Guerre ou pas. Interstice ou pas. Malcolm Baddock et Lily Moon étaient fait pour se retrouver, c'était écrit, c'était ainsi. A la fin de la guerre, lorsque les mangemorts furent enfin mit en déroute par les résistants, Malcolm profita de la cohue pour fuir son pays et éviter ainsi toute possibilité d'être jugé car bien à ses dépends, il avait participé à des crimes. Il rejoignit tout d'abord la Pologne, mais la vie là-bas lui devint vite insupportable et ce malgré les nombreuses visites de ses amis britanniques. Il lui manquait quelque chose et il ne fallait pas être devin pour savoir ce que c'était. Rassemblant tout son courage, il se décida de rejoindre Lily en Suède, là où elle avait fait exiler sa famille et où elle vivait depuis plusieurs années maintenant. Malgré qu'elle s'était fiancée, il ne fallu pas longtemps aux deux jeunes gens pour retomber dans les bras l'un de l'autre, cette fois avec en nouveaux invités tout un tas de belles promesses. Ils ne retourneraient pas en Angleterre, ils ne referaient jamais la guerre, c'était fini. Entre temps, Declan fut finalement arrêté, capturé par les plus opiniâtres des résistants refusant que les commanditaires les plus importants ne puissent échapper à leur procès. Il fut condamné au baiser du détraqueur, malgré toute les insistances de Lily pour que Malcolm aille dire adieu à son père, ce dernier refusa obstinément de de s'y résoudre. La page était tournée, arrachée, il était temps de se pencher sur ce qui arriverait après. Malcolm le savait depuis toujours, il y aurait un jour où il devrait se résoudre à porter ses responsabilités, et de toute évidence, il était arrivé. Lily et lui décidèrent d'ouvrir un cabinet d'avocat afin de venir en aide à ceux qui n'avaient pas les finances pour être bien représentés devant une cour de Justice. Après plusieurs années à se battre comme des acharnés pour leur projet, Lily et Malcolm décidèrent de se consacrer un peu de temps notamment car Lily venait d'apprendre qu'elle était enceinte. Et gérer une lycanthrope insupportable dans cette situation demanda une implication à plein temps à Malcolm. Et c'est à la fin des neuf mois que vit le jour Peter, leur premier enfant. Ils durent faire face à un nouveau challenge et pas des moindres : essayer d'être de bons parents. Un grand changement dans leur vie, eux qui avaient toujours eut l'égoiste habitude de ne vivre que pour eux d'eux. Contraint mais tout de même motivé, Malcolm intégra une cure pour tenter de traiter son alcoolisme qui n'avait jamais disparu au fil des années. Il tenta également de mettre les choses au clair avec sa soeur qu'il avait recommencé à fréquenter de façon assez modéré pour ne pas brusquer les choses. Lily elle du faire face à ses angoisses les plus profondes pour réussir à lâcher prise sur son fils et ne pas lui transmettre toutes ses peurs.
Le bonheur était leur nouveau combat, mais celui-là ils étaient heureux de le mener du même côté et non dans des camps opposés. Les mains liés, les yeux amoureux, ils mettraient tout en œuvre pour y arriver.
Peter, enfant unique d'un couple atypique entre deux grandes gueules que les années n'avaient jamais réussi à faire taire. Si le gamin est né plutôt discret, serein, au contact de ses deux parents il apprit à se construire différent. Ils avaient une grande gueule ? Il en aurait une. Ils avaient un mauvais caractère. Il en aurait un. Ils avaient un bon fond ? Il en aurait un. Il avait copié puis collé leur façon d'être et de parler, un mélange parfait de Malcolm et de Lily. Autant dire que Peter fut rapidement du genre instable, incontrôlable, ingérable même pour les créateurs. Des éclats de voix et des disputes étaient monnaie courante pendant toute l'enfance du gamin et venaient taillader au couteau le paysage parfait qu'offrait la maison au bord de l'eau dans laquelle ils s'étaient réfugiés depuis de longues années. Mais en réalité, Peter était aimé, trop. Un enfant unique chérie, adoré, gâté. Et Peter aimait ses parents, eux qui lui offrait tant. D'amour, de tendresse, de liberté d'être. A l'école, Peter est un élève brillant, son père ne lui laissant pas l'opportunité d'en être autrement. Avec les autres gamins, il s'entendait plutôt bien, sa mère refusant qu'il finisse insociable misanthrope comme une certaine personne. En définitive, le gamin développait sa personnalité avec le meilleur de l'un et de l'autre. Précoce, ses pouvoirs se sont très vite manifesté, au point même qu'il reçoive sa lettre de Poudlard avec une année d'avance. Prit de cours, le gamin et les parents ne cessent de s'interroger : dans quelle maison Peter ira ? (serpentard of course, après concertation gryffondor bah ouais fallait pas l'appeler Peter :/ )