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The White Buffalo, entre ombre et lumiĂšre
Deux ans aprĂšs Love & The Death of Damnation, The White Buffalo sort aujourdâhui son sixiĂšme album, sobrement baptisé Darkest Darks, Lightest Lights
https://www.youtube.com/watch?v=5er73c12d_Y
2002. Chevauchant un buffle blanc, Jake Smith bouleverse les codes de la musique country grĂące Ă Â un premier album Hogtied Like a Rodeo. Flirtant avec aisance entre folk, hard rock et soul, le leader de The White Buffalo sâassure une place de choix sous le soleil brulant du genre musical le plus amĂ©ricain possible, et ce grĂące Ă une voix dâune profondeur et dâune versatilitĂ© dĂ©routante.
Complainte nostalgique mĂȘlĂ©e Ă quelques revendications douces amĂšres, ses morceaux aux messages prĂ©cautionneusement universels sĂ©duisent puristes et curieux. Mariant des riffs dâune cruditĂ© Ă©lectrique Ă des percussions chaleureuses et rondes, il fait chanter sa guitare et marcher sa batterie au pas avec un doigtĂ© que Johnny Cash ou Hank Williams nâauraient pas reniĂ©.
Dâune invitation au voyage Springsteenesque (lâexcellent « Avalon ») Ă une ronde rythmĂ©e (« The Heart And Soul Of The Night »), en passant par une ballade amĂšre de toute beautĂ© (« The Observatory »), Darkest Darks, Lightest Lights est Ă nâen pas douter une des plus belles surprises de cet automne. Tout aussi ensoleillĂ© quâun Ă©tĂ© qui peine Ă se faire oublier, ce dernier est Ă mettre entre toutes les oreilles. A bon entendeur !