Dans la lumière dense, se découpe une jeune silhouette
Elle est occupée, je crois à m'imaginer moi
Dans cette lumière qui chauffe, elle se tourne, m'aperçoit, me sourit et m'attrape dans ses petits bras
Je connais bien ses yeux et cette impatience, ils m'ont souvent attendu, incertains, au seuil d'une maison
Elle se détache de moi, pour que j'apprécie mieux son œuvre inachevée
Un jardin éternel par un oiseau vif et tendre, ou certaines fleurs n'ont pu pousser
Une odeur de romarin y traîne tout de même
L'oiseau s'affaire de ses mains d'enfant
Puisse ce jardin lui plaire
Puisse mes ailes l'embrasser longtemps
Je saisis son petit corps, que cessent les battements
La lumière vibre sur nos deux visages
C'est très beau
Très beau
Bravo maman














