Sous le Pont Mirabeau coule la Seine. Vous connaissez la rengaine.
Ce Pont est un peu le mien, le poĂšme aussi, connu naguĂšre
Au lycĂ©e, faisant la connaissance de lâhomonyme Apollinaire
En tant que poĂšte inspirĂ© par le Rhin et lâor de ses Gretchens...
Le verre se brisant comme un éclat de rire, la joie venant toujours
AprĂšs la peine; comment ne pas ĂȘtre sĂ©duit par ces vers ?
Je le fus et puis la mĂȘme annĂ©e, la prose sombre et austĂšre
De Victor Hugo quand lâinspecteur Javert met fin Ă ses jours,
Quand cette riviÚre familiÚre se transforme en serpents dorés.
En chanson des amours passées, on comprends le charme,
Le sortilĂšge qui fait du fleuve modeste, charroi de larmes,
Un vĂ©ritable monument, une ode aux ĂȘtres aimĂ©s, adorĂ©s
Mais aussi un lieu de souvenirs. La ville entiĂšre sâest reflĂ©tĂ©e
Et les malheurs, les gens poussĂ©s dedans, venant dâailleurs
Venus de loin, pour la Paix, en quĂȘte de jours meilleurs
A Charonne, par la police parisienne, les manifestants jetés.
Viennent les beaux jours, revienne lâamour, la Seine
Nâoublie pas les pĂ©ripĂ©ties et les douleurs parisiennes.