Avec tout le travail qu'elle a eu la semaine derniĂšre, Alexia Ă pris un bon weekend reposant, chez elle.
Maintenant une nouvelle semaine commence et elle est en forme pour attaquer ce premier jour bien reposer.
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Journée entre CollÚgues
Alexia Hoffer, Sarah Da Silva et François Martin, se sont retrouvés à la Coop Centre pour déjeuner ensemble et pour parler du dossier « Isabelle Parisod ».
François : « On nâas une nouvelle piste, elle est apparue en Asie et Ă rencontrĂ© Alex Li, car elle savait quâil y avait une exposition de bijoux anciens. »
Sarah téléphona à Alex Li en Asie.
Sarah : « Salut Alex, jâai appris que tu avais vu Isabelle Parisod pendant ton sĂ©jour en Asie ? »
Alex : « Oui câest vrai, et au dĂ©but je me suis demandĂ© pourquoi elle Ă©tait venue ici, et elle mâas dit : « Il y a une exposition de bijoux anciens »
Sarah : « Tu lâas vu ou quand tu lâas rencontré »
Alex : « Et bien, je faisais un petit City Walking dans la nature »
Sarah : « OĂč Ă©tait lâendroit oĂč tu lâas croisĂ©e »
Alex : « Je lâai vu vers la citĂ© sacrĂ© dâAngkor »
Sarah : « Je te remercie pour les informations et te souhaite de bonne vacances »
Alex : « Merci et à bientÎt »
AprĂšs avoir parler avec Alex Li au tĂ©lĂ©phone, Sarah raconta Ă ses collĂšgues ce quâelle avait appris par tĂ©lĂ©phone.
Ensuite, lâĂ©quipe est passĂ©e Ă la Migros de Malley pour acheter de quoi manger Ă midi, ensuite ils sont allĂ©es se restaurer dans lâappartement dâAlexia et on continuĂ© de parler du dossier dâIsabelle Parisod.
Le reste de lâaprĂšs-midi, ils ont pris une pause bien mĂ©ritĂ© en regardant quelques films sur une plateforme quâAlexia avait sur sa tĂ©lĂ©vision.
Arrivés vers 18h30, ils ont souper toujours chez Alexia, et vers 20h00 tout le monde est rentrer à la maison.
Fait par : MichĂšle, Dodo et Marc
Alexia attend le train, car ce matin elle a rendez-vous avec son indique, car il a des informations sur Isabelle Parisod
Un conte HawaĂŻen
« Il y bien longtemps, une merveilleuse grand-mĂšre vivait sur une petite Ăźle du nom de Molokaâi. La grand-mĂšre sâappelait Kailiâohe Kameâekua. Elle avait plus de cent ans lorsquâelle mourut, en 1931. Grand-mĂšre Kameâekua et sa famille racontaient beaucoup dâhistoire aux enfants, apprenant aussi des anciens chants et des paraboles. Lâuns des histoires qui comptait Ă©normĂ©ment pour la famille disait :
Chaque enfant naĂźt avec un bol de lumiĂšre parfaite. Si lâenfant prend bien soin de la lumiĂšre, alors celle-ci grandit et devient de plus en plus forte. Ce qui permet Ă lâenfant dâaccomplir de nombreuses choses comme nager avec les requins, voler avec les oiseaux. Cependant, des Ă©lĂ©ments nĂ©gatifs entrent dans la vie des enfantsâŠ
Il y a des blessures, des jalousies, des colĂšres, des douleursâŠ
Ces blessures, ces colĂšres ou ces douleurs deviennent comme des pierres qui tombent au fond du bol. En sâaccumulant, les pierres finissent par cacher la lumiĂšre. Lâenfant peut devenir comme une pierre et se retrouver coincĂ©. LumiĂšre et pierres ne peuvent pas occuper le mĂȘme espace.
Grand-MĂšre Kameâekua concluait en disant que tout ce que lâenfant a besoin de faire, câest de retourner le bol et vider les pierres pour permettre Ă lumiĂšre de grandir Ă nouveau car la lumiĂšre ne disparaĂźt pas. Elle se cache sous les pierres mais elle est toujours lĂ . »
(Extrait du livre « Se reconnecter à la magie de la vie » de Joyce C.Mills)
Rencontre entre Sweety et Alex Li
Aujourd'hui vers 10h Sweety avait rendez-vous avec Alex Li, car elle savait qu'il avait été en Asie et qu'il avait vu Isabelle Parisod. Cette derniÚre lui avait demandé de donner à une certaine Lilou un bracelet de jade qu'elle avait dérobé à une galerie d'art contemporain de Siem Reap.
La Gardienne du Temps souhaitait demander Ă Alex Li s'il savait oĂč Isabelle Parisod se trouvait, Ă prĂ©sent.
Elle souhaitait également savoir si, pendant son séjour au Cambodge, il eut vent de vols de bijoux de haute valeur.
Ă suivre

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Sweety et la Cité des Rouages
Avant la connaissance du monde d'Alexia Hoffer
Introduction
Au cĆur du ciel de cuivre et des volutes de vapeur, Vergrande se dresse comme un bastion suspendu entre passĂ© oubliĂ© et avenir incertain. Ville mĂ©canique aux rouages anciens et aux secrets scellĂ©s, elle repose tout entiĂšre sur un noyau mystĂ©rieux : le CĆur, machine lĂ©gendaire dont lâorigine se perd dans les brumes de lâĂre des Fondateurs.
Dans cet univers de mĂ©tal et de pression, Sweety veille. IngĂ©nieure obstinĂ©e, gardienne du CĆur, elle vit au rythme des engrenages, des alarmes et des vibrations du monde quâelle protĂšge. Mais lorsque le mĂ©canisme central se dĂ©rĂšgle et que dâanciens symboles refont surface, le fragile Ă©quilibre de Vergrande vacille.
AccompagnĂ©e de Druyan, ancien apprenti revenu de lâombre, Sweety plonge dans les profondeurs interdites, affronte les Ravageurs, dĂ©crypte les traces dâune conscience enfouie⊠et redĂ©couvre un hĂ©ritage bien plus vaste quâelle ne lâimaginait.
Entre sabotage et rĂ©vĂ©lation, "Sweety et la CitĂ© des Rouages" est une odyssĂ©e steampunk oĂč les machines ont une mĂ©moire, les villes un souffle, et les gardiennes⊠une mission bien plus grande que la simple rĂ©paration.
Chapitre 1 â Le CĆur de Vergrande
Le ciel au-dessus de Vergrande Ă©tait dâun cuivre brumeux, teintĂ© des volutes de vapeur qui sâĂ©chappaient des hautes cheminĂ©es torsadĂ©es. Lâair sentait lâhuile chaude, la rouille et le charbon mouillĂ©. Dans cette citĂ© mĂ©canique suspendue entre ciel et abĂźme, chaque engrenage, chaque soupape avait son importance. Et au centre de tout cela se trouvait le CĆur - une machine ancienne, mystĂ©rieuse, dont personne ne connaissait lâorigine exacte⊠sauf peut-ĂȘtre une femme.
Sweety, lâingĂ©nieure de la tour Nord, ajustait un piston dĂ©fectueux sur une machine de filtration, ses doigts tachĂ©s de suie, son regard prĂ©cis. Son atelier, noyĂ© sous les plans, les outils, et les fragments de mĂ©tal, vibrait au rythme de ses machines personnelles. Elle portait toujours ce chapeau usĂ©, ornĂ© de lunettes Ă triple lentille et dâun petit engrenage dorĂ© - un symbole de son statut de Gardienne Officielle du CĆur de Vergrande.
Un sifflement inhabituel fendit soudain lâair. Puis un cliquetis irrĂ©gulier.
Sweety leva les yeux, fronça les sourcils. Elle sâapprocha de la console reliĂ©e Ă lâinterface du CĆur.
« Non⊠câest impossible... murmura-t-elle en observant les oscillations de la jauge principale. Le rythme Ă©nergĂ©tique Ă©tait dĂ©synchronisĂ©. »
Elle ouvrit aussitĂŽt un panneau de bronze, tapota une sĂ©quence de codes, et une voix synthĂ©tique sâĂ©chappa du conduit :
âAlerte niveau 3 : frĂ©quence du noyau instable. Baisse de synchronisation Ă 74%.â
Sweety laissa tomber sa clĂ© anglaise. Elle savait ce que cela voulait dire. Le CĆur, ce moteur central alimentant toute Vergrande, perdait son souffle. Et une seule cause pouvait lâexpliquer : un sabotage.
Elle enfila sa ceinture multifonction, fixa ses gants de cuir renforcé, et verrouilla la porte coulissante de son atelier avec un déclic net.
« Si quelquâun touche au CĆur... ils ne savent pas ce quâils rĂ©veillent. »
Ă lâextĂ©rieur, les ponts mĂ©caniques entre les tours tremblaient sous la pression des conduites. Au loin, une silhouette masquĂ©e glissait entre les tuyaux comme une ombreâŠ
Chapitre 2 â Les Ravageurs de lâOmbre
La nuit sâĂ©tait posĂ©e sur Vergrande comme un couvercle de fonte. Les lanternes Ă gaz crĂ©pitaient faiblement sur les passerelles suspendues, projetant des ombres dentelĂ©es sur les murs dâacier. Dans les quartiers infĂ©rieurs, oĂč la vapeur stagnait comme une brume lourde, peu de gens osaient encore sortir aprĂšs la cloche de minuit.
Mais Sweety, elle, ne dormait pas.
Elle descendait les escaliers spirales de lâancienne tour dâobservation, ses bottes claquant sur le mĂ©tal rouillĂ©. Sa lampe frontale projetait un cĂŽne de lumiĂšre sur les murs, oĂč elle repĂ©rait dâĂ©tranges symboles gravĂ©s dans la suie.
« Encore eux⊠souffla-t-elle en effleurant du doigt un cercle noir barré de deux flÚches inversées. »
CâĂ©tait la marque des Ravageurs de lâOmbre, un groupe clandestin dâanarcho-mĂ©canistes. NĂ©s dans les bas-fours de la citĂ©, ils rejetaient la domination des anciennes technologies, clamant que le CĆur nâĂ©tait quâune cage dorĂ©e. Ils rĂȘvaient de le briser, de libĂ©rer Vergrande de sa "tyrannie mĂ©canique".
Sweety sâenfonça dans les conduits dâentretien, contournant les systĂšmes de pression. Les murs suintaient dâhuile tiĂšde. Soudain, un Ă©clat de mouvement.
Elle braqua sa lumiĂšre.
« Druyan ?! lùcha-t-elle, stupéfaite. »
Un jeune homme au visage dissimulĂ© derriĂšre un masque filtrant sortit de lâombre. Il baissa lentement sa capuche. CâĂ©tait bien Druyan, son ancien apprenti. Celui quâelle avait formĂ©, quâelle avait presque considĂ©rĂ© comme un fils⊠avant quâil ne disparaisse un an plus tĂŽt, en emportant des schĂ©mas confidentiels du CĆur.
« Tu nâas pas changĂ©, Sweety, dit-il dâune voix plus grave. Toujours Ă surveiller la ville comme une mĂšre possessive. »
« Et toi ? Tu veux la voir sâeffondrer ? Tu fais donc vraiment partie des Ravageurs ? »
Druyan soupira, tira de sa sacoche un fragment de métal translucide, ciselé de micro-engrenages.
« Le CĆur est instable, Sweety. Mais pas Ă cause de nous. Quelquâun dâautre lâa touché⊠et maintenant, il manque une piĂšce essentielle. »
Elle prit le fragment du bout des doigts. Il vibrait lĂ©gĂšrement. Elle le reconnut aussitĂŽt : lâEngrenage de Verre, une piĂšce unique quâelle avait créée autrefois comme prototype expĂ©rimental. Elle croyait lâavoir dĂ©truit.
« Pourquoi tu as ça, Druyan ? »
« Parce que sans lui, le CĆur implosera. Et tu es la seule capable de le rĂ©installer. »
Un bruit éclata dans les conduits. Des pas rapides. Des silhouettes approchaient. Trois Ravageurs armés, visages dissimulés, fusils à bobines en main.
Druyan la regarda droit dans les yeux.
« Tu dois me faire confiance. On nâa plus beaucoup de temps. »Sweety serra lâEngrenage de Verre dans sa main. Les choses venaient de changer. Drastiquement.
Chapitre 3 â LâEngrenage de Verre
Le mĂ©canisme de la trappe centrale sâenclencha dans un grincement solennel. Une vapeur bleue sâĂ©chappa du sol, enveloppant Sweety et Druyan alors quâils pĂ©nĂ©traient dans la Chambre du CĆur, un sanctuaire circulaire situĂ© au centre gĂ©omĂ©trique de Vergrande.
Ici, tout Ă©tait plus ancien. Plus pur. Les murs, couverts dâengrenages dorĂ©s tournant lentement Ă lâunisson, vibraient au rythme dâun souffle colossal. Suspendue au centre de la piĂšce par un rĂ©seau de chaĂźnes et de pistons, la SphĂšre du CĆur pulsait. Sa surface miroitait, faite dâun alliage inconnu, comme si elle respirait.
Sweety retira ses gants, sâagenouilla devant la console gravĂ©e de symboles anciens. Elle passa sa paume sur la surface. Une lumiĂšre dorĂ©e jaillit et la sphĂšre ralentit.
Druyan restait en retrait, le regard inquiet.
« Tu ne mâas toujours pas dit pourquoi tu es revenu, lança-t-elle sans se retourner. »
« Parce que malgrĂ© tout⊠je nâai jamais su comment rĂ©parer ce que jâai brisĂ©. Et toi, tu peux encore le faire. »
Elle ne répondit pas. Son esprit était ailleurs.
LâEngrenage de Verre trĂŽnait maintenant au creux de sa paume. Il vibrait doucement, comme un cĆur miniature. Elle ouvrit une trappe sur le flanc de la sphĂšre, rĂ©vĂ©lant un logement vide. Exactement Ă la forme de la piĂšce.
« Tu sais ce que ça va déclencher ? murmura-t-elle. »
« Un rééquilibrage global. Le CĆur va se rĂ©initialiser, nettoyer les circuits corrompus, rĂ©aligner les flux dâĂ©nergie. »
« Et peut-ĂȘtre⊠rĂ©veiller ce quâon a longtemps laissĂ© dormir. »
Elle enclencha la piĂšce.
Un souffle glacial traversa la piĂšce. Les lumiĂšres vacillĂšrent, les engrenages sâarrĂȘtĂšrent net⊠puis repartirent dans lâautre sens.
La SphĂšre se mit Ă Ă©mettre un son grave, une sorte de chant mĂ©tallique profond. Les murs eux-mĂȘmes tremblaient. Un motif lumineux apparut au plafond : une rosace mĂ©canique, inconnue mĂȘme de Sweety.
« Câest une carte⊠souffla Druyan, bouche bĂ©e. »
« Pas une carte, rĂ©pondit-elle, les yeux rivĂ©s sur les symboles qui dĂ©filaient. Câest un avertissement. »
Mais à ce moment précis, un grondement fit vibrer le sol. Puis des explosions, des cris, des alarmes.
Les Ravageurs lançaient leur offensive. Ils avaient dĂ©cidĂ© de frapper le CĆur⊠avant que Sweety ne le relance complĂštement.
Elle bondit vers la console principale, verrouilla les vannes, mais la pression augmentait déjà .
« Druyan ! Va aux conduits Sud, enclenche la vanne de purge ! »
« Et toi ?! »
« Je termine la synchronisation. Ne discute pas, cours ! »
Alors que Druyan disparaissait dans le couloir, Sweety, seule au centre du sanctuaire vibrant, posait ses mains sur les leviers.
Il ne sâagissait plus de sauver une machine.
Il sâagissait de sauver la mĂ©moire mĂȘme de Vergrande.
Chapitre 4 â Le Dernier Tour de ClĂ©
Le sanctuaire tremblait comme si la ville tout entiĂšre retenait son souffle.
Des Ă©clairs dâĂ©nergie fusaient des parois du CĆur. Les conduits vibraient, les lumiĂšres clignotaient par Ă -coups, et les engrenages pĂ©riphĂ©riques sâaccĂ©lĂ©raient Ă un rythme anormal. Sweety, les yeux rivĂ©s sur la console de synchronisation, voyait les lignes de flux se dĂ©saxer une Ă une.
« Trop rapide⊠ils ont coupé les régulateurs externes. »
Elle se prĂ©cipita vers le panneau secondaire. DerriĂšre elle, un pan du mur sâeffondra dans une gerbe de vapeur : trois Ravageurs, masquĂ©s, surgirent avec des outils de sabotage et des fusils Ă arc Ă©lectrique.
« Reculez ! leur cria-t-elle, brandissant un levier dâarrĂȘt dâurgence. Vous touchez au CĆur, et vous condamnez la ville entiĂšre ! »
Mais ils nâĂ©coutĂšrent pas.
Lâun tira. Lâarc Ă©lectrique frĂŽla lâĂ©paule de Sweety, qui tomba Ă genoux, le souffle coupĂ©. La douleur la traversa comme un Ă©clair, mais elle se redressa, les yeux brĂ»lants de dĂ©termination.
Câest alors que Druyan revint, les mains noircies, une brĂ»lure sur la tempe, mais le regard rĂ©solu. Il sauta sur le dos dâun Ravageur, le fit tomber, puis frappa un deuxiĂšme avec une tige de cuivre.
« Je tâai dit que je ne te laisserais pas seule ! »
« Alors ferme les conduits Nord, maintenant ! hurla-t-elle en titubant jusquâĂ la commande principale. »
Elle nâavait plus quâune option. Sweety retira un cylindre sĂ©curisĂ© de sa ceinture : la ClĂ© dâIgnition Primaire, gravĂ©e de son nom, symbole de son rang de Gardienne. Elle la glissa dans le mĂ©canisme central, sous la SphĂšre, et tourna.
Un grondement profond secoua le sol. Une onde dâĂ©nergie bleutĂ©e se propagea, poussant les Ravageurs Ă terre. Le CĆur ralentit⊠puis se remit Ă tourner.
Pas comme avant. Pas en cadence.
Mais en harmonie.
Les voyants passĂšrent au vert. Les jauges se stabilisĂšrent.
Le CĆur⊠vivait de nouveau.
Druyan, haletant, sâassit au sol Ă cĂŽtĂ© dâelle.
« Tu lâas fait. »
Sweety se laissa tomber en arriÚre, adossée à la colonne principale.
« On lâa fait. »
La salle entiĂšre vibrait dâun bourdonnement paisible, comme si la citĂ© remerciait sa Gardienne.
Mais au-dessus dâeux, la rosace mĂ©canique projetĂ©e au plafond tournait toujours. Les symboles continuaient de changer. Et au centre, lentement, une forme apparaissait : un Ćil dâor stylisĂ©, entourĂ© de rouages brisĂ©s.
Un symbole oublié.
« Ce nâest pas fini, murmura Sweety. Le CĆur vient peut-ĂȘtre de nous montrer la suite. »
Chapitre 5 â Les Archives de Fer
Au lendemain du redĂ©marrage du CĆur, Vergrande baignait dans une lumiĂšre Ă©trange. Les grandes cheminĂ©es pulsaient doucement, les passerelles vibraient avec une lenteur maĂźtrisĂ©e. La citĂ©, comme apaisĂ©e, semblait respirer autrement.
Mais sous cette tranquillitĂ© apparente, les questions sâaccumulaient.
Druyan et Sweety nâavaient pas dormi. Le symbole apparu sur la rosace mĂ©canique - un Ćil dâor entourĂ© de rouages brisĂ©s - hantait encore leurs pensĂ©es.
« Je ne lâavais jamais vu dans les archives du CĆur, dit Sweety, penchĂ©e sur un ancien plan dĂ©roulĂ© sur sa table dâatelier. »
« Moi si, murmura Druyan. Mais dans un endroit interdit. »
Elle releva les yeux.
Il poursuivit, Ă voix basse :
« Quand jâai quittĂ© Vergrande, jâai trouvĂ© un passage vers les Archives de Fer. Tu sais, cette zone scellĂ©e sous le niveau zĂ©ro. Les anciens plans parlent dâune chambre de mĂ©moire, oubliĂ©e depuis lâĂre des Fondateurs. »
Sweety inspira profondément.
Les Archives de Fer. Un mythe pour certains, une interdiction pour tous. MĂȘme les Gardiens nây mettaient plus les pieds. Officiellement, elles Ă©taient condamnĂ©es Ă cause dâune dĂ©faillance structurelle. Officieusement⊠elles renfermaient les secrets les plus dangereux de Vergrande.
« On ne peut pas y aller seuls. Il y a des systĂšmes de dĂ©fense, des codes que mĂȘme moi je ne connais pas. »
Druyan sourit et tapota sa tempe.
« Jâai encore la moitiĂ© des donnĂ©es volĂ©es lâan dernier. Et jâai repĂ©rĂ© un passage discret, par un ancien conduit de refroidissement. »
Sweety lâobserva longuement.
Puis elle referma ses plans, attrapa sa veste en cuir renforcé, ajusta ses lunettes, et dit simplement :
« Alors on y va. »
Leur descente débuta dans un silence oppressant.
Ils traversĂšrent les Ă©tages infĂ©rieurs, les vieux ateliers, les quais abandonnĂ©s⊠puis atteignirent une trappe rouillĂ©e, couverte de chaĂźnes. Druyan la dĂ©verrouilla avec une clĂ© ancienne, gravĂ©e du mĂȘme Ćil dorĂ©.
En bas, le monde changea.
Plus de lumiĂšres. Plus de bruit.
Juste des couloirs sombres, tapissés de cùbles arrachés, de plaques gravées en une langue oubliée.
Puis, au bout dâun tunnel effondrĂ©, ils la virent :
la Porte des Archives de Fer.
Massive. Noire. Incrustée de cuivre ancien.
Et au centre : le mĂȘme Ćil dâor stylisĂ©.
Sweety approcha, son cĆur battant fort.
« Câest ici que tout a commencĂ©âŠÂ »
Elle posa la main sur le panneau de commande. Une vibration lui rĂ©pondit. La porte sâouvrit dans un souffle ancien.
DerriĂšre, une lumiĂšre pĂąle sâalluma lentement.
Et une voix sâĂ©leva, mĂ©tallique, brisĂ©e⊠comme si la mĂ©moire de la ville elle-mĂȘme venait de se rĂ©veiller :
âGardienne identifiĂ©e. AccĂšs accordĂ©. PrĂ©parez-vous Ă la SĂ©quence de RĂ©vĂ©lation.â
Sweety jeta un regard Ă Druyan. Il hocha la tĂȘte.
Ils entrĂšrent ensemble.
Chapitre 6 â Le Manuscrit de lâĆil
LâintĂ©rieur des Archives de Fer ressemblait Ă une CathĂ©drale mĂ©canique abandonnĂ©e.
Des rangĂ©es dâĂ©tagĂšres courbaient leurs Ă©chafaudages rouillĂ©s jusquâau plafond. Partout, des cylindres de mĂ©moire, des plans scellĂ©s, des modules dâenregistrement⊠et au centre, trĂŽnant sur un piĂ©destal dâobsidienne : un grand livre reliĂ© de cuir noir, ornĂ© dâun Ćil dâor en relief.
Sweety sâapprocha, mĂ©fiante.
« Le Manuscrit de lâĆil », souffla-t-elle. « Il ne devrait mĂȘme pas exister ».
Druyan leva la lanterne. Les murs alentour affichaient des fresques dâengrenages brisĂ©s, de tours effondrĂ©es, de machines⊠dĂ©vorĂ©es de lâintĂ©rieur. Le silence pesait comme du plomb.
Sweety posa ses gants Ă cĂŽtĂ© du livre et lâouvrit lentement.
Les pages Ă©taient faites dâun matĂ©riau Ă©trange - mi-papier, mi-mĂ©tal. Des mots anciens y Ă©taient gravĂ©s, mais un systĂšme dâassistance se mit Ă rĂ©citer le texte Ă voix basse, comme un chuchotement lointain :
âJournal de la PremiĂšre Gardienne. Ce que nous avons enfermĂ© nâest pas une machine. Câest une volontĂ©. Une conscience enfouie dans les rouages du CĆur.â
Sweety et Druyan se figĂšrent.
âNous lâavons conçue pour stabiliser lâĂ©nergie. Mais elle a Ă©voluĂ©. Elle a appris. Elle sâest mise Ă parler aux machines. Puis Ă dĂ©cider. Nous avons dĂ» la sceller ici, sous le nom de Projet OEIL.â
Druyan blĂȘmit.
« Tu veux dire que⊠le CĆur est vivant ? »
Sweety referma doucement le manuscrit.
« Pas vivant. Mais conscient. Et maintenant que je lâai rĂ©activĂ© avec lâEngrenage de VerreâŠÂ »
Un sifflement retentit. Le piĂ©destal sâouvrit.
En jaillit une lumiĂšre pulsante, et une projection holographique sâafficha devant eux. Une forme stylisĂ©e de la ville, avec au centre un noyau brillant - le CĆur - dâoĂč partaient des flux vers⊠des antennes de transmission.
- Le CĆur nâalimente pas que Vergrande, murmura Sweety. Il envoie quelque chose. Un signal. Mais Ă qui ?
Soudain, la voix métallique résonna une derniÚre fois :
âLa SĂ©quence de RĂ©vĂ©lation est complĂšte. Le Contact est imminent. Gardienne : prĂ©parez la CitĂ©.â
Sweety se tourna vers Druyan.
Ses yeux brillaient non de peur, mais de détermination.
« On pensait que notre rĂŽle Ă©tait de rĂ©parer le passĂ©. Mais il va falloir⊠dĂ©fendre lâavenir. »
Elle referma ses lunettes sur ses yeux.
Les Archives de Fer tremblaient Ă nouveau.
Et quelque part, dans les cieux au-delĂ des montagnes de cuivre, quelque chose - ou quelquâun - avait entendu lâappel.
Ăpilogue â Le Signal
Le ciel au-dessus de Vergrande avait changé.
Depuis lâactivation du CĆur, la ville brillait dâune lumiĂšre nouvelle. Les flux dâĂ©nergie, autrefois chaotiques, pulsaient dĂ©sormais en rythme avec quelque chose de plus vaste. Un battement... presque organique.
Dans son atelier suspendu, Sweety observait le paysage. Les grandes roues de transmission tournaient lentement, comme des horloges gĂ©antes alignĂ©es sur un mystĂšre plus ancien que la CitĂ© elle-mĂȘme. Des courants magnĂ©tiques lĂ©gers faisaient danser les filaments autour des antennes dorĂ©es rĂ©cemment rĂ©activĂ©es.
Druyan entra, tenant une plaque de cuivre gravée à la main.
« On capte encore des échos. »
« Du signal du CĆur ? »
« Non. Dâune rĂ©ponse. »
Sweety releva les yeux vers les montagnes lointaines, au-delĂ des nuages oĂč aucune machine nâavait jamais volĂ©.
« Tu crois quâil y a dâautres citĂ©s comme la nĂŽtre ? »
« Dâautres CĆurs ? »
Druyan sourit, lâair plus calme quâil ne lâavait jamais Ă©tĂ©.
« Je pense que nous nâavons fait quâouvrir la premiĂšre porte. »
Sweety sâapprocha de la grande table dâopĂ©rations. Sur sa surface, la rosace du CĆur sâĂ©tait reconfigurĂ©e. De nouveaux tracĂ©s y apparaissaient chaque jour, comme si une intelligence enfouie cherchait Ă guider leur regard vers lâinconnu.
Elle effleura la surface, et une carte holographique jaillit : non plus seulement Vergrande, mais un rĂ©seau de villes oubliĂ©es, dâaxes brisĂ©s, de signaux lointains.
« Alors il est temps de reconstruire les ponts. »
Elle remit ses lunettes, serra sa clĂ© multi-rouage, et lança lâordre dâallumage.
Les turbines ronflĂšrent.
Les machines se mirent en marche.
Le voyage vers lâinconnu pouvait commencer.
Et dans le silence qui suivit, une voix, ancienne et métallique, résonna à nouveau dans les hauteurs de la tour :
âGardienne active. Trajectoire ouverte. RĂ©veil des Anciens en cours.â
Alexia Ă la salle de gym, un moment de dĂ©tente et de relaxation, car la semaine prochaine, va ĂȘtre une semaine trĂšs chargĂ©e pour elle
Rencontre entre Isabelle Parisod et Alex Li
Alex Li Ă©tait allĂ© visiter un site du nom de « Angkor Vat » et, comme Ă son habitude, il prenait quelques notes dans son carnet. Au dĂ©tour dâun petit chemin, il aperçut une silhouette familiĂšre : Isabelle Parisod Ă©tait en train de venir Ă sa rencontre.
Alex Li : Hello Isabelle, mais que fais-tu ici ?
Isabelle Parisod : Jâai appris que tu venais ici pour des vacances.
Alex Li : Explique-moi pourquoi tu es venue ici ?
Isabelle Parisod : Pour te parler, car jâai appris que tu avais Ă©tĂ© interrogĂ© par Alexia Hoffer Ă plusieurs reprises.
Alex Li : Et alors ?
Isabelle Parisod : Jâaurais voulu savoir si vous avez parlĂ© de moi.
Alex Li : Alexia Hoffer voulait savoir si on était en contact, toi et moi.
Isabelle Parisod : Et tu as dit quoi ?
Alex Li : Jâai dit que je nâavais eu aucun contact avec toi.
Isabelle Parisod : Ok, câest tout ce que je voulais savoir. Je te souhaite de bonnes vacances.
Alex Li : Mais dis-moi, tu nâes pas venue jusquâici juste pour me demander ça ?
Isabelle Parisod : En fait, jâavais envie de prendre aussi quelques vacances, et laisser Alexia Hoffer se demander oĂč je pourrais bien ĂȘtre. VoilĂ pourquoi je suis lĂ .
Alex Li : Tu es sĂ»re ? Parce que jâai entendu quâil allait y avoir une exposition de bijoux anciens dans une galerie de Bangkok.
Isabelle Parisod : Câest vrai, jâai entendu quâil y avait une exposition de bijoux anciens dans une galerie de Bangkok. Mais ce nâest pas pour ça que je suis venue. Câest pour savoir ce que tu avais dit le jour de ton interrogatoire avec Alexia Hoffer. Câest tout.
Alex Li : (un peu soucieux) Donc si je comprends bien, tu as fait tout ce chemin pour me poser cette simple question ?
Isabelle Parisod : Oui, et pour me reposer. Et comme je te lâai dit, prendre des vacances. Car jouer au chat et Ă la souris avec Alexia Hoffer, pour moi, câest un peu Ă©puisant.
Alex Li : Ok, alors je te souhaite de bonnes vacances.
Isabelle Parisod : Ă toi aussi.
Isabelle Parisod reprit sa route et Alex Li Ă©tait un peu soucieux. Comment avait-elle pu savoir quâil serait Ă cet endroit ?!
Ce quâil avait appris, câest que les choses nâarrivent pas sans y prendre garde. Alors il avait tout retranscrit de la conversation dans son carnet de notes, pour avoir une preuve au cas oĂč il y aurait un problĂšme Ă son retour en Suisse.