Câest par ici que sâinfiltre le soleil â

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photo : Sylvain Borsatti
Les logiciels malveillants ? Essentiellement pour sâinfiltrer
Les attaquants nâauraient finalement que relativement peu recours Ă des logiciels malveillants : pour lâessentiel, ils sâappuieraient sur des logicels parfaitement lĂ©gitimes. Câest du moins ce quâaffirme LightCyber, lâun des spĂ©cialistes de lâanalyse comportementale appliquĂ©e Ă la sĂ©curitĂ©, dans une nouvelle Ă©tude.
Et celle-ci tend Ă souligner les limites des systĂšmes de protection des points de terminaison conventionnels â basĂ©s principalement sur des listes de signatures : « nous avons identifiĂ© 1 109 outils responsables de comportements dâattaque, et la majoritĂ© dâentre eux nâĂ©tait pas malicieuse. Bien sĂ»r, les logiciels malveillants jouent un rĂŽle ». Mais pas toujours le mĂȘme. Dans le cadre de campagnes de masse, « les attaquants installent des logiciels malveillants pour voler des informations personnelles ou conduire des attaques opportunistes comme la production de bitcoins ou des fraudes au clic ».
Mais, dans des attaques ciblĂ©es, les logiciels malveillants ne semblent jouer quâun rĂŽle limitĂ© Ă la compromission initiale : « 99 % de la reconnaissance rĂ©seau interne et des opĂ©rations de dĂ©placement latĂ©ral provient dâapplications lĂ©gitimes ou Ă risque, comme les scanners » : Angry IP Scanner, PingInfoView, ou encore Nmap. Une demi-surprise alors que Carbon Black assurait, mi-avril que PowerShell, outil dâadministration de systĂšmes tout ce quâil y a de lĂ©gitime, occupe une place de plus en plus importante dans lâarsenal des cybercriminels. LightCiber indique avoir Ă©galement observĂ© plusieurs clients SSH et Telnet, BeyondExec Remote Service ou mĂȘme vSphere Client, ainsi que des outils dâadministration Ă distance comme TeamViewer et des clients VNC.
Mais lâĂ©diteur affirme en outre que « la majoritĂ© des variantes de logiciels malveillants installĂ©es sur les points de terminaison ne correspond pas Ă des logiciels malveillants ou des Ă signatures antivirales connues ». Et câest sans compter avec des familles entiĂšres « observĂ©es uniquement sur un site unique ».
Et câest bien lĂ tout le danger. Car selon LightCyber, la phase de compromission initiale ne dure que quelques secondes ou minutes tout au plus alors que celle dâattaque active, dont relĂšvent la reconnaissance et le dĂ©placement latĂ©ral se dĂ©roule sur plusieurs semaines voire mois. Entre temps, lâattaquant a pu effacer certaines traces de la compromission initiale, sinon toutes. Et peut donc Ćuvrer en toute sĂ©rĂ©nitĂ© sur lâinfrastructure.
Enfin presque, en lâabsence de systĂšmes de dĂ©tection appropriĂ©s. Car LightCyber souligne que lâactivitĂ© de reconnaissance reprĂ©sente plus de 50 % de lâactivitĂ© de lâattaquant : « câest un processus naturellement itĂ©ratif dâessai et dâĂ©chec. Puisquâil ne connaĂźt pas lâenvironnement ni oĂč trouver sa cible, lâattaquant doit gĂ©nĂ©ralement passer par plusieurs Ă©tapes de reconnaissance et de dĂ©placement latĂ©ral Ă la recherche dâactifs de valeur ». Et câest lĂ une vĂ©ritable opportunité : « cela rend le comportement de lâattaquant facile Ă dĂ©tecter si lâon dispose de la bonne sonde ». OĂč des bons piĂšges, comme les spĂ©cialistes des leurres seraient tentĂ©s dâajouter, comme TrapX ou Illusive Networks.
Pour atteindre ces conclusions, LightCyber sâest penchĂ© sur lâanalyse du trafic rĂ©seau (Network Traffic Analytics, NTA) chez ses clients, Ă travers le monde â soit des « centaines de milliers de points de terminaison Ă partir de plus de 60 sites, sur une pĂ©riode de six mois. Les organisations de lâĂ©chantillon comptent entre 1000 et 5000 collaborateurs et Ă©voluent dans les secteurs des services financiers, de la santĂ©, du transport, de lâadministration, des tĂ©lĂ©communications et des nouvelles technologies.
En outre, LightCyber indique avoir analysĂ© les fichiers suspects en les comparant Ă des condensats de logiciels malveillants connu via plusieurs moteurs antiviraux, et en les exĂ©cutant dans des bacs Ă sables.Â
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Les logiciels malveillants ? Essentiellement pour sâinfiltrer was originally published on JDCHASTA SAS