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La guérilla kurde réclame la libération de son chef Abdullah Öcalan, estimant que c'est au tour de la Turquie d'agir. Refusant d'aller plus
Ewa Minge
w Tańcu z Gwiazdami. Kiedy powiedziała do taty, że przeprasza go za to, iż musi dźwigać ciężar jej sławy przeszły mnie tak zwane "ciary żenady". Pomyślałam: gorzej się nie da. Chyba jednak dało się. Podczas oceny tańca Pani Barbary Bursztynowicz Rafał Maserak wraz z Czarną Mambą pokazali podstawowe kroki, do których można powrócić, a następnie Rafał przekręcił Iwonę Pavlović do góry nogami. Ewa Minge podczas słów pożegnalnych uznała, że to był przytyk do niej. Ta kobieta ma w sobie nadal tyle bólu, żalu... To jest smutne. Jednocześnie nie mogę się powstrzymać: tak, świat kręci się wokół ciebie, Ewo. .
Buziaczek
ogromny smutek mnie ogarnął. zdałem sobie właśnie sprawę, że jestem dorosły i już nigdy w życiu nie będę w stanie pójść do figle migle

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Pour permettre l’ouverture de négociations de paix, la guérilla kurde plaide pour l’allègement du régime carcéral de son chef, Abdullah Öca
ENTRETIEN. "Depuis toujours, les femmes kurdes ont lutté, plume à la main, aux côtés des Peshmergas" se réjouit la princesse Sinem Khan Bedir-Khan - Article en français et en arabe
Depuis 2008, Anahita Hemo va à la rencontre de militants et de militantes franco-kurdes pour faire leur portrait dans la presse kurde. En 2016, elle a eu l'opportunité d'interviewer la princesse Sinem Khan Bedir-Khan grâce à sa soeur, la poétesse kurde Shilan Hemo, et au Dr Fréderic Tissot, qui a été le premier Consul Général de France au Kurdistan irakien. Un entretien sur lequel Anahita Hemo est revenu dans une nouvelle publication, le 22 avril 2025, sur différents sites kurdes en langue arabe - Sema Kurd,  Yekîtiya Nivîskarên Kurdistan Sûriya, Ewena Wejeye , Levant News et Altaakhi - à l’occasion du 127e anniversaire de la parution du journal Kurdistan.
Pour mémoire, Sinem Khan Bedir-Khan est née en 1938 à Damas, en Syrie. Elle est la dernière princesse du Kurdistan. Elle habite dans le quartier chrétien d'Ainkawa, à Erbil, au Kurdistan irakien. Elle a autrefois enseigné le français et l'arabe à Bagdad et a consacré la majeure partie de sa vie à promouvoir les droits des femmes kurdes et la culture de son peuple apatride. Son père, Jeladet Bedi Khan, a inventé l'alphabet kurde basé sur des caractères latins. Il est à l'origine de la création du magasine Hawar qui signifie "Le cri" en kurde.
Photo prise en 2016 au café Meshko par la poétesse kurde Shilan Hemo, qui vit au Kurdistan. A gauche, sa soeur Anahita Hemo. A droite, la princesse Sinem Khan Bedir-Khan.
"Héritière de la gloire", la princesse Sinem Khan Bedir-Khan représente la mémoire kurde en ce jour de la presse kurde, écrit Anahita Hemo, qui a accepté de traduire son article en français pour "Le Phénix kurde".
Le premier journal kurde publié en 1898
La famille de la princesse Sinem Khan Bedir-Khan a joué un rôle important pour la libération de la presse kurde. Chaque 22 avril, le peuple kurde célèbre la Journée de la presse kurde, en commémoration de la parution du tout premier journal kurde, intitulé Kurdistan, publié en 1898 au Caire, capitale de l’Égypte, par le pionnier intellectuel que fut le prince Miqdad Medhat Bedir Khan, descendant d’une grande lignée.
Anahita Hemo én 2016 et aujourd'hui. / Photos DR.
Je me remémore une rencontre – ou plutôt un dialogue culturel – entre la mémoire collective kurde et française. Un échange centré sur l’exemple éclatant de la famille Bedir Khan, dans leur demeure au cœur du Kurdistan : la maison de la princesse Sinem Khan, un lieu imprégné d’une authenticité kurde, devenu un centre culturel et un musée vivant du patrimoine kurde. En ce jour symbolique, émerge avec éclat l’image de la femme kurde patriote, la princesse Sinem Khan Bedir Khan. Nous avons évoqué le passé, le présent, et la condition actuelle du peuple kurde au Rojava. Notre entretien s’est déroulé à Hewlêr (Erbil), berceau des traditions. Une narration vivante des luttes et des traces mémorables. La princesse m’a conviée à l’un des hauts lieux du patrimoine kurde : le café Meşko, véritable institution. Nous avons parlé en français, de la francophonie, de sa noble famille, de cet héritage prestigieux qu’elle incarne aujourd’hui depuis la capitale du Kurdistan.
Sinem Khan, gardienne des archives de la famille Bedir Khan
Née à Damas, Sinem Khan porte néanmoins le cœur battant du Kurdistan, où elle a choisi de vivre fidèlement, en conservant précieusement les archives de la famille Bedir Khan. Par cet engagement, elle perpétue la grandeur de ses ancêtres écrivains, penseurs, bâtisseurs d’une conscience kurde.
Sinem Khan Bedir-Khan, 87 ans en 2025, est née en 1938. Elle est la dernière princesse du Kurdistan. Elle habite dans le quartier chrétien d'Ainkawa, à Erbil, au Kurdistan irakien.
Parmi ses aïeux, figure le prince Sharaf Khan Bidlîsî, auteur de la Sharafnama en 1597, qui écrivait en préface : « J’ai rédigé ce livre comme un miroir tendu aux générations futures, pour qu’elles connaissent l’histoire de leurs princes et leurs épopées. Car un peuple sans mémoire écrite, perd son nom parmi les nations. » Des mots qui s’appliquent parfaitement à l’œuvre de Sinem Khan : elle écrit, elle transmet, elle grave dans la mémoire collective l’histoire kurde, afin que jamais ne soit effacé le nom des Bedir Khan.
Quant à Medhat Bedir Khan, fondateur du premier journal kurde, il écrivait dans l’éditorial du tout premier numéro de Kurdistan :
« Nous avons voulu que ce journal soit une tribune pour la langue kurde, une arme intellectuelle face à l’ignorance et à l’oppression.»
Aujourd’hui, la princesse Sinem Khan poursuit ce combat marquant, défendant la culture et l’identité avec la conviction que la plume kurde doit rester vivante, tel le battement du cœur d’une nation.
Dans un entretien exclusif, elle a évoqué le rôle des femmes kurdes écrivaines :
« Depuis toujours, elles ont lutté, plume à la main, aux côtés des Peshmergas, participant à la libération du Kurdistan. La femme kurde a su gagner une place éminente dans notre société, aux côtés de l’homme. Je dis bien : Kurdistan pour toutes et tous. »
Elle affirme que la continuité de l’intellectuelle kurde réside dans sa conscience, son engagement envers sa nation, et sa capacité à faire de la femme et de l’enfant le centre de son travail :
« L’écrivaine kurde doit être la voix de toutes les femmes, par la création, par une plume qui ne doit jamais se tarir. »
Et en ce jour de mémoire, il serait impossible d’omettre les paroles du regretté prince Bedir Khan Pacha, qui appelait à la séparation de la religion et de l’État, affirmant :
« La religion est à Dieu, la patrie est à tous. Il n’y a pas de renaissance sans une pensée libre et une conscience vivante qui écrit. »
La revue Hawar, publiée dès 1932
Enfin, saluons le travail fondamental de la revue Hawar, véritable monument culturel, publiée dès 1932 dans plusieurs langues, reflet de l’âme franco-kurde, témoin de la grandeur de la famille Bedir Khan et de ses liens avec l’orientaliste Roger Lescot, notamment à travers la codification de la grammaire de la langue kurmanjî.
Sinem Khan Bedir Khan est aujourd’hui l’incarnation vivante de ces paroles et de ces œuvres immortelles. Elle est un maillon lumineux de la chaîne historique de la presse kurde, un phare dans le ciel de la mémoire, un héritage vivant transmis avec fierté de génération en génération.
Depuis Paris, capitale de la culture européenne, nous saluons chaque plume qui a porté les douleurs d’un peuple, et nous nous inclinons devant ceux qui ont écrit, avec noblesse, pour la liberté du Kurdistan, pour la cause kurde, pour des droits humains et intellectuels légitimes – de Medhat Bedir Khan à Sinem Khan.
A lire aussi, une lettre écrite par la princesse Sinem Khan Bedir-Khan à son oncle Mamo et publiée en mars 2023 par "Etudes kurdes".
Mon cher oncle, Mamo, Quarante années sont déjà passées, comme si c'était hier, lorsque j'ai tenu tes mains, alors que tu quittais ce monde