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Frise finale

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Le FabLab de la Cité des Sciences
Le FabLab de la Cité des Sciences existe et malgré son absence de communication vers l'extérieur, c'est un lieu déjà bien ouvert et vivant. Son ouverture officielle est prévu pour septembre 2013.
Je suis allée à la rencontre d'Olivier et David, qui sont responsables du FabLab, installé dans le carrefour numérique, à l'étage -1 de la Cité des Sciences.
J'ai rencontrĂ© David Forgeron pendant le dĂźner de fĂȘte des un an du FacLab. Il m'a proposĂ© de me joindre Ă eux ce mercredi 20 fĂ©vrier pour visiter le lieu et m'expliquer ses conditions d'existence. Des Ă©lĂšves de l'Ă©cole Camondo y prĂ©sentaient le mĂȘme jour le rĂ©sultat d'un workshop de trois semaines qui a eu lieu au FabLab sous la houlette de Romain Cuvelier, professeur designer Ă©galement Ă l'ENSCI. Cette visite m'intĂ©ressait donc doublement et j'Ă©tais curieuse de voir enfin ce mystĂ©rieux FabLab "qui existe mais qui n'existe pas encore" dont tout le monde parle d'habitude au conditionnel et en chuchottant...
FING â Connecteur recherche
Jâai participĂ© mardi 26 mars au Connecteur Recherche de la FING, projet animĂ© par Jacques-François Marchandise, Renaud Francou et Lucie Le Moine.
La vocation du Connecteur Recherche est dâĂȘtre le support dâĂ©changes actifs entre chercheurs et praticiens : en publiant les ressources partagĂ©es, en appelant aux contributions des chercheurs, entreprises, acteurs publics et associatifs dans lâobjectif de faire Ă©merger des pistes de travail pertinentes pour la recherche SHS dans les domaines de la sociĂ©tĂ© et de lâĂ©conomie numĂ©riques. Selon la FING, il permet aussi de prendre en compte les transformations technologiques et les pistes de la recherche en âsciences du numĂ©riqueâ : "Cette mise en relation permet Ă la fois aux chercheurs de prendre connaissance de nouveaux terrains et aux acteurs professionnels de documenter leurs pratiques professionnelles."
Sous sa forme âatelierâ, le Connecteur Recherche propose un cadre dâĂ©change permettant dâencourager la production de ressources et pistes utiles aux acteurs rĂ©unis autour de la table.
Sous sa forme âgroupeâ, sur le rĂ©seau social de la Fing, le Connecteur Recherche met Ă disposition les rĂ©sultats des ateliers â vouĂ©s Ă ĂȘtre complĂ©tĂ©s et exploitĂ©s â et organise la coproduction des thĂšmes traitĂ©s lors des ateliers.
Le redressement productif Ă lâĂ©preuve du âpremier rendez-vous du designâ
Vendredi 1er mars, Ă 9h30, jâĂ©tais au ministĂšre Ă Bercy pour assister au âpremier rendez-vous du designâ, organisĂ© par Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, AurĂ©lie Filipetti, ministre de la culture et de la communication, et Fleur Pellerin, ministre dĂ©lĂ©guĂ©e chargĂ©e des petites et moyennes entreprises, de lâinnovation et de lâĂ©conomie numĂ©rique. Selon les mots dâAlain Cadix, qui Ă©tait prĂ©sent pour encadrer cette rencontre, âle design est au coeur duredressement crĂ©atifâ et ce premier rendez-vous du design pourrait ĂȘtre âannonciateur et porteur du redressement productif dont le pays a besoin.â
En effet, sur le site redressement-productif.gouv.fr, le design est dĂ©crit comme âun Ă©lĂ©ment essentiel de la performance Ă©conomique et de la compĂ©titivitĂ© des entreprises, par lâattention aux usages, aux innovations possibles par les matĂ©riaux, les formes et les procĂ©dĂ©s de fabrication.â
Trois tables rondes se sont tenues pendant la matinée (devant un public majoritairement masculin et ùgé de plus de quarante ans) :
Le design au service du redressement et de la compétitivité des entreprises françaises,
Les forces et les faiblesses du design en France,
Le rĂŽle des institutions publiques dans la promotion du design.
"Le design va bien au-delĂ de lâesthĂ©tique, câest un facteur de fĂ©conditĂ© industrielle, câest la crĂ©ativitĂ© mise au service de lâindustrie.â
Fleur Pellerin, qui Ă©tait la veille en visite au FacLab de lâuniversitĂ© de Cergy-Pontoise dans le cadre du sĂ©minaire gouvernemental sur le numĂ©rique a insistĂ©, dans son discours dâouverture sur la volontĂ© du gouvernement de rapprocher les designers et les entreprises. Selon elle, il sâagit Ă©galement de rapprocher le numĂ©rique et le design, pour rĂ©inventer la production française et crĂ©er les âchampions mondiaux de lâĂ©conomie de demainâ :
Le discours de clĂŽture dâArnaud Montebourg allait dâailleurs dans le mĂȘme sens, lâun et lâautre croyant indispensable de rappeler, probablement pour montrer leur comprĂ©hension fine du domaine devant un parterre de âprofessionnels de la professionâ (lâexpression est de Godard) quâil ne sâagit pas du âdesign pour faire joliâ, mais bien dâun design qui sâadresse aux mutations de la sociĂ©tĂ©, Ă la maniĂšre dont les gens font usage des objets⊠le design Ă©tant bien unanimement posĂ© comme âautre chose que de la dĂ©coâ. Au-delĂ du fait quâil est tentant de se demander pendant combien dâannĂ©es encore on aura Ă chaque fois une reprĂ©cision sur la dĂ©finition du design avant de pouvoir en parler correctement, Alain Cadix a sur ce point trĂšs justement fait remarquer que les mĂ©dias entretiennent cette idĂ©e du design proche de la dĂ©coration, ajoutant que âcâest noble, mais pas reprĂ©sentatif de lâensemble du designâ. La palme de la plus belle formule revient nĂ©anmoins peut-ĂȘtre Ă Arnaud Montebourg qui a rapprochĂ© la pratique du designer dâune forme dââanthropologie des mutationsâ. Dans la premiĂšre table ronde, Matali Crasset est dâailleurs allĂ©e dans ce sens en se rĂ©fĂ©rant Ă Â Marc Augé et Ă son idĂ©e dââanthropologie appliquĂ©eâ.
Pour une politique nationale du design Ă concevoir, Ă coproduire.&rdquo
Alain Cadix a prĂ©sentĂ© le programme de la matinĂ©e en rappelant que dans un contexte de crise financiĂšre, le manque de moyens peut ĂȘtre une vertu si on lâentend comme une possibilitĂ© pour ĂȘtre innovant âet contributeursâ. Il a ajoutĂ© sa pierre Ă lâĂ©difice des dĂ©finitions en plaçant le design comme âun levier dâinnovation, de diffĂ©renciation, de compĂ©titivitĂ© et de crĂ©ation de nouveaux imaginairesâ. MalgrĂ© un paysage français du design complexe et morcelĂ©, la politique nouvelle de design que le Gouvernement laisse apercevoir pourrait alors aller dans le sens dâune Ă©conomie de la contribution et de la co-construction. Un des points soulevĂ©s dans les tables rondes est la question de lâimage du design et des designers dans les entreprises. Selon une bonne partie des intervenants convoquĂ©s, pour une meilleure sensibilisation des entreprises au design les designers devraient ĂȘtre mis sur un pied dâĂ©galitĂ© avec la R&D et le marketing.
Le design, laboratoire des transformations sociétales
La premiĂšre table ronde (Le design au service du redressement et de la compĂ©titivitĂ© des entreprises françaises) rassemblait Matali Crasset, Ludovic NoĂ«l (Directeur gĂ©nĂ©ral de la CitĂ© du design de Saint-Etienne) et Anne Asensio (Vice-prĂ©sidente design et brand expĂ©rience Dassault SystĂšmes), Eric Carreel (prĂ©sident de Withings, Sculpteo et Invoxia) et Jean-Louis FrĂ©chin. Anne Asensio a commencĂ© en prĂ©cisant quâelle ne pense pas le design comme âune aide Ă notre Ă©conomieâ mais davantage comme un outil nous permettant de nous projeter vers âdes processus nouveaux, collectifs aussi, pour donner Ă voir de nouveaux concepts liĂ©s notamment au numĂ©riqueâ. Câest selon elle par ces aspects que le design pourra avancer. Comment valoriser le design tout en maintenant son intĂ©gritĂ© ? Eric Carreel a indiquĂ© que selon lui, au-delĂ de la rĂ©volution du numĂ©rique et des tablettes tactile, le âdesign prolongĂ© par lâutilisateurâ est lâautre rĂ©volution avec laquelle il faudra compter. Cela implique de laisser une marge de manoeuvre Ă lâusager, dâavoir âdes designs qui peuvent ĂȘtre modifiĂ©s, personnalisĂ©sâ. Jean-Louis FrĂ©chin est allĂ© plus loin : le numĂ©rique est aussi une rĂ©volution de lâinformation qui a changĂ© notre maniĂšre dâĂȘtre ensemble. Dans cette lignĂ©e, il a dressĂ© le portrait dâun design qui sâattaquerait Ă tout⊠âjusquâĂ lâopen gouvernementâ.
Un des problĂšmes selon lui pour changer lâimage du design dans les entreprises se pose dĂšs lâĂ©ducation Ă ce quâest le design, câest-Ă -dire dans les Ă©coles : âon joue au jeu de paume, dans les Ă©coles de design françaises, câest craintif, peureux.â Parler du numĂ©rique dans les Ă©coles serait selon lui quasiment peine perdue, les Ă©tudiants Ă©tant âbeaucoup dans la critique du monde et peu dans la projectionâ. Jean-Louis FrĂ©chin a affirmĂ© sa conviction que les âobjets connectĂ©sâ pourraient ĂȘtre Ă eux seuls le renouveau de lâindustrie française. Dans la droite ligne de la question de lâinnovation âpar les usagesâ, ils seraient alors le terrain idĂ©al pour placer les gens dans âune nouvelle relation entre production et consommationâ.
Le problĂšme culturel du design en France, câest celui de la culture du design.
La deuxiĂšme table ronde (Les forces et les faiblesses du design en France), rassemblait Brigitte Flamand (Inspectrice GĂ©nĂ©rale de lâEducation nationale design et arts appliquĂ©s), Anne-Marie Boutin (PrĂ©sidente de lâAPCI) et StĂ©phane Thirouin (Directeur du design du groupe SEB), Antoinette Lemens et Pierre Oudart (Directeur gĂ©nĂ©ral adjoint de la crĂ©ation au MinistĂšre de la Culture et de la Communication). Selon ce dernier, la faiblesse du design en France est le corrĂ©lat de la place de la crĂ©ation en France, qui est aussi le problĂšme : âComment travailler lâimaginaire collectif qui pense que la crĂ©ativitĂ© ne peut pas changer le monde ?â Selon lui, la faiblesse du corps social Ă intĂ©grer le design tient au problĂšme de la catĂ©gorie. Il sâagirait alors de travailler Ă âchanger les imaginairesâ, le design provoquant âla rencontre harmonieuse dâimaginaires consentantsâ. Antoinette Lemens, forte de sa double culture, est allĂ©e dans ce sens en insistant sur le fait que la âculture designâ est le point fondamental pour renforcer cette discipline : âDans les pays nordiques, il existe cette culture. En Angleterre, on donne des cours dĂšs lâĂ©cole primaire, le design fait partie de tous les jours. Tous les mĂ©tiers lĂ -bas sont au courant du design, câest dans la culture gĂ©nĂ©rale des personnes.â Selon elle, le problĂšme de lâĂ©ducation au design ne se poserait alors pas uniquement pour les designers dans les Ă©coles mais dâune maniĂšre gĂ©nĂ©rale, pour la sociĂ©tĂ© elle-mĂȘme.
La troisiĂšme table ronde (Le rĂŽle des institutions publiques dans la promotion du design) rassemblait Christian Guellerin (Directeur de lâĂ©cole de Design Nantes Atlantique et prĂ©sident deCumulus), Marie-NoĂ«lle Bayard (designer, trĂ©soriĂšre de lâAFD), Bruno Dussert-Vidalet, (PrĂ©sident directeur gĂ©nĂ©ral de Blackbody), Laurent Dutheil, (Directeur gĂ©nĂ©ral du Lieu du design) et Pierre Garner (designer industriel associé Elium Studio). Ces intervenants ont principalement pointĂ© la nĂ©cessitĂ© de crĂ©er un âtitreâ de designer, de sensibiliser les PMI et PME au design mais aussi de les accompagner dans cette dĂ©marche.
"Colbertisme participatif"
InvitĂ© Ă prendre la parole en conclusion de cette matinĂ©e, Arnaud Montebourg a dĂ©signĂ© la dĂ©marche mise en place par le gouverment pour agir dans le sens du redressement productif de la France comme Ă©tant un âcolbertisme participatifâ, oxymore quâil a justifiĂ© en expliquant que lâĂtat devra faire des choix, mais quâil devra sâappuyer sur la sociĂ©tĂ© entiĂšre. Taclant la proposition dâĂric Besson de mettre en place un Centre National du Design, il a affirmĂ© la volontĂ© de ne pas crĂ©er un âĂ©niĂšme centre ou sous-centre dont on ne saurait pas quelle est la placeâ, mais plutĂŽt la volontĂ© de âco-produire une politique publiqueâ.
Lâannonce importante de cette matinĂ©e est peut-ĂȘtre le crĂ©dit dâimpĂŽt pour les entreprises sur les dĂ©penses de design, de conception et de prototypage. Reste Ă voir bien sĂ»r si cette proposition sera rĂ©ellement mise en oeuvre. En tous cas, lâobjectif affichĂ© du Gouvernement est dâamener la sociĂ©tĂ© Ă âcomprendre lâimportance du design pour redresser lâĂ©conomieâ.
"Vive la république, vive le redressement productif, vive le design et vive la France."
Dans la continuitĂ© de la âmobilisation gĂ©nĂ©raleâ de lââĂ©quipe de France du designâ, la principale dĂ©termination reste celle dâun accĂšs facilitĂ© au design pour les PME, sans coĂ»t supplĂ©mentaire. Dans la droite ligne de son annonce au Lieu du Design le 21 fĂ©vrier lors de lâinauguration de lâexposition anniversaire de lâENSCI, La Fabrique des idĂ©es, dans laquelle il disait sa volontĂ© de crĂ©er âlâĂ©quipe de France du designâ, rassemblant PME, designers, entreprises et industriels, Arnaud Montebourg sâest laissĂ© allĂ© dans son discours de clĂŽture Ă imaginer un âMeetic du designâ qui permettrait de mettre en relation industriels en mal dâinnovation et designers peut-ĂȘtre trop esseulĂ©s. DerriĂšre cette proposition qui peut faire sourire, lâidĂ©e gĂ©nĂ©rale est celle dâun Ătat qui impulse, puis laisse faire. Ă suivre.

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Les petites oreilles Ă Sorgues // samedi 30 mars Ă 10 h
Avis aux parents, la médiathÚque de Sorgues pense aux tous-petits :
histoires, comptines, chansons, jeux de doigts, pour les 0-3 ans, accompagnés de leurs parents, nounous, grands-parents, doudous ⊠Entrée libre et gratuite.
PÎle Culturel Camille Claudel 285 avenue d'Avignon 84700 SORGUES Tél. : 04 86 19 90 90
Le petit quelque chose Ă Sablet // dimanche 24 mars et gratuit en plus !
Arrivent Tom et Tina, les raconteurs dâhistoires, avec leur carriole et leur parapluie / Pluie dâĂ©toiles⊠Ils ont rendez-vous avec le public. Aujourdâhui ils vont raconter lâhistoire de Selma et de son petit quelque chose, son doudou⊠Un chapeau, une paire de lunettes, un foulard, le collier de Maman, un tapis et lâhistoire devient théùtre. Câest une histoire rythmĂ©e par un refrain, une histoire de quĂȘte, d'itinĂ©raire, de vie, dâenfance et de souvenir. Au dĂ©part ce doudou est une couverture que le grand-pĂšre de Selma lui a offert Ă sa naissance. Avec le temps, il se transforme en accompagnant la jeune fille Ă travers les Ăąges. Selma aime ENORMEMENT son petit quelque chose. Mais quâen restera t-il Ă la fin ?
Spectacle Ă partir de 3 ans.
Dimanche 24 mars Ă 15 heures.
Salle des FĂȘtes de Sablet - et c'est gratuit pour tous ! rĂ©servations au 06 76 61 10 51
www.eclatsdescene.com