Et c'est ce qui change son esprit, Ă la fin.
« Parmi les souvenirs qui le hanteraient toujours, se trouvait, entre les sourires de Tyelpe et son corps brisĂ© clouĂ© au pilori, la vision dĂ©chirĂ©e de lui-mĂȘme (C.) le pourfendant. Chaque pleur sous chaque assaut, chaque cri, chaque gĂ©missement sous chaque dĂ©chirure. Son surnom glissait de ses lĂšvres alors que ses yeux s'Ă©teignaient pour toujours. [...] Il pensait rarement CĂ©lĂ©brimbor, mais ces derniers temps, quand il s'enfonçait dans la contemplation de son Anneau et qu'il se laissait porter par ses pensĂ©es, celle-ci lui revenait toujours. Une illusion. Une chose incongrue qui le laissait gĂ©nĂ©ralement indiffĂ©rent, mais plus le temps passa, plus il s'enfonçait dans l'Anneau et rĂȘvait de la (sa) grandeur passĂ©e. Et se trouvant lĂ , ce fantasme d'un autre qui devient le sien : CĂ©lĂ©brimbor de plus en plus volontaire sous les toucher de Sauron, il devenait fĂ©brile sous ses soins, nĂ©cessiteux sous le traitement de sa bouche et Sauron obligerait. Sauron obligerait toujours. Au fur et Ă mesure, il Ă©tait plus doux, il Ă©tait plus gourmand. [...] Il (le fantasme) finissait Ă©ternellement sur le regard de Tyelpe qui s'attarde. » ...
« La voluptĂ© cessa pour des caresses et des baisers tendres. Sauron fondait sous la chaleur de Tyelpe. [...] Il n'a pas su quand le sexe violent est devenu doux, quand Sauron a fini de le violer pour lui faire l'amour. Quand il passait la plus grande partie Ă toucher CĂ©lĂ©brimbor, Ă le tenir, Ă le caresser. Ă l'embrasser. Quand CĂ©lĂ©brimbor est (re)devenu Tyelpe et quand ses visions se sont emplies de chagrin(la tristesse). Car plus jamais Sauron ne pourrait tenir Tyelpe prĂšs de lui (et tout cela Ă©tait faux) [...] Elles commencĂšrent toujours en cours de route, l'acte en partie consommĂ©. CĂ©lĂ©brimbor Ă©tait d'or Ă la lumiĂšre des bougies, les cuisses invitantes et Sauron s'enfonçait jusqu'Ă se perdre en lui. Tyelpe gĂ©missait ce nom intime qu'il n'a eu que pour lui et Sauron y rĂ©pondait avec la mĂȘme ferveur que s'il prononçait son vĂ©ritable nom. Il chantait ainsi plus fort et c'Ă©tait la plus belle chanson que Sauron n'avait jamais entendue. Tout n'Ă©tait que voluptĂ©, de corps qui s'unissaient en un seul et de bouches oĂč fleurissaient de tendres baisers. Et Sauron Ă©tait toujours perdu, toujours affamĂ©, rĂ©clamant cet endroit secret dans ce corps fĂ©erique qui faisait voir Ă Tyelpe les Ă©toiles. Les premiĂšres fois, Sauron avait Ă©tĂ© brutal, dominant CĂ©lĂ©brimbor, ses jambes sur ses fortes Ă©paules et ses mains lui dĂ©chirant le dos sous la force de ses assauts. Plus les annĂ©es passaient, plus les visions devinrent douces. Le cĂŽtĂ© bestiale et mĂ©canique se dĂ©laissa pour quelque chose de plus passionnĂ©, d'incarnĂ©, pour finir sur des touches fragiles. Sauron cessa de faire l'amour Ă Tyelpe, de le pĂ©nĂ©trer et de se dĂ©verser en lui. Il avait fini par lui prodiguer des touches de tendresse. Cela finirait toujours par Sauron embrassant Tyelpe, pleurant sur cette peau dorĂ©e pour un amour impossible et entachĂ© Ă jamais. »
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Illustration Kakashi x Iruka mais c'est ma vision oĂč CĂ©lĂ©brimbor est de plus en plus tangible et rĂ©ceptif Ă cette tendresse Ă mesure que la culpabilitĂ© de Sauron et la rĂ©alisation de sa perte augmente. Ce n'est qu'un mirage au dĂ©but, une fumĂ©e au semblant d'apparence Ă CĂ©lĂ©brimbor. Il n'est que rĂ©el et le vĂ©ritable CĂ©lĂ©brimbor qu'Ă la fin quand Sauron accepte son erreur et pleure sa perte.












