Backrooms : quand le familier devient étrange
« Backrooms » de Kane Parsons est un film très proche de nous, plus que quelqu'un pourrait le réaliser. Les Backrooms sont un espace déformé, tout comme notre esprit lorsqu'il touche à nos souvenirs. Il peut facilement changer la réalité sans que nous puissions nous en rendre compte.
Nous, les êtres humains, aimons réfléchir à un événement qui s'est produit, à une chose qui est arrivée ou à un mot que quelqu'un a dit. Notre cerveau est trop dramatique. Il aime exagérer les situations, trop y réfléchir. Et plus on réfléchit, plus on accepte nos sentiments comme des vérités inébranlables. Mais cela mène à des déformations de la réalité. Ces déformations causées par notre esprit nous rendent plus misérables.
Voilà : notre subconscient nous traite comme un ami à qui l'on raconte un moment. Il n'est pas possible que notre ami puisse visualiser ou comprendre cela exactement comme nous. Quelquefois, il peut percevoir les choses comme plus émotionnelles, plus exaspérantes ou plus effrayantes que ce que nous avons raconté.
Dans le film, ce problème est raconté à travers la métaphore de : « Demandez à quelqu'un qui n'a jamais vu de chien d'en dessiner un. » Les Backrooms créent tout ce qui existe, a existé et existera. Mais, tout comme notre esprit, elles déforment tout cela : les hommes, les objets, les lieux…
Sénèque dit à ce sujet : « On souffre plus dans l'imagination que dans la réalité. » Il était conscient de la manière dont nos pensées peuvent fausser les événements réels.
Translation:
Kane Parsons' Backrooms is a film much closer to us than most people realize. The Backrooms are a distorted space, much like our own minds when they come into contact with our memories. Our minds can easily alter reality without us even realizing it.
As human beings, we tend to dwell on an event that happened, something we experienced, or even a single word someone once said. Our brains are deeply dramatic. They love to exaggerate situations and overthink them. And the more we think, the more we begin to accept our feelings as unquestionable truths. Yet this process gradually distorts our perception of reality. These distortions created by our minds only make us more miserable.
In this sense, our subconscious treats us like a friend to whom we tell a story. That friend cannot visualize or understand the event exactly as we experienced it. Sometimes, they may perceive it as more emotional, more overwhelming, or more frightening than what we actually described.
The film expresses this idea through the metaphor: "Ask someone who has never seen a dog to draw one." The Backrooms recreate everything that exists, has existed, and will exist. But just like our own minds, they distort all of it: people, objects, places...
Seneca once said, "We suffer more often in imagination than in reality." He understood that our thoughts have the power to distort events and reshape reality itself.















