiĂ©tĂ©. - Je dois encore rester en ville. Tu peux rester avec moi ici si tu le souhaite. En tout cas je le souhaite. Mais je peux aussi mâarranger pour que tu rejoigne une des communautĂ©s indĂ©pendantes qui vie dans les montagnes. Il y en a une que jâai prĂ©vue de rejoindre quand ma couverture dans la ville sera grillĂ©e. Tu pourrais mây attendre si tu le souhaite. En plus, il serait ravi dâavoir tes compĂ©tences lĂ -bas. - Tu veux que je vive avec toiâŻ? - Tu nâes pas obligĂ©, bien sĂ»r. On peut essayer de te trouver autre chose en ville. Ou une autre communautĂ©. On peut mĂȘme essayer de te faire aller dans une autre ville. Jâai des contacts dans certaines dâentre elle. - Non, non, je veux vivre avec toi. Je nâai pas envie de quitter la ville. Jây avais passĂ© toute ma vie, et je ne me sens pas prĂȘte Ă partir. Et puis, câest le grand inconnu pour moi, tu est la seule chose stable quâil me reste. Iris mâa souri et mâa embrassĂ©, encore une fois. Jâai souris en retour. Je ne crois pas que je pourrais me lasser un jour de ses baisers. - Je nâai rien pour payer le loyer, mais si tu veux je peux coudre des trucs, comme je le faisait avant. - Alors, je nâai pas spĂ©cialement besoin que tu paye un loyer, comme je te lâai expliquĂ©. Par contre, câest vrai que je ne refuserai pas si tu pouvais mettre tes talents Ă contribution. On en aurais vraiment besoin. - Bien sur, avec plaisir. - GĂ©nial, je suis contente que tu aides. Ton travail Ă©tait dĂ©jĂ beaucoup apprĂ©cier, je connais plein de gens qui serait heureux de te rencontrer. Je ne pense pas que le salaires serait aussi important que ce tu gagnait avec la boutique de luxe, mais câest honnĂȘte. - Un salaireâŻ? Quel salaire ? - Tu nâĂ©tais pas payer Ă la boutique de ton pĂšre. - Non, câĂ©tait pour aider ma famille que je le faisais. - Mais tu y travaillais plusieurs heures par jours, presque touts les jours. - Oui, mais je restait chez moi, alors cela ne comptait pas. Je me sentais de plus en plus gĂȘnĂ©e sous le regard dâIris. Elle avait lâair Ă©nervĂ© par ce que je lui disait. - Et comment tu faisait pour acheter des choses pour toi ? - Je demandais Ă mes parents. - Du coup ils contrĂŽlaient toutes tes dĂ©penses, tu nâavais aucune indĂ©pendanceâŻ? JâĂ©tais carrĂ©ment en train de me tortiller sous le regard inquisiteur dâIris. Jâai hochĂ© la tĂȘte nĂ©gativement. Je nâĂ©tais pas du genre Ă essayer de justifier le fait que je travaillais gratuitement pour mon pĂšre. MalgrĂ© tout jâai balbutiĂ© : - Câest mal vue pour une jeune fille de touchĂ© un salaire. Câest vulgaire. - Câest vulgaire quâelle devienne indĂ©pendanteâŻ? Oui, câest sur, tu peux voir les choses comme ça⊠Du coup, ton frĂšre touche un salaire. - Mon frĂšre est en partie propriĂ©taire de la sociĂ©tĂ©, il touche une part sur les bĂ©nĂ©fices. - Mais câest toi qui Ă fait touts les plans et qui Ă inventer la nouvelle machine rĂ©volutionnaire qui leurs Ă fait gagner des millions⊠Jâai haussĂ© les Ă©paules. Je nâavais rien Ă rĂ©pondre, parce que ce nâĂ©tais pas la premiĂšre fois que je trouvais la situation injuste, et que me lâentendre dire aussi violemment me faisait un choc.
MdLC : Réveil avec Iris
Jour 55 ; 12 mai 2020
Je me suis rĂ©veillĂ© le lendemain aux cĂŽtĂ©s d'iris et c'Ă©tait magnifique. Le soleil faisait des reflets dans ses cheveux, elle Ă©tait tellement paisible, j'aurais pus la regarder des heures. - C'est pas bien de fixer les gens. J'ai sursauter, surprise et gĂȘnĂ© qu'elle m'est prise en flagrant dĂ©lit. - Pardon, dis-je en dĂ©tournant la tĂȘte. - Je rigole, dit-elle en mâembrassent doucement. JâĂ©tais bien, dans ce lit avec Iris, avec la lumiĂšre qui nous tombait doucement dessus.
Mais trĂšs vite, je commençais Ă me rĂ©veiller, et la rĂ©alisation de ce que jâavais fait me heurtait de plein fouet. - Je me suis enfuie. Jâai quittĂ© ma famille, toute ma vie. Quâest-ce que vont penser mes parents. Est-ce quâils vont avoir des ennuis Ă cause de moiâŻ? Quâest-ce que je vais devenir. Mon souffle Ă©tait court, jâĂ©tais en panique total. Iris câest mise devant moi et a pris mon visage dans ses mains. - Respire, calme-toi, tout va bien. Inspire, expire, inspire, expire⊠Mon souffle a repris de la rĂ©gularitĂ©. - Câest bien. Tout vas bien, tâes parents nâont pas Ă©tĂ© impliquĂ© dans ton dĂ©part, ils ne devraient pas avoir de problĂšme. Ăa va pas forcĂ©ment ĂȘtre facile pour toi, mais ce sera mieux que ce qui tâattendais. Et je serais lĂ . Je suis tellement contente de te revoir, je tâaime. Elle me souriait en me disant ça. JâĂ©tais incapable de me concentrer sur ma fugue pour lâinstant, alors je me suis concentrĂ© sur ce que me disait Iris. - Tu mâaimeâŻ? - Oui. Ăa fait un moment dĂ©jĂ . Quand je nâai plus eu de nouvelles de toi jâĂ©tais dĂ©sespĂ©rĂ©. Je ne savais pas si je te reverrais un jour. Et, bĂȘtement, le premier truc auquel jâai pensĂ© câest que je ne te lâavais jamais dit. Je tâaime CĂ©cile, mâa t elle rĂ©pĂ©tĂ© en mâembrassant. Je lui est sourie et je lâai embrassĂ© en retour. - Moi aussi je tâaime bien, ai-je rĂ©pondue. Iris Ă©tait devenu ma meilleure amie, ma confidente, la personne en qui jâavais le plus confiance. Et on passait tellement de temps Ă ce faire des cĂąlins et des caresses. Jâaurais difficilement pue faire autrement que lâaimĂ©. - Du coup, a-t-elle continuĂ©, veux-tu devenir officiellement ma petite-amie. Ăa, par contre, ce nâĂ©tais pas prĂ©vu. JâĂ©tais complĂ©tement perdu. - Je ne comprend pas ce que tu veux dire. - Bah, je tâaime, tu mâaime, ce serait normal quâon fasse quelque chose de plus officiel. - Je ne vois pas le rapport. Soudainement elle eu lâair aussi confuse que moi. - Bah il est assez Ă©videment, nonâŻ? Si on sâaime lâune lâautre on peut devenir officiellement un couple. - NonâŠ? Je suis dĂ©solĂ©, je ne comprend pas ce que tu veux. Jâai quittĂ© ma famille, je nâai plus de nom, Ă transmettre, ni dâargent. Et je ne peux pas te donner dâenfant. Et puis de toute façons câest pas comme si on pouvait aller ce prĂ©sentĂ© Ă la mairie pour demander Ă se marier, vue que nous sommes apparemment toute les deux rechercher. Et tout ça en comptant que nous sommes deux filles et que ce ne serait pas autorisĂ©. Ce nâest pas que je ne veux pas, jây ai dĂ©jĂ pensĂ©, mais je ne comprend pas ce que tu attend de moi. Jâai essayĂ© dâĂȘtre le plus clair possible dans ce que je lui disait. JâĂ©tais un peu perturbĂ© par le fait quâelle me propose cela. CâĂ©tait un peu le fait que ce soit une fille. Mais jâavais passĂ© tellement de temps a fantasmĂ© que ce soit possible pour nous de nous marier que cela ne me perturbais mĂȘme plus, et je ne voulais pas la vexer avec ça. Je lâavais dĂ©jĂ entendu rĂąler quâon Ă©tait obligĂ© de se cacher pour ĂȘtre ensemble. Et puis si câĂ©tait possible câest trĂšs clairement Iris que jâaurais Ă©pousĂ©, plus que Marcus, ou nâimporte quels garçons au passage. Non, ce  qui me perturbait câest que je ne comprenais pas ce quâelle attendais de moi. Nous marier Ă©tait impossible pour beaucoup de raison, et de toute façons nous nây avions pas d'intĂ©rĂȘts, ni Ă©conomique ni prestigieux. La seule autre raison dâĂ©pouser quelquâun Ă©tait dâavoir un enfant, mais je ne voyais pas comment elle aurait pus obtenir ça de moi, Ă part par des moyens dont je ne voulais pas penser pour lâinstant. Ăa commençais Ă m'inquiĂ©tĂš. - Pourquoi tu me parle de mariageâŻ? Je ne parlais pas du tout de tout ce dont tu viens de parler. Et je ne suis pas du tout prĂȘte Ă avoir des enfants. - Alors quâest ce que tu veux. - Je voulais juste que, dans un premier temps, on se dise que lâon sorte ensemble. Et, Ă©ventuellement, que lâon le dise au autre. Mais je comprendrais que tu ne veuille pas le dire Ă tout le monde, je ne veux pas que tu sois gĂȘnĂ©. - Attend, attend. Je ne comprend pas. Tu me dis que tu veux que lâon se dise lâune Ă lâautre que lâon sort ensemble, et quâon nâest mĂȘme pas obligĂ© dâen parler au autre. Mais quâest-ce que ça impliqueâŻ? - Tu nâes jamais sortie avec personneâŻ? Vous ne faite pas ça chez vousâŻ? Tu sais, passer du temps ensemble, ce dire que lâon sâaime. Coucher ensemble aussi. - Mais on fait dĂ©jĂ tout ça⊠- Oui, mais non, il y a plus. Il y a aussi de se jurer fidĂ©litĂ©, enfin, selon ce que lâon dĂ©cide ensemble. Mais pour beaucoup de gens ĂȘtre en couple implique aussi de pas couchĂ© ou tomber amoureux dâautres personnes, et aussi dâĂȘtre lĂ dans les moments difficiles. Et gĂ©nĂ©ralement, pas toujours, mais au bout de quelques mois ou annĂ©e de relation, les gens emmĂ©nage ensemble. MĂȘme si câest pas du tout ce que je te demande, on peut discuter de tout. - Je crois que je commence Ă comprendre ce que tu veux dire. Câest pas du tout comme ça que ça ce passe dans mon milieu. Tu peux faire ce que tu veux avec qui tu veux, tant que tu nâes pas marier ou que tu ne tombe pas enceinte, ça ne compte pas. Enfin, câest surtout avec les filles que ça compte pas, avec les garçons le risque de tomber enceinte est trop grand. Et non, on ne sort pas ensemble avant de se marier. Ăa peut arriver que les gens qui sâapprĂ©cie ce mari. Mais le mariage sert surtout Ă unir deux familles, Ă©conomiquement et dans le nom. Et avoir des enfants pour perpĂ©tuer le nom. Tout le reste ne compte pas pour le mariage, et tu peux le faire avec tes amies. DiscrĂštement câest mieux, mais vraiment, comme je lâai dit, sâil nây pas de risque de tomber enceinte, ça Ă vraiment pas dâimportance. - Ăa a de lâimportance pour moi. Ce que lâon fait ensemble, ce quâon partage, ça a de la valeur. Câest vrai que fasse Ă tout ce que tu me dit ce que je te demande est faible. Mais câest symbolique. Câest pour sâengager lâune auprĂšs de lâautre, ce dire que lâon sera toujours lĂ lâune pour lâautre. Tout ça. Mais je comprendrais si tu ne veux pas. - Non, câest pas ça. Câest juste que jâai besoin dâun peu de temps pour comprendre ce que tu me dit. Câest tout nouveau pour moi.  AprĂšs, je suppose que câest assez logique, quand tu nâas rien Ă apporter, tu peux te marier par amour, et du coup tu peux aussi tester la relation, tu nâas rien Ă perdre quand elle se finit. Câest çaâŻ? - Dit comme ça câest trĂšs cynique, mais oui, câest plus ou moins ça. - Tu peux me laisser un peu de temps pour y rĂ©flĂ©chir. - Bien sur. Ăa me rassure que câest juste une histoire de terme qui te pertube. Je lui est lancĂ© un regard intĂ©rrogateur. - Tu mâaime, câest tout ce qui compte pour moi. - Oui, pour moi aussi, dis je en lâembrassant encore une fois. Une pensĂ© me traversa lâesprit une nouvelle fois. - Mais du coup, sortir officiellement ensemble aurait impliquĂ© de le dire Ă tout le monde, câest ça? Elle hocha la tĂȘte, en me laissant exprimer ma pensĂ©e. - Quâest-ce que tu entend par lĂ âŻ? Si on ne sort pas ensemble officiellement, est ce que ça veut dire que lâon ne pourra plus ĂȘtre vue lâune avec lâautreâŻ? - Si bien sĂ»r. Objectivement ça ne devrait rien changer Ă notre façon de nous comportĂ©. Surtout ici, les gens sont assez dĂ©tendus sur tout ça. - TrĂšs bien, dis-je songeuse. Les dĂ©monstrations dâaffections public ne sont pas vraiment une norme par chez moi, mais je serais contente de passer du temps avec toi.
MdLC : Soirée fiançailles
Jour 54 ; 11 mai 2020
Une calĂšche est venue nous emmener dans lâhĂŽtel particulier rĂ©servĂ© pour la rĂ©ception. CâĂ©tait lâĂ©vĂšnement mondain du moment apparemment. Ni Marcus et ni CĂ©sar nous ont accueillies quand nous sommes arrivĂ© dans la salle de rĂ©ception, avant tout les invitĂ©s. La salle de bal avait Ă©tĂ© dĂ©corĂ© avec beaucoup de faste. Jâai essayĂ© de faire un peu de repĂ©rage, voir les sortie. Sortir par la porte de devant aurais Ă©tĂ© le plus pratique, mais il ne fallait pas que jâĂ©veille les soupçons des gardes qui patrouillaient dehors. Ma mĂšre et moi sommes montĂ© dans les Ă©tages pour nous prĂ©parer. Nous somme arrivĂ©s dans une chambre, plus luxueuse que tout ce que je nâavais jamais vue, et qui devait faire la taille de notre maison entiĂšre. Il y avait une armĂ©e de gens pour nous accueillir : coiffeur, manucure, ⊠Une boite mâattendait avec des bijoux que Marcus souhaiterait que je porte. Ils avaient lâair plus chers que les miens, donc ça mâarrangeait, ils voudraient plus cher Ă la revente. Jâavais cachĂ© le bijou dâIris sur moi. Je pourrais facilement lâatteindre pour lâaccrocher Ă ma robe ou ma coiffure si besoin. Malheureusement, je ne pouvais pas le garder en permanence sur moi, ce nâĂ©tais pas assez Ă©lĂ©gant pour le genre de soirĂ©e oĂč jâĂ©tais. Une fois prĂȘte, ma mĂšre est allĂ©e en bas accueillir les invitĂ©s. Je me suis retrouvĂ© dans une salle annexe, avec Marcus. Nous Ă©tions censĂ©s attendre pour faire une arrivĂ©e magistrale. Câest la premiĂšre fois que je me retrouvais seule avec lui. Il avait lâair aussi gĂȘnĂ© que moi. Nous faisions tout pour Ă©viter de nous regarder. JâĂ©tais toujours Ă faire un plan du bĂątiment pour chercher une sortie.
Ăa avait Ă©tĂ© la soirĂ©e la plus longue de ma vie. Sourires, faire semblant dâĂȘtre contente dâĂȘtre lĂ . Et voir tout ces ultras riches. Les voir dans leurs tenues Ă plusieurs millions, Ă s'empiffrer, alors que des gens crevaient de faim devant leurs portes. JâĂ©tais dĂ©goutĂ©e par tout ça. Et je nâavais toujours pas de moyen de sortie. AprĂšs le diner jâavais dansĂ© avec Marcus, puis son pĂšre, puis mon pĂšre, puis jâavais dĂ» saluer ce qui mâavais semblĂ© des centaines de personnes. JâĂ©tais lessiver et de plus en plus inquiĂšte que ce ne soit pas la soirĂ©e ou je puisse mâĂ©chapper. Je commençais me sentir mal, jâavais la tĂȘte qui tournait, jâavais besoin de sortir dâici. Quand jâai commencĂ© Ă faiblir. - Ăa va, mâa demandĂ© ma mĂšreâŻ? - Jâai un peu la tĂȘte qui tourne, jâaurais besoin de mâallonger quelques instants. - Bien sur, je vais tâaccompagner. - Je mâen occupe, a dit Marcus. Continuer Ă profiter de la soirĂ©e. - Vous ĂȘtes fort aimable, a dit ma mĂšre. Je vais comme mĂȘme aller prĂ©venir votre pĂšre, pour que lâon vous fasse envoyer quelquâun. - Merci bien.
Nous sommes remontĂ©s dans la chambre oĂč ma mĂšre et moi nous Ă©tions prĂ©parĂ©s. Devant mon regard interrogateur, Marcus mâa rĂ©pondu : - Jâavais besoin de sortir aussi. Je dĂ©teste ce genre de soirĂ©e. En faite je dĂ©teste les soirĂ©es.
Une femme dans une tenue dâinfirmiĂšre est apparue dans la piĂšce. Je lâavais dĂ©jĂ vue avec Iris.  - Bonjour, je mâappelle Sacha, je suis lâinfirmiĂšre de l'hĂŽtel. Comment vous sentez vousâŻ? Vous avez lâair mal en point. En me parlant elle câest rapprochĂ© de moi, et mâa pris mon pouls. - Oui, je me sens vraiment mal, jâaurais besoin de sortir dâici, ai-je dit, en regardant Marcus de maniĂšre anxieuse. - Je vais vous emmenez Ă lâhĂŽpital, mâa t elle dit, avec un clin d'Ćil, le mĂ©decin voudra vous examiner. PrĂ©parer vos affaires. Jâai tout de suite compris, et jâai mis dans un grand sac toutes les affaires que jâavais emportĂ©es. Jâai regardĂ© Marcus, en ne sachant pas quoi dire pour couvrir mon dĂ©part. - Vas, mâa t il dit. Tu as un peu de temps avant que jâaille dire Ă tes parents que tu as besoin quâils te ramĂšnent chez toi, mais quâen attendant tu te reposes.  - Merci, ai-je soufflĂ© avant de partir de la piĂšce. Je ne voulais pas pousser ma chance en lui demandant pourquoi il mâaidait

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MdLC : Nostalgie
Jour 53 ; 10 mai 2020
Jâavais mis ma plus belle tenue, mais avais cachĂ© un pantalon en toile en dessous, comme Iris me lâavais appris. Jâavais cachĂ© dans le haut de ma manche le mĂ©daillon que mâavais transmise Iris. Je nâavais rien dans ma chambre chez mes parents que je voulais rĂ©cupĂ©rer, Ă part le bracelet de ma grand-mĂšre, que je portais sur moi. Je portais aussi tout les bijoux les plus chers de la maison sur moi, que je pourrais revendre si jâavais besoin dâargent.  Ăa me rendait triste de devoir abandonnĂ© toute ma vie derriĂšre moi. Jâavais tellement de souvenir, des mauvais câest certain, mais beaucoup de bon aussi. Sans tout ces petits objets qui avaient remplis ma vie, dans ces murs oĂč jâavais passĂ© tellement de temps, je ne savais plus qui je serais une fois partie. Mais je nâavais pas le choix. CâĂ©tait de ma survie qui en dĂ©pendait. Et puis si je me mariais la situation serait la mĂȘme, mais en pire. Jâai reposĂ© la poupĂ©e de porcelaine de mon enfance, câest avec elle que jâavais appris Ă coudre, en lui fabricant des vĂȘtements. Il Ă©tait temps de grandir.
MdLC : plan fugue
Jour 52 ; 09 mai 2020
Le mariage avait Ă©tĂ© planifier un mois plus tard. Un mariage accĂ©lĂ©rĂ© dont je ne connaissais toujours pas la raison. Jâavais essayĂ© de discuter avec mon frĂšre sur le chemin du retour, mais je nâavais eu Ă faire quâa une indiffĂ©rence froide, en me rĂ©pondant quâil ne fallait pas que je me mĂȘle de cela. Je ne comprenais pas ce quâil se passait. Mais jâai tout de mĂȘme compris que le mariage de mon frĂšre aurait lieux la mĂȘme semaine que le mien. Jâavais lâimpression que la rĂ©ussite de son mariage Ă©tait liĂ© au mien.
Il fallait que je me tire dâici. Peut importe quelles Ă©taient les intentions de ma famille et leurs petites manigance, il faillait que je me casse. Jâallais mâenfuir et retrouvĂ© Iris. Il faillait que ce soit fait avant le mariage. DĂ©jĂ parce que je ne tiendrais pas aussi longtemps dans cette maison, et aussi parce que je me mĂ©fiais de CĂ©sar, il cachait quelques choses, et je ne voulais pas rester pour dĂ©couvrir quoi. Il me fallait un plan. RĂ©flĂ©chissons. Je ne pouvais pas partir la nuit, parce que jâĂ©tais enfermer dans ma chambre. Dâailleurs, il faillait que je regarde si Iris mâavais laissĂ© un message dans la brique. Pour ça il faillait que jâaille dans le jardin. Je pense que le plus simple serait de jouer la comĂ©die. Pour lâinstant, je ne faisais que me rebeller, et ma situation nâavais fait quâempirer. Si je jouais la petite fille parfaite, comme je lâavais fait toutes ces annĂ©es, je pourrais tromper la vigilance de mes parents. Et puis-je mâĂ©tais fait quelques amis, dont certain que je pourrais contacter sous couvert de prĂ©paration pour le mariage. Ce nâĂ©tais pas encore un plan parfait, mais câĂ©tait un plan, et je me suis endormie plus lĂ©gĂšre que je ne lâavais Ă©tĂ© depuis plusieurs jours.
Le lendemain, je me suis lever tĂŽt. Je devais Ă©crire une lettre Ă Iris. Je comptais vĂ©rifier dans la brique du jardin aujourdâhui. Jâai Ă©crit le strict minimum. La date ou le mariage Ă©tait planifiĂ©, que je comptais mâĂ©chapper et la rejoindre. Je lui ai donnĂ© une idĂ©e de oĂč me rejoindre si jamais je ne la trouvais pas. Jâai utilisĂ© un message codĂ©, en parlant de la bibliothĂšque abandonnĂ©e de notre premier rendez-vous. Une fois ma lettre finie je me suis habillĂ© avec de maniĂšre trĂšs traditionnel et jâai cachĂ© la lettre dans un endroit facilement accessible. Quand ma mĂšre est venue mâouvrir la porte de ma chambre elle a Ă©tĂ© agrĂ©ablement surprise de me voir habillĂ©, Ă mon bureau en train de coudre, ce que je nâavais pas fait depuis des jours. - Bonjour. Tu as lâair dâaller bien aujourdâhui, ça fait plaisir. - Oui, beaucoup mieux. Tu sais, jâai beaucoup rĂ©flĂ©chis Ă ce que tu mâas dit, et je pense que je serais contente de me marier - Je suis contente que tu ai changĂ© dâavis. Tu vois ça ne servait Ă rien de faire toute cette crise. - Oui. Ăa fait longtemps que je nâai pas pris lâair, je me disais que je pourrais mâoccuper du jardin aujourdâhui, ça me manque. - Bien sur ma chĂ©rie ! AprĂšs, si tu le souhaites, nous pourrons regarder les magasines pour la prĂ©paration du mariage.
En prenant notre petit dĂ©jeuner ma mĂšre Ă continuer Ă mâinterroger : - Alors que pense-tu de ton fiancĂ©âŻ? Jâai pris le temps de finir ma bouchĂ©e et de reposĂ© les couverts, pour me laisser le temps de rĂ©flĂ©chir Ă ce que jâallais pouvoir dire. Je ne pensais rien de Marcus, il nâavait pas prononcĂ© un mot durant tout le repas, et pour ĂȘtre honnĂȘte, il me faisait un peu peur, avec sa longue balafre, et son silence. Jâai choisi la solution la plus prudente : - Câest une famille riche et puissante. Il a lâair intĂ©ressant. Et comme tu lâas dit, lâamour vient aprĂšs le mariage. - Je suis fiĂšre de toi ma fille.
Le reste du repas câest dĂ©roulĂ© tranquillement. AprĂšs manger jâai demandĂ© Ă sortir pour faire un bouquet avec les roses qui Ă©taient au bord du jardin. Ma mĂšre a acceptĂ©. Je suis allĂ©e regarder les roses pendant que ma mĂšre me regardait par la fenĂȘtre. Elle Ă©tait encore suspicieuse de me voir aussi rayonnante. Il fallait que je sois discret pour pas quâelle me voit. Quand la domestique mâa ramenĂ© le sĂ©cateur, je lui ai demandĂ© de rentrer me prĂ©parer un vase. Jâai commencĂ© Ă couper les roses qui du cĂŽtĂ© du mur, tout en rĂ©cupĂ©rant le message que jâavais prĂ©parĂ©, et discrĂštement jâai soulevĂ© la brique, en cachant mes gestes avec mon corps. Il y avait un message dâIris. Vite je lâai pris et je lâai remplacĂ© par le mien. - Tout va bien ? Mâa demandĂ© ma mĂšre en arrivant par derriĂšre. - Oui, oui, tout va bien. Jâai essayĂ© dâattraper cette grosse rose derriĂšre, mais je me suis coupĂ©, dis-je, contrite. De justesse, elle nâavait rien vu.
Pour partir dâici je devais pouvoir mâĂ©chapper. Partir la nuit Ă©tait hors de propos. JâĂ©tais encore enfermĂ©. Ăvidement je pouvais faire en sorte que la confiance de mes parents diminue, mais je ne sais pas si cela allait marcher, câĂ©tait trop incertain. La domestique de la famille ne mâaiderais pas. Elle Ă©tait surveillĂ©e par le majordome. Câest dĂ©jĂ lui qui mâavais dĂ©noncĂ© quand jâĂ©tais aller chercher la lettre dâIris la premiĂšre nuit. Non, il faillait que je parte en plein jours. Que jâarrive Ă faire un pas de cĂŽtĂ© en mâenfuir. Mais jâavais dâautre ressource. Je pense que les prĂ©paratifs du mariage nĂ©cessiterons beaucoup de sortie. Ăvidement, la robe serait cousue par les employer de mon pĂšre et le tissus fournie par le magasin, je nâaurais pas beaucoup dâaide Ă ce niveau-lĂ Il fallait que je trouve un moyen de sortir, et je pourrais semer mes parents Ă ce moment-lĂ Dâun autre cĂŽtĂ©, si je partais durant les courses pour le mariage, jâavais peur des rĂ©percussions que cela pourrait avoir pour ma mĂšre, cela pourrais la mettre dans une position difficile. Non, je devais essayer de trouver un moment pour mâenfuir oĂč ma mĂšre serait avec mon pĂšre. Un diner mondain serait parfait. Pas Ă la maison, je serais trop surveiller. Mais chez des gens inconnus, chez qui les domestiques me laisseraient partir. Justement, je savais quâil y aurait plusieurs soirĂ©es prĂ©vue pour annoncer mes fiançailles. CâĂ©tait durant ce genre de diner mondain que je devais partir. La seule chose qui mâinquiĂ©tais Ă©tait mon fiancĂ©. Nous Ă©tions censĂ©s ĂȘtre vue ensemble, jâespĂ©rais quâil ne me surveillerait pas. Mais câĂ©tait ma seule chance.
MdLC : Lâentremetteuse
Jour 51 ; 08 mai 2020
Jâai passĂ© les deux jours suivant enfermĂ© dans ma chambre (salle de bain attenante, entre sa chambre et celle de sa sĆur, aussi fermer). Ma mĂšre mâapportait Ă manger le matin et le midi, en sâexcusant de devoir me laisser lĂ , mais câĂ©tait la volontĂ© de mon pĂšre. Jâai refusĂ© de manger tout ce quâelle mâapportait. Mon pĂšre venait me chercher pour dĂźner en famille. Je ne prenais pas la peine de mâhabiller pour ces dĂźners, sâils voulaient me garder enfermer il faudrait quâils me supportent sale. Jâai commencĂ© par refusĂ© de manger, mais mon pĂšre mâa mise une gifle pour mâobliger. Mais je refusais de leurs adresser la parole, tout avait Ă©tĂ© dit.  On mâa annoncĂ© que ce samedi une soirĂ©e allĂ©e ĂȘtre organisĂ© par Agape, payer par nous, qui allait rĂ©unir plusieurs familles avec des jeunes Ă marier. Mon pĂšre a passĂ© beaucoup de temps que câĂ©tait un grand privilĂšge pour moi dâavoir le droit de participĂ© Ă une telle rencontre, que jâĂ©tais normalement trop vielle et pas assez fortunĂ© pour y participĂ©, mais quâil avait fait jouer beaucoup de relation pour pouvoir lâorganiser. Agape Ă©tait une vieille amie de la famille, une vielle noble qui avait mariĂ© un bourgeois. Sa spĂ©cialitĂ© Ă©tait de faire ce rencontrĂ© des jeunes hommes de familles nobles mais qui manquait de sous avec des jeunes filles bourgeoises. CâĂ©tait gagnant-gagnant. La famille bourgeoise gagnait un titre, la famille noble de lâargent. Jâavais bien compris que jâallais ĂȘtre exposĂ© comme une vache au marchĂ©. Mais je ne pouvais pas vraiment refusĂ©. JâĂ©tais complĂštement emprisonnĂ©. Ma mĂšre Ă fait venir un tailleur pour me faire une nouvelle tenue, plus cher et plus ostentatoire que tout ce que je nâavais jamais possĂ©dĂ©. Je me sentais ridicule lĂ -dedans. CâĂ©tait une longue robe blanche, brodĂ© de soi et de fils dâor. Le message Ă©tait clair, je nâĂ©tais pas noble, je nâĂ©tais pas belle, je nâavais pas dâĂ©ducation, mais je valais mon pesant dâors. Ce qui nâĂ©tais pas tout Ă fait vrai. Si je nâavais pas reçus une Ă©ducation trĂšs poussĂ©e câest parce que ma famille nâĂ©tais pas assez riche pour me payer une place Ă lâuniversitĂ© ou un tuteur. CâĂ©tait ma mĂšre qui a fait mes classes Ă la maison jusquâĂ mes seize ans. Je nâĂ©tais pas un enfant planifier, et mes parents nâavaient pas vraiment prĂ©vu de faire des dĂ©penses maintenant. AprĂšs mes seize ans, jâai commencĂ© Ă me plaindre de ne pas sortir assez de la maison. Je voulais voir le monde, faire des choses, apprendre. Ma mĂšre mâavait appris tout ce quâelle pouvait mâapprendre. Du coup mes parents mon envoyĂ© dans une Ă©cole de styliste et de couturiĂšre. Je voulais faire mĂ©decines, mais les Ă©coles prĂ©paratoires Ă©taient trop cher, et surtout câĂ©tait dur dây entrĂ© pour une fille. LâĂ©cole de couture nâĂ©tais pas du standing quâaurait voulue mes parents, mais cela allait bien pour une cadette. Je pense quâils avaient espĂ©rĂ© que je reste travaillĂ© au magasin toute ma vie, pour les aidĂ©e Ă le faire prospĂ©rer. En tout cas câest ce quâespĂ©rait mon frĂšre. Ces lui qui avait incitĂ© pour que je travaille au magasin. Câest vrai que jâĂ©tais douĂ© de mes mains, et mes crĂ©ations plaisait vraiment au client. Jâavais acquis une certaine rĂ©putation dans la ville, pour toutes les personnes qui voulaient des chaussures de qualitĂ©. Je ne sais pas vraiment pourquoi mes parents voulait soudainement me marier. Peut-ĂȘtre que mes parents trouvait que jâavais de trop mauvaise frĂ©quentation et que jâĂ©tais trop difficile Ă gĂ©rer, et voulait refiler le bĂ©bĂ© Ă quelquâun dâautre. Mais je sentais quâil y avait autre chose. MĂȘme si jâĂ©tais beaucoup sortie ces derniers temps, le mariage nâĂ©tais pas la solution. MĂȘme mon frĂšre, qui pourtant jusquâĂ prĂ©sent aurait voulue que je reste Ă travaillĂ© au magasin (gratuitement) pour le restant de mes jours, avait un empressement Ă me marier et Ă surtout faire en sorte que rien ne vienne tacher ma rĂ©putation jusquâĂ cet Ă©ventuel mariage. Je sentais que lâon me cachait quelques choses, mais je ne pouvais pas deviner quoi.