DESPICABLE ME 3 (2017)
Usine Ă merchandising de tout ce qui est relatif Ă ses irritants Minions, la franchise DESPICABLE ME (2010 - 2017) inscrit dans son parcours - et aprĂšs un film MINIONS en 2015- ce troisiĂšme Ă©pisode bien trop convenu. Jouissant dâun succĂšs commercial plus que critique, la saga livre un opus fait de paresse, et ce malgrĂ© les Ă©lĂ©ments nouveaux se devant de relancer lâintĂ©rĂȘt envers la licence. DESPICABLE ME 3 possĂšde encore ces quelques courtes scĂšnes amusantes, croulant hĂ©las sous un scĂ©nario faible et une storyline trop convenue. Sans dĂ©tenir un fil narratif suffisant pour quâon le croie, DESPICABLE ME 3 est un peu une autoparodie, son aspect sagement acadĂ©mique lui faisant cruellement dĂ©faut. Lâusage marketing de la bande-son rĂ©alisĂ©e par Pharell Williams est parasitaire, empĂȘchant cette conclusion de trilogie dâacquĂ©rir une quelconque identitĂ© propre: la teneur sonore du long-mĂ©trage croule sur le syndrome âcompilation sur laquelle on change de piste toutes les trente secondesâ, accusant une forme linĂ©aire timide. Officiant en tant que derniĂšre obligation de commande destinĂ©e Ă conclure un contrat: en dĂ©pit dâefforts minimes en termes de divertissement, DESPICABLE ME 3 existe mais ne marque pas les esprits. Les codes de lâunivers Ă©tant confortablement installĂ©s, le film joue la redite sous couvert dâune gĂ©mellitĂ© du hĂ©ros Gru, initiant le frangin au boulot de bad-guy... en volant un bad-guy dopĂ© aux annĂ©es 80. Peu original, DESPICABLE ME 3 demeure une Ă©tape obligatoire pour quiconque apprĂ©cie la licence, mais Ă©choue en tant que suite, ses enjeux sâavĂ©rant si conformes que lâon sây ennuie. De plus, la rĂ©alisation souffre dâun chara-design qui commence Ă dater, comme si les trois volets Ă©taient vouĂ©s Ă ĂȘtre bloquĂ©s dans une faille spatio-temporelle tels des Tamagotchi dâune autre Ă©poque. Chapitre final de la Flemme, on laisse DESPICABLE ME 3 conclure niaisement son histoire, lui attribuant les dĂ©fauts typiques de ce qui ferait de lui un archĂ©type de formalitĂ© ultime. DĂ©cevant comme prĂ©vu, on passe rapidement Ă autre chose. Inutile.
âJâLâAI VU, OUAIS...â /20