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J'ai eÌteÌ inviteÌe aÌ intervenir pendant une journeÌe aupreÌs des eÌtudiants inscrits pour passer le diploÌme universitaire MeÌtier Facilitateur de l'universiteÌ de Cergy-Pontoise aÌ Gennevilliers.
Cette formation est deÌcrite comme ayant pour but « dâenseigner les meÌcanismes particuliers de la facilitation dans un environnement de fabrication numeÌrique. » Les cours ont lieu au FacLab, aÌ Gennevilliers. Les personnes qui s'inscrivent pour suivre cette formation souhaitent devenir FabManager, c'est-aÌ-dire animer une communauteÌ au sein de FabLabs, hackerspaces ou makerspaces. La plupart des douze eÌtudiants inscrits pour suivre ces cours ont pour objectif d'ouvrir un atelier de fabrication numeÌrique. Ils ont entre trente et quarante ans.
Pendant une apreÌs-midi, j'ai proposeÌ aux participants de deÌcrire, graphiquement, leur FabLab ideÌal. Pour cela, j'ai conçu une seÌrie de plans axonomeÌtriques aÌ compleÌter. ReÌpartis en trois eÌquipes, ils ont pu deÌbattre, argumenter, imaginer et donner forme aÌ ces espaces non situeÌs et indeÌtermineÌs. Par le dessin, ils ont reÌussi aÌ rendre visible et aÌ raconter leurs ideÌes, leurs reÌves et leurs doutes.
Je publie ici quelques images de cette apreÌs-midi de dessin collectif, ainsi que la retranscription des preÌsentations de chaque « FabLab ideÌal ».
Plan du FabLab "social, ideÌal, solidaire" LA MAISON :
"C'est un espace qui donne sur la rue. Nous avons voulu faire un lieu qui serait comme une deuxieÌme maison pour tous les habitants d'un quartier : les scolaires, les retraiteÌs, les gens en reÌinsertion... Tout le monde peut y venir. C'est un lieu de meÌlange, qui est accessible facilement. Il y a une creÌche, un jardin, une salle ouÌ on peut trouver la presse du jour et une machine aÌ cafeÌ. Il y a aussi un tableau de troc, pour s'eÌchanger des services ou des objets. Dans l'espace de convivialiteÌ, il y a un chat.
C'est un lieu vraiment ouvert sur l'exteÌrieur, avec des grandes feneÌtres. C'est une association, il y a des adheÌrents qui ont acceÌs en prioriteÌ aÌ certains services et certaines salles, notamment la partie atelier. Mais tout le reste est public. C'est aussi un lieu qui a des meÌceÌnes, qui sont des grandes entreprises. Celles-ci peuvent reÌserver ponctuellement la salle de confeÌrence pour organiser des reÌunions de travail.
Cette salle de confeÌrence peut aussi servir aÌ faire des preÌsentations publiques des projets qui ont eÌteÌ conçus ici. Il y a des cloisons mobiles, l'espace est modulable.
Pour reÌsumer, c'est un lieu ouvert, accessible, modulable, social, solidaire, bienveillant et audacieux."
Plan du FabLab L'AGORA, un "FabLab citoyen" :
"C'est un lieu qui est implanteÌ au cĆur de la ville, pour deÌbattre et proposer des choses localement. C'est un lieu d'eÌchange citoyen.
Il y a une partie qui est deÌdieÌe aÌ l'enfance. On trouve aussi des distributeurs de nourriture. Ce lieu est organiseÌ autour d'une salle de confeÌrence qui est ouvert aÌ tous. Nous avons dessineÌ en haut aÌ droite la partie deÌdieÌe aÌ ce que nous appelons "l'administration invisible". C'est la seule pieÌce fermeÌe au public.
Au centre de l'espace, nous avons installeÌ des panneaux de bibliotheÌque qui sont articuleÌs. C'est une zone de ressource qui est compleÌteÌe par quelques ordinateurs et beaucoup de documentation sur les techniques de fabrication. Il y a aussi une mateÌriautheÌque, dans les petits cubes de chaque coÌteÌ de cette pieÌce, en bas du plan.
Cette partie est deÌdieÌe aÌ la fabrication silencieuse : eÌlectronique, impression 3D, informatique.
L'atelier est en bas mais nous ne l'avons pas dessineÌ. Il faut prendre l'escalier. On y trouve le stock des mateÌriaux, et toutes les machines habituelles.
Notre FabLab est un service public. C'est un lieu qui pourrait remplacer un EPN. C'est comme une meÌdiatheÌque mais sur la fabrication."
Plan du FabLab COMMON HOUSE, qui est sur deux eÌtages :
"C'est une maison commune, pour inventer des choses ensemble et avoir du temps pour deÌvelopper des projets collectifs. Ici, on met d'abord en commun la nourriture et l'eÌnergie. Nous sommes aÌ une heure de la ville. Notre ideÌe c'est de produire sur place des objets, aÌ partir d'une ressourcerie locale. Il y a des grandes feneÌtres. Nous avons un coin pour la production de fruits et leÌgumes, un compost et une cuisine. Il y a aussi une conserverie pour stocker les aliments. Il y a un espace pique-nique avec des fours solaires.
Dans le jardin, en haut aÌ gauche, il y a quelques maisons qui ont eÌteÌ installeÌes par nos reÌsidents : on trouve une yourte, une caravane... Il y a aussi des poules. Et un chat commun. Le grand espace central est modulable et eÌquipeÌ de petites machines mobiles.
AÌ l'eÌtage, nous avons un dortoir, pour les visiteurs qui veulent s'installer quelques jours. Il y a aussi un espace de coworking. Il y a un toit veÌgeÌtal et des panneaux solaires. Si on veut redescendre, on peut soit prendre la rampe de pompier et atterrir dans des coussins, soit prendre le toboggan."
Purpose â The purposes of this paper are to study how entry-level 3D printers are currently being used in several shared machine shops (FabLabs, hackerspaces, etc.) and to examine the ambivalent emancipation often offered by 3D printing, when users prefer the fascinated passivity of replicating rather than the action of repairing. Based on a field study and on a large online survey, this paper offers to examine different practices with entry-level 3D printers, observed in several shared machine shops (FabLabs, hackerspaces, etc.). The recent evolution of additive manufacturing and the shift from high-end additive technologies to consumerâs entry-level 3D printing is taken as an entry point. Indeed, digital fabrication has recently received extensive media coverage and the maker movement has become a trendy subject for numerous influential publications. In the makerspaces that were taken for this field survey, 3D printers were very often used for demonstration, provoking fascination and encouraging a passive attitude.
Design/methodology/approach â As part of the work for a PhD research on personal digital fabrication as practiced in FabLabs, hackerspaces and makerspaces, since 2012, a large-scale field survey at the heart of these workshops was carried out. Particular attention has been paid to the relationships established between the inhabitants of these places and their machines, observing the logic of developing projects and the reactions or techniques used to counter unforeseen obstacles â that shall be demonstrated to be an essential occurrence for these moments of production. From Paris to Amsterdam, Barcelona, Rome, Lyngen (Norway), San Francisco, New York, Boston, Tokyo, Kamakura (Japan) to Dakar, a means of observing at the heart of more than 30 makerspaces (FabLabs, hackerspaces) has been created, with the aim of looking beyond the speeches relayed by the media and to constitute an observatory of these places. The field observations are confirmed by a quantitative study, based on a survey submitted online to 170 users, coming from 30 different makerspaces in more than ten countries in the world and reached through social networks or mailing lists. This survey offers a rigorous insight on the uses of 3D printing and leads to the consideration of the types of attention applied to 3D printing and the part played by the âdefaultâ or âtrivialâ productions used for their demonstrations or performances.
Findings â Based on both the observations and the quantitative survey, it can be discussed how the question of so-called âuser-friendlinessâ is challenged by practices of repairing, fixing and adjusting, more than that of replicating. Indeed, it is claimed that this offers a possible meaning for 3D printing practices. In the description and analysis of the behaviours with 3D printers, this leads to privilege the idea of âdisengagingâ and the notion of âactingâ rather than simply passively using.
Originality/value â 3D printing is just one of the many options in the wide range available for personal digital fabrication. As a part of the same arsenal as laser cutters or numerical milling machines, 3D printing shares with these machines the possibility of creating objects from designs or models produced by a computer. These machines execute the instructions of operators whose practices â or behaviours â have yet to be qualified. These emerging technical situations pose a series of questions: who are those who use these 3D printers? What are they printing? What are the techniques, the gestures or the rituals imposed or offered by these machines?
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